MANT
moitié du xvi8 siècle. On a publié en 1561 le recueil de ses poésies françaises (in- 4°).
LÉVITATION s. f. (du lat. levitas, levitatis, légèreté). S'emploie en spiritisme, pour désigner l'action des objets magnétisés, qui deviennent légersau point de se soulever d'euxmêmes.
LIGULINE s. f. Principe colorant d'un beau cramoisi extrait des baies du troène.
L0C0 D0LENTI [lo-ko-do-lain-ti] littéral : A la place qui souffre. Loc. lat. employée souvent en médecine : mettre des sangsues loco dolenti.
L0NGARA Grotte de), fameuse caverne du Piémont, qui s'étend sous une montagne des Alpes et mesure 400m. de long. En 1510. les aventuriers que Bayard avait jetés en Italie étouffèrent par le feu dans celte grotte un millier de montagnards qui s'y étaient réfugiés pour y mettre en sécurité leurs femmes et leurs enfants. Les historiens rejettent sur les moeurs du temps l'odieux de cette sauvage exécution, ce qui nous fait supposer que nos arrière-neveux auront une fort mauvaise opinion de la civilisation française au xixe siècle, quand ils liront le récit de l'expédition du Dahra. (Voy. ce mot).
L0UVET, conventionnel girondin. Voy. dans notre Dictionnaire Louvet de Couvray.
MAERLANT ivan Jacob), célèbre poète flamand du xiiie siècle, né probablement à Damme, près Bruges, sacristain à Maerlant (près Brielle), localité dont il adopta le nom, mort à Damme vers 1291. Après quelques romans de chevalerie, il aborda le genre didactique et, réussit si bien qu'il mérita le titre de Père de tous tes poètes thiois. Meilleurs ouvrages : Hélas, Martin! (poème dialogué où il traite les questions brûlantes du temps : le servage, la noblesse, la corruption des mœurs, etc.), Pleurs de la nature (irad. libre de : De naturis rerum, de Thomas de Cantimpré), Bible rimée (imitation de : Historia Scholastica, de Pierre Comestor), Miroir de l'histoire (d'après la 3e partie du Spéculum Majus, de Vincent de Beauvais), La Complainte de l'Eglise, Du Pays d'Outre-mer, etc. Maerlant est le fondateur d'une école, qui compte de nombreux disciples, tels que Jean van Heleu, Melis Stoke, Louis van Vellhem, Jean Boendals, etc.
MAHDI ou Mahadi s. m. (ar. Le Désiré). Nom que les chiites et les ismaéliens donnent au messie qu'ils attendent.
MANTEUFFEL [mânu'-toi-fèl] (Edwin-Hans- Karl, baron), général allemand, né à Dresde, le 24 fév. 1809, mort vers le milieu du mois de juin 1883. U s'engagea en 1827, passa officier l'année suivante, suivit le cours de l'Académie militaire (1834-'36) et devint lieutenant général et chef du cabinet militaire. Bien vu à la cour de Berlin et à celle de Vienne, il réussit à former l'alliance de la Prusse et de l'Autriche contre le Danemark en 1864, se distingua pendant l'invasion de ce dernier pays et fut nommé gouverneur du Schleswig (juin 1865). C'est en cettequalité que, l'année suivante, il envahit le Hulstein, pour l'enlever à l'Autriche, et opéra vigoureusement contre le Hanovre et contre la ville de Francfort. Pendant la guerre franco-allemande, il commanda le premier corps de l'armée prussienne devant Metz, et, après la capitulation de Bazaine(27 oct. 1870), il remplaça Steinmetz à la tête de la première armée allemande, qui s'empara d'Amiens, de Rouen et de Dieppe. Enjanv. 1 871 , il conduisit l'armée allemandedu sud contre Bourbaki que remplaça Clinchant; il termina la guerre en jetantles derniers soldats fiançais sur Je territoire suisse. Il fut commandant en chef de l'armée allemande d'occupation depuis le mois de juin 1871 jusqu'à