CLEM
CAINOZOÏQUE adj. [kè-no-zo-i-kel (du gr.
hainos, nouveau ; zôé, vie). Géol. Se dit de Fondes trois grands groupes entre lesquels toutes les roches stratifiées sont divisées. Les deux autres groupes sont le paléozotque et le mésozoîquc. (Voy. Géologie.)
CAISSE. — Législ. « Nous avons parlé, au mot Caisse, de la cuisse d'épargne postale ou caisse nationale d'épargne, fondée en France par la loi du 9 avril 1 H 8 1 . Un décret, en date du 20 avril 1885, institue une succursale de ladite caisse dans chacune des divisions des équipages de la flotte et à bord de chacun des bâtiments de l'Etat. Ces succursales délivrent des livrets spéciaux, et les comptes courants de ces séries marines sont centralisés par l'agent comptable de la caisse nationale d'épargne. Chaque succursale est gérée parle conseil d'administration ouïe capitaine comptable, lesquels sont autorisés à recevoir les versements laits à la caisse par les officiers ou marins et par les tables de bord, et à faire des remboursements aux titulaires des séries marines. Les opérations d'une succursale navale ne sont etlectuées qu'aux jours fixés pour le paiement de la solde des équipages. Les déclarations de versement et les demandes de remboursement doivent être remises, trois jours au moins à l'avance, au conseil d'administration ou au capitaine comptable. Les demandes de remboursement peuvent réclamer l'emploi en rente sur l'Etat des sommes dont le retrait est demandé. Un décret, promulgué le 4 nov. 1885. autorise la création de succursales de la caisse nationale d'épargne, à l'étranger, partout où fonctionne un bureau de poste français. Ces succursales sont ouvertes à tout déposant, quelle que soit sa nationalité. Elles sont gérées, sous le contrôle des consuls et vice-consuls de France, par les receveurs des bureaux de poste. Ceux-ci délivrent des livrets formant des séries spéciales à chaque succursale, et toutes ces séries sont comprises sous la dénomination générale de séries étrangères. Ces succursales peuvent faire d'office des opérations pour lesquelles l'autorisation de l'autorité supérieure serait nécessaire en France. — Caisse des invalides de la marine. A partir du ("'janvier 1886, cette caisse a cessé d'être chargée du service des pensions militaires de l'armée de mer, ainsi que de celles du personnel civil du département de la marine. Ces pensions sont actuellement desservies par les comptables dépendant du ministère des finances (L. des finances du 22 mars 1885). » (Ch. Y.)
CALCITE s. f. (lat. calx, calcis, chaux). Miner. Chaux carbonatée rhomboédrique ou calcaire.
"CAPITULE s. m. Par. ext., on appelle capitales différents palais municipaux : le capitule de Toulouse. — Palais où siège le congrès des Etats-Unis : le capitole de Washington.
CARDINAUX (Les), groupe d'innombrables récifs qui se trouvent, avec Houat et Hoedic, entre Belle-Isle et la côte de France. C'est dans cette ceinture de récifs que s'engagea, au milieu d'une tempête, l'amiral Conflans, avec 67 navires français, le 20 nov. 4759. L'amiral anglais Hawke ne craignit pas de l'y poursuivre, et, après une sanglante bataille, anéantit presque, entièrement la Hotte française.
CAYLA (Jean-Mamertj, publiciste, né au Vigan (Lot) en 1812, mort le 22 mai 1877. Il a laissé : une Histoire de Toulouse ; Toulouse monumentale et pittoresque; Histoire des Invalides; Histoire de la Caricature, et diverses brochures anticléricales, parmi lesquelles : VEnfer démoli (1865, in-12) ; les Jésuites hors la loi (1869, in-12) ; Guerre aux couvents (1870, in-12); la Boutique des papes (1871, in-12); Fin du papisme (1873, in-32) ; Histoire de la messe (1874,in-3î).
CECUBE s. m. Vin récolté à Cécube :
C'est maintenant, ami*, qu'il faut vider l'amphore, Et puiser le cécube au cellier des aïeux.
PonsiBD. Charl itte Corday, acte 1", se. y".
CECUBE ou Cœcube. Gtecubus Ager, district marécageux du Latium, près de Fondi, célèbre au temps d'Horace, par son vin appelé
excubum.
CELT s. m. Les celts, dont la définition a été donnée dans notre Dictionnaire , se rencontrent journellement dans les fouilles et dans les travaux de terrassement pour les
Group
clts.
chemins de fer ; les uns sont en pierre, les autres en bronze ou en fer. On en a découvert un grand nombre dans des lumuli, et l'on suppose que c'était l'arme principale des hommes préhistoriques.
CHANZY (Antoine-Eugène-Alfred), général, né a Nouart (Ardennes), le 18 mars î 823, mort le 2 janv. 1S83.1I s'engagea, à l'âge de 16 ans, dans la marine, passa ensuite dans l'artillerie, entra à Saint-Çyr (1840), fut nommé officier dans les zouaves, fit toute= les campagnes d'Afrique, de 1843 à 1859, fut promu chef de bataillon en 1859, prit part aux expéditions d'Italie et de Syrie, devint colonel du 48° de ligne en 1864, général de brigade en 1868 et général de division le 22 oct. 1870. Chef du 16° corps (armée de la Loire), il prit une part brillante à la victoire de Coiilmiers (9 nov.), remporta à Patay (Villepion), le 1er déc, un succès sans résultat qui fut suivi de la défaite de Bazoche-des- Haules, le 2 déc. Nommé commandant en chef de l'armée de la Loire, il réunit les débris de cette armée, formée en grande partie de recrues, les réorganisa, leur inspira une nouvelle confiance, et reprit la lutte avec le courage indomptable que lui inspirait son ardent patriotisme. Plus grand dans la défaite que d'autres dans la victoire, il a mérité d'être considéré comme le héros de cette période de notre histoire. Il lutta sans un moment de défaillance, contre un ennemi trois fois supérieur en nombre ; il fit face de tous côtés et ses défaites, dans les circonstances où il se trouvait, furent aussi glorieuses que des succès. Ne cédant le terrain que pied à pied, avec une ténacité sans exemple, il arrêta quelquefois les Allemands et leur fit toujours éprouverde grandes pertes. Les combats de Beaugency (7 déc), de Josnes, de Marchenoir, d'Ûrigny,de Fréteval (14 déc), de Vendôme (15 déc), de Montoire (27 déc), du Mans (6 janv.), lui permettaient d'écrire au général allemand qui se trouvait à Vendôme : « Nous vous avons battus et tenus en échec dépuis le 4 déc. » Mais, dans la nuit du M au 12 janv., les mobilisés bretons, pris de terreur panique, abandonnèrent leurs positions en avant de la ville du Mans , et Chanzy, pour empêcher cette déroute de dégénérer en desastre, dut soutenir, avec quelques régiments du 16° corps, sous les ordres de Jauréguiberry, une lutte disproportionnée qui se continua pendant 6 jours autour du Mans. Après cette défaite, pendant laquelle 20,000 de ses soldats démoralisés s'étaient laissé faire prisonniers presque sans se défendre, l'opiniâtre général, retiré à Laval, réorganisait de nouveau son armée affaiblie pour reprendre la lutte, lorsque l'armistice vint le
surprendre. Il fut élu à l'Assemblée de Bordeaux par le département des Ardennes, et se prononça, inutilement, pour la continuation de la guerre. Arrêté à la gare d'i i le soir du 18 mars, par les gardes nation comme il se rendait de Bordeaux à Versailles, il ne fut relâché qu'après s'être engagé l'honneur à ne pas entrer dans les troupes qui se disposaient à combattre les Parisiens. En juin, il publia le récit de son commandement en chef, sous le titre de : La Deu:r Armée de In L"ire | in-S°), ouvrage intéressant plusieurs fois réimprimé et traduit. En ls7 I, il fut nommé gouverneur général d'Algérie et, le 10 déc. 1875, il fut élu sénateur inamovible. Le gouvernement français l'envoya comme ambassadeur à Saint-Pétersbourg en 1880. — 11 a été élevé, par souscription, au général Chanzy et à la 2e armée de la Loire un monument inauguré au Mans, le 16 août 1S85. La statue du général est l'œuvre du sculpteur Crank ; le soubassement, forme des groupes de VAttaquc, de la Défense, de la Résistance et de la Défaite, est dû à Croisy.
CHAUD- FROID s. m. Art culin. Préparation qui consiste à tremper des morceaux de volaille fricassée dans une sauce à la gelée de viande.
CHAVÉE (Honoré-Joseph), philologuebelge, né à Namur le3 juin Isl.'i, mort le 15 juillet 1877. D'abord prêtre, il voulut, dans son Essai d'Etymologie philosophique ou Recherches sur l'origine et les variations des mots gai peignent les actes intellectuels et moraux (1841), accorder la raison avec la Genèse. D'abord satisfait du résultat de cette tentative, if abandonna sa cure de campagne, et vint en 1814 à Paris, où il fut nommé professeur au collège Stanislas. Dans sa Lexicologie indoeuropéenne, il se vit forcé de s'éloigner de la Genèse et dut renoncer au sacerdoce. Entraîné par de plus profondes études, il en arriva à sa fameuse Démonstration parla linguistique de la pluralité originelle des • humaines (1855). Celait la négation de la création biblique. De nouveaux pas vers l'athéisme lui ouvrirent les colonnes de la Revue positiviste, et il se fit recevoir francmaçon le 8 juillet 1875.
CHÉCHIA s. f. Calotte ou fez porté par les
soldats français de l'armée d'Afrique.
CHEVALLET (Joseph - Balthazar- Auguste- Albin d'Abel deI, philologue, né à Orpierre (Hautes-Alpes) en 1812, mort à Paris en 1855. Il a laissé : Traduction des fables de Phèdre (Paris, 1840, in-12): Origine et formation de la langue française (Paris, 1850,2 vol. in-8").
CH0TT, plus exactement Chothth, s. m.
(arabe : élargissement d'un cours d'eau). — 1° Estuaire formé par les eaux réunies de plusieurs rivières. En Asie, la réunion du Tigre et de l'Euphrate forme le chothth-el- Arab ; en Afrique, les oueds Souf, Igharghar, Miyâ et Djeddi, convergeant vers le même point, forment, par la réunion de leurs eaux, les cb.otb.lhs Melghir et Tunisiens (ancien palus Tritonis) ; en France, la Gironde, formée par la réunion de la Garonne et de la Dordogne, serait un chothth. — 2° Lac formé par l'expansion d'un cours d'eau, comme le chothth d'Ouarda, formé par un élargissement de l'oued Miyâ. En Europe, les lacs Léman et de Constance, formés, le premier par les eaux du Rhône, le second par celles du Rhin, seraient des chothths.
CLÉMENT (Jean-Pierre), économiste, né à Draguignan (Varj, en 1 809, mort vers la lin de 1870. Son Histoire deColbert (1846, I vol. in-8°)fut couronnée par l'Académie française; son Gouvernement de Louis XIV (184s, h obtint le second prix Robert a l'Acad inscriptions et belles-lettres; son Jm Cœur (1853, 2 vol. in-S") fut honoré d'un pi iv