‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 13 sur 503 · FALL · texte numérisé non relu

FALL

semblée législative, en 1849, il reçut le portefeuille de l'agriculture et du commère (oct. 1850-janv. 1851). devint sénateurcn 1852, secrétaire perpétuel de l'Académie de? sciences en 1868 et membre de l'Académie française en 1875. Ses 'recherches chimiques ont porté surtout sur les alcools, les étners, les huiles éthérées, l'indigo, elc. Sa théorie des substitutions souleva une vive polémique dans le monde savant. Ses principaux ouvrages sont : Traité de chimie appliquée aux arts [4828-'46, 8 vol. in-8°, avec p\.);Leçons sur la philo êes au collège de

France (1837, in-S<"; Leçons sur la statistique rhimique des cires organisés (1841. in-s°, 2e édit. 1843); Etiquete sur les engrais (1867), et de nombreux mémoires insérés dans les recueils spéciaux.

BUPOY DE LOME , Stanislas-Charles-Henry- Laurent), ingénieur, né à Ploemeur. près Lorient, le 1b oct. 1816, mort le 1er fév. 1885. Il était fils d'un officier de marine et entra à l'Ecole polytechnique en 1835; il entreprit sa carrière dans le génie maritime. Chargé, en 1845, d'aller étudier en Angleterre la construction des navires en fer, il y conçut d'abord le plan des vaisseaux de guerre à vapeur; dont le Napoléon, construit d'après ses idées en 1852, fut considéré comme le type le plus parfait. Mais, abandonnant bientôt ce système, il imagina les cuirassés (voy. ce mot), et présida à la construction (1858)de la Gloire, frelate blindée sur bois, qui était un perfectionnement des batteries flottantes employées pendant la guerre de Crimée. Vers la même époque, Dupuy de Lôme créa un type particulier de paquebots pour la compagnie des mes?ageries. L'agrandissement des ateliers de Toulon, la réorganisation de ceux de la Ciotat (1852), lui avaient valu le grade d'ingénieur de première classe (18.Ï3 . Il devint chef de la direction du matériel au ministère de la marine en 1857, conseiller d'Etat en 1860, et membre de l'Académie des sciences en 1866. Candidat officiel à Lorient en 1869, il fut élu au Corps législatif et vota avec la majorité. Membre du comité de défense de Paris pendant le siège de cette ville (1870), il s'occupa de construire des ballons dirigeables. Le gouvernement mit 40,000 fr. à sa disposition, pour exécuter son projet d'aérostat; mais l'appareil deson invention, mis à l'épreuve le 2 fév. 1871, ne produisit point les résultats espérés. Le 16 mars 1874, Dupuy de Lôme fut I un des plusbruyantsmanifestants de Chislehurst. Nommé sénateur inamovible le 10 mars 1879, il vota pour la dissolution de la Chambre et se montra constamment favorable à la politique de la droite.

DURABILITÉ s. f. Qualité de ce qui est durable.

DUROY (Jean-Michel), conventionnel montagnard, né à Bernay (Eure) en 1754, guillotine le 29 prairial an 111 (17 juin 1795). 11 fut tour a tour militaire, avocat, accusateur public près le tribunal criminel d'Evreux; il fut élu à la Convention, où il vota la mort du roi sans appel ni sursis. Après la chute des girondins, il contribua à la suppression de l'insurrection normande. Compromisdans la journée du 1er prairial an 111, il fut, ainsi que Bourbotle, Romme, Goujon, Soubrany et Duquesnoy, condamné à mort par une commission militaire. Comme ses amis, il se plongea uu cuuLeau dans le cœur; mais il ne put se tuer, et fut porte, sanglant, sur l'échafaud.

DYNAMO -ÉLECTRIQUE adj. Se dit des ma- (limes électriques dans lesquelles le courant ,it par ces machines sert ensuite à exciter leurs propres électro-aimants. (Voy.

MOTEUR-ÉLECTRIOUE.)

ÉB0NITE s. f. Caoutchouc durci : l'ébonite est un isolant très employé par les électriciens.

ECHANGE. — Législ. « Les échanges de biens immeubles sont, en règle générale, soumis à un droit d'enregistrement de 2 fr. par 100 fr. En y comprenant le droit de transcription qui est perçu en même temps que celui d'enregistrement, le droit est de

3 fr. 50 p. 100 en principal; et, si l'on ajoute les deux décimes et demi, il est de

4 fr. 375 (L. 22 frimaire an Vil, art. 15 et 69). Lorsqu'il s'agit d'un échange d'immeubles ruraux, les droits à percevoir, déjà réduits par diverses lois, sont aujourd'hui fixés, en vertu de la loi du 3 nov. 1884, à 20 cent, par 100 fr., pour tout droit proportionnel d'enregistrement et de transcription, lorsque les immeubles échangés sont situés dans la même commune ou dans des communes limitrophes. Kn dehors de ces limites, ce tarif réduit n'est applicable que si l'un des immeubles échangés est contigu aux propriétés de celui des échangistes qui le reçoit en échange, et dans le cas seulement où ces immeubles ont été acquis par les contractants, par acte enregistré depuis plus de deux ans, ou recueillis à titre héréditaire. Dans tous les cas, le contrat d'échange doit, pour que les droits soient ainsi réduits, renfermer l'indication de la contenance, du numéro, de la section, du lieu dit, de la classe, de la nature et du revenu cadastral de chacun des immeubles échangés, et il doit y être joint un extrait de la matrice cadastrale, lequel est délivré gratuitement. Le droit d'enregistrement sur la soulte d'échange ou plus-value est égal au droit sur les ventes d'immeubles, c'est-à-dire qu'il est de 5 fr. 50 pour 100 fr. en principal. » (Ch. Y.)

EDUCTE s. m. (lat. eductus, amené au dehors;. Miner. Produit tiré d'un minéral par une opération quelconque.

ÉGADES (Iles). Voy. Egates dans le Dictionnaire.

ELECTION. Diverses modifications ont été introduites dans la législation concernant les membres de la Chambre des députés. (Voy. au Dictionnaire le mol Scrutin; et, au Supplément, le mot Député.)

ENDOSPERME s. m. [an-do-spèr-me] (gr.

endon, en dedans; sperma, graine), lîot. Syn.

d'ALBUMEN.

ENFLEURAGE s. m. Opération de la parfumerie qui a pour objet de communiquer à des corps gras le principe odorant de certaines fieurs. (Voy. Parfum dans le Dictionnaire.)

ENSILAGE s. m. (rad. silo). Conservation des grains dans des silos.

ERG, Eurg ou Areg s. f. (arabe, veine). Dune de sable en forme de veine ou de gros sillon qui serpente à la surface du désert. — Par ext. Tout désert de sable. — S'applique particulièrement aux déserts de sable du Sahara septentrional. — Les déserts de l'Erg ont été explorés et décrits par plusieurs voyageurs français, notatnmrnt par Henri Duveyrier, en 1860, et par Largeau qui les traversa quatre fois en divers sens, de 1875 à 1878. — Les dunes les plusélevées de l'Erg paraissent être situées au S.-E. dOuargla, entre le puits de Botthinn et Rhadamès, c'est-à-dire entre 4° et 6° 30' de long. E., et 30» et 31° 15' de lat. N. Largeau estime que, sur certains points, leur hauteur moyenne n'estpas moindre de 5U0 m. « Aussi loin, dit-il, que la vuepeut s'étendre, on n'aperçoit que sables s'élevantet s'abaissant comme les flots d'une mer en furie; mais les flots de l'Océan ne montent pas si haut que le Zemoul-el-Akbar. Parfois, de la crête d'une de ces vagues où l'on est arrivé par mille détours, on voit à ses pieds un gouffre profond, aux bords arrondis et polis i ommi ceux d'un immense entonnoir...

L'homme s'épouvante en mesurant la profon-

deur de ces abîmes, les chameaux reculent effrayés en poussant des beuglements de détresse... »

ELSSLER (Fanny), célèbre danseuse, née à Vienne en 1811, morte dans la même ville en nov. 1884. Elle était fille d'un copiste de musique, qui lui fit recevoir une bonne instruction. Elle parut sur la scène en 1817, dans un ballet d'enfants et y obtint un grand succès. Elle se montra successivement à ISapIes, à Berlin, à Londres et à Paris, où elle éclipsa Mlle Taglioni (1834j. Son triomphe était dans lacachucha, danse alors nouvelle, participant du boléro et du fandango. En 1837, elle fit une tournée aux Etats-Unis, d'où elle rapporta environ 750,000 fr. Elle quitta le théâtre en 1851, après fortune faite, et se retira dans une villa qu'elle possédait aux environs de Hambourg. Pour chauffer son triomphe à Paris (1830), le Dr Véron exploita la légende napoléonienne, en dehors de laquelle il n'y avait pas de succès possible en ce temps-là. Il lit adroitement répandre dans le public la conviction que Fanny Elssler avait été maitresse du duc de Reichstadt; mais il fut prouvé parla suite qu'elle ne l'avait jamais vu. Fanny avait une sœur, Thérèse (née en 1808), qui fut également une excellente danseuse, et qui épousa morganatiquement le prince Adalberg de Prusse. Elle fut anoblie sous le nom de Frau von Barnim.

ENSTATITE s. f. (gr. enstatés, qui résiste). Miner. Silicate naturel de magnésie, comprenant environ 60 parties de silice, 40 parties de magnésie; quelquefois une certaine quantité de la magnésie est remplacée par une quantité équivalente de protoxyde de fer. L'enstatite se rencontre a l'état cristallisé dans les serpentines; elle est d'un hlanc grisâtre, quelquefois jaunâtre ou verdâtre. On la trouve chez nous dans le mont Bézouars (Vosges).

ÉP0NTE s. f. Miner. Chacun des plans de contact d'un gite ou d'un filon avec le terrain encaissant. (Voy. Mine.)

FABRIQUE. — Législ. « La loi du 5 avril 1 8S4 (art. 70, o°) porte que les budgets et comptes des fabriques et des autres administrations préposées aux cultes dont les ministres sont salariés par l'Etat, doivent être soumis au conseil municipal de la commune. Ce conseil est toujours appelé à donner son avis sur ces budgets et comptes, avant qu'ils ne soient approuvés; et il en est de même de toutes demandes d'acquérir, d'aliéner, d'emprunter, d'échanger, de plaider ou de transiger, formées par les mêmes établissements, et aussi des demandes d'autorisation tendant à l'acceptation de dons ou legs qui leur sont faits. »

(Ch. Y.)

FALL0UX Frédéric-Alfred-Pierre. comte de), homme politique, néàAngersen 1811, mort dans la même ville le 6 janv. 1886. Il appartenaitàune famille anoblie en 1818. Il débuta dans les lettres par une Histoire de Louis XVI (184o) et une Histoire de Pie V (Paris, 1844, 2 vol. in-8°), justification de l'espritcléncal et longue calomnie du progrès. Ses compatriotes l'envoyèrent, en 1846, à la Chambre, où il siégea parmi les conservateurs. Deux ans après, il adhéra bruyamment à la République, proclama l'avènement du peuple et se montra tellement exalté que les électeurs le préférèrent à de véritables républicains. Il fut élu à la Constituante, où il joua un rôle funeste. Nommé membre du comité des ateliers nationaux, il s'y prit de manière à rendre inévitables les journées de Juin, qui devaient porter un coup fatal à la République. Ministre de l'instruction publique, dedéc. 1848 à oct. 1849, il révoqua impitoyablement les instituteurs mal notés par le parti clérical. L'expédition romaine fut en partie son œuvre. Le coup d Etat le jeta en prison pendant deux

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jours et le fit rentrer dans la vie privée. Pendant l'Empire, il s'associa à l'opposition ullraroonlaine gallicane, devintrédacteurduCorrespundant, organe clérical, se rendit au congrès catholique de Malines en 1867, pour y soutenir le Syllabus, et demanda au conciliabule de la Roche-en-BreniLIa séparation de l'Ejjlise et de l'Etat. Il a donné une Vie de M™ Swetchine(\H",0).

FÉLIDÉ. ÉE adj. (du lat. felis, chat). Mamm. Qui se rapporte ou ressemble au chat. — s. m. pi. Famille de carnassiers ayant pour type le genre chat. (Voy. ce mot dans le Dictionnaire.)

FOURICHON ^Martin), marin, né à Viviers 'Dordogne), le 9 janv. 1809, mort à Paris le 23 nov.1884.Ausortirde l'Ecole navale(1826), il fut nommé- aspirant et devint capitaine de vaisseau en 1848, gouverneur de Cayenne en 1849, contre-amiral en fév. 1853, vice-amiral en août 1859. Il présida le conseil de l'amirauté, à partir du 13 fév. 1863. Lors de la déclaration de guerre à la Prusse, il prit le commandement de la 2° escadre, chargée d'opérer dans la mer du Nord, et bloqua, dans la baie de Jade, la flotte ennemie qui s'y était réfugiée et refusait le combat. Le gouvernement de la Défense nationale l'appela au ministère de la marine et, dans la Délégation de Tours, il remplit les doubles fonctions de ministre de la guerre et de la marine. Il abandonna à Gambetta le premier de ces postes (3 oct.) et s'associa à tous les actes de la Délégation de Tours et de Bordeaux. Elu parledépartementde la Dordogne à l'Assemblée nationale (8 fév. 1871), il siégea au centre droit, mais finit par s'en séparer pour voter l'amendement Wallon, qui établissait la République comme gouvernement définitif. A partir de ce moment, il appuya la politique de la gauche et fut élu sénateur inamovible le 10 déc. 1875. Il reprit le portefeuille de la marine du 9 mars 1876 au 16 mai 1877.

FRÉDÉRIC (Charles-Nicolas), prince de Prusse. Sa mort avait été faussement annoncée en fév. 1883, il est décédé en juin 1885.

GARA, ou plus exactement qara, pi. (jour ou qours. f. (arabe, gros rocher isolé). Désigne des masses rocheuses demeurées debout, isolées au milieu d'un fleuve desséché, dans une vallée d'érosion, ou dans une plaine de pierres désagrégées, creusée par les vents. Les gour indiquent l'ancien niveau des plaines ou des vallées. Dans les parties usées du Sahara, elles forment, le plus souvent, de longues murailles irrégulières de roches gypseuses ou de molasse jaune, recouvertes d'une calotte de blocs ferrugineux, de silex ou de grès fin très tenace, qui les protège contre les influences atmosphériques et les préserve de la désagrégation. On donne aussi, par extension, le nom de gour à des collines isolées.

GHOURD ou Rhourd, pi. Oughroud, s. m.

(arabe, montagne de sable). Nom donné par les Arabes sahariens à des masses arénacées beaucoup plus considérables que les dunes proprementdites. Quelques oughroud sont de véritables montagnes de sable atteignant jusqu'à 1,000 m. d'altitude. Sur la rive droite de l'ancien fleuve Igharghar, à quatre journées de marche S.-E. d'Ouargla, ce sont d'abord des pics aigus de forme triangulaire disposés en longues chaînes parallèles, et n'ayant que 180 m. d'altitude environ au début. A deux journées de marche plus loin, près du puits de Botthinn, ils atteignent déjà 300 m. Un peu plus loin enfin, dans la région appelée Zemoul-el-Akbur (les plus haules dunes), ce ne sont plus que des montagnes pêle-mêle, hautes de 500 m. en moyenne, affectant toutes les formes et se touchant par la base.

GIAFFERI. I, (don Luigi), célèbre général

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