‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 14 sur 503 · GRAM · texte numérisé non relu

GRAM

corse, né àTalasani (arr.deBastia), vers 1692, mort à Naples en 1763. Lors du soulèvement de la Corse en 1729, les patriotes s'assemblèrent à Furioni pour choisir leurs chefs, et portèrent leurs suffrages surColonnaCeccaldi et sur don Luigi Giafferi, qui reçurent le titre de généraux. Après divers succès militaires quf mirent en péril la domination génoise en Corse, Giafferi fut élu par la junte nationale triumvir-régent du royaume, avec le titre d'altesse royale; les autres triumvirs étaient Ceccaldi et le prêtre RafTalli. L'intervention d'une armée allemande envoyée par l'empereur Charles VI amena l'arrestation de Giafferi, qui ne fut tiré des prisons de Gênes que sur l'ordre de l'empereur. Rentré en Corse, il reprit les armes, et, en 1734, enleva aux Génois, tout le territoire qu'ils avaient réoccupé, et même plusieurs villes fortes du littoral. C'est ce qui lit dire à Voltaire que « les Corses jouirent de leur liberté ou plutôt de leur licence sous le commandement de Giafferi, homme célèbre par une vertu intrépide et même par des vertus de citoyen ». (De la Corse. Précis du siècle de Louis XV, p. 283.) Mais la France étant intervenue, toute résistance devint impossible, et Giafferi fut invité par le général français Maillebois à se retirer sur le continent,* ce qu'il fit en 1739. — IL (Augustin), son fils, fusillé en 1798. Général napolitain retraité, il accourut en Corse vers lecommencementde la Révolution française, s'associa à la politique de Paoli, présida le parlement de l'île, tomba entre les mains des Français et fut condamné à mort,

GLEYRE (Charles-Gabriel), peintre français, né à Chevilly, canton de Vaux (Suisse), en 1806, mort à Paris le 5 mai 1874. 11 étudia à Paris, puis en Italie, où il copia les œuvres des maîtres. Son Saint Jean inspiré par la vision apocalyptique (1840) fit sensation. Le Soir ou les illusions perdues (4843) se trouve au Luxembourg. Parmi ses autres toiles, nous citerons: le Départ des Apôtres pour prêcher l'Evangile ; la Danse des Bacchantes ; la Mort du major Duval ; la Pentecôte (dans l'église Sainte-Marguerite à Parisl ; la Bataille du Léman; Hercule aux pieds d'Omphale ; le Charmeur; Jeanne Dure dans la forêt; Uuth et Booi; le Déluge; Penthée poursuivi pur les Ménades; Minerve et les Grâces; le Bain d'une jeune Romaine. Gleyre mourut soudainement de la rupture d'un vaisseau sanguin, pendant qu'il visitait une exposition de peinture.

GRÂCES s. f. pi. Jeu d'adresse dans lequel deux joueurs, armés chacun de deux bâtonnets, se lancent l'un à l'autre un léger cerceau avec assez d'habileté pour que le cer-

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Jeu des Grâces.

ceau ne tombe pas à terre et soit reçu sur les deux baguettes de l'autre joueur. Les personnes très adroites, au lieu d'un seul cerceau, en mettent deux en mouvement à la fois.

GRAMM0NT (Jacques-Philippe Delmas de), général, né le 22 juillet 1792, mort le 14 juin 1862. Il s'engagea en 1812, devint officier de cavalerie en 1814 et fit plus tard les campagnes d'Afrique. Il venait d'être nommé général de brigade lorsque les électeurs du dép. de la Loire l'envoyèrent à l'Assemblée

nationale, où il fil voter la loi protectrice des animaux qui porte son nom. (Voy. Protectrice.). Il reçut les épaulettes de général de division la 10 août 1852.

GRANT (Ulysses-Sidney), dix-huitième président de l'Union américaine, né à Point- Pleasant (Ohiol, le 27 avril 1822, mort en juillet 1885. Officier pendant la auerre du Mexique, il fut nommé capitaine pour a belle conduite à Chapultepec. Au commencement de la guerre civile, il reçut le .grade de colonel du 21" régiment de volontaires de 1 Illinois, et peu après celui de brigadier général de volontaires. 11 débuta par la prise du fort Donelson, qui fut le premier succès des armées fédérales (6 fév. 1862' et qui lui valut le grade de major général de volontaires. Sa victoire disputée de Pittsburgh- Landing (6-7 avril) lui coula 12,000 hommes. Après celle de Iuca (17 sept.), il reçut le commandement du 13" corps d'armée, marcha sur Veiksburg, où il fit 27,000 prisonniers (4 juillet 1863). Le gouvernement le nomma major général dans l'armée régulière, et lui donna le commandement de la division militaire du Mississipi. La prise d'assaut de Missionary-Ridge et deLookout (24,25 nov.) lui valut une médaille d'or et les remerciementsdu congrès, ainsi que le grade de lieutenant général, rétabli pour lui, le 17 mars 1864. 11 devint ainsi général en chef de toutes les armées nationales (700,000 hommes). C'est alors qu'il traça le plan de cette campagne qui devait donner le coup fatal à l'insurrection. Il divisa ses armées en deux grands corps, se réservant le commandement de l'un et confiant celui de l'autre au général Sherman. Le début fut malheureux. Le général sudiste Lee prit inopinément l'offensive et remporta l'avantage dans une série de batailles sur les plaines sauvages de Wilderness, du 5 au 26 mai 1864. Grant y perdit 50,000 hommes, mais son adversaire, épuisé, dut battre en retraite. La victoire de Grant à Five-Forks (avril 1865) et la capitulation de Lee à Appomatox-Court-House (9 avril) terminèrent la guerre civile. On créa pourle vainqueur un titre militaire nouveau, celui de général de l'armée des Etats-Unis (25 juillet I866). Il fut élu président en 1868, installé le 4 mars 1869, et réélu en 18721 11 lit doubler les appointements du président, s'entoura d'une cour militaire et laissa porter de rudes coups â l'austérité républicaine que ses prédécesseurs avaient si bien respectée. Sollicité de poser une troisième fois sa candidature en 1876, il refusa de violer ainsi la constitution ; mais il prit des mesures pour conserver le pouvoir au parti républicain que sou administration avait compromis. Par un tour de passe-passe, Hayes fut élu contre le démocrate Tilden, qui avait une voix de majorité. Grant partit ensuite pour l'Europe où, considéré comme devant redevenir le président de la république américaine, il reçut partout des honneurs souverains. Rentré dans son pays en 1879, il se présenta plein de confiance l'année suivante devant la convention de Chicago , chargée de choisir le candidat républicain. Il avait comme rivaux Blaine, Sherman et Garfield. Après 35 votes infructueux , les adversaires de Grant se réunirent sur le nom de Garfield, qui fut déclaré candidat par 399 votes contre 306 voix données à l'ancien président, et 50 voix accordées aux autres prétendants. Rejeté de la vie politique, Grant se lança dans les affaires financières. Une maison de commerce dans laquelle il avait placé toute sa fortune fit faillite, et il se trouva ruiné en 18S5, ce qui contribua à hâter les progrès d'une maladie cancéreuse dont il était miné depuis longtemps.

GYMNÉTRE s. m. (gr. gumnos, nu ; élron,

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