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RAGE

RESP

En 1 86"2, Milne Edwards fui appelé à la chaire de zoologie du Muséum ; en 1 864, il fut nommé directeur-adjoint de cet établissement

scientifique. Il avait été élu membre de l'Académie des sciences en 1838.

MINUS HABENS loc. lat. qui signifie : Ayant

moins. — Suhslantiv. C'est un minus iiabens, c'est un ignorant.

MONCEL (Théodose Achille-Louis, comte du), savant, né à Paris le 6 mars 1821, mort dans la même ville en mai 1884. Au sortir du lycée de Caen, il publia un Traité de perspective mathématique, bientôt suivi d'un Traité de perspective apparente. Il se livra ensuite à l'étude de l'archéologie et entreprit, dans le midi de l'Europe et en Orient, de longs voyages dont le résultat fut : De Venise à Constant inople (1847). 11 est connu surtout par ses travaux relatifs à l'électricité; il a laissé, sur cette partie de la physique, une série de volumes in-18 : le Téléphone; {'Eclairage électrique; le Microphone et le Phonographe ; l'Elirtricité comme force motrice ; Télégraphie électrique; Bobine de Ruhmkorff, etc.

MONNIER (Marc), littérateur, né de parents français, à Florence, vers 1829, mort en avril 1885. Après avoir habité l'Italie pendant plusieurs années, il entra au Journal des Débals. Poète habile et harmonieux, il publia les Lucioles (Genève, 1853, in-12), et les Amoureuses (Paris, 1871, in-12); nouvelliste spirituel, il a écrit d'un style facile : la Vieille Fille; la Tante Jeanne (1833); les Amours permises (1861); ses deux comédies en 1 acte : la Ligne droite (1834) et la Mouche du CocAe (1858) furent représentées à l'Odéon. Mais c'est surtout comme historien qu'il est connu; nous citerons parmi ses travaux historiques : Etude historique de la conquête de la Sicile par les Sarrasins (Genève, 1847, in-8°); Garibaldi (Paris, 1861, in-12); la Camorra (Paris, 1863, in-12); Pompéi et les Pompéiens (1864, in-12).

MONOMÉTALLISME s. m. [mo-no-mé-talli-sme] (pi'i't'. mono; et rad. fr. métal). Emploi d'un seul métal, soit l'or, soit l'argent, comme monnaie légale. (Voy. Bimétallisme.)

MOSS s. m. Mesure allemande qui contient deux canettes de bière. — Bière contenue dans cette double canette : boire un moss.— On écrit aussi mooss, mais on prononce toujours moss.

NACHTIGAL (Gustav) , explorateur allemand, né dans la Saxe prussienne en 1834, mort en mai 1883. Il pratiqua la médecine en Algérie depuis 1859jusqu'en 1863, époque où il entra au service du bey de Tunis, comme médecin militaire et ensuite comme médecin personnel du souverain. Parti de Tripoli en 1869, il visita Kouka, explora le pays qui environne le lac Tchad et revint en 1873-'74, à travers le Ouaday et le Darfour. 11 arriva au Caire après avoir visité des pays absolument inexplorés jusqu'alors. Petermann a publié, en 1874, son récit intitulé: Die tributseren Heidenlxnder Baghirmis.

NEUVILLE (Alphonse-Marie de), peintre, né à Saint-Omer (Pas-de-Calais), le 31 mai 1836, mort en mai 1885. Dans l'intention d'entrer dans la carrière militaire, il se fit recevoir à l'Ecole préparatoire de Lorient, où le professeur de dessin découvrit et lui fit connaître sa véritable vocation. Pour obéir aux vœux de sa famille, il suivit un instant les cours de l'Ecole de droit à Paris, mais passa la plus grande partie de son temps à l'Ecole militaire et dans tous les lieux où il pouvait s'initier aux mille petits détails de la vie du soldat. Un jour, il annonça à ses parents qu'il ferait un peintre et pas autre chose; aussitôt il se mit a fréquenter les ateliers de Paris. Tous les artistes auxquels îl demanda des conseils le découragèrent,

sauf Delacroix, dont il ne tarda pas à devenir l'inli Sa première toile, \ a Batterie

Gcrvais (MalaUoff), dévoila ses brillautes qualités comme peintre militaire et obtint une 3° médaille au Salon de 1859. L'année suivante, il reçut une commande pour un tableau représentant M Prise de Naples par Garibaldi; mais la manière dont il se tira de ce travail fil douter de son talent. Il se releva avec ses Chasseurs de la Garde au Mamelon- Vert, toile qui lui valut une seconde médaille au Salon de 1861. A partir de ce moment il se voua presque exclusivement à la peinture de sujets militaires et abandonna peu à peu le travail des publications illustrées, qu'il avait été forcé d'accepter pour se créer des ressources. Ses toiles les plus populaires sont : YAttaque dans les rues de Magenta; les Chasseurs traversant à pied la Tchernaia (au musée de Lille); le Bivouac du Bourgct (au musée de Dijon); les Dernières Cartouches à Balan, son œuvre la plus émouvante^ Episode de la bataille de Forbaeh ; Surpise aux environs de Metz; un Officier du Génie en reconnaissance; Combat sur une voie ferrée, et enfin, son chef-d'œuvre, ['Attaque par le feu d'une maison barricadée et crénelée à Villérsexel.

NOAILLES (Paul, duc de), académicien, né à Paris le 4 janv. 1802, mort en mai 1885. 11 hérita en 1824, du titre ducal et de la pairie de son grand-oncle; il conserva, après 1830, son siège et ses opinions légitimistes. Il remplaça, en 1849, Chateaubriand comme académicien. Son ouvrage le plus important est l'Histoire île M"1* de Maintenon(i8tS, 2 vol.).

0IR0N, village, près de Thouars (Deux- Sèvres). Hélène de Hengest-Genlis, veuve d'Arthur Gnulfier, ancien précepteur do François 1er, y fonda une lanrique de iaïence dont les produits, aujourd'hui peu nombreux, sont très recherchés sous le nom de faïence d'Oiron, de terre de. Henri II ou de poterie de Diane de Poitiers. (Voy. Poterie.)

PALM (Jean-Henri, van der), auteur hollandais, né à Rotterdam, le 17 juill. I763, mort à Leide, le 8 sept. 1840. Il fut d'abord ministre protestant, mais comme il fut mêlé dans les troubles politiques qui existèrent aux Pays-Bas vers la fin du xvme siècle, il dut résigner ces fonctions. En 1706, il fut nommé professeur de langues orientales à l'université de Leide, et en 1799, Agent, c'està-dire ministre de l'Education nationale. Il rentra en 1806 à l'université de Leide et y occupa la chaire d'éloquence et de poésie jusqu'en 1836. Quoiqu'il ait cultivé d'abord la poésie, il a acquis sa renommée dans l'éloquence sacrée. Il a laissé un grand nombre de discours et de serinons, qui se distinguent par l'élévation de la pensée ainsi que par ï'elégance et la pureté du style. Parmi ces œuvres, on remarque Salomon(l vol., 3° édit. 1 834-35) et surtout : Geschied-en redekundig Gedenksehrift van Nederlands Herstelling (Mémoire de la Restauration des Pays-Bas), 1816.

PARESIE s. f. [-zl] (gr. parésis, relâchement). Pathol. Paralysie imparfaite qui ne prive que de la faculté du mouvement.

PHILATÉLIE s. f. (préf. phil; gr. atelés, qui est alfranchi). Manie de collectionner des timbres-poste.

QUATRE-NATIONS Collège des), collège fondé à Paris, par Mazarin, pour les élèves appartenant aux provinces espagnoles, italiennes, allemandes et flamandes, nouvellement réunies à la France. Ses bâtiments forment aujourd'hui le palais de l'Institut.

RAGE. Le traitement de cette horrible maladie a été découvert par M. Pasteur, qui est arrivé à guérir tous les cas de maladies qu'on lui a soumis avant le développement complet du virus rabique. Voici comment il procède : A l'aide d'un trépan, il inocule à un chien le

' virus pris sur un lapin mort de la rage ; la maladie éclate, au bout de 1 '■'< jours, sur l'animal inoculé : M. Pasteur applique ce procédé d'inoculation du premier chien à un -i>cond, du second à un troisième et ainsi suite; la durée de l'incubation, après vil ou 25 passes, se réduit à 10 jours ; aprè ou 40 passes, elle tombe à8 jours, et après 60 ou 80 passes, elle descend à 6 jours. La virulence augmentée donc d'intensité à chaque nouvelle inoculation ; delà, un moyen d'obtenir un virus plus ou moins puissant. Pour conserver ce virus, M. Pasteur détache des parcelles de la moelle des animaux et les expose à l'air sec; la virulence s'éteint plus ou moins vite, selon l'état de la température; il a ainsi à sa disposition des vaccins de diverses puissances. En inoculant à des chiens, soit par des injections, soit par l'opération du trépan, cette moelle délayée dans un bouillon neutralisé, et en continuant ces opérations, de 2 jours en 2 jours, avec du virus de plus en plus fort, il en arrive à rendre les animaux absolument réfraclaires à la rage. — Bien mieux, ce virus n'est pas seulement un vaccin préservateur ; c'est un remède, une sorte d'antidote qui neutralise le poison rabique sur des personnes ou sur les animaux mordus avant d'avoir été inoculés, el c'est là précisément ce qui rend si précieuse la découverte de M. Pasteur. Qu'un chien vacciné soit mordu : la maladie ne se déclarera pas; le poison demeurera inerte en présence d'un vaccin plus puissant que lui : la rien de merveilleux : c'est l'effet, aujourd'hui connu, de tous les vaccins. Mais qu'un animal non vacciné soit mordu ; qu'on l'inocule ensuite successivement comme il a été dit, le vaccin finira par devenir plus fort que le virus et agira ainsi comme un véritable remède; et c'est le côté vraiment admirable du système de M. Pasteur, de ce système qui est peut-être appelé à étendre ses bienfaits au traitement de toutes les maladies contagieuses. Le succès pratique de M. Pasteur a été complet. Le 6 juillet 1883, arrivait à son laboratoire de la rue d'Ulm, un jeune Alsacien de 9 ans, Joseph Meister, portant sur son corps les marques de 14 profondes morsures. La mort de cet enfant était inévitable; M. Pasteur n'hésita pas à essayer sur lui l'usage du virus. Le 6 juillet, à 8 heures du soir, 60 heures après la morsure, il inocula à l'enfant une demiseringue Pravatz de moelle de lapin mort rabique; le lendemain matin, il employa de la moelle de 14 jours, et, pendant 10 jours, il inocula soir et matin une dose de moelle de plus en plus récente, c'est-à-dire de plus enplus puissante. Du I0au16,les moelles devinrent virulentes et la rage se déclara ; puis l'enfant guérit, le virus du traitement étant beaucoup plus violent que celui des morsures; aujourd'hui sa santé est excellente et il est retourné dans son pays. Depuis cette expérience, il est venu au laboratoire de M. Pasteur des malades de toutes les parties du monde, et son traitement s'est toujours montré efficace.

RENIER (Charles-Alphonse-Léon), épigraphiste, né à Charleville le 2 mai 1 809, mort en juin 1885. 11 fonda, en 1843, la Revue de philologie, de littérature et d'histoire ancienne, -donna un Recueil des inscriptions romaines de l'Algérie, des Mélanges d'êpigraphie; publia une édition classique de Théocrite et de plusieurs autres auteurs grecs, avec traduction, et fut élu membre de l'Académie des insc lions et belles-lettres (1856).

RESPIRATION ARTIFICIELLE, action d'introduire de l'air respirable dans les poumons d'un asphyxié, de manière à les exciter et à leur faire reprendre leurs fonctions. Depuis la publication de notre article Aspuvxie, il a paru à Namur un livre, petit de format et d'épaisseur, mais gros de renseignements

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