‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 120 sur 503 · CHAN · texte numérisé non relu

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où ils ne connaissaient encoïc que; le travail de la pierre polie, son application à la fabrication des ustensiles élémentaires de leur ménage primitif et au façonnement de leurs armes de chasse et de guerre. Dans les diverses découvertes entreprises sur le plateau de Champigny, on a trouvé de magnifiques objets : armes et instruments en silex, poteries, anneaux en pierre, casse-tètes appartenant tous à l'époque néolithique. Toutes ces précieuses richesses archéologiques se trouvaient, les unes enfouies à quelques pieds de terre, les autres reposant sur le sable immaculé des cavernes naturelles qui servirent de première habitation à nos ancêtres préhistoriques. Ces vénérables reliques, que les fouilles actuelles ont mises à jour, attestent qu'il y aurait eu déjà, à ces époques reculées, des sortes d'échanges commerciaux, car les comparaisons des divers objets recueillis avec ceux dont nous ont dotés de précédentes fouilles dans l'Est et le Centre, tendent à prouver que nombre de ces instruments seraient parvenus tout fabriqués des Vosges, du Puy-de-Dôme ou de Chiavenna, dans les Alpes, ou que leur matière propre, transportée jusque dans cet endroit de la banlieue de Paris, aurait été travaillée sur place par les industrieux habitants de cette région.

CHAMPLÀTREUX, village à 3 kil. S. de Luzarcb.es (Seine-et-Oise). Château des xvir3 et xvme siècles.

CHANTAGE s. m. Exploitation de l'honneur du prochain, qui consiste surtout à extorquer d-e l'argent sous menace de révélations scandaleuses, vraies ou fausses. Au moyen âge, faire chanter quelqu'un, c'était le mettre à la torture; on disait: je te ferai chanter pour dire : je te dénoncerai et je te ferai mettre à la torture. Aujourd'hui, faire chanter, c'est extorquer de l'argent sous menace de révélations scandaleuses, plutôt fausses que vraies. Le chantage est une invention elela presse anglaise, importé récemment en France (Balzac).

CHANTELAUZE (R. de), historien, né en 1821, mort le4 janvier 1888. Les plus connues de ses œuvres d'érudition sont: Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeau, ouvrage couronné par l'Académie française, qui lui a décerné le grand prix Gobert; Le cardinal de Retz et ses Missions diplomatiques, d'après les documents inédits du ministère des affaires étrangères; Louis XIV et Marie Mancini ; les Portraits historiques de Philippe de Commynes, du grand Condé, de Mazarin, de Frédéric II, de Louis XV et Marie-Thérèse, etc., etc. 11 a donné encore : Marie Stuart, son procès, son exécution, d'après le journal inédit de Bourgoing (prix Bordin, de l'Académie française) ; Louis XV11, son enfance, sa mort et sa prison au Temple, d'après des documents inédits. Son dernier ouvrage, intitulé : Derniers chapitres de mon Louis XVII, est relatif à la découverte des ossements de Louis XVII dans le cimetière de Sainte-Marguerite.

CHANTEUR s. m. Filou qui pratique le vol au chantage, c Les chanteurs soni des gens placés de manière à disposer des journaux. Jamais un directeur de journal ni un rédacteur en chef n'est censé tremper dans le chantage ; on a des Giroudeau, des Philippe Bridau. Ces bravi viennent trouver un homme qui, pour une raison quelconque, ne veut pas qu'on s'occupe de lui !... On achète une lettre compromettante de cinq à six mille francs pour la revendre. » (Balzac.)

CHANTILLY. Le magnifique domaine de Chantilly, évalué à plus de 25 millions de francs, a été légué à l'Académie, pour le peuple français, par le duc d'Aumale, qui en a hérité des Condé. Chantilly fut donné en 1671. par Louis XIV, au grand Condé, qui y tint I i cour brillante dont parle Mrae de Sévigué lors-

qu'elle raconte la mo.t de Vatel. Le chute. m, restauré par le duc d'Aumale, sur les plans de Daumet, est un joli édifice du style Renaissance, avec flèche de chapelle, tourronde, etc. Il renferme une riche bibliothèque (200,000 vol.) et des collections artistiques, entre autres des toiles de Raphaël, Delaroche, Decamp, Watteau, Van der Meulen, etc. A la suite de l'exécution du décret de bannissement des princes de la famille royale, le duc, expulsé de son domaine, en fit don à la France le 25 octobre 1880, et le 16 décembre 1886, le conseil d'Etat ratifia cette lonation. Le 30 décembre, l'Académie française décida qu'une médaille serait frappée pour conserver le souvenir de cette libéralité.

CHANTILLY (Forêt de). I.aforêtde Chantilly mesure 2,450 hect. de superficie. On y visite les étangs de Commelle, sur le bord desquels s'élève une petite construction moderne de style gothique, dite le château de la reine Blanche, parce qu'il y eut jadis à cet endroit un château habité parla mère de saint Louis.

CHANVALON (Jean-Baptiste Thibaut de), savant, né à la Martinique vers 1725, mort en 1765. Chargé, en qualité do membre du conseil municipal de la Martinique! de dresser la statistique de cette lie, il publia : Voyage à la Martinique (1763), ouvrage où il traite d'une manière savante de la météorologie, de la topographie et de la population de son pays natal.

CHARADE. — Encycl. Ce jeu d'esprit parait avoir été imaginé par les gazeliers du xvme siècle. C'est une espèce d'énigme consistant à diviser un mot eu autant de parties qu'il renferme de syllabes ayant un sens complétât à définir vaguement cea dill'érentes divisions en les désignant successivement par les termes mon premier... mon second... mon dernier, pour terminer par la définition du mot lui-même, que l'on ; ppelle mon entier, mon tout ou mon total. Les charades peuvent être présentées sous forme de prose; mais elles ont beaucoup plus de prix quand elles revêtent la forme de vers iaciles et gracieux. Les exemples de celle sorte de jeu sont tellement nombreux que nous n'avons que l'embarras du choix :

Mon premier fuit toujours avec -oin mon dernier; La fortune aujourd'hui jouit de mon entier.

Réponse : chat, eau .-château.

Dépouiller mon premier Pour avoir mon dernier Qui pourrait, au besoin, servir a mon entier.

Réponse : chat, peau : chapeau.

Un marin prend mon deuxième

Pour éviter mon premier

On prend pour soi mon dernier.

Quand on aime.

On ne prend pas mon entier.

Réponse : cap. ris, se : caprice.

Mon premier fait mon total, Si mon dernier de l'un et de l'autre est l'égal. Réponse : fût, taille : futaille.

Mon total est mon pi r Multiplié par niun dernier.

Réponse : quatre, vingt : quatre-vingts-

Mon premier sert à faire mon entier.

Ne cherche point, lecteur peu sage, A dissimuler mon dernier; 11 est presque toujours- écrit sur ton visage.

Réponse : pot, âge : potage.

Au bois, à L'Opéra, mon premier fait tapage;

Il est bruvant, il exeite au carnage.

Tu peux, adroit lecteur, briller à mon dernier.

Ne cherche point, pour te mettre en voyage.

Ce qui compose mon entier.

Réponse : cor, billard : corbillard

Quand mon premier est mon dernier, Il a le goût d( n i eatier.

Réponse : vin, Mgre : vinaigre

Ao premier janvier, l'on aime

A recevoir m/ deuxième.

Quand on souffre d'un eor au pied Du voudrait qu'il fût mon premier.

C'est un plaisir dél De trouver au retour du

Un ambigu confortable, Servi chez soi sur mon total.

Réponse ; guéri, don : gue'ridon.

1 .'avare a soin de cacher mon premier; l.a femme a soin de cacher mon dernier; Chacun se cache envoyant mon entier, Qui plus encore est l'effroi du fermier.

Réponse : or, âg$ : orage.

Les chattes font leurs câlines Quand elles veulent mon premier; On fait des chemises fines Au moyen de mon dernier.

Mon tout a, cher lecteur, des ailes en pari gf. Et sans être marin, Il aime quand le vent fait rage, Et ne craint pas du tout le grain.

Réponse : mou, lin : moulin.

Mon premier est eruel quand il est solitaire; Mon second, moins honnête, est plus tendre '| Mon tout à votre cœur dès l'enfance a su plaire, Et parmi vos attraits est le plus beau de tous.

Réponse : ver, tu : vertu.

Charade en action. Dans ce joli jeu de société qui fut longtemps en vogue, les assistants se divisent en deux groupes, l'un pour représenter la charade, l'autre pour la deviner. Les premiers choisissent un mot et le décoi sent en syllabes ayant un sens propre; mais au lieu de définir de vive voix ces divisions et le mot lui-même, on en fait le sujet de différentes scènes pantomimes. Lesacleurs se griment et se costument suivant les personnes qu'ils veulent représenter. Chaque syllabe fournit la matière d'un petit acte ou au moins d'une scène; et ensuite le mot entier forme l'acte ou la scène du dénouement. Supposons une charade en trois scènes, comme suit : 1° Des jeunes gens, voyageant à pied, sont arrivés dans un village élevé et racontent, par des gestes, les peines qu'ils ont eues à l'atteindre, en raison delà rapidité de la route; il a fallu escalader des rochers à pic, courir mille dangers, etc. 2° Mais ce n'est rien. Il s'agit maintenant de descendre dans un précipice, but de cette excursion. Les parois sont perpendiculaires. Comment fera-t-on î Un paysan piaule verticalement dans le sol deux solides morceaux de bois en face des bords du précipice. Ces morceaux de bois servent à retenir un cylindre de bois autour duquel on enroule une corde assez longue pour atteindre le fond. Le cylindre étant percé de trous à ses deux extrémités, on peut dérouler la corde au moyen de leviers, et chaque touriste, attaché à son tour, au bout de la corde, opère la dangereuse descente. 3° On se retrouve dans un village où l'on se régale de belles pêches; les personnages, par leurs gestes, expriment, qu'ils trouvent délicieux ces fruits dont ils font ample provision en les achetant aux cultivateurs. Pendant que les personnages se livrent à cette mimique, les spectateurs cherchent à en deviner le sens pour découvrir le mot de la charade, qui est, dans le cas présent : mont, treuil = Montreuil, Quand le second groupe a deviné juste, c'est à son tour d'entrer en action et de mettre à l'épreuve la sagacité de l'autre groupe, devenu spectateur.

CHARBON (Piqueur hydraulique de), machine hydraulique destinée à casser le charbon dans les mines. Elle se compose d'une tige d'acier percée de trous. De petites dents, logées dans ces trous, sont projetées au dehors par la pression de l'eau, injectée dans la tige par une pompe foulante. Quand on veut sa servir de l'appareil, on creuse un trou dans le charbon, au moyen du pic; on y il t \%

tige, on met la pompe en mouvemeut et la

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pression des dents brise le charbon. A. chaque opération, on peut débiter de 15 à 20 tonnes.

Piqueur hydraulique de charbon.

CHARDONNERET. La base de la nourriture du chardonneret, c'est le chènevis; mais il semble qu'on ait un peu oublié qu'il doit son nom à son goût décidé pour le chardon; car nous ne voyons pas qu'on lui en donne aussi souvent qu'il le désirerait certainement, ce qui serait pourtant assez facile, en somme, et tout à fait sans danger : on peut s'en rendre compte en examinant comment les chardonnerets sauvages en agissent avec les chardons des champs. On donne aux jeunes chardonnerets en cage, d'abord de la pâtée composée d'amandes bien épluchées, de graine de melon et d'échaudé bien écrasés, mélangés, et mouillés d'un peu d'eau pour former une pâte épaisse dont on fait de petites boules un peu moins grosses qu'un grain de chènevis. On leur donne, à l'aide d'une brochette, quelquesunes de ces boulettes de temps en temps jusqu'à ce qu'Us les puissent prendre seuls. Ensuite on remplace cette pâtée par un mélange de graines de chènevis et de panis, auquel on peut ajouter encore de la graine de melon, le tout bien écrasé; et enfin on les nourrit avec du chènevis, et aussi à l'occasion de la navette. Le chènevis doit être toujours donné broyé au chardonneret. Les différentes variétés de verdure recommandées pour le serin sont également excellentes pour le chardonneret. Enfin, lorsqu'un chardonneret doit être accouplé avec une serine, dans le but d'obtenir des mulets de cet accouplement, on l'habitue de bonne heure à la nourriture spéciale des serins, c'est-à-dire qu'on lui donne surtout du millet, du chènevis très rarement, afin qu'il ne souffre pas du changement que lui occasionnerait son séjour auprès d'une femelle dontil ne peut être question de modifier l'ordinaire.

CHARLOTTE de pommes. Garnissez entièrement les parois intérieures d'un moule bien beurré de tranches minces de mie de pain. Remplissez de marmelade de pommes (voir ce 'mut) et recouvrez-la de tranches de mie de pain, de manière à la bien envelopper de pain de toutes parts. Placez sur un feu doux et couri l du four de campagne bien chaud. Laissez prendre belle couleur (une petite demi-heure i envers ez sur un plat et servez chaud. En substituant des tranches de biscuit aux tranches de pain, et en les couvrant intérieurement d'une couche de quartiers de pommes cuites au beurre, on obtient la charlotte russe la plus simple, qui se mange froide.

CHAR0LA1S, AISE s. etadj. [cha-ro-lès].De Chaiolles ou du Charolais : race bovine charolaise.

CHARPENTE s. f. Arboric. Ensemble des branches principales d'un arbre. — Dans les arbres abandonnés à la nature, la charpente s'étend des branches qui occupent les quatre premiers rangs; dans les arbres taillés en éventail, elle comprend les branches mères, sous-mères secondaires et de ramification ;

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