‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 149 sur 503 · C. Browers. · texte numérisé non relu

C. Browers.

Foihall.

Américain.

Keen.

Bruce.

Anglais.

RyraïÏÏ.

Frontin.

Français.

De Casfnc?.

Litlle-Duke.

Français.

De Castiies.

Paradox.

Anglais.

Brodrick.

Minting.

Anglais.

Winer.

Ténébreuse.

Français.

Aumont.

Stuart.

Français.

Lane.

Vasistas.

Français.

Delaraarre.

Sur vingt-six fois que le grand prix de Paris a été couru, les Français l'ont gagné 14 fois, et les Anglais 10 fois. Les deux autres fois, ce prix a été gagné par un cheval hongrois et par un cheval américain.

COURT (Joseph-Désiré), peintre français, néà Rouen en 1798, mort en 1865. Elève de Gros, il obtint, en 1827, le premier grand prix de Rome, par sa belle toile Samson livré aux Philistins. En 1821, la mort de César fut considérée comme l'un des meilleurs tableaux du salon. Boissy d' Anglas saluant la tête de Féraud fut encore plus admiré en 1833. Court a laissé plusieurs autres toiles qui témoignent d'un grand mérite.

COUSSINETS, m. Bot. Petit renflement situé à la base de la feuille, et qu'on désigne aussi sous le nom de nœud vital.

COUVEUSE ARTIFICIELLE. Appareil employé pour l'incubation artificielle des reufs

Couveuse artificielle

de poule, de cane, de perdrix, de caille, de faisane, etc. voy. incubation artificiel'.!.:, dans le /'. <e). U existe un grand

CRÉM

nomr>re de systèmes de couveuses ou couvoirspresque tous ceux que l'on emploie aujourd'hui se composent d'une caisse de bois à tiroirs dans lesquels les oeufs sont déposés sur tm lit de coton ou de foin très menu. Le chauffage se fait au moyen de la vapeur d'eau ou de l'eau chauffée à 50° C, pour que latempérature, à l'intérieur de l'appareil, soit toujours de 40°. Après l'éclosion, le petit exige encore les plus grands soins, jusqu'à ce qu'il ait acquis assez de force pour résister au froid. On remplace donc la chaleur maternelle parcelle d'un appareil chauffé', dans lequel les petits se tiennent blottis sous une peau d'agneau. ■Cette poussiniêre, comme on l'appelle, est le complément obligé de toute couveuse artificielle.

COUVEDSE D'ENFANTS. Le plus grand ennemi des nouveau-nés, surtout de ceux qui sont venus avant ternie, c'est le froid qui les fait périr en grand nombre. Déjà en 1857, Dencô, avec son berceau incubateur, et en 1884, Credé, avec sa baignoire, avaient essayé de fournir au nouveau-né débile la chaleur qui lui est indispensable; mais c'est M. Tarnier qui a réalisé, en 1883, l'appareil le plus pratique. Sa couveuse se compose d'une caisse en bois formée de deux compartiments superposés. Dans celui du dessous, un place les moines ou bouteilles d'eau chaude, que l'on renouvelleaussitôt que la température baisse; dans celui du haut repose l'enfant sur du coton ou sur un matelas; ce compartiment est vitré, pour permettre de surveiller l'enfant. Des orifices spéciaux règlent la circulation de l'air pur et chaud dont ils assurent le renouvellement. Le gavage, imaginé en 1851 par Marchant, est le moyen complémentaire poulies enfants nés avant terme, quand ils ne peuvent prendre le sein. On le fait à l'aide d'une sonde œsophagienne, surmontée d'un vase en verre gradué, qui permet de graduer facilement la quantité de lait donnée au nourrisson, lait qui est, autant que possible, fourni par les nourrices. L'usage de la couveuse d'enfants produit des résultats merveilleux. Il mourait autrefois à la Maternité 60 p. 100 des enfants pesant moins de 2 kilogr.; grâce à la couveuse, on n'en perd plusque36 p. 100; tous les enfants nés à six mois succombaient; on en sauve aujourd'hui 30 p. 100.

CRAILLER v. n. [11 mil.]. Crier, en parlant du corbeau, de la corneille.

CREM

CRÈM

CRAPAUD. Art vétér. Décomposition des tissus qui composent le pied du cheval ; particulièrement hypertrophie de la fourchette accompagnée de l'hypertrophie de tous les tissus. Le traitement consiste à enlever les fers et à lier le paturon avec une grande corde de la grosseur d'un porteplume pour empêcher le sang de couler; appliquer des caustiques sur les parties où les ravages sont les plus terribles : alun calciné ou sulfate de cuivre. Les chevaux atteints de crapauds sont fortement dépréciés.

CRAQUER v. n. Crier en parlant de la grue, de la cigogne et d'autres oiseaux de la même famille. On dit aussi craqueter.

CRÉMAILLÈRE (chemin de fer à). Chemin de 1er dans lequel on fixe une sorte d'échelle de fer sur la voie, entre les rails. Une roue dentée dont la machine est pourvue engrène sur ces échelons. Ce système est employé quand il s'agit de franchir des pentes rapide* comme sur le liane du Righi, à Langres, etc! CRÉMATION. Encycl. L'incinération des cadavres a ete généralement pratiquée dans antiquité, sauf en Egypte où l'on embaumait les corps en Judée où ou les déposait dans (les sépulcres, et en Chine ou on les a de tout temps enfouis dans la terre. Mais jusqu'au n" siècle de notre ère, les Grecs et les Romains n curent pas d autre manière de traiter les

cadavres humains. Le même syslène est encore pratiqué dans une grande partie de l'Asie et dans lescontrées non christianisées de l'Amérique. On proposa, en France, pendant la Révolution, de le faire revivre. Cette idée fut abandonnée; mais on l'a reprise de nos jours. Ses partisans font valoir, entre autres raions dignes de la faire adopter, que la crémation est économique, qu'elle ne nuit pas à la santé des vivants comm l'horrible et lente décomposition des corps >1 ms le sol. Ses adversaires font remarquer qu'il sera difficile de changer les habitudes séculaires des peuples c i tiens. D'ailleurs, la crémation fait disparaître toute trace de mort violente, tandis que le cadavre abandonné à la terre peut encore servir pendant longtemps de témoin. Enfin la doctrine de la résurrection du corps est favorable à l'inhumation. Ces considérations n'empêchèrent pas différents médecins italiens de faire des essais do combustion à l'aide de fours disposés spécialement pour cet usage. Le docteur Poli, à l'usine à gaz de Milan, employa du gaz mélangé avec de l'air atmosphérique, dans un appareil cylindrique en argile réfractaire. Le docteur Brunetti, de Padoue, père de la crémation moderne, employa un four oblong de brique, réfractaire, avec des portes sur les côtés, pour régler le tirage, et un dôme de fonte, muni d'une ouverture. On put voir à l'Exposition de Vienne, en 1873, les résultats de ses expériences. Dans le fourneau régénérateur de Siemens, on n'emploie qu'un courant d'air brûlant et le corps fournit l'hydrogène et le carbone. Un congrès relatif à la crémation se réunità Dresde en juin 1870; les Sociétés des différents pays d'Europe s'y firent représenter, et l'on y étudia le plan d'un temple crématoire, contenant une chapelle, d'où le corps serait élevé jusqu'à une salle d'incinération. Une troisièmesalle devait contenir les urnes destinées à recevoir les cendres. Toute satisfaction avant été donnée à la religion, les peuples protestants étudièrent la question et firent de nombreux essais. Une Anglaise, M™ Charles Dilke, attacha son nom à la nouvelle méthode, en subissant la première, d'après sa volonté, la crémation. Le baron de Palm, ancien chambellan du roi de Bavière, étant mort à New-York en mai 1876, fut incinéré, en vertu d'nn vœu exprimé dans son testament. A partir de ce moment, la crémation devint assez commune pour permettre la construction de fours crématoires dans plusieurs villes d'Italie, à Breslau, à Dresde, etc.; des sociétés de crémation se sont formées dans presque toutes les contrées de l'Europe et l'on a construit des fours à Londres, à Paris, et dans les environs de Nèw-York.La pratique de l'incinération a été recommandée par le conseil municipal de Berlin, approuvée par celui de Paris et rendue légale par les gouvernements d'Italie, de Suisse, et par les municipalités de Vienne, de Gotha et de diverses autres villes d'Allemagne. Plus de 500 cadavres ont déjà été brûlés dans les seuls fours d Italie. 11 existe plusieurs systèmes crématoires. Dans les uns comme dans les autres, l'incinération d'un adulte ne dure pas plus d'une heure et demie, et les cendres, qui sont parfaitement blanches,' pèsent environ 2 kilogv. Le corps est réduit à ses éléments composants. Le prix de cette réduction ne dépasserait pas 40 francs, si la crémation était pratiquée sans interruption, mais elle coûte beaucoup plus cher quand il faut chauffer, le four à chaque opération. — Législ. Un décret du 27 avril 1889, portant règlement d'administration publique , et rendu en exécution de la loi du 13 novembre 1887 (art. 3), détermine les conditions applicables aux divers modes de sépultures. Il décide qu'aucun appareil crématoire ne peut être mis en usage sans une autorisation du préfet, accordée après avis du conseil d'hygiène. Toute incinération est

faite sous la surv iilla:i e d u-j é muni-

cipale-, et elle doit être préalablement autorisée par l'officier de l'état civil du lieu décès, lequel ne peut donner cette aulo tion que sur le vu : 1» de la demande faiti nom de la famille, 2» du certificat du méde- :in traitant, affirmant que la mort est le résultat d'une cause naturelle, et 3° du rapport d'un médecin assermenté, commis par l'officier de l'état civil pour vérifier les causes du décès. Les cendres ne peuvent être déposées que dans des lieux de sépulture et elles ne peuvent être déplacées qu'en vertu d'une permission de l'autorité municipale. — Les communes dans lesquelles sont installées des chambres funéraires ou des appareils crématoires peuvent percevoir des droits pour le dépôt et pour l'incinération des corps. Les tarifs de ces droits sont délibérés par les conseils municipaux et soumis à l'approbation du préfet (L. 17 juillet 1889, art. 29). La coutume d'incinérer les corps des personnes décédées était assez répandue chez les peu anciens, dans les classes les plus élevées. Elle semble devoir revivre de nos jours, malgré l'opposition de l'Eglise romaine qui, si souvent elle-même, s'est servie du bûcher pour anéantir ceux qui refusaient de se soumettre à son autorité. C'est à Milan qu'a été construit, en 1876, le premier appareil crématoire ; et, bientôt après, les principales villes d'Italie ont suivi cet exemple. Il en existe aussi eu Angleterre et en Suisse. La législation française s'opposait implicitement à l'emploi de ce mode de sépulture; car tous les corps des décédés devaient être inhumés. La loi du 15 novembre 1887, dont nous venons de parler, a mis fin à cette interdiction. Déjà, en 1884, on avait installé, à Paris, dans le cimetière de l'Est, un four crématoire, destiné à brûler les restes humains sortant des amphithéâtres de dissection. Un appareil public a été construit, dans le même cimetière, en 1887; mais la combustion au bois était incomplète et de très longue durée. On emploie aujourd'hui, avec succès, le gaz oxyde de carbone, produit par un foyer au coke. Les résidus de chaque crémation, réduits aupoids d'un à deux kilogrammes environ, sont recueillis dans un petit coffre en grès, lequel, après avoir été scellé aux armes de la ville de Paris, doit être ensuite déposé dan* une sépulture. Le tarif adopté par le Conseil municipal fixe à 50 fr. la redevance à payer par les familles pour l'usage de l'appareil crématoire. Les indigents sont incinérés gratuitement. Dans une circulaire adressée aux préfets le 25 mai 1890, le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques a fixé les conditions auxquelles doivent satisfaire les cercueils renfermant les dépouilles mortelles destinées à être incinérées. — La crémation présente certains avantages, surtout lorsque le décès a été causé par une maladie contagieuse ; mais il est très douteux que cette pratique se substitue aux habitudes anciennes des populations.

(Ch. Y.)

CRÉMATOIRE adj. Qui sert à la crémation. — Four crématoire, édifice danslequel ou procède à l'incinération des cadavres; le four crématoire de Paris a été commencé en 1837 et terminé l'année suivante. C'est une élégante construction qui s'élève au cimetière du Père- Lachaise, derrière le cimetière israélite. 11 est dominé par 2 cheminées d'appel en pierre blanche et par 3 dômes qui abritent 3 chambres crématoires. Le four est du même système que celui de Milan.

CRÈME (de fraises ou de framboises glacée ,,. Prenez un demi-litre de fraises ou de framboises bien mûres, un demi-litre de crème, 500 grammes de beau sucre blanc en poudre. Exprimez le jus de vos fruits à travers un tamis; ajoutez le sucre et la crème, le jus d'un citron ou un demi-bâtou de vanille, et

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glacez. — Un peu de lait nouveau ajouté au moment de glacer rend l'opération plus rapide. — On peut préparer de cette façon toute espèce de fruits, en choisissant de préférence ceux qui ont un parfum agréable et prononcé. Il suffit de prendre soin de ne se servir que de fruits de bonne qualité et bien mûrs. On peut également se servir de fruits conservés, ou de moitié de ceux-ci mêlés à des fruits secs. — Naturellement, la quantité de sucre sera diminuée en proportion des conserves. — Crème aromatisée pour glaces.

Délayez des jaunes d'oeufs dans du lait, en proportions convenable; ajoutez du sucre en poudre; mêlez bien. Faites épaissir au feu, en tournant incessament, et sans laisser bouillir. Retirez du feu, passez au tamis de crin. Aromatisez alors au citron, à la vanille, aux pistaches, au café, au chocolat, — et glacez.

CRÉOLINEs. f. Substance liquide, d'un brun noirâtre, sirupeuse, ayant l'odeur du goudron et qui est l'un des produits de la distillation sèche de la houille. Densité à -17° 1066. On l'a employée comme antiseptique des plaies dans plusieurs cas d'érésipèle.

CRÊPES. Prenez une demi-livre de farine, trois œufs entiers, une bonne pincée de sel fin ; délayez avec un mélange d'eau et de lait par portions égales; ajoutez une cuillerée et demi d'eau-de-vie et un peu de fleur d'oranger : mêlez bien. Laissez reposer au moins deux heures avant de vous en servir. — Nous n'avons pas besoin de donner ici des instructions pour faire cuir les crêpes et les faire sauter par la cheminée : tout le monde le sait d'instinct.

CRIAILLER v. n. Crier, en parlant du corbeau, de la corneille et d'autres oiseaux de la même famille.

CRIBBAGE s. m. (angl. crib., crèche). Jeu anglais plein de variété et considéré comme utile à la jeunesse pour développer en elle les facultés du calcul. On y joue à deux, à trois, à quatre personnes, avec un jeu de 52 cartes ; chaque joueur en reçoit ordinairement cinq, rarement six ou huit. Le vainqueur est celui qui arrive le premier à compter soixante et un points. Les points se marquent sur une tablette particulière, comme celle qui est représentée ci-contre :

Cette tablette se place en long ou en large. Un joueur doit commencer de marquer à partir de l'extrémité où se trouve son soixante et unième point et par la rangée extérieure de trous. Chacun est pourvu de deux fiches dont on se sert de la manière suivante : Supposons que l'on compte d'abord quatre, on placera une fiche dans le 4e trou; si l'on compte ensuite trois, on comptera trois trous à partir de la position de cette fiche, et l'on enfoncera la seconde fiche dans le 3° trou. Si le point suivant est huit, on comptera huit trous à partir de la 2e fiche et on portera la lre fiche dans le 8e trou. Par cette méthode, on évite toute espèce de confusion, et les joueurs sont à même de vérifier réciproquement leurs points. Ordinairement, les fiches ffun joueur sont d'une couleur, et celles de son adversaire d'une autre couleur; man cette différence n'est pas indispensable, parce qu'un joueur ne doit jamais porter la main »ur la demi-tablette de son adversaire. A ce

jeu, les figures et les dix tiennent le même rang ; les autres cartes se suivent dans l'ordre de leurs points et les as sont les derniers. — Marche du jeu a cinq cartes. Celui qui coupe la plus basse carte a la donne. Le donneur ayant battu les cartes, son adversaire coupe le paquet. Ensuite on ne place pas le demipaquet inférieursur le demi-paquetsupérieur, comme cela se pratique dans les autres jeux. On laisse sur le tapis le paquet divisé en deux parts. Du demi-paquet inférieur, le donneur distribue 5 caries à son adversaire et 5 à luimême, une à une alternativement, en commençant par son adversaire. Les cartes [restantes se déposent sur le demi-paquet supérieur, et ce tas reste ensuite intact, jusqu'à ce que l'on ait écarté. Dès le début d'une tournée, celui qui n'a pas la donne compte trois points d'emblée, comme une sorte de compensation à la possession du crib par le donneur. Chacun des joueurs examine alors ses cartes; le donneur en écarte deux, qu'il pose, face en dessous, sur le tapis ; son adversaire en écarte également deux, qu'il place sur celles du donneur. L'adversaire coupe de nouveau les cartes ; le nombre des cartes qu'il enlève dans sa main et de celles qu'il laisse sur le tapis doit être supérieur à deux. Le donneur prend la première carte du demipaquet inférieur, l'autre joueur remet sur le demi-paquet inférieur celui qu'il a dans la main, et le donneur, retournant la carte qu'il a prise, la pose sur le tas. Les quatre cartes de l'écart et la carte retournée constituent le crib, qui appartient au donneur. Si la carte retournée est un valet, le donneur compte « deux points pour son talon ». La retourne se marque en comptant le point de chaque joueur aussi bien que le crib. Le premier en main débute par jouer une carte, dont il annonce la valeur à haute voix. Pour donner un exemple, supposons que le premier à jouer ait une dame, un valet et un cinq; que l'adversaire ait un sept, un huit et une dame ; et que la retourne soit un quatre. Le premier) en main jette sa dame et crie : Dix ! Le donneur joue également sa dame en disant : Vingt ! Le donneur compte deux pour une paire ou deux cartes pareilles, parce que toute figure vaut dix. Le premier joueur réplique par son valet, et dit: Trente. Comme il est le plus rapproché de trente et un, le donneur, qui n'a pas d'as pour faire exactement trente et un, lui dit : Allez. Et le premier narque un trou.

Alors on calcule le point contenu dans :haque jeu. Le premier compte quatre — deux pour chaque quinze; et le donneur compte deux pour son quinze, obtenu par un sept et un huit. Si le valet de l'un des jeux est de la couleur de la retourne, celui qui le possède compte un. Ensuite le donneur compte et marque les points contenus dans le crib, et la partie continue par une nouvelle tournée. Si, en essayant de se rapprocher de trente et un, au commencement, un joueur peut faire quinze, il compte deux. Celui qui lait exactement trente et un compte deux. Les jeux se comptent comme suit :

Pour un valet de retourne 2 points.

Pour une séquence de 3 ou de 4 cartes. 3 ou 4 —

Pour un flux (3 cartes de la même couleur) 3 —

Pour un grand flux (3 cartes en main et la retourne de la même couleur). , . 4 —

Pour chaque quinze, comme 6 et 9; 10, 3 et 5-, 7 et 8, une figure et 5; etc. S —

Pour une paire (deux cartes pareilles, comme 2 trois, 2 quatre, etc.). . . .

Pour une paire royale (trois cartes pareilles) 6 —

Pour une double paire royale (quatre cartes pareilles) 12 —

Pour le valet de lacouieurde larelourr t. I —

Si un joueur possède un six, un sept et un huit et si la retourne est un huit, il comptera séparément les deux séquences et marquera trois pour chacune d'elles. Le premier à jouer compte toujours le premier, ce qui est très importantà la fin d'une partie, parce que c'est celui qui arrive le premier à 31 qui a gagné. Le donneur, quand il arrive au 61, ne peut donc le compter si son adversaire vient d'y arriver également. Le but du second joueur e6t d'abattre sur la carte du premier une carte qui s'appareille avec elle. S'il ne peut faire une paire, il répond par une carte dont le point, additionné avec celui de la première, arrive à quinze. Alors le but du premier joueur est de poser, sur les deux cartes déjà abattues, une troisième carte qui fasse soit une paire, soit une paire royale, soitun flux; et cherche à atteindre le nombre 15, si cela n'est déjà fait. Les joueurs abattent ainsi alternativement une carte sur les autres, jusqu'à ce que les points des cartes abattues fassent 31 ou approchent le plus possible de ce nombre. Celui qui se voit forcer de dépasser 31 et qui ne peut s'en approcher de plus près que n'en est son adversaire dit alors : Allez. 11 n'abat aucune carte et son adversaire compte un et a le droit de jouer une nouvelle carte ; si l'adversaire peut faire exactement 31, il compte deux, de plus, il a souvent l'occasion de faire des paires et des séquences. Ensuite, on abat les jeux, et l'on ajoute aux points déjà gagnés en jouant, ceux que l'on peut avoir quand on arrange ses cartes de toutes les manières possibles pour leur faire donner des paires, des paires royales, des séquences, etc. Le donneur a l'avantage de pouvoir arranger ses cartes avec celles du crib. A toute nouvelle tournée, le premier en main de la tournée précédente devient donneur à son tour. — Règlement général. 1. Quand le donneur fait voir ses cartes, tant pis pour lui. 2. Quand le donneur laisse voir les cartes de son adversaire, celui-ci marque deux points et peut exiger une nouvelle donne. 3. Quand le donneur se trompe et ne découvre pas son erreur avant que l'un ou l'autre joueur ait yu ses cartes, l'adversaire compte deux et recommence la distribution. 4. Si, pendant la distribution, le premier à jouer fait voir une de ses cartes, le donneur a le droit de recommencer la donne, pourvu qu'il n'ait pas vu ses propres cartes. 5. Quand le donneur distribue plus ou moins de cinq cartes, son adversaire compte deux et fait recommencer. 6. Si un joueur touche les cartes après la donne, avant de couper pour la retourne, l'adversaire compte deux points. 7. Si un joueur compte plus qu'il n'a le droit de compter, l'adversaire le force à effacer les points marqués en trop et marque pour luimême un nombre égal de points. 8. On peut adouber les fiches, quand elles se trouvent dérangées par accident; mais alors il faut dire : « j'adoube », sinon, l'acte de toucher les fiches sans nécessité donne droit à l'adversaire de compter deux points. Si un joueur dérange la fiche la plus avancée, on peut l'obliger à la poser derrière la seconde. 9. Un joueur qui a oublié de marquer son point ou qui s'est trompé à son désavantage, ne peut plus réparer son oubli ou son erreur après la coupe de la tournée suivante. — Cribbage a trois. La théorie du cribbage à trois joueurs est semblable à celle du cribbage à deux. La tablette dont on se sert est triangulaire et porte trois séries de 60 trous, avec Te trou de partie au milieu. Chaque joueur agit pour son propre compte et a, par conséquent, deux adversaires au lieu d'un. Chacun reçoit cinq cartes, une à une, et le donneur pose la seizième, couleur en dessous, sur le tapis, pour former le commencement du crib. A cette carte, chaque joueur en ajoute une, prise dans son jeu, ce qui fait que les seize cartes se trouvent également distribuées entre les

CRIC

trois joueurs et le crib. Celui qui réussit à atteindre le premier le 61e trou gagne la partie et les enjeux de ses deux adversaires. — Cribbage a quatre. Dans cette variété de cribbage, deux personnes forment une association contre deux autres joueurs qui sont également associés. Soixante et un points forment ordinairement la partie ; mais on convient quelquefois de faire deux fois le tour de la tablette et d'arrêter la partie à cent vingt et un points. Avant de commencer, deux des quatre joueurs sont désignés pour être chargés des comptes et de lamarque ; on pose la tablette entre eux deux ; les deux autres joueurs n'ont pas le droit de dire un mot relativement aux comptes ou à la marque. Après la coupe et la distribution de cinq cartes à chaque joueur, le donneur place le reste du paquet sur sa main gauche. Chacun donne alors une carte, pour former le crib, qui appartient au donneur. Le choix de la carte que l'on donne au crib dépend naturellement du parti auquel appartient ce crib. On donne de préférence un cinq lorsque le crib appartient à l'association dont on fait partie. On évite de donner un cinq au camp adverse. On joue alors j usqu'à ce que les seize cartes soient abattues. Les quinze, les séquences, les paires, etc., se comptent comme dans une partie à deux. Quand un joueur voit qu'il lui est impossible d'atteindre exactement trente et un ou un point moindre, il dit : « allez » et la main passe à son voisin de gauche. Le premier à jouer doit abattre, autant que possible, un trois ou un quatre. Le second cherche à faire une paire ; il évite de jeter une carte du point immédiatement inférieur ou supérieur à la carte jouée, parle premier, parce que le troisième trouverait l'occasion de faire une séquence. Quand il peut faire quinze, cela est préférable à la paire. Le but du troisième joueur est d'atteindre le nombre inférieur à trente et un, pour permettre à son partenaire de gagner un point après que le quatrième joueur aura dit : «allez»; le partenaire peut même gagner deux points, s'il arrive exactement à trente et un. Le quatrième joueur étant le dernier à jouer pendant la première tournée, aura donc agi sagement en se conservant des as ou de basses cartes, pour atteindre trente et un. Dès que les jeux sont abattus, on compte, en y comprenant le crib, et l'on marque. Le premier à jouer marque le premier.

CRICKET s. m. [kri-kett]. (angl. cricket, criquet). Encycl. 11 est évident que le cricket anglais n'estqu'une modification de notre ancien jeu français nommé criquet ou crosse. Maispendanl un long voyage outre-Manche, où il a dû être introduit par les compagnons de Guillaume le Conquérant, il a changé de physionomie, tant sous le rapport de l'ortographe de son nom que sous celui de ses règles. Il y a deux siècles à peine; on le jouait encore en plantant dans le sol deux petits poteaux ou stumps (guichets) hauts d'un mètre, éloignés de 8 à 10 cent, et réauis à leur partie supérieure par une baguette (wicket [ouik-ètt]). Un joueur, placé à une certaine distance et armé d'une solide balle de cuir, essayait de renverser cet édifice ou tout au moins de lui imprimer une secousse qui fit tomber le wicket. Un autre joueur, placé près des poteaux et pourvu d'un bâton aplati nommé crosse ou batte, défendait le wicket en repoussant la balle. Plus était grande la distance que la balle avait à parcourir, plus il était facile pour le défenseur ou crosseur de se précipiter entre te wicket et l'assaillant. Tel était le wicket simple, que l'on ne joue plus guère aujourd'hui, et qui a fait place au wicket double. Le wicket simple n'est, comme nous l'avons dit, qu'une modification de notre ancien criquet ou crosse qui se jouait de la manière suivante : L'un des deux joueurs, désigné par

CRIC

le sort, s'armait d'un bâton recourbé nommé criquet ou crosse, et se portait près d'un but formé de deux pierres éloignées d'environ 40 [cent, l'une de l'autre, ou de deux piquets plantés en terre à la même distance. L'autre joueur, placé à une distance convenue, lançait une balle et cherchait à ia faire passer entre les deux pierres ou les deux piquets. Le premier, nommé crosseur, s'efforçait, au contraire, de repousser la balle avec la crosse et de la chasser le plusloin possible; puis tandis que son adversaire courait après elle pour la ramasser, il se précipitait vers un autre but marqué d'avance, le frappait de sa crosse et faisait son possible pour revenir à son premier poste avant que le second eût eu le temps de ramasser la balle et de la faire passer entre les pierres ou les piquets. Il conservait son rôle de crosseur tant qu'il réussissait à repousser la balle ;maissi elle trompait sa surveillance et passait entre les pierres ou les piquets, soit au premier coup, soit aux coups suivants, il cédait sa place et sa [crosse à l'adversaire, qui devenait crosseur à son tour. Le vainqueur était celui qui, le premier, parvenaità repousser laballe un nombre convenu de fois. Ce jeu si simple et si agréable est abandonné depuis longtemps ; on l'a remplacé par le cricket simple, qui a lui-même fait place, depuis plusieurs années, au cricket double, ainsi nommé parce qu'il exige l'emploi de deux balles et de deux guichets placés chacun dans un camp. Aujourd'hui les guichets se composent de trois bâtons verticaux (stumps) ordinairement en bois de frêne, solide et sans nœuds. Sur ces bâtons, on place transversalement deux bails ou baguettes de bois sculptées et tournées, posées de façon que les extrémités de chacune d'elles reposent sur deux des trois stumps, les rainures du sommet de chaque slump servant à main-

CRIC

Limite

Guichets

Terrain du double cricket.

tenir les extrémités de chaque bail. Tel est le guichet contemporain. Les deux guichets nécessaires à la partie dite « double wicket • se placent en face l'un de l'autre à une distance de 22m,80. Quand on se prépare pour un match, on arrange le terrain de chaque guichet comme le montre notre fig. 1. Le bowlmg crease [bôl'-inng-kri-se] ou limite du boleur (bowler) est la limite qui empêche le boleur de courir au delà des guichets ; s'il lui arrive, en délivrant une balle, de placer ses deux pieds en dehors du bowling crease (c'est-à-dire visà-vis des stumps), la balle est dite « perdue » et cette faute vaut un poirt au camp adverse. La ligne de retour limite, de chaque côté, le camp du boleur. Il y a aussi la limite du batteur ; si celui-ci n'a pas un pied toujours dans l'intérieur ou sur la ligne, le gardeguichet (wicket-keeper[ouik-ètt-kipeur]) peut renverser le guichet avec la batte et ainsi mettre hors le batteur. C'est pourquoi le frap-

peur (stnker [strai -keur]) aura grand soin de ne jamais sortir de son territoire. Avant de se mettre en face du boleur, le batteur prend ordinairement block de l'arbitre. Le block est un point à une longueur de batte du guichet du milieu, avec lequel il est supposé former exactement une ligne, dans le but de garantir le guichet de l'attaque du boleur. La longueur et la largeur de la batte sont établies par l'article 2 des règles ci-dessous; quant à son épaisseur et à son poids, le joueur consulte ses forces. Le bois de la batte doit être sec, uni, taillé dans le sens du fil ; le service augmente sa qualité et quand elle n'apasservi, on doit l'imprégner d'huile. Les cricketeurs, surtout le wicket keeper, se trouvent toujours bien d'employer des gants spécialement manufacturés pour cet usage. Ceux du wicket keeper sont en solide peau de daim et perforés de manière à permettre la ventilation des mains, sans mettre obstacle à la résistance opposée à la balle. Faute d'en faire usage, on exposerait ses mains et ses doigts à de graves blessures. Pour le batteur, on fabrique des gants de daim, découpés sous la paume de la main, ce qui permet de saisir solidement le manche de la batte; une bande élastique maintient sur le poignet chaque côté du gant au moyen d'un bouton. Sur le dos de la main, le long de chaque doigt, sont d'épaisses bandes tubulaires de caoutchouc, ce qui fait que les doigts ne risquent pas d'être écrasés par le choc de la balle. L^rrangement n'est pas le même pour les deux mains: presque tout le dos de la gauche est couvert; le pouce étant garanti par la batte n'exige aucune protection particulière. Pour la main droite, ce sont les doigts, plus exposés, qui demandentà être garantis. Les chaussures des crickteurs ne sont pas indifférentes et l'on ne peut se dispenser d'avoir des soula préférence aux chausliers ferrés ; on donne sures lacées, en cuir de chamois, comme soutenant, mieux que les autres, le pied et la cheville.

11 serait superflu de mentionner la nécessité des jambières, sans lesquelles le jeu deviendrait très dangereux. Elles sont garnies de joncs ou de cannes et montent audessus du genou, garanti-sant ainsi toute la parie inférieure de la jambe. Dans les matchs, on se munit en outre d'un appareil de signaux pour annoncer les marques, etc. Enfin, quand on veut s'exercer sans réunir un grand nombre de personnes, on doit faire usage d'un filetque l'on place en arrière du guichet pour arrêter la balle (fig. 2). Le cricket

du Boteur

91 ceutim.

du batteur.

Fig. 2. — Le filet.

demande une longue étude et il ne faudrait pas s'imaginer que l'on devient bon cricketeur, soit comme batteur, boleur ou fieldsman [lids'-

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mann] si l'on ne pratique longtemps l'emploi que l'on veut remplir; ce n'est pas un ait que l'on apporte en naissant et la difficulté que l'on éprouve à l'apprendre, le temps qu'il exige pour être étudié sont autant de difficultés qui empêcheront le cricket de remplacer définivement nos jeux français d'exercice; il faut ajouter que cet amusement, comme la boxe et plusieurs autres exercices anglais, n'est pas sans danger, malgré toutes les précaution- que l'on prend pour n'être pas

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Le frappeur en positiou pour attendre la balle, doit se tenir ferme sur la jambe droite, l'épaule gauche en avant, le pied gauche à 30 centimètres du pied droit, l'œil gauche un peu au-dessus du niveau de l'épaule gauche

Fi^. 3. — Le batteur se prépare à l'action.

estropié ou douloureusement blessé. — Du batteur. Le batteur, batsman [batls-mann], appelé aussi striker [straïk-eur] (frappeur) est le joueur armé de la batte; il se tient en avant de l'un des wickels, vis-à-vis du balleur ou

Fig. 4. — Mauvaise position de la batte

lanceur de balle, qui est devant l'autre wickel. Il est indispensable que ses jambes soient garanties par les jambières dont il a été parlé plus haut. Son service n'est pas seulement le plus dangereux, il est aussi le plus difficile el

Fig. 5. — Position correcte (vue de côté).

demande une longue étude. Nos fig. 3, 4 et S le représentent dans ses diverses attitudes quand il attend la balle. La première manière (lig. 3) est assez n commandable ; mais la seconde (fig. 4) est tout à fait condamnée par l'expérience, On ne doit jamais poser la batte devant soi, il faut, au contraire, l'appuyer vers la droite du joueur et la placer devant le guichet (lig. 5). Quelle que soit la position de la balte, ou doit la tenir solidement avec les deux mains; le dos de la main gauche est tourné du côté du boleur, les doigts et le pouce de la main droite sont du même côté.

Fig. 6.

(fig. 5). Quand le joueur sait se tenir correctement et solidement devant son guichet, il doit étudier la manière de recevoir la balle. C'est ici que se présentent les véritables difficultés. Dans quel cas doit-il jouer en arrière

ou en avant? Comment suivra-t-il à la volée la balle comme il le désire? Pour réussir, il faut une grande pratique, et encore les joueurs les plus habiles se trompent-ils fort souvent. Comme principe, on doit prendre une rapide

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eff stump ; celui du milieu middle stump et le plus rapproché est le leg stump, parce qu'il est le plus contigu aux jambes du batteur par le fait que celui-ci se met en garde près des stumps pour éviter de placer son .corps en face du guichet. La défense du leg stump est la plus difficile, elle exige un rapide mouvement du corps en côté (fig. 7). Le coup en arrière, moins compliqué, consiste à porter la batte entre le corps et le guiche'; on est à peu près sûr, de cette façon, de ne pas manquer la balle. Enfin, le coup en avant (fig. 8), plus difficile à exécuter que le précédent, est Indispensable quand la balle arrive très bas ; alors le batteur avance le corps et porte la batte en avant, Il y a aussi le coup dur ou

coup violent, appelé drive [draï'-ve,] pour lequel on lève presque horizontalement la batte a la hauteur des hanches pour frapper rudement la balle. Enfin le eut [keutt] est un autre

Fig. 6.

détermination, et quand on a le moindre doute sur l'opportunité de jouer en se penchant en avant ou en arrière, on se décide pour celte dernière manœuvre (fig. 6). La moindre hésitation peut faire perdre, parce qu'il arrive souvent que si l'on se jette en avant après un instant de retard, ou ne reprend pas exactement la balle et on la retourne doucement entre les mains du boleur, à la grande joie des adversaires. Chaque stump du wicket porte un nom particulier. Le plus éloigné du ballerj-en position est appelé

Fig. iO.

coup violent que l'on donne en s'appuvant d'aplomb sur la jambe droite et en levant verticalement la balle pour Rabaisser ensuite vivement à la rencontre de la balle (fig. 9). Le jeu du batteur ne consiste pas seulement à protéger son guichet. Il doit aussi faire des courses, et en faire le

. plus possible d'un guichet à l'autre

quand il a repoussé la balle au gU! loin; chaque course lui compte pour un poinl. Le batteur adverse essaie =r ae réduire le nombre de ces courses en arrêtant la balle le plus tôt possible et en la renvoyant au gardeguichet. — Du boleur. Ce serait une grande erreur de croire que l'on fera un excellent boleur parce que l'on a acquis une certaine précision mécanique à diriger une balle.

Il faut joindre d'autres qualités à l'adresse; la principale est la promptitude à découvrir exactement le point faible des adversaires. — Le boleur doit saisir la balle à pleine main, de manière que ses doijJts la contournent, les bouts touchant la couture (fig. 10J. 11 est permis de boler (lancer la balle) soit en dessous, c'est-à-dire en la jetant comme une boule, quand on a le bras tendu vers les jambes, soit en dessus, comme une pierre, en portant la main à la hauteur des épaules, ou même en l'élevant au-dessus de la hauteur de la tête. Le bowling est fatigant, il demande beaucoup de précision, surtout si le boleur désire faire des effets, qui va-

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rient suivant sa manière de tenir la balle. S'il la tient la paume de la main tournée vers le ciel, il obtiendra un effet en dedans ; si la paume de la main est tournée vers le sol, l'effet sera en dehors et le projectile, dès qu'il aura touché terre, se raprochera du centre des guichets ou s'en éloignera. — Du champ. La plupart des traités élémentaires qui s'occupent du cricket parlent à peine du champ ou JîeWin0[fil-diniig], qui est pourtant d'une importance capitale. Les meilleurs boleurs, les plus habiles batteurs ne

rig. il,

fontrien de bon s'ils ne sont vaillamment soutenus par d'excellents joueurs en dehors ou fieldsmen. Le rôle de ceux-ci consiste à arrêter et à renvoyer les balles frappées par le batteur. Leur 'fonction exige une grande activité et beaucoup de sang-froid. Sans cesse en course après la balle, ils doivent, quand ils l'ont attrapée à la volée, la lancer en droite ligne. Pour attraper la balle, le coup d'œil les guide. Ils se placent sous le projectile, à l'endroit précis oîi il doit tom ber et le saisissent, soit d'une seule main, soit dans les deux mains adroitement amenées à la hauteur du menton U\Z. H)- Les places les plus importantes dans le champ, après celle de boleur, sont celles de garde-guichet, de long-stop, de pointe, de couvre-pointe de long-leg (grande jambe). Il n'est pas de position où un bon joueur ne puisse se distinguer. — La place de garde-guichet n'est pas seulement honorable, elle est dangereuse, parce qu'il peut être blessé par une balle violente, lancée avec maladresse. L'art, pour lui, est de savoir bien prendre les legs balls (balles de jambe) ; et il lui est impossible d'y arriver

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bilre pour des sujets frivoles. — La pointe est une position qui exige du coup d'oeil et du sang-froid. Le cricketeur en pointe se tient assez prêt du guichet pour les bowlings rapides; il s'en rapproche pour un bowling fait avec lenteur. Le couvre-pointe se place plus loin du guichet; il a les mêmes fonctions. Le long-stop (long arrêt) se met en arrière du garde-guichet; son devoir est d'empêcher les hyes ou courses obtenues sans que la balle ait été touchée par la batte. — Le long-leg (grande jambe) occupe souvent ia piace la plus dure à remplir. Il se met sur le côté du guichet, quelquefois à angle droit; ou bien un peu sur le devant, pour les bowlings peu rapides et change de position dans la direction du grand-arrêt, suivant la marche du boleur. Le long-slip, de même que le couvre-pointe, est du côté du long-stop, lo short-leg (courtejambe) est dans la même, direction. — Le devoir de Yarbitre (umpire) est de décider sur toutes les questions. Il y a deux arbitres, l'un près de chaque guichet. Ils jugent si la partie est jouée d'après les règles, si le terrain est en état, etc. Quand ils ne sont pas d'accord, la partie continue sans changement. Dans les cas de prise de la balle (catch), c'est l'arbitre du côté du boleur qui décide; s'il s'agit d'un stump ou mise dehors du batteur, c'est l'arbitre du côté du batteur qui juge; quand un guichet est renversé, toute contestation est soumise, à ce sujet, à l'arbitre qui se trouve du côté de ce guichet. Celui qui est placé près du guichet dn boleur déclare nulle (no bail), toute balle mal lancée; il doit avoir soin de faire cette déclaration dès que la balle

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crire sur un registre les points gagnés, les courses faites, les fautes commises, etc. Près d'eux se trouve un télégraphe ou tableau qui indique les points gagnés : c'est un poteau qui porte des plaques indiquant le total des courses, le nombre des guichets renversés et le nombre de points acquis par le dernier batteur sorti. On appelle analyse du bowling le détail de chaque balle bolée. Une balle qui n'est pas courue est marquée d'un point; celle qui est courue est représentée par un chiffre qui fait connaître le nombre inscrit; enfin celle qui a pris un guichet est marquée \V (fig. 13). N. B. signifie balle nulle (no bail). D'après cette ligure, on voit que Louisaholéà trois reprises; la première a produits courses, c'est-à-dire 3 de la seconde balle, une de la

Boleur

Arbitre

M ld on

Long Leg

Long Stop

Fig. 15. — Champ pour le bowling moyen.

4e et 2 de la 5e. Sa seconde reprise, commencée par un écart (wide) est marquée d'un

petit w; sa seconde balle n'a produit aucune course; ensuite il y a eu une course, puis 2 points 1 1 enfin un guichet (marquépar un main du boleur: il déclare un 1 W majuscule). Sa troisième reprise est vierge

(maiden), aucune course n'ayantété marquée.

Emile

n. fa. • 1

Fig. 13. — Analyse d'un bowling.

a quitté la

écart (wide hall), sitôt que la balle a pa?s> le batteur. Il crie course nulle (onc short) quand l'un des batteurs ne parcourt pas la distance entière d'un guichet à l'autre. Dès que l'arbitre a annoncé reprise (over), la balle est morte; mais il peut être fait appel de sa décision quand l'un des batteurs a été mis dehors. L'arbitre annonce au marqueur (scorer), le bye ordinaire, obtenu quand une balle bien lancée passe le batteur sans qu'il l'ait touchée, et quand, faute d'avoir été arrêtée, les batteurs obtiennent des courses ; mais si la balle touche une partie quelconque de la personne du batteur (sauf ses mains), l'arbitre annonce un leg-bye. '— Au début de chaque partie et de chaque reprise, l'arbitre placé au guichet du boleur ouvre le jeu en

Fig. l. — Le garde-guichet prenant un leg-balle.

s'il ne se place dans une position correcte. Sou pied gauche ne doit pas être placé en face du pied droit, mais à environ 30 centimètres eu arrière, et à 1 mètre de distance (fig. 12). En plaçant son pied droit près du guichet, avec la jambe gauche dans la position sus-indiquee, le garde, ayant le corps penché, surveille aisément le trajet de la balle, et il peut l'arrêter quand elle passe assez près de lui pour lui permettre del'atteindre sans changer beaucoup la position de son pied; il doit éviter de faire des appels perpétuels à l'ar-

eolenr» • Arbitra

Uid'on'

Mid il?

ShorJ LOg

Long Slip Long Los :-0"g S'01

Fig. 14. — Champ pour le bowling rapide.

criant : « Jouez! » 11 y a ordinairement deux marqueurs (scorers). Ils ont pour fonction d'ins-

Fig. 16. — Champ pour le bowli»(.

Emile a débuté par u;:e reprise nulle ou « vierge ». La première balle de sa seconde reprise est nulle et marquée n. b. (no bail); à la seconde balle il n'y a pas eu de course; à la troisième, une course; les trois balles restantes n'ont produit ni courses ni guichets. Les écarts et les balles nulles ne comptent pas dans le calcul d'une reprise, de sorte que, dans une reprise à 5 balles, le boleur qui fait un écart ou une balle nulle, lance 6 balles au lieu de 5 pendant cette reprise. — Les places dans le champ étant indépendantes de la manière dont jouera le boleur, nous donnons trois plans qui représentent la disposition du champ pour le bowling rapide (fig. 141, moyen (fig. l">) et lent (fig. 16). —De la partie. Ceci établi, voyons comment a lieu une partie. Les guichets sont plantés. On a tracé, à la chaux, la limite du boleur, sur laquelle le boleur doit poser un pied, pour lancer la balle au guichet opposé , si, en bolant, ses deux pieds dépassaient cette ligne, l'arbitre annoncerait une partie nulle

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du perdue (no bail); et cette faute compterait pour un point au camp adverse. D'autre part, si la balle, en roulant, dépasse les extrémités de la ligne du boleur, c'est un écart (wide), qui compte également pour un point à l'adversaire. — En avant du boleur, à lm,22, sur une seconde ligne appelée ligne du batteur, se place le batteur, un pied en dedans de la ligne. — Les deux camps adverses tirent au sort à qui commencera. Le sort désigne le club A, composé de 12 membres ; chacun de ces membres défendra tour à tour le guichet jusqu'à ce [qu'ils aient été mis dehors les uns après les autres. Us sont mis dehors dans chacun des quatre cas suivants : 1° quand la balle, lancée par le boleur, atteint les guichet et renverse les bails; 2° quand la balle, repoussée par la batte, est attrapée de volée par l'un des membres du camp opposé; 3° quand une partie du corps du batteur, se trouvant dans la ligne des guichets, est atteinte par la balle lancée par le boleur ; 4° quand, la balle étant en jeu, le batteur ne se trouve pas sur son terrain au moment où l'un des membres du camp opposé renverse ses bails avec la balle. — Le club B, adversaire de A se distribue dans le champ. Deux membres sont chargés de boler; 9 autres sont répartis dans toutes les directions et deviennent fieldsmen, comme le représentent nos fig. 14, 15 et 16. Ils reçoivent, suivant leurs positions, les noms de short-leg, mid-on, mid-off, pointe, couvrepointe, short-slip, long-slip, long-stop et longied. Ces points correspondent aux directions que peut prendre la balle repoussée par le batteur; ils pourront être changés pendant la partie, selon la force des batteurs. — Les arbitres ayant placé les bails sur les stumps, tous les joueurs se mettent à leur poste. Un batteur se place devant le guichet sur lequel doit viser le boleur; le garde-guichet est derrière : à l'autre guichet se trouvent, un peu à gauche, en arrière, le boleur, à droite en avant, le batteur; et derrière, l'arbitre. Il y a aussi un arbitre au premier guichet, un peu à gauche. 11 donne sa garde au batteur, en disant « gauche » ou « droite «jusqu'à ce que la batte couvre le stunip du milieu. Le boleur lance une première balle d'essai sur le cûté des guichets; l'arbitre crie : « Jouez! » et la partie commence. Le boleur lance une balle; si celle-ci abat les guichets, le batteur est dehors, sans avoir obtenu sa course. L'arbitre crie : € bolé » et les marqueurs inscrivent bolé, en face du nom du batteur. Le télégraphe annonce aussitôt ce résultat. Le batteur cède sa place à un autre du même camp. Le même boleur lance une nouvelle balle (car il en a 4, S ou 6, suivant les conventions). Lorsqu'il aura épuisé le nombre fixé de balles, il y aura un over (reprise). Donc le boleur ,ette une nouvelle balle. Si le batteur qui vient de remplacer celui qui a été mis dehors, arrête net la balle avec sa batte au lieu de la frapper, elle est dite bloquée. Le boleur lance sa troisième balle. Supposons que le batteur renvoie celle-ci d'un coup vigoureux par-dessus la tête du boleur; pendant que les fieldsmen, qui la rattrapent se la font passer l'un l'autre, lesdeux batteurs courent d un guichet i l'autre, une fois, deux fois et même trois rois, s'ils en ont le temps, cela leur compte pour une, deux ou trois courses , mais quand la balle, repoussée par les fieldsmen, arrive au garde-guichet, les batteurs ne doivent pas entreprendre une nouvelle course, car ils se trouveraient en dehors de leur terrain et le le-guichet les mettrait dehors en renverant les bails. Les marqueurs ayant inscrit le nombre de courses, le boleur lance sa 4e, puis sa 5° balle. Les marqueurs inscrivent le point ou les points produits par ces balles, après quoi, l'arbitre crie: «Reprise 1 » Un nouveau buleur remplace le précédent , mais au guinpposé, ce qui force le garde-guichet de enauger de place et les fielders à intervertir

leurs positions. Le nouveau boleur lance le nombre convenu de balles, et l'on passe ;' une nouvelle reprise. La partie continue. — Définitions. Match, partie jouée entre deu>. camps de 11 joueurs chacun. Chaque camp a deux tournées (innings). — Run, course.

Pour qu'un batteur gagne une course, il faut qu'après avoir frappé la balle, il ait le temp? de parcourir, d'une limite à l'autre, le terrain limité par les deux guichets quand même la balle serait nulle. — Balle nulle (noball), balle lancée ou jetée aveesecousse. — Ecart (wide), balle lancée trop haut ou trop au large et hors d'atteinte du batteur. — Reprise (over), jet de 4, S ou 6 balles consécutives, suivant les convention. On change de guichet à chaque reprise — Bye [bai], toute balle qui n'étant ni nulle ni écart passe le batteur sans que celuici l'ait frappée ou touchée de sa batte ou de sa personne quand les batteurs obtiennent des courses. — Leg-bye, balle, quand le batteur l'a touchée ue sa personne (sauf de sa main) et obtient des courses. — Bolé (bowled), Le batteur est bolé et mis dehors quand le guichet est atteint et renversé par la balle, quand même celle-ci aurait touché antérieurement le batteur ou sa batte. — Attrapé (Caaghl). Le batteur est dehors quand la balle, frappée par sa batte ou sa main (sauf par le poignet), est attrappée de volée par un des joueurs dehors. — Stumped. Le batteur est slumpé et mis dehors quand il fait un faux mouvement en cherchant à atteindre la balle et quand le gardien, [arrêtant celle-ci, renverse les bails avec la batte, les mains ou le bras, la balle étant en main. — Nouvelles règles du cricket (revues par le club Marylebone). 1° La balle ne doit pas peser moins de 175 grammes, ni plus de 185 grammes ; elle ne doit pas mesurer moins de 22 centimètres ni plus de 24 centim. de circonférence. Au commencement de chaque manche, chaque parti a le droit de demander une nouvelle balle; 2° La batte ne doit pas mesurer plus de 10 centim. et demi dans sa partie la plus large ni plus d'un mètre de longueur; 3° Les stumps seront au nombre de trois à chaque guichet, ils s'élèveront à 675 millim. au-dessus du sol; les bails mesureront 10 cent, de long, ils serontposés bout à bout, de manière à faire une longueur totale de 21 cent. Les trois stumps qui les supportent seront d'une épaisseur bien égale et suffisante pour que les espaces laissés entre eux ne permet tent pas le passage de la balle : 4e La limite du boleur formera, avec les 3 stumps, une ligne droite de lm,93 centim., dont 1 mètre d'un côté des stumps et 1 mètre de l'autre côté. A chaque extrémité du bowling crease, il y aura un return crease à angle droit avec le côté du boleur ; 5° La limite du batteur se trouvera en avant du guichet, à lm,22, et parallèlement au bowling crease ; sa longueur n'est pas déterminée, pourvu qu'elle ne soit pas plus courte que le bowling crease ; 6° Les guichets seront lixés enterre par les arbitres, l'un en face de l'autre, à une distance de 22 m. 80; 7° 11 n'est pas permis à un parti de changer, sans le consentement de l'autre, la surface du sol en l'aplanissant avec un rouleau, en l'arrosant, en la recouvrant, en la remuant ou en la battant: mais, au commen cément de chaque manche, on peut balayer et aplanir le sol, si le parti qui entre ne s'y oppose pas. Cette règle n'a pas pour but d'empêcher le batteur de battre le sol avec sa batte près du lieu où il se tient pendant la manche, ni d'empêcher le boleur de remplir les trous avec de lasciure de bois, etc., quand le sol est humide; 8° Après la pluie, les guichets seront changés, du consentement des deux partis ; 9° Le boleur délivrera la balle avec un pied en arrière du bowling crease (limite du boleur) entre les deux lignes du return crease (ligne de retour) et fera une reprise avant de changer de guichets, ce qu'il

est autorisé à faire deux fois dans la même nanche ; nul boleur ne fera plus de deux remises en succession ; 10° La balle doit être bolée; quand elle est mal lancée, l'arbitre loit dire : « balle nulle > ; 11° Le boleur peut exiger que le frappeur du guichet où il tire la balle se tienne sur le côté de ce guichet, de sorte qn'il puisse diriger la balle ; 12° Si le boleur lance la balle par-dessus la tête du batteur, ou, s'il l'a fait rouler si largement que, dans l'opinion de l'arbitre, elle ne soit pas à la portée du batteur, il adjugera une « course> au parti qui reçoit la manche, avec ou sans appel, un écart n'étant pas reconnu pour l'une des quatre balles. Mais si le batteur s'est mis, par un mouvevement quelconque, à portée de la balle, la course ne sera pas adjugée ; 13° Si le boleur délivre une balle nulle ou un écart, on accorde au batteur autant de courses qu'il peut en acquérir, et il ne sera mis dehors que par run out (hors limite). Dans le cas ou nul course ne serait obtenue par n'importe quel autre moyen, une course sera ajoutée à la marque balles nulles ou écarts quand le cas se présentera. Toutes les courses obtenues pour écarts seront marquées aux écarts. Les noms des boleurs qui ont fait des écarts ou des balles nulles seront placés sur la marque, pour montrer les partis par lesquels sont faits les points. Si une balle touche d'abord une partie des vêtements ou de la personne d'un batteur, sauf ses mains, l'arbitre criera: <t leg byB » [lègg-baï]; 14° Au commencement de chaque manche l'arbitre dira : « jouez! »; à partir de ce moment jusqu'à la fin delà manche, il ne sera plus permis aux boleurs d'essayer leurs balles; 15° Le batteur est dehors quand un bail est jeté bas par la balle ou quand un stump est renversé par la balle ; 16° Ou quand la balle, frappée par la batte ou la main (et non par le poignet) est arrêtée avant de toucher le sol, quand même elle serait arrêtée par le corps de celui qui l'attrape; 17° Ou quand, en frappant ou à tout autre moment pendant lequel la balle es^ en jeu, les deux pieds du batteur sont sur le popping crease et si son guichet est jeté bas, excepté si sa batte est posée à l'intérieur ; 18° Ou si, en frappant la balle, il renverse son guichet ; 19° Ou si, sous prétexte de courir ou pour tout autre cause, l'un des batteurs empêche la balle d'être arrêtée, le batteur de la balle est dehors; 20° Ou si la balle est frappée et qu'il la frappe de nouveau avec intention ; 21° Ou si, en courant, on renverse le guichet soit par un coup, soit par la main ou par le bras (avec balle en main), avant que la batte (en main) ou toute autre partie de sa personne soit appuyée sur le popping crease. Mais si les deux bails sont tombés, un stump peut être renversé; 22° Ou si une partie quelconque du batteur fait tomber le guichet ; 23° Ou si le batteur touche ou relève la balle en jeu, à moinsque cesoità la requête du parti opposé; 24° Ou si, avec une partie quelconque de sa personne, il arrête la balle qui, dans l'opinion de l'arbitre du guichet du boleur, avait été lancée en droite ligne de ce guichet à celui du batteur qu'elle aurait atteint; 25° Si les joueurs se sont croisés, celui qui court vers le guichet renversé est dehors ; 26° Une balle étant attrapée, aucune course ne sera comptée; 27° Un batteur étant hors limite (run out) la course que son partenaire et lui essayaient ne sera pas comptée ; 28° Si on accuse une balle perdue, on accordera six courses au batteur, mais si plus de six courses ont été marquées avant que la balle perdue ait été appelée, le batteur aura toutes les courses qui auront été marquées ; 29° Après que la balle aura fini par être arrêtée dans la main du garde-guichet ou du boleur, elle sera dite « morte » mais quand le boleur est sur le point de délivrer la balle si le batteur à sou •wicket va en dehors du popping crease avant

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me la balle soit lancée, ledit boleur peut le mettre dehors, à moins que (conformément à l'art. 21) sa batte, qu'il tient à la main, ou une partie de sa personne se trouve dans l'intérieur du popping crease; 30° Le batteur ne se retirera pas de son guichet et n'y retournera pas pour terminer sa manche après qu'un autre y a été, sans le consentement du parti adverse ; 31° Aucun remplaçant ne sera jamais autorisé à se tenir en dehors des guichets ou à courir entre eux pour une autre personne sans le consentement du parti adverse ; et dans le cas où un remplaçant serait autorisé à courir pour un joueur, le batteur sera mis dehors si lui-même ou son remplaçant se trouve sur le terrain de la manière énoncée aux art. 17 et 21 pendant que la balle est en jeu ; 32° Dans tous les cas où un remplaçant est autorisé, il faut aussi le consentement du parti adverse pour la personne même qui doit servir de substitut, pour l'emploi qu'elle doit tenir et pour la place qu'elle doit occuper ; 33° Si un fieldsman arrête la balle avec sa batte, la balle sera considérée comme morte, et le parti adverse ajoutera cinq courses à sa marque ; si ce parti fait des courses, cela lui fera cinq en tout ; 34° La balle ayant été lancée, le batteur peut garantir son guichet avec sa batte ou avec une partie quelconque de son corps (sauf ses mains), c'est-à-dire que l'on ne peut violer l'art. 23 ; 35" Le garde-guichet ne prendra pas la balle pour stumper avant qu'elle ait dépassé le guichet ; il ne bougera pas avant que la balle soit partie de la main du boleur; il ne fera aucun bruit de nature à incommoder le batteur; et si une partie quelconque de sa personne se trouve au-dessus ou au devant du guichet, le batteur ne sera pas dehors quand même la balle toucherait le gardeguichet; 36» Les arbitres sont les seuls juges d'un coup bon ou mauvais ; ils mettent fin à toute dispute, chacun à leur guichet; mais en cas de balle attrapée, que l'arbitre au guichet d'où part la balle ne pourrait voir suffisamment pour éclairer son opinion, il aura recours à l'autre arbitre, dont la décision sera sans appel ; 37° A chaque match, les arbitres dresseront de bons guichets; les partis tireront au sort le choix des tournées. Les arbitres changeront les guichets aprèsque chaque parti aura eu une tournée ; 38° Ils accorderont deux minutes pour que chaque batteur puisse entrer et dix minutes entre chaque tournée. Quand l'arbitre a crié : c jouez ! » le parti qui refuse de jouer a perdu le match; 39° Les arbitres n'ont pas à ordonner qu'un batteur soit mis dehors si les adversaires ne le réclament pas ; 40° Mais si l'un des pieds du boleur n'est pas sur le sol en arrière du bowling crease et dans le return crease quand il délivre la balle, l'arbitre de son guichet doit crier, sans y être provoqué: «balle nulle >; 41° Si l'un ou l'autre des batteurs ne parcourt pas la distance entière d'un guichet à l'autre, l'arbitre déclare la course nulle en criant t short » ; 42° Il n'est pas permis aux arbitres de parier; 43° Nul arbitre ne peut être changé pendant un match, sauf du consentement des deux partis : mais dans le cas de violation de l'art. 42, la volonté d'un seul parti suffit pour la révocation du transgresseur; 44» Après que les balles ont été délivrées, l'arbitre doit crier « reprise I » mais non avant que la dernière balle soit définitivement arrêtée dans la main du garde-guichet ou du boleur et la balle est alors dite c morte » . Cependant, si l'on penseque l'un des batteurs est dehors, on doit poser la question avant que la halle suivante soit délivrée et non après ; 45° L'arbitre doit prendre un soin particulier de crier: c balle nulle! » instantanément dès que la balle est partie et « écart I » dès qu'elle a dépassé le batteur ; 46° Les joueurs qui viennent en second doivent reprendre leur seconde tournée aussitôt

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