COLL
changer telle partie de leurs vêtements qu'ils jugent à propos, îinsi que de s'accroupir, de s'asseoir et de prendre des poses susceptibles de dissimuler leur grandeur. Lorsque l'aveugle parvient à en trouver un et à le reconnaître, les rôles changent. — Colin-maillard à la sonnette. Tous les enfants connaissent le colinmaillard ordinaire; bien peu ont entendu parler de son amusante variété nommée la sonnerie. Les joueurs se réunissent dans un endroit clos, soit une cour, soit une grande salle non meublée. Chacun se fait bander les yeux, sauf le sonneur, armé d'une clochette aussi petite que possible, qu'il doit tenir dans un état perpétuel d'agitation afin de produire un carillon continu. Les colins-maillards, guidés parle bruit du tintement, se mettent à sa poursuite ; niais il leur échappe dès qu'il les voit s'approcher et, tout en continuant d'agiter sa sonnette, il se sauve d'un autre côté. La plupart du temps, les aveugles se saisissent l'un l'autre, ce qui donne lieu à de risibles méprises. Mais lorsque, malgré tous ses tours de voltige, le sonneur vient à se laisser prendre, il cède son poste à l'heureux capteur, dont il prend la place parmi les colins-maillards.
COLLAGE. — Econ. dom. Vins rouges. Pour coller une barrique de vin rouge d'une contenance d'environ 225 litres, procédez de la manière suivante, en vous conformant aux proportions indiquées : faites fondre une poignée de sel dans un verre d'eau environ, versez cette eau salée dans un plat creux, ajoutez-y les blancs de six œufs et bâtiez bien le tout. Après cela, examinez si votre barrique est trop pleine — cela arrive, quoique rarement
— pour vous permettre de bien agiter le vin jusque dans les profondeurs du tonneau; dans ce cas, tirez-en une bouteille ou deux et versez le reste dans votre collage tout préparé. Introduisez alors un bâton par le trou de la bonde et remuez bien pendant quelque temps, puis remettez le vin que vous avez tiré dans le tonneau. Si celui-ci devait être plein jusqu'au ras delà bonde, il n'en vaudrait que mieux. — Faites détacher la mousse et fermez hermétiquement. Si votre vin, quoique d'un cru excellent et d'ailleurs de bonne qualité, vous parait trop coloré a votre gré, ajoutez un jaune d'œuf aux six blancs dont le collage se compose, ce défaut disparaîtra. Un vin naturellement clair, qualité qu'il devra sans doute à plusieurs soutirages, peut être mis en bouteille après six à huit jours de repos; autrement, il est prudent de le laisser reposer dix à douze jours. — Vins blancs. Prenez de la colle de poisson de la meilleure qualité, environ 2b à 30 gr. Cassez-la, réduisez-la en aussi petits morceaux que possible et mettezla tremper dans un peu de vin tiède. Laissezla reposer un ou deux jours; fouettez-la pourtant de temps à autre avec une vergette; en un mot. réduisez ce mélange en une sorte de gelée; passez à travers un linge avec expression. Prenez 2 à 3 litres du vin qu'il s'agit de coller, versez ce vin dans un vase et y ajoutez votre gelée. Fouettez quelque temps, atin d'opérer un mélange bien intime. Versez alors dans la pièce et achevez comme pour le vin rouge. La clarification des vins blancs demande quelquefois plus de temps pour s'opérer que celle des autres. La meilleure précaution à prendre pour s'assurer que l'opération s'est bien faite, c'est d'en tirer une petite quantité. Si le vin n'est pas clair, on lui accorde un peu plus de repos. — Bière. On procède de la même façon a la clarification de la bière. — Les procédés indiqués plus haut, bien que visant les vins naturels, sont applicables à tous les vins factices, blancs ou rouges, en tenant compte de la recommandation d'examiner si le vin est bon à mettre en bouteilles avant de le soutirer.
— Mise en bouteilles. Nous croyons inutile de nous étendre sur ce sujet, trop simple pour