‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 119 sur 503 · CHAL · texte numérisé non relu

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animé. Le serpent animé est un jouet que l'on peut fabriquer soi-même avec une mince feuille de cuivre ou un morceau de carton solide mais non très épais.

On dessine sur cette plaque de métal une spirale. On découpe cette spirale avec la pointe d'un canif bien aigu ; on attache un fil à l'extrémité de la queue, au moyen d'un petit trou et d'un nœud, et l'on suspend l'appareil au-dessus d'une bougie (fig. 1), d'une lampe, d'un poêle ou d'une cheminée. Le poids du corps suffit ordinairement pour faire descendre cette partie au-dessous du point de suspension. Le courant d'air chaud qui s'élève continuellement imprime à la figure entière un mouvement de rotation plus ou moins rapide. II est bon pour compléter l'illusion que le serpent soit pourvu d'une tête, qu'il soit rayé de vert,

Fig. 2.

de noir et de jaune et que deux globules de verre représentent les yeux (fig.2). — La poupée animée. C'est un autre jouet que l'on peut faire soi-même. On prend un morceau circulaire d'étain de 7 à 8 cent, de diamètre et on y

trace un cercle parallèle à sa circonférence (fig. 3, A) ; à l'aide de ciseaux, on coupe l'étain suivant les lignes de notre figure en A et l'on a une sorte de fleur, dont on tord un peu les pétales, de manière qu'à l'extrémité ilf»

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«oient inclinés d'un angle de 45° relativement à leur position primitive. On soude ensuite une tige de métal au centre du disque ainsi coupé; on fait faire à cette tige quatre coudes à angles droits, pour qu'elle forme une espèce de petite manivelle (fig. 3). Si deux fils de fer b cet de réunissent la tige à un mur ou à un tuyau de gaz, de façon qu'elle puisse librement tourner sur son axe b d, sur un pivot d, l'appareil entrera en mouvement dès que l'on allumera un bec de gaz en dessous On attache à la manivelle les bras d un petit bonhomme en étain, dont les pieds reposent sur un 61 de fer d e et qui a des articulations aux épaules et aux hanches. — Boulet rouge tfnu dans la main. Les gaz sont très mauvais conducteurs de la chaleur. Pour tenir un boulet rouge dons la main sans se brûler, îlsuttit donc d'interposer entre le boulet et a peau une couche d'air; pour cela, on emploie un lit d'amiante et de laine que 1 on étale sur la paume de la main. Par un procède analogue, on peut transporter dans la main un morceau de braise d'une cheminée a une autre, en prenant une poignée de cendre froide, sur laquelle on pose la braise.

CHALKOPYRITE ou CHALCOPYRITE s. f- [kal-ko-pi-ri-te] (gr. chalcos, cuivre; francpyrite). Miner. Pyrite de cuivre, sulfure double naturel de cuivre et de fer, comprenant : pour 100 parties. 35,37 de soufre; 34,81 de cuivre et 29,82 de fer. Voy. Cuivre, dans le Dictionnaire.

CHÂLONNAIS, AISE s. et adj. De Châlons; qui concerne cette ville ou ses habitants.

CHALUMEAU portatif. Ce chalumeau se compose d'un tube de cuivre, long d environ "5 centim et muni, à son extrémité, d un

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comme Après avoir noirci l'intérieur de cnouveavctube, fermez une des extrémités par une feuille du même papier, que vous percez,

Chambre noire minuscule.

robinet pour régler l'arrivée de l'air. La flamme, fournie par de la benzoïne, peut atteindre une longueur de20 centim. L'appareil peut être placé dans toutes les positions.

CHAMBÉRIEN, IENNE s. et adj. De Chambéry; qui al à cette ville ou à ses ha-

bitants.

CHAMBRE Noire minuscule. — Fabriquez un tube de fort carton, long d'environ 30 centim. et de 5 centim. de diamètre, en roulant une bande de carton autour d'un cylindre de bois semblable à un rouleau de pAtisserie; collez les bords du carton et retirez le cylindre. Noircissez l'intérieur du tube et fermez l'une de ses extrémités avec une feuille de papier à calquer. Faites un second tube de fort papier, en roulant ce papier autour du 1nbe d'' carton et en le collant à la

bien en son milieu, d'un petit trou d'épingle. Vous avez deux tubes, dont l'un glisse convenablement dans l'autre, de sorte qu'il est facile d'amener la fermeture de papier à calquer tout près du trou d'épingle du tube extérieur. Maintenant, si vous placez le trou d'épingle en face d'une bougie allumée ou de tout autre objet brillant, vous verrez, à 1 autre extrémité du tube inférieur, une image renversée delà bougie ou de l'objet se projeter sur le papier à calquer. Ce phénomène resuite de la loi en vertu de laquelle la lumière se propaae en ligne droite. Tout rayon lumineux de la flamme c se propageant en igné droite dans le petit trou p, il est évident que ceux qui proviennent du sommet de c, iront, après avoir traversé p, se projeter dans la partie inférieure de l'écran a, tandis que les rayons provenant de la partie inférieure de c se projetteront en ligne droite à la partie supérieure de l'écran. On varie la grandeur | de l'image en rapprochant ou en éloignant du trou d'épingle le papier à calquer, quand on fait glisser le tube intérieur dans le tune extérieur. L'image sera très petite si# 1 on pousse le premier tube jusqu'à amener 1 écran en 6. Au lieu d'un écran de papier a calquer, on pourrait employer du verre dépoli.

CHAMOUNIER, 1ÈRE s. et adj. De Chamounix ; qui se rapporte à Chaniounix ou a la vallée de Chamounix.

CHAMPAGNE (Vin de). En Angleterre, nous l'avons dit, on imite surtout notre vin de Champagne, et il nous souvient que 1 armée de Crimée en but beaucoup, de la meilleure foi du monde, de celte provenance équivoque. Il y a divers procédés de fabrication de ce Champagne d'outre-Manche, fort compliqués et dont le jeu, comme on dit, ne vaudrait pas la chandelle. En voici un, cependant, qu'il serait possible d'essayer avec profit : jetez dans un Paquet ou un vase quelconque, pourvu qu'il soit assez grand, environ 16 à 18 litres d'eau distillée bouillante, ajoutez-y 7 kilogrammes de sucre, et laissez reposer deux heures en ayant soin de retirer de temps en temps l'écume qui se formera; puis faites dissoudre dans cette eau sucrée 35 grammes d'acide tartrique ou d acide citrique. Ajoutez avant complet refroidissement 30 centilitres de levure. Mettez dans un tonneau men propre. Ajoutez alors 2 litres un quart de vin blanc ou le double de cidre poiré, 2 litres un quart d'eau-de-vie et 60 centilitres de jus de fraise récemment exprimé. Bondez hermétiquement et laissez reposer trois mois en lieu frais, mais sec. Mettez-le ensuite en bouteilles bien bouchées, pour en faire usage au bout de deux mois. Vous aurez un Champagne excellent, qui trompera quiconque n'aura jamais goûté au véritable. — Mais gare la casse !... — Autre procédé. Celui-ci est français, aussi est-il infiniment plus simple : faites un sirop au bain-marie, composé de poids égal de vin blanc bien clair et de sucre candi blanc. Ajoutez, froid, 2 centilitres de ce sirop par bouteille devin blanc de bonne qualité, mais qui n'a jamais vu lever le soleil de la Champagne. Bouchez solidement vos bouteilles, et placez-lez la tête en bas, par exemple dans les trous d'une planche à bouteilles. Six semaines environ après, débouchez vos bouteilles avec précaution, sans les changer de position ; laissez tomber quelques gouttes du liquide,

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relevez vivement et bouchez de nouveau, el aussi solidement que le Champagne, après avoir rempli avec un peu de vin blanc; puis replacez vos bouteilles dans leur position première. Au bout de peu de temps, vous en pouvez faire usage, et, si vous avez pris soin de parer vos bouteilles d'étiquettes convenables, on le prendra aisément pour du Champagne mousseux. Cette préparation doit se taire au printemps.

CHAMB0RD (Marie-Thérèse-Béatrice-Gaëtane, archiduchesse d'Est, comtesse de), épouse du comte de Chambord (voy. Henri V. dans le Dictionnaire), née à Modène, le 14 juillet 1817, morte à Gœrz, le 25 mars 1886. Pille de François IV, duc de Modène, elle épousa le prince Henri de Bourbon par procuration le 7 nov. à Modène, et en personne le 16 nov. 1846,àBruck-sur-la-Mur (Styrie). Elle reporta sur les fils de Louis-Philippe le mépris et l'aversion qu'elle ressentait contre celui qu'elle appelait le traître et l'usurpateur. Elle s'opposa tant qu'elle put à la réconciliation in extremis du comte de Chambord et des princes d'Orléans. Après la mort de son époux, qui ne laissait pas d'enfants, elle se mit plutôt que de reconnaître les droits du Comte de Paris, à la tête du parti des Carlistes français.

CHAMPFLEURY (Jules Fleury, dit) [ chanfleu-riï, homme de lettres, né à Lao.i, le 10 sept. 1821, mort le 6 déc. 1889. Après avoir l'ait des études incomplètes au collège de Laon, il occupa un emploi subalterne à la mairie de la même ville. Ayant perdu sa place, il vint à Paris et se fit employé de librairie, se lia d'amitié avec les jeunes littérateurs de cette époque et mena une existence précaire en compagnie de Mûrger et de la pléiade des bohèmes. Quelques articles, insérés dans les journaux littéraires, attirèrent peu l'attention, mais en 1847, une petite nouvelle, Chien-Caillou, histoire d'un pauvre artiste, proclamée chef-d'œuvre par Victor Hu^o fut considérée comme le premier manifeste de l'école réaliste, lies Aventures de mademoiselle Mariette est un chapitre exact et saisi sur le vif de l'ancienne vie de bohème. Champfleury publia ensuite, dans Y Artiste et dans le Corsaire, une série de contes : d'hiver, de printemps, d'automne, d'été. Ses pantomimes, qui obtinrent un grand succès et firent la réputation de Paul Legrand, lui valurent des droits d'auteur assez élevés ; quelques-unes ont été longtemps populaires, particulièrement Pierrot pendu, Pierrot valet de la mort el Pierrot marquis. 11 publia ensuite un grand nombre de romans : Confessions de Sylvius; Les Excentriques (1852); Les Bourgeois de Molinchart (critique des mœurs provinciales, 1854); Les Souffrances du professeur Delteil (1856) ; Monsieur de Boisd'hyver; Les Amis de la nature (1859); La Mascarade de la vie parisienne; Les Amoureux de Sainte- Périne; La succession Le Camus (1860); Ma tante Péronne; Monsieur Tringle; La Belle Paule; Les oies de Noël, etc. Champfleury s'est aussi occupé des arts et y a déployé une grande érudition. Son Histoire des Faïences lui valut le titre dé conservateur du musée céramique de la manufacture de Sèvres. 11 avait la passion des chats et on lui doit la meilleure monographie de ces animaux.

CHAMPIGNY, village du canton de Charenton (Seine). Depuis près d'une vingtaine d'années, d'innombrables fouilles archéologiques sont pratiquées, par MM. Carbonnier, Le Rosy desClosayes et E. Rivière, sur le plateau de Cbampigny. L'ensemble de ces recherches a fourni le sujet d'une intéressante communication qui a vivement occupe 1 Académie des sciences. Dès une période éloignée de nous de plus d'une vingtaine de siècles, cet endroit si pittoresque des environs de Paris était déjà H»venu le séiour de nos ancêtres à l'époque

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