GOUR
CUNE
Montyon. 11 .1 laissé, en outre : Histoire 'lu système protecteur, depuis Colbert jus 1848 (1854, in-8°), des portraits historiques,
trois drames historiques, etc.).
CLÉSINGER | Jean - Baptiste - Augu-te \ célèbre scu pleur, né à Besançon le -2 oct. 4814, mort en 188 i. S - 1 remierâstfcflèsdatent des bustes de Scribe (1844) et du Duc de Nemours | 1845 . S .- chêilVd'œavre sont. : les statues de Racket (en Plié. Ire), de François I" (équestre); de Napoléon I", d'une JeuneSohénumneet' Sa /. sa belle-mère. On
luidoit an '• Ireïl. le groupe
de Cléopâtre devant César (1869), là Tra au foyer du Théâtre-Français (1862), etc.
CLOISONNÉ s. m. Procédé d'émail lage dans lequel les contours du dessin sont tracés en fil métallique. Il y a du cloisonné sur métal et sur porcelaine. On Domnie cloisonné de plique à jour, celui pour lequ 1 le til de laiton ou de cuivre forme le dessin sur les parois intérieurs d'un moule dans lequel on coule ail. — Des émaux cloisonnées figurent parmi les plus remarquables productions du moyen û::e, mais ils sont extrêmement rares, parce qu'ils étaient ordinairement sur fond d'or, orné de fils du même métal précieux. Bien que l'on ne connaisse pas exactement l'origine dece procédé, on suppose qu'il date du vi8 siècle. La description du principal autel de Sainte:Sophie, après la reconstruction de cette église sous Justinien, ne peut se comprendre que si nous admettons l'emploi gênerai d'émail cloisonné. De Byzance, l'art .111 cloisonné se répandit en Italie, en France et en Allemagne. De nos jours, le meilleur artiste en ce genre qu'il y ait au monde est notre compatriote Barbedienne, de Paris.
COCHET (Jean-Benoit-Désiré, l'Abbé), archéologue normand, né a Sanvic, près du Havre, en 1812, mort à Rouen en 1875. Le principal de ses nombreux ouvrages est la Normandie souterrain? (Dieppe, 1854, in-8°), travail couronné par l'Institut.
COLONIE. Depuis la publication de notre article Colonie, la France a abandonné ses prétentions immédiates sur .Madagascar; mais elle a établi son protectorat sur l'Annam; elle a réuccupé (1884) ses anciens comptoirs d'Assinie, de Grand-Bassam et de Coutenou; elle a poussé sa domination sénégambienne jusqu'à Ségou, sur le Ni;:er; elle a occupé Obock. Par suite de ces moditications. les colonie- françaises embrassent une étendue de 4,904,6.36 kil. carr., avec 24,171,000 hab.
C0MBLAIN, village de la vallée de 1 Ourthe, à l'entrée des Ardenues ; cavernes où l'on a trouvé de nombreux ossements d'animaux antédiluviens.
CONGO (Etat indépendant du), Etat africain dont les frontières ont été déterminées par le; traités que conclut l'association internationale du Congo avec l'Allemagne (8 nov. 1884). avec la France (5 l'év. 1S85) et avec le Portugal (14 fev. 1883). La France a réservé ses droits sur l'Ogooué et ses tributaires; le Portugal a fait reconnaître les siens sur ses anciennes colonies. L Etal du Congo doit comprendre tout le bassin du fleuve immense de ce nom. Il a été créé par les dispositions de l'acte général signé par les plénipotentiaires à la conférence du Congo 1 Berlin, 26 t'év. 1883); il est déclaré perpétuellement neutre et placé SOUS la souveraineté du roi Léopold 11, de Belgique, qui a pris le titre de « souverain de l'Etal du Congo ». En vertu votes des corps législatifs belges du 28 et du 30 avnl 1883, cette union du roi des Belges avec l'Etat du Congo est purement personnelle et n'engage en rien la Belgique. I. état de choses ainsi établi a été proclamé à Banana, le 13 juillet 1883. —Superficie, environ 2 millions de kil. carr.; population, millions d'hab. Le budget annuel se corn-
I ose d'une dotation fixée parle roi à 1 million, et de receltes locales évaluées égale- '11 1 n t à ! million de francs. Le commerce est libre sur toute l'étendue du territoire; les droits prélevi 5 ne doivent pas dépasser les sommes nécessaires à l'entretien des administrations et des établissements publics. — Principaux articles d'exportation : amandes palmistes, arachides, huile de palme, café, graines de sésame, caoutchouc, bois de teinture, riz. copal. cire, coprah, orseille, ivoire, peaux. — Principaux articles d'importation : fusils, poudre, spiritueux, tissus, verroterie, etc.
CONNEAU (Henri - François - Alexandre) ,
médecin, né à Milan le 3 juin 1803, mort le 17 août 1877. 11 fit ses études en Italie et s'attacha au prince Louis-Napoléon, dont il partagea la mauvaise comme la bonne fortune. Il conspira avec lui, dans les Etats ponlilirnux, le suivit en Angleterre, participa a sa ridicule échautfourée de Boulogne et fut enfermé avec lui, au fort de Hara. 11 refusa de bénéficier de l'amnistie de 1844, afin de demeurerauprès du prince, et subit une nouvelle condamnation pour la part qu'il prit à son évasion ("25 mai). Louis-Napoléon, devenu Napoléon III, se montra reconnaissant du véritable dévouement de Conneau, qui avait, toujours été désintéressé. Il lui donna l'intime office de « Directeur des dons et secours ». le lit élire député de la Somme (1832-1857 et 1863), et l'éleva au rang de sénateur ('8 nov. 1867).
CONTREFAÇON. — Législ. « Depuis longtemps, on constatait que des escroqueries étaient commises au moyen d'annonces commerciales imprimées, ayant la forme et toute l'apparence de billets de la banque de France. En outre, des imitations de timbrespostes, fabriquées pour les enfants qui en formaient des collections, avaient été employées sciemment ou par erreur à l'affranchissement de lettres confiées à la poste. La loi du 12 juillet 1385 est venue utilement comblerun vide dans la législation, en interdisant la fabrication et la vente de tous imprimés et de toutes formules obtenues par par un procédé quelconque, et ayant une ressemblance avec les billets de banque, les titres de rente, les timbres-poste, lés timbres et vignettes des régies de l'Etat, les actions, obligations, coupons d'intérêts, de dividende, et généralement avec toutes les valeurs fiduciaires de l'Etat ou des entreprises privées. Les infractions à celte loi sont punies d'un emprisonnement de cinq jours à six mois et d'une amende de 16 fr. à 2,000 fr. « (Ch.Y.)
COUR. — Législ. « En toute matière, les arrêts des cours d'appel sont rendus par des magistrats délibérant en nombre impair. Ils sont rendus par cinq juges au moins, président compris. Lorsque les membres d'une cour siégeant dans une affaire sonten nombre pair, le dernier des conseillers dans l'ordre du tableau doits'abstenir. Dans les audiences solennelles, les arrêts sont rendus par neuf juges au moins, lo tout à peine de nullité. Les traitements des magistrats composant les cours d'appel sont fixés ainsi qu'il suit: A Paris : premier président et procureur général, 25,000 fr.; présidents de chambre, 13,730 fr.; avocats généraux, 13,000 fr. ; conseillers et substituts du procureur général, 11,000 fr.; greffier en chef, 8,000 fr.; commis greffier. 5,000 fr. Dans les autres cours (en Franco et à Alger) : premier président et procureur général, 18,000 fr.; présidents de chambre, 10,000 fr. ; avocats généraux, 8,000 fr.; conseillers, 7,000 fr. ; 9llbstituts,6,000fr.; greffier en chef,4,200fr.; commis greffier, 2,500 fr. (L. 30 août 1x83). — Le tableau A annexé à la susdite loi détermine le nombre des chambres dont chaque cour est composée, non compris la chambre
d'accusation, constituée conformément ne décret du 12 juin 1880. Le même tableau lixe. pour chaque cour, le nombre des conseillers, des avocats généraux, des substituts et des commis greffiers. » (Ch. Y.)
COURBET (Amédée - Anatole - Prosper .
marin, ne a Ahbeville(Sonune I, le 26 juin 1827, mort le 11 juin 1885, à bord du Bayard, en vue de Ma-Kong (il es Pescadores). Entré a l'Ecole polytechnique le Ie» oct, 1847, il y lit de brillantes études et en sortit en 1849, pour passer dans la marine, avec le grade d'aspirant. Il fut nommé enseigne le jour mène' de la proclamation de l'Empire (2 déc. 1852) et resta toute sa vie dévoué au régime impérial, qui l'éleva successivement aux grades de lieutenant de vaisseau (29 nov. 1836), et de capitaine de frégate (14 août 18(i6). La République le nomma capitaine de vaisseau (Il août 1873-), membre-adjoint du conseil d'amirauté (1879), contre-amiral (18 sept. 1 sso) et commandant en chef de la division navale des côtes du Tonkin (31 mai 1883). En cette qualité, il arbora son pavillon à bord du solide cuirassé le Bayard et entra en campagne à la tête de 2 cuirassés : le Bayard et VAtalante; de 4 croiseurs : le Château-Renaud, le Kersaint, le Humelin, le Pur ceval; d'un transport-aviso : le Drac; de deux canonnières : le Lynx et la Vipère; d'un transport. VAnnamite; et de deux torpilleurs de 2' classe. Entraînant le ministère Ferry, auquel il avait promis une victoire facile, il obtint l'autorisation de frapper d'abord la cour d'Aunam, et, le 16 août 1883, il se présenta dans la baie de Tourane, clef de Hue. Le 1S, ses navires s'embossèrent devant les forts de Thuan-An. qu'ils bombardèrent pendant 2 heures et qui furent pris le 20 et le 21 août : brillant fait n'armes qui mit entre nos mains les destinées de l'Annam. Nommé commandant en chef des troupes de terre et. de mer opérant au Tonkin (25 oct. 4883), le contre-amiral s'empara de Sontay (I 4-17 déc. 1883). 11 préparait l'expédition de Bac-Ninh lorsqu'une dépèche l'avertit qu'il était remplacé par le général Mi Ilot. Le cœur plein d'amertume, il remonta sur le Bayard et reprit la direction de la division navale. Sa nomination au grade de vice-amiral (Ier mars 1884) lui sembla une faible compen-ation à ce qu'il considérait comme une injustice. L'incident de Bac-Lé vint tout à coup donner raison à ses prévisions, relativement à la Chine. 11 ne fut pas le dernier à conjurer M. Ferry d'entamer résolument les hostilités, et quand elles furent engagées, il ne cessa d'accuser de faiblesse le gouvernement, parce que celui-ci, pris entre l'ardeur belliqueuse de l'amiral et les susceptibilités craintives du Parlement, ne viola pas ouvertement la Constitution et n'envoya, par conséquent, dans les mers de Chine, que des troupes insuffisantes pour accomplir Je vaste plan du chef de la division navale. Nous avons raconté, à notre article Tonkin, dans le Dictionnaire, comment l'amiral Courbet livra les combats de Fou-Tchéou (23-29 août 1884 , de Kelung(4 oct.) et de Sheipou (15 fév. 1885). 11 s'empara des Pescadores (29-31 mars) et se disposait à prendre vigoureusement l'offensive, lorsqu'il mourut le jour même où il reçut la nouvelle de la signature de la paix à Tien-Tsin. Son corps fut ramené à Abbeville, où on lui fit de pompeuses funérailles. Peu de jours après son décès, on commit l'indiscrétion de publier, dans un journal a scandales, des extraits des lettres adressées par lui à l'un de ses amis et dans lesquelles il traitait le ministre Ferry d'une manière outrageante.
CRISTALLOGÉNIE s. f. (gr. krustallos, cristal; gennaà, j'engendre). Science qui traite de la formation des cristaux.
CRYPTOGAMIQUE adj. (rad. cryptogame).
DÉPU
Bot. Qui a les caractères des cryptogames : plante cryptogamique.
CUILLERON s. m. Entom. Lame cornée, demi-circulaire, qui se trouve à la base de L'aile des insectes diptères et qui protège le balancier. — Bot. En cuillkron, se dit des organes dont la partie centrale est déprimée en forme de cuiller : pétales encuilleron.
CUNÉGONDE (Sainte), impératrice d'Allemagne, épouse de Henri de Bavière. Faussement accusée d'adultère, elle se disculpa en subissant le jugement de Dieu, qui consista pour elle à mareber nu-pieds sur des socs de ebarrue rougis au feu. Elle mourut vers 1040 et fut canonisée en 1200. Fête le 3 mars.
DANCHET (Antoine), académicien, né à It i oi ii (Puy-de-Dôme) en 1671, mort à Paris en 1748. il a écrit 12 livrets d opéras, dont quelqi,es-uns obtinrent du succès. Ses petites I -!.■- (i vol. in-12. Paris, 1751), sont absolument oubliées, et Daucbet n'est plus connu que par ce quatrain, composé par Voltaire en 171:!, à l'occasion de l'entrée de ce poète médiocre à l'Académie :
Danchct, si méprisé jadis, Fait voir iiuje pauvres de génie Qu'on peut g:i£ner L'Académie Comme on gagne le paradis.
DANRÉM0NT (Charles-Marie-Denis, comte in-, lieutenant général, né à Chaumûnt (Haute-Marne), tué devant Constantine le 12 oct. 4837. Officier SOUS le premier Empire, il combattit à Auslerlilz, à léna, à Friedland, en Espagne et en Portugal; il servit ensuite la Restauration, eut un commandement dans l'expédition d'Espagne (1823) ; remplit en IlS.ili, les fonctions de gouverneurgéneral d'Algérie, prépara el commanda la seconde expédition de Constantine, et fut frappé en pleine poitrine par un boulet, pendant qu'il reconnaissait une batterie, après avoir donné le signal de l'attaque de cette ville.
DÉPUTÉ. — Législ. Nous reproduisons ciaprès la loi du lu juin l88o qui a substitue le scrutin de liste au scrutin uninominal, pour l'élection des membres de la Chambre îles députés. (V'oy. au Dictionnaire le mot Scrutin.) On doit remarquer que, en vertu de l'article 2 de la nouvelle loi, les étrangers non naturalisés ne comptent plus dans le chiffre des habitants servant de base au nombre des députés attribués à chaque département. — Loi du 16 jcin 188o.
Art. 1er. Les membres de la Chambre des députés sont élus au scrutin de liste. Art. 2. Chaque département élit le nombre de députés qui lui est attribué par le tableau annexé à la présente loi, à raison d'un député par soixante-dix mille habitants, les étrangers non compris. Néanmoins, il sera tenu compte de toute fraction intérieure à soixante-dix mille. Chaque département élit au moins trois députés. Il est attribué deux députés au territoire de Belfort, six à l'Algérie et dix aux colonies, conformément aux indications du tableau. Ce tableau ne pourra être modifié que par une loi. Art. 3. Le département forme une seule circonscription.
Art. 4. Les membres des familles qui ont régné sur la France sont inéligibles à la Chambre des députés. Art. 5. Nul n'est élu au premier tour de scrutin s'il n'a réuni : 1° la ma|orité absolue des suffrages exprimés; 2° un nombre de suffrages égal au quart du nombre des électeurs inscrits. Au deuxième tour, la majorité relative suffit. En cas d'égalité de suffrages, le plus âgé des candidats est élu. Art. 6. Sauf le cas de dissolution prévu et réglé par la Constitution, les élections générales ont lieu dans les soixante jours qui précèdent l'expiration des pouvoirs de la Chambre des députés. Art. 7. Il n'est pas pourvu aux vacances survenues dans les six mois qui précèdent le renouvellement de la Chambre. »
DEPU
TABLEAU DÉTERMINANT LE NOMBRE DES DÉPUTES ATTRIBUÉS A CHAQUE DÉPARTEMENT.