COUV
blique indépendante et offrirent la présidence de leur gouvernement à un journaliste français, M. Jules Gros, qui accepta (juillet 1886). Mais au lieu de se rendre au milieu de ses administrés, le président resta à Paris. Ses premiers actes furent : La création de l'ordre de l'Etoile de Court mi, avec accompagnement de dignités" et de décorations, mises à la disposition de ceux qui rendraient des services au président, et la fondation, à Paris d'un journal intitulé : Les Nouvelles de France et des colonies, jov: nul officiel de la république de Coui. La discorde ne tarda pas à régner parmi 'es membres de ce nouveau gouvernement ;out parisien. Les ministres, que le président ivait choisis pour les remercier du concours prêté à sen élection, finirent par blâmer sa conduite; il voulut les destituer, mais ils prononcèrent sa déchéance; il s'ensuivit une polémique, aucun d'eux ne voulant abandonner le pouvoir qu'ils exerçaient en rêve. Pendant ce temps, le petit peuple counanien, las de vivre libre, loin de ses gouvernants, se démena afin de posséder un roi pour de bon ; il a, dit-on, offert la couronne à un Français établi à Counani. Le territoire counanien, aussi appelé Guyane indépendante, produit en quantité le coco, le coton, le caoutchouc, la salsepareille, le tabac, la vanille, le café, du bois de construction; il renferme de nombreux cours d'eau, entres autre l'Ouassa, le Cachipour, le Counani, le Carsevenne, le Mapa, etc., qui sont des fleuves larges comme la Seine et que les navires peuvent remonter jusqu'à une grande distance.
COUPEUR D'EAU (Jeux). On découpe une plaque de métal de 10 centim. de diamètre, en lui donnant la forme d'une scie circulaire; m perce deux trous sur le diamètre, à égale distance du centre et séparés d'environ3 cen-
Le coupeur d'eau.
tim. l'un de l'autre ; on passe une ficelle dans les trous, puis on noue ensemble les bouts de la ficelle et le jouet est terminé. Pour s'en servir, on saisit dans chaque main l'une des extrémités de la double ficelle, on amène, bien au milieu, la scie que l'on fait tourner sur son axe jusqu'à ce que la ficelle soit bien tordue. Alors, en tirant fortement la ficelle, on la fait détordre et on imprime à la scie un rapide mouvement de rotation en sens inverse. Dès qu'elle tourne très vite, on rapproche les mains l'une de l'autre pour permettre à la scie de continuer, en vertu de la force acquise, sa rotation jusqu'à ce que la ficelle soit cordée dans la direction opposée. On la fait ensuite détordre de nouveau en la tirant et on la laisse se letordre comme précédemment; on continue ainsi le mouvement de va-et-vient des mains pour imprimer à la scie un mouvement circulaire alternatit. Ce jouet doit son nom de coupeur d'eau à l'habitude où l'on est de faire plonger dans l'eau les dents de la scie rapidement lancée. On voit alurs de fines goutelettes de liquide jaillir sur le joueur et en sens inverse, suivant la direction de la scie. Ce jouet présente de graves inconvénients :si la ficelle vient à casser, la scie est projetée et peut blesser le joueur ou les spectateurs ; il est moins dangereux de le fabriquer en bois et de ne pas découper de dents circulairement autour de lui; on peut alors employer tout simplement un large bouton de pantalon dans les deux trous opposés duquel on passe un brin de gros fil.
COUR. — Législ. L'article 12 de la loi constitutionnelle du 16 juillet 1875 porte que le Siiiat peut être constitué en cour de justice,
par un décret du président de la République, rendu en conseil des ministres, pour juger toute personne prévenue d'attentat contre la sûreté de l'Etat. Le même article ajoute qu'une loi devra déterminer le mode de procéder devant cette haute cour, pour l'accusation, l'instruction et le jugement. La loi de procédure n'existait pas encore lorsque en 1889, le Sénat eut à juger Boulanger, Rochefort et Dillon, inculpés d'attentat contre la sûreté de l'Etat. Le Parlement fut immédiatement saisi d'un projet qui a été volé sans retard, et cette loi (10 avril 1889) règle les détails de l'installation du Sénat en cour de jus tice, de l'instruction qui doit être confiée à une commission de neuf sénateurs, de la mise en accusation et du jugement. La peine est appliquée selon les dispositions du code pénal. (Ce. Y).
COURCY (Philippe-Marie-Henri Roussel de), général français, né à Orléans en 1827, mort à Paris en nov. 1887. Sorti de Saint-Cyr en 1846, il débuta aux chasseurs à pied et fut cité trois fois à l'orde du jour pendant la guerre du Mexique. En 1870, colonel au 90e de ligne, il se distingua à Borny et fut presque aussitôt nommé général de brigade et commanda, en cette qualité, dans l'armée de Versailles; fut désigné en 1877 pour suivre les opérations du grand-duc Michel dans l'Asie-Mineure, prit part à la lutte au milieu des grenadiers russes et fut décoré par le grand-duc devant tout le corps d'armée russe. A son retour en France, il passa général divisionnaire (8 janv. 1878). Après la malheureuse affaire de Lang-Son, il fut nommé, le 14 avril 1885, commandant du corps expéditionnaire du Tonkin, en remplacement du général Brière de l'Isle. Il quitta la France le 30 avril et entreprit de soumettre le Tonkin et l'Annam. Des obstacles imprévus, le climat, les difficultés d'un triple pouvoir militaire, politique et diplomatique, le soin d'assurer les subsistances à son armée et une foule d'autres causes épuisèrent son activité. Au mois de juillet eut lieu le guet-apens de Hué, dans lequel le général de Courcy et ses troupes faillirent trouver la mort. Quelques semaines plus tard, il fut rappelé en France, sans avoir pu réussir dans sa mission pacificatrice. Il rentra découragé, exténué, discuté, amoindri, et, de plus, atteint de fièvres dont il ne put se guérir. Il reçut un commandement sur la frontière de l'Est. Une pneumonie purulente l'enleva au bout de trois mois d'horribles souffrances et après une douloureuse opération.
C0URIL. Démon des légendes bretonnes.
Les courils visitent pendant la nuit les fermes et les maisons; quand ils n'y trouvent pas tout en bon ordre, ils dérangent les meubles et font tomber les enfants du berceau.
C0URNET (Frédéric), homme politique, né à Lorient (Morbihan), en 1838, mort en mai 1885. 11 était fils d'un officier de marine mis à la retraite en 1847, exilé en 1851 et tué en duel à Londres en 1852. Frédéric Cournet se signala dans toutes les manifestations qui précédèrent la chute du second empire, entra à la rédaction du Réveil et se fit arrêter plusieurs fois. Pendant le siège de Paris, il fut nommé commandant d'un bataillon de marche du xviii" arr.; Paris l'élut le 8 février 1871; à Bordeaux il vota contre les préliminaires de la paix. Le 26 mars les électeurs du xixe arr. l'envoyèrent siéger à la Commune; il donna sa démission de député le 30 du même mois. 11 fit partie de la commission de sûreté publique, de la commission executive et eut la direction de la préfecture de police du 24 avril au 4 mai. Il se réfugia en Angleterre après la chute de la Commune, et assista, en qualité de délégué, au Congrès international;,!■• de la llave (1872).
COURONNE s. f. Bot. Nom donné au calice persistant qui couronne certains fruits, à certains organes accessoires de la fleur, comme dans le narcisse. — Hortic. Réunion de plusieurs branches insérées à la même hauteur, ou à peu près, autour de la Lige ; base élargie (empâtement) d'un rameau supprimé.
COURONNÉ adj. m. Se dit d'un arbre qui à perdu sa flèche et ne se développe plus en hauteur.
COURSE. Voici quels ont été, jusqu'à ce jour, les vainqueurs du grand prix de Paris :
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