LE DU
législation du mot Intérêt, au IIIe tome de ce Dictionnaire (p. 395, col. 2), la limite de l'intérêt conventionnel a été abolie en matière de commerce. La loi du 12 janv. I8S6 a rendu libre le taux de l'intérêt commercial; mais elle déclare qu'en matière civile les lois du 3 sept. 1807 et du 19 déc. 1850 restent en vigueur. Nous espérons que ce premier pas sera suivi d'un second, et que la liberté absolue de l'intérêt ne tardera pas beaucoup à être proclamée. » (Ch. Y.)
INTERLUDE s. m. (lat. inter, entre; ludus, jeu). Ancienne espèce d'intermède.
INTERVIEWER s. m. [doit se prononcer, pour conserver sa physionomie anglaise, inn'ter-viou-eur] (de l'angl. interview, corruption du franc, entrevue). Néol. Mot créé par les anglomanes pour désigner un personnage, ordinairement un journaliste, qui est admis à un entretien avec un homme politique en vue, et qui obtient de lui des confidences relativement à la politique du moment.
INTERVIEWER v. a. Néol. Avoir une entrer ue avec : tel ministre fut interviewé par un correspondant du « Times ».
JACOB Paul Lacroix, connu sous le nom de Bibliophile). Il est mort le 15 oct. 18S4. Pour -a biographie, voy. à l'article Lacroix (Paul), dans le Dictionnaire.
KÉROSÈNE s. m. [ké-ro-zè-ne] (gr. keros, -cire). Nom américain de l'huile de pétrole.
LANCASTER (Joseph), inventeur ou propagateur de l'enseignement mutuel, né à Londres le 2a nov. 1771, mort à New-York le 24 oct. 1838. Il était quaker et se voua à l'éducation des enfants pauvres (1796). A l'âge de 18 ans, il avait 90 élèves; à 20 ans, il enavait plus de 1,000. Il appliqua le premier les méthodes d'enseignement mutuel (Voy.
Mutuel, dans le Dictionnaire.) Mais les instituteurs appartenant aux autres sectes reliuses lui disputèrent son titre d'inventeur et prétendirent qu'il avait seulement perfectionnt' un système déjà introduit par Andrew Bell. (Voy. Bell, dans le Dictionnaire.) Le succès de La'ncaster fut immense; néanmoins, privé de tout secours, à cause de sa religion, il dut émigrer aux Etats-Unis pour fuir les réclamations incessantes de ses créanciers (181 8). Dans le nouveau monde, il trouva des protecteurs qui encouragèrent son enseignement et lui servirent une petite pension sur ses vieux jours.
LA R0UNAT (Charles Rouvenat, dit de), littérateur, né à Paris, Je 16 avril 1818, mort en dec. 1884. Des revers de fortune l'avant force d'interrompre ses études médicales, il se lança dans le journalisme, devint secrétaiie ae la commission du Luxembourg (1848), quitta la politique après le coup d'Etat, écrivit, soit seul, soit en collaboration avec Siraudin et Montjoie, de nombreuses pièces de théâtre, donna la Comédie de l'amour, ruiuau (jui obtint un grand succès, fut nommé directeur de i'OJéonie lor juillet 1856, ouvrit toutes grandes, aux jeunes auteurs et surtout aux poètes, les portes de ce théâtre, et dut donner sa démission en juin 1867, pour mettre lin aux tracasseries de l'administration supérieure qui ne lui pardonnait pas d'avoir fait représenter la Contagion, d'Emile Augier, en juillet 1866. A partir de ce moment, il rédigea le feuilleton dramatique du XIX' Siècle. Nommé, de nouveau, directeur de l'Odéon en I 88'), il mourut dans ce poste.
LE DUCHAT. 1. (Jacob;, érudit et philologue, né.a Metz fin I ■ . . j ^ , mort a Berlin en 1735.11 était avocat u .Metz, lorsque la révocation de Ledit ou .Nantes le força de s'enfuir en Prusse, eu il fut accueilli avec empressement, lia édité les œuvres de d'Aubigué, de Brantôme, de Villon, de Rabelais, etc. — 11. (Louis-Françoisj, poète, né à Troyes dans la première