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Fig. 2. Squelett de l'oiseau-»olant.
Fig. 3. L'oiselu-voUnt prêt a être lancé.
même genre. Le squelette (fig. 2) se compose d'une épine (A A) et d'une traverse (B E). fixée à peu près au tiers de laiongueur de l'épine, à partir du sommet; une autre traverse, beaucoup moins longue (C C) est solidement attachée à l'extrémité inférieure de l'épine, de manière à se trouver maintenue dans le même plan que B B. Les contours de la tête et du bec sont formés par du carton découpé ou par un brin d'osier fendu, que l'on maintient au sommet de l'épine en l'enfonçant dans une coche. Les ficelles étant placées comme le montrent les lignes fines de notre figure 3, le squelette est complet. On le couvre de papier destiné à former le corps, et après avoir lait usage de la colle pour unir les deux parties, on découpe le papier, non en suivant exactement les contours de la carcasse, mais en formant la figure d'un oiseau, comme oa le voit par les lignes ponctuées de
notre dessin. Il ne reste plus qu'à établir la corde ventrière et la queue. Cette dernière peut se composer simplement d'une lougue ficelle, au bout de laquelle on attache un petit oiseau de papier ou de carton. — On vend aujourd'hui, chez tous les marchauds de jouets, d'élégants cerfs-volants qui présentent la forme générale d'un grand papillon aux ailes fortement bombées en dessus. Le moindre vent qui s'engouflre dans l'intérieur de ces ailes suffit pour élever l'appareil et pour le soutenir en l'air.
CERISES a l'eau-de-vie. — Prenez de belles cerises bien mûres, coupez-leur la moitié de la queue environ ; mettez-les dans des bocaux et remplissez avec de bonne eau-de-vie, environ 1 litre par demi-kilogramme de fruit, mélangé de sirop et de sucre dans la proportion du sixième. On peut également préparer les cerises à l'eau-de-vie en les passant préalablement au sirop bouillant pour les ranger ensuite dans des bocaux remplis de ce sirop mélangé d'eau-de-vie ; ou par le procédé employé pour les abricots, etc.
CERVELLES de bœuf. (Cuis.) Epluchez bien vos cervelles, eu ôtant la peau, le sang coagulé et les fibres ; mettez-les dégorger une bonne heure. Faites-les cuire alors une demiheure dans de l'eau avec bouquet garni, thym, carotte, laurier, une pointe d'ail, sel et poivre, un quart de verre de vinaigre. Egouttez-les bien. Vous pouvez alors les servir à la sauce au beurre noir ou à toute autre sauce piquante ; de même à la sauce à la poulette, et enfin les faire frire, après les avoir coupées en petits morceaux que l'on saupoudre de farine avant de les jeter dans la friture.
CÉSENA I (Amédée Gayet de), journaliste et littérateur français, né à Sestri di Levante (Sardaigne) en 1810, mort le 15 oct. 1889. Son père, M. Gayet, avait épousé une Italienne, Mlle de Césena, dont le nom parnt plus euphonique et plus noble au futur journaliste. 11 débuta dans la carrière littéraire par un hymne sur la conquête d'Alger (1830), devint secrétaire du baron Taylor et lit paraître en 1842 une tragédie intitulée .^jnésde Méranie. L'année suivante, il prit la direction de la feuille orléaniste le Journal de Maine-et-Loire. Aussitôt après la révolution de 1848, ii se fit remarquer par l'exaltation de son républicanisme socialiste et collabora au Représentant du peuple de Proudhon. Sa conversion n'était pas bien sincère, sans doute, car il devint, du jour au lendemain, l'un des plus ardents partisans de Napoléon 111. Il entra successivement à la Patrie (1850), au Constitutionnel({8dZ),a.\iCourrier du dimanche, au Figaro (1869), à la Presse (1871). 11 publia, pendant la période impériale, plusieurs ouvrages politiques qui portent le cachet de leur époque : les Césars et les Napoléons (1856), l'Angleterre et la Russie (.1858), l'Italie confédérée (1859-1860, 4 vol.), Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 (1x00), la Papauté et l'adresse (1862), Histoire de la guerre de Prusse (1871). Il a laisse, en outre, différents guides : de la France (1862, in-12) ; de Paris (1863, in-12) ; des environs de Paris (1854, in-12) ; et plusieurs romans : une Courtisane vierge (1873, in-12); les Relies pécheresses, etc. — 11 Sébastien Gayet de), poète et littérateur, frère du précédent, néàBeaujeu en 1815, mort en 1863. Sa traduction des œuvres de Dante (1843-1853, 5 vol. ii,-8°) est très estimée. Ses œuvres personnelles comprennent les Chants du psatmiste(l&iQ); les Divines féeries de l'Orient et du Nord (1842, in-8°) ; la Vision de Faustus à l'Exposition universelle (1855) : les Stations poétiques (1858), etc.
CESÉNATE s. et adj. De Cesena ; qui se rapporte à Cesena ou à ses habitants.
CETIWAYO [kèteh-oua-io), roi des Zoulous,
CETI
né dans le sud de l'Afrique vers 18iO, mort en février 1884. Il était fils de Panda, roi des Zoulous. Sur les dernières années de Panda, leZoulouland fut troublé parla rivalité de ses fils. En 1861, les Anglais envoyèrent dans ce pays sir Théophile Shepstone, qui détermina les indigènes à reconnaître Cetiwayo comme successeur de Panda, et ce jeune prince gouverna, comme une sorte de régent, jusqu'à la mort de son père, en 1873. Devenu roi, il agit avec la plus grande énergie et prit de suite ses mesures pour soutenir contre les blancs une guerre inévitable. Il organisa une armée de 30,000 hommes, formée en deux groupes de régiments, les uns comprenant exclusivement des célibataires, et les autres des hommes mariés, organisation particulière qui avait été imaginée en 1813 par le roi Chaga,ancêtredeCetiwayo.Uneertain nombre de ses soldats étaient pourvus de fusils à aiguille achetés à des marchands anglais ; mais la plupartse servaient avec habileté de l'arme nationale, sorte de zagaie qui tient de la lance et du coutelas. Plusieurs incursionsvictorieuses chez les Boers enflèrent le courage des Zoulous, au point qu'ils ne craignirent pas d'affronter la colère de l'Angleterre. Cette dernière puissance, appelée au secours des Boers, annexa le Transvaal, de sorte que la vieille querelle entre les Zoulous et les Boers, relative aux délimitations de la frontière, se trouva transférée aux Anglais. Un arbitre ayant été nommé, il reconnut, bien qu'il fût Anglais, que la prétention des Zoulous était fondée ; mais l'Angleterre, au lieu d'abandonner purement et simplement le territoire en litige, y mit des conditions qu'elle savait être inacceptables. Elle ordonna au roi d'abolir son système militaire et de livrer à la répression britannique plusieurs noirs de la colonie du Cap réfugiés en Zoulouland après une insurrection infructueuse en 1878. Cetiwayo répondit qu'il était maître chez lui, qu'il conserverait son armée et ne livrerait pas les réfugiés. Sur quoi, les Anglais envahirent son pays. Ils formèrent trois colonnes de troupes; celle du centre, commandée par lord Chelmsford, passa la frontière du Zoulouland le 15 janvier 1879, croyant que la campagne serait une simple chasse à l'homme. Mais Cetiwayo marcha courageusement à la rencontre de ses ennemis qu'il battit, le 22 janvier, à Isandoula, sur la rivière de Buffalo. Les vainqueurs ne firent pas de prisonniers ; tout ce qui ne tomba pas sous leur fer ne trouva le salut qu'en se précipitant du haut d'une falaise qui domine la rivière et en passant celle-ci à la nage. Les Anglais avouèrent qu'ils avaient perdu 1,000 soldats. Les survivants, poursuivis la zagaie dans les reins, essayèrent de se reformer ; mais après leur nouvelle défaite à Rorki,il ne leur resta plus qu'à se retirer. La colonne du Sud, commandée par le colonel Pearson, dut s'arrêter à Itchouï, en attendant du renfort ; et celle du Nord, sous les ordres de sir Evelyn Wood, ne fut pas plus heureuse, bien qu'elle remportât un semblant de succès à Kamboulakop. A la nouvelle de ces désastres, l'Angleterre envoya une puissante armée dans le Zoulouland. Le 2 avril, Cetiwayo attaqua l'armée anglaise dans son camp d'Ikoouï; mais cettefois il fut repoussé. Le 4 juillet, se livra à Ouloundi une bataille décisive. Le roi nègre, à la tête de 20,000 hommes, se précipita furieusement sur ses ennemis, au nombre de 5,000. Les canons Gatling eurent raison du nombre et du courage impétueux des indigènes, qui furent écrasés par les projectiles avant d'avoir pu arriver au combat à l'arme blanche où ils auraient été assurés de l'avantage. Le roi, abandonné de la plupart des soldats qui échappèrent à ce massacre, se réfugia dans les forets, où il finit par être pris, le 28 août. Les Anglais l'emmenèrent a Cape-Town, déposèrent sa dynastie et divisèrent son royaume en