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que personne manque à le connaître d'insanct. Nous nous bornerons à dire, à propos Ju rinçage des bouteilles à la grenaille du plomb, qu'on a ridiculement exagéré les dangers de cette méthode. Pour éviter les dangers réels qui pourraient en résulter, il vous suffira de veiller à ce qu'il ne reste pas au , des bouteilles lavées quelque grenaille fi entre les parois, et de ne vous en servir que le plomb enfin délogé et la bouteille ru ensuite à l'eau pure. Peu de choses pourraient être utilement dites sur le rangement des bouteilles dans la cave, surtout depuis que l'invention relativement récente des portebouteilles métalliques étant tombée dans le domaine public, on peut se procurer à un bon marché étonnant, qui les rend accessibles à tous, ces ingénieux et utiles appareils.
COLLECTEUR de poussière. Appareil d'invention américaine, qui a pour objet de recuellir les farines ou les poudres et les poussières quelconques. C'est une espèce de crible rotatif tournant autour de B. L'air entrant
Collecteur dépoussière.
par les cribles A tourne intérieurement lelong des parois et, par l'effet de la force centrifuge, la poussière est déposée sur les côtés, puis tombe au fond, tandis que l'air s'échappe par la chambre C. Ce collecteur sert principalement à récolter des poudres utiles a étudier dans des préparations chimiques.
COLLIN DAMBLY (François), grammairien, né à Aubry-sur-Meuse en 1759, mort vers 1830. 11 fut professeur de belles-lettres à Paris et écrivit plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Grammaire française analytique et littérairc; De l'usage des expressions négatives dans la langue française (Paris 1802) ; le Flambeau des étudiants, (1804); Participe* français (1806); Nouvelle méthode pour traduire le français en latin (1803;) des Prépositions (1818), etc.
C0LLINS ! kol'-linns] (Anthony), écrivain anglais, né en 1676, mort en 1729. Son ouvrage intitulé : Intrigues cléricales (1709), dans lequel il attaquait le 29° article de l'Eglise anglicane, provoqua de nombreuses répliques. Son Discours sur la libre pensée (1713), cherche à démontrer que les hommes les plus sages et les meilleurs ont été, dans tous les siècles, les libres penseurs.
C0LLINS (William), poète anglais, né à Chichester en 1721, mort en 1759. Méconnu de son vivant, il n'eut jamais l'idée de la gloire que ses œuvres devaient acquérir à son nom. Aujourd'hui ses compatriotes le considèrent comme le premier poète lyrique du svm° siècle, après Gray; ils admirent surtout son Ode aux passions (1746) et ses Eglogues (1742).
C0LLINS 1 (WiUiam), peintre anglais, né à Londres en 1747, mort dans la même ville en 1847. Il fut admis àl'Académie royale en 1807. Ses toiles, qui ont presque toutes été repro-
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duites par la gravure lui acquirent une immense réputation et une honorable aisance. — IL (William -Wilkie), célèbre romancier anglais, fils du précédent, né à Londres en 1824, mort le 22 septembre 1889. Il débuta par une admirable biographie de son père, en 1848, se voua, dès lors, entièrement à la littérature et publia de nombreux romans, dont les plus populaires sont : la Femme en blanc, (1860); Sans nom (1802) ; la Pierre de la Lune; (1868), et Homme et Femme (1870). lia également écrit des drames vers la fin de 1873, il visita les Etats-Unis et y donna des lectures publiques de ses œuvres.
COLLOTYPIEs. f. [kol-lo-ti-pî] (gr. kollôdés glutineux; de kolla, colle; tupos, caractère). Nouveau système de planches pour l'impression, inventé par le professeur Hasnik, de Prague Pour fabriquer ces planches, on expose au soleil des feuilles de gélatine préparées au bichromate, puis fixées sur des plaques de zinc, et ensuite développées en opérant sur la partie exposée à la clarté au moyen d'un frottement avec une brosse trempée dans une solution d'acide chromique double. Le relief se présente eu creux. Ce procédé offre l'avantage d'être plus rapide que la zincographie; il reproduit mieux qu'elle les détails de l'original.
COLOMBE (Michel), sculpteur français, né en Bretagne vers 1430, mort en 1512. Son œuvre principale est le tombeau de François II, dernier duc de Bretagne (autrefois dans l'église des Carmes, aujourd'hui dans la cathédrale de Nantes). Le Louvre possède quelques morceaux de ce sculpteur et son nom a été donné à l'une des salles du musée des sculptures de la Renaissance.
COLOMBE DE NOÉ (lat. Columba Noachi), constellation de l'hémisphère austral, classée par Royer en 1679. Elle est de peu d'étendue et ne comprend qu'un petit nombre d'étoiles. Alpha Columbœ, la plus brillante est de la 2e magnitude, et se voit, à Paris, très près de l'horizon méridional, quand elle est sur le méridien. La Colombe glt directement au-dessus du Lièvre et à l'ouest du Vaisseau et du Grand Chien. Elle se compose d'environ 26 étoiles visibles à l'œil nu.
COLOMBIDÉ,EÉadj., (rad. Colombe). Ornilh.
Qui tient de la colombe. — s. m. p. Famille d'oiseaux qui a pour type le genre pigeon. Lescolombidés sont distribués dans tout l'univers ; mais ils sont plus abondants dans la région australienne que partout ailleurs. Le plumage de plusieurs espèces est très brillant et les classe parmi les plus beaux oiseaux de la création; ils s'associent invariablement par paires; et les deux parents couvent alternativement les œufs. Ils sont encore plus remarquables parla manière dont ils font manger leurs petits , qui naissent faibles et aveugles. Leur jabotestpourvujde nombreuses glandes, qui prennent un grand développement chez les deux sexes, pendant l'incubation; ces glandes seciètent une sorte de substance laiteuse que les parents dégorgent dans le bec de leurs petits pour les nourrir.
COLOMBIE. A la suite d'une ruineuse révolutionde plusieurs années, lesEtats-Unisde Colombie ont adopté, le 4 août 1 886, une nouvelle constitution et reçu un nouveau nom. La République a cessé d'être fédérale pour devenir centrale, et le pays porte aujourd'hui le titre de « République de Colombie », — La souveraineté des 9 Etats est abolie; il n'y a plus que des départements dont les chefs, au lieu de recevoir le titre de présidents, ne sont que de simples gouverneurs, nommés directement par le président de la République. Ce dernier est installé pour six ans; le Sénat se compose de 27 membres (3 pour chacun des 9 départements). La chambre des représentants :j'tc 66 membres élus par le suffrage uni-l
versel, chaque département formant un collège électoral qui envoie un député par 50,000 habitants. Population : environ 4,500000 hab. Revenus en (1889) 107,500 000 fr. : Dépenses, 140 millions de fr. : Dette étrangère, 35 millions de fr.
COLOMBIER. — Législ. Les colombiers militaires comprennent : 1° les colombiers de Paris, où se font les études et expériences concernant l'emploi des pigeons voj'ageurs et l'instruction du personnel colombophile ; 2° les colombiers installés dans les diverses places désignées par le ministre de la guerre. Les colombiers militaires relèvent directement de l'autorité locale du génie sur le territoire de laquelle ils sont installés. Ceux de Paris sont réunis sous l'autorité d'un des chefs du génie de cette place. Les colombiers sont pourvus en tout temps du personnel et du matériel nécessaires. Ils peuvent être inspectés, au point de vue technique, par des officiers ou agents délégués à cet effet par le ministre. (Décret du 13 octobre 1888). Voy. ci-après le mot Pigeon. — En ce qui concerne les pigeons de basse-cour, les préfets, après avis des conseils généraux, déterminent chaque année, pour tout le département, ou séparément pour chaque commune, s'il y a lieu, l'époque de l'ouverture et celle de la' clôture des colombiers. Telle est la disposition contenue dans le code rural, titre VI, article 6 (Lui du 4 avril 1889). (Ch. Y.)
C0L0MBIN, INE (lat. Columbaria, coulomrniers). s. et adj. De Coulommiers; qui se rapporte à Coulommiers ou à ses habitants.
C0L0NAGE ou C0L0NAT. — Législ. Le bail à colonat partiaire ou métayage, dont nous avons parlé au Dictionnaire (T. II. p. 142), fait l'objet de la loi du 18 juillet 1889, laquelle loi constitue le titre IV du code rural. Les principales dispositions de ce titre sont les suivantes. — Les produits se partagent par moitié entre le bailleur et le preneur, s'il n'y a stipulation ou usage contraire. — Les droits de chasse ou de pêche restent au propriétaire. — Le bail est résolu par la mort du preneur; et, dans ce cas, il cesse à l'époque consacrée par l'usage des lieux pour l'expiration des baux annuels. — En cas de perte de la récolte par cas fortuit, le bailleur et le preneur supportent chacun sa part dans la perte commune. — A défaut de conventions ou de dispositions de la loi, les baux à colonat partiaire sont régis par l'usage des lieux. — Toute action résultant de ces baux se prescrit par cinq ans, à partir de la sortie du colon.
(Ch. Y.)
COLONIES. Les nations européennes, à l'étroit sur leur territoire, possèdent toujours le grand déversoir de l'Amérique; mais l'émigration dans le nouveau monde ne peut plus produire de colonies aux mères patries; elle profite à des Etats qui ont proclamé leur indépendance et qui se montrent assez fortes pour la conserver. L'aventure française du Mexique a enlevé pour toujours aux puissances européennes l'idée de porter leur pavillon sur la côte américaine. Le reste du monde est encore assez vaste pour suffire aux conquérants. L'Allemagne a partagé avec l'Angleterre et la Hollande ce qui restait de terres prenables en Océanie ; la France s'est pressée de mettre la main sur l'extrême orient de l'Asie (Annam et Tonkin) ; elle ne s'est arrêtée que devant la résistance inattendue de la Chine et arenoncé à l'Ile Formose. Enfin, il y a l'Afrique, immensecontinentpeu connu, vers lequel se portent en ce moment toutes les convoitises. L'Angleterre et la France ont pris les deux extrémités méridionale et septentrionale de cette nouvelle terre promise et cherchent à pénétrer dans l'intérieur. Au sud, l'invasion parait devoir être assez facile. Les explorateurs anglais rencontrent peu de résistance de la part des nè-
gres et ils seraient bientôt maîtres de toutes les parties qu'ils convoitent, si l'Allemagne ne réclamait sa part et si la nationalité des Bocrs n'opposait quelque résistance. A l'ouest, il y a le climat; et de plus, les habitants, depuis longtemps en relation avec les blancs, commencent à se familiariser avec nos armes de guerre. Au nord, la France, maîtresse de l'Algérie et de la Tunisie, trouve devant elle le Sahara, à gauche, en Tripolitaine, la jalousie italienne, à droite, au Maroc, les convoitises espagnoles. L'Angleterre, qui avait espéré, ens'emparant de l'Egypte, étendre en peu de temps, sa domination sur le bassin du Nil tout entier, a dû s'arrêter devant le soulèvement des peuples soudanais. A l'est, la France et l'Italie ont pris pied autour de l'Abyssinie, qui a fini par accepter le protectorat italien ; l'Angleterre et l'Allemagne ont envahi plusieurs territoires musulmans, malgré les réclamations du Portugal, qui a été dépossédé. Enfin, au centre, l'empire du Congo a été fondé (voy. Congo, dans ce Supplément). Des chefs de brigands, prenant le titre honorable d'explorateurs, ont parcouru le territoire en tous sens, ne laissant derrière eux que des ruines et jetant des populations entières dans le désespoir. Des congrès se sont réunis à Bruxelles, pour organiser sur une plus vaste échelle ce système de dévastation; mais comme les peuples dits civilisés ne peuvent avouer de si grands crimes, il a été résolu que le motif officiel des « explorations » sera, à l'avenir, l'abolition de l'esclavage, c'est-à-dire, en bon français, le droit pour les Européens de s'approprier les esclaves des indigènes. Déjà des missions allemandes et anglaises fonctionnent sur toute la côte orientale. Des expéditions à main armée vont réduire en esclavage des peuplades entières, sous prétexte de les délivrer. Les malheureux deviennent des « néophytes ». Ils périssent par centaines sous le poids d'un travail forcé; mais ils ont la consolation de penser qu'ils ne portent pas le titre d'esclaves. Disons, à l'honneur des peuples de race latine (France, Espagne, Italie et Portugal), qu'ils ont une autre manière d'envisager leur rôle civilisateur; ils n'emploient, pour étendre leur influence, aucun des moyens hypocrites qui amèneront quelque jour un invincible soulèvement des innombrables populations de l'Afrique centrale. — Colonies françaises. Depuis quelques années, la France a repris avec vigueur l'agrandissement de son empire colonial. Elle a imposé, en 1886, son protectorat à l'archipel entier de Comores; elle a maintenu et fait adopter, lors des conférences de Berlin, ses droits sur le Gabon, l'Ogooué et la rive droite du Congo ; elle a planté, en 1884, son drapeau sur plusieurs stations de la côte d'Ivoire et de la côte des Esclaves ; elle a fait reconnaître son protectorat à l'île entière de Madagascar (1886); elle a étendu ses relations à l'est de la Sénégambie. En Asie, elle a pris possession de l'Annam. En Océanie, un traité avec l'Angleterreluia abandonnéla possession incontestée des îles de la Société, de l'archipel Touamotou et de Toubouaï. Les îles Uvéa ou Wallis ont été annexées en 1886; les îles Sous-le- Vent en 1888. Le tableau que nous avons publié en 1881 doit donc être modifié ainsi qu'il suit :
TABLEAU DES POSSESSIONS FRANÇAISES au l'r janvier 1890.
ht motectorits
Algérie
Sénégal et dépendances..
Côtes d'Or, d'Ivoire, elc.
Gabou-Ogooué-Congo
Réunion i
A reporter
KILOM. CinilBS UiWTiNTS