‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 211 sur 503 · EUDE · texte numérisé non relu

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euchré. Ce jeu subit quelquefois la modification suivante : on choisit une carte blanche, sur laquelle on écrit < Joker ». Cette carte compte ensuite comme la plus haute de l'atout, quelle que soit la couleur de celui-ci. Quand le joker se trouve être la carte de retourne, le donneur a le privilège de choisir l'atout dans n'importe quelle couleur.

EUDES (Désiré-Emile), général de la Commune de Paris, né à Roncev (Manche), en 1844, mort à Paris le 5 août 1888. Venu jeune à Paris pour y étudier la pharmacie, il ne tarda pas à adopter les doctrines de Blanqui et se fit connaître par ses hardiesses de plume dans le Candide, petite feuille littéraire qui fut supprimée pour s'être occupée de questions sociales, puis dans la Libre-Pensée, qui eut le même destin, et dans la Pensée nouvetle où ses articles lui valurent plusieurs mois de prison. Sa participation à Péchauffourée du 14 août 1870 contre la caserne des pompiers de la Villette, motiva sa condamnation à mort. Il devait être fusillé le matin du 4 septembre, mais au moment où l'on allait le conduire devant le peloton d'exécution, la Révolution éclata; il fut mis en liberté le lendemain. Après la journée du 31 octobre, à laquelle il avait pris part, en envahissant l'Hôtel de Ville, il se cacha jusqu'à l'armistice, puis se réfugia à Bruxelles. Il revint à Paris en mars, peu de jours avant la proclamation de la Commune, dont il fut élu membre par 17,392 voix dans le XI0 arrondissement, le 26 mars. Il ne tarda pas à être nommé (Ie* avril), délégué à la guerre, avec Duval et Bergeret. Chargé, en cette qualité, de diriger les opérations militaires, il se donna le grade de général, que le Comité central lui avait déjà conféré. Ses débuts furent malheureux. L'incapacilé des délégués fut mise en relief par les diflicultés de la situation. Ils lancèrent Flourens en avant sans troupes suffisantes et même sans artillerie (2 avril). Le lendemain, ils mirent en marche sur Versailles une armée de 75,000 hommes, divisée en trois corps, avec quelques pièces d'artillerie seulement et des projectiles qui n'étaient pas de calibre. La débandade de cette cohue fit présager le sort destiné à la Commune. Eudes, qui commandait au centre, tandis que Duval dirigeait l'aile gauche et Bergeret l'aile droite, attaqua vigoureusement le château de Meudon, et fut repoussé; mais il ne perdit pas ses positions, s'y fortifia et les défendit avec bravoure. Remplacé aussitôt à la délégation de la guerre par le général Cluseret, qu'il ne tarda pas à accuser de trahison, Eudes conserva le grade de général et fut nommé, le 20 avril, inspecteur des forts du Sud ; il transféra ses quartiers de Montrouge au palais de la Légion d'honneur. Le 30 du même mois, il prit le commandement du fort d'Ivry, dont la situation paraissait désespérée, mais il dut bientôt évacuer cette place devenue intenable et les troupes de Versailles y entrèrent le 10 mai ; c'était un coup mortel porté à la Commune. Eudes, décidé à résister jusqu'à la mort, entra au Comité de Salut public, le 10 mai, et présida aux derniers efforts de la lutte. Quand l'écrasement de la Commune fut définitif, il abandonna l'Hôtel de Ville où le Comité de Salut public était en permanence, et se retira à la mairie du XI* arrondissement, le 24 mai ; puis il disparut et parvint à gagner l'Angleterre, pendant que sa jeune femme, tombée entre les mains des vainqueurs, était ignominieusement traînée devant un tribunal militaire de Versailles, après avoir subi mille outrages. Rentré en France après l'amnistie, il reprit la plume daus le journal Ni Dieu ni Maître, dirigé par Blanqui, se multiplia dans les réunions, et posa inutilement sa candidature à Charonne, lors des élections au conseil municipal de Paris. Aux élections législatives de 1885,

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Rochefort l'ayant maintenu sur sa liste, en compagnie de Vaillant, il en résulta une séparation bruyante et définitive des groupes intransigeant révolutionnaire et radical de gouvernement. Le 3 décembre 1887, il se fit remarquer parmi les révolutionnaires qui menacèrent de prendre les armes et de proclamer la Commune si M. Jules Ferry était élu à la présidence de la République. Peu de temps après avoir fondé le journal L'Homme- Libre, il mourut d'une embolie, à la salle Favié, en pleine réunion publique, au moment où il commençait un discours en faveur des terrassiers grévistes. Ses obsèques, qui eurent lieu le 8, furent accompagnées de troubles.

ED0MPHALE, s. m. [eu-on-fa-le] (gr. en, bien; omphalos, ombilic). Moll. Genre do gastéropodes fossiles, dont les nombreuses coquilles caractérisent les roches stratifiées que les géologues nomment paléozoîques.

Ces coquilles sont aplaties, en forme de disque, enroulées en spirale oblique et profondément creusées sur un côté.

EUPHR0SYNE, l'une des trois Grâces. Son

nom signifiait joie, gatlé.

EURASIEN, IENNE, adj. (Contract. de Europe et Asie), qui appartient à la fois à l'Europe et à l'Asie. — Plaine eurasienne, nom donné par les ethnologistes au grand plateau central de l'Europe et de l'Asie. — S. Nom donné dans l'Indoustan aux métis nés d'un Européen et d'une Asiatique.

EUTERPE.s.f. (nom d'une Muse). Bot. Genre de palmiers arécinés, dont les dix espèces connues sont indigènes des forêts de l'Amérique tropicale du Sud. Ces arbres, extrêmement gracieux, ontune tige élancée, cylindrique, élevée de G0 a 90 pieds de haut, surmontée d'une touffe de feuilles pennées, dont les folioles étroites, régulières et serrées les unes contre les autres, sont généralement pendantes. Les fruits présentent une couleur pourpre foncée; ils ont une écorce fibreuse et charnue qui enveloppe une graine simple. C'est à ce genre qu'appartient le palmier assai du Brésil, qui fournit aux habitants le breuvage nommé assai. Une espèce d'euterpe se rencontre quelquefois dans nos serres, où elle atteint de 18 à 20 pieds de haut.

EVANS (Marian ou Marie-Anne), femme de lettres anglaise, connue sous le pseudonyme de George Eliot, née vers 1820, morte la 22 déc. 1880. Elle était fille d'un pauvre pasteur de campagne, mais elle reçut une brillante éducation, grâce à la générosité d'un riche ecclésiastique qui l'adopta toute jeune. Elle débuta dans la littérature par une traduction de la Vie de Jésus de Strauss, et continua par les Scènes de la vie cléricale, qui parurent d'aborddans le Blackwood's Magazine, en 1857, et sous forme de volume, l'année suivante. Son roman intitulé Adam Bede (1859) la classa parmi les écrivains de premier ordre; c'est une peinture exacte et bien étudiée de la vie populaire anglaise. Ses principaux écrits furent ensuite : le Moulin sur le Floss (1860); Silas Marner (1861); Romola (1863); Félix Holt, le Radical (1866); Middlemarck (1871);. Daniel Deronda (1876), et les Impressions de Theophraste Such (1879). Nous devons encore citer sa traduction de l'Essence du Christianisme de Feuerbach (1854). Ses œuvres poétiques comprennent : la Gypsie espagnole (1868), la Légende de Jubal (1874) et plusieurs autres poèmes. Pendant quelque temps elle collabora à la Revue de Westminster. Elle se maria deux fois : la première avec M. George-Henry Lewes, écrivain anglais d'un grand talent et, en 1878, avec M. J.-F. Cross.

ÉVAP0RATI0N. Conversion en vapeur d'une substance, par l'action de la chaleur. Si on laisse, pendant quelque temps, un verre pleit

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d'eau dans une chambre chauffée, on s'apercevra que le liquide diminue et même disparait entièrement. Elle se convertit graduellement en vapeur, qui se répand dans l'air de la chambre. La rapidité de l'évaporation dépend de la nature de la substance, de la chaleur, de la surface exposée, du degré de saturation de l'atmosphère ambiante. L'évaporation diffère de la distillation, en ce que la vapeur, dans le premier cas, n'est pas recueillie et condensée.

ÉVAPORATION. —Bot. Dégagement, à l'état de vapeur ou de gaz, de la sève contenue dans le tissu des plantes et notamment dans les feuilles.

ÉVENTAIL MAGIQUE (Jeux). De tousles petits jouets de papier, l'éventail magique est le plus ingénieux, et pourtant l'un des moins populaires, en raison de l'adresse exigée pour sa fabrication. On prend une feuille de papier difficile à déchirer, long de 60 centim. sur une largeur de 48 centim. Qu'il soit plus grand ou plus petit, ses proportions doivent rester les mêmes. Sur les bords, du côté de la largeur, on marque des points qui divisent

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l'éventail, on doit serrer fortement le papier sur ses plis, afin qu'il en conserve l'empreinte bien marquée. Faute de cette précaution, le jouet ne peut plus être travaillé proprement. On lui conserve cetteempreinte en le pressant par un mouvement des mains, assez semblable au mouvement que l'on fait en battant les cartes. Pour produire la prernière forme, on saisitle papier plissé (fig. 5) par en bas, avec les deux mains; on rapproche les deux extrémités du bas; et on étale, au contraire, !a partie supérieure, pour avoir un éventail proprement dit (fig. 6). Pour obtenir la fig. 7, on passe les doigts en a entre les plis, et on les fait courir jusqu'en b, afin dereleverle papier. Si l'on insère les doigts en c, dans le dernier pli supérieur, et qu'on les amène jusqu'en d, on aura une troisième forme, que l'on peut appeler éventail à double action (fig. 8). Pour transformer cet éventail en une pelle (fig. 9), on saisit le papier par la partie supérieure qui va devenir le manche, on plisse cette partie très serré, et le reste se développe de luimême. 11 faut maintenant ramener l'éventail à sa première forme (fig. 5), afin de travailler à obtenir la fig. 10. Après avoir bien réta-

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L'éventail magique.

le papier en 6 parties égales (fig. 1). En supposant qu'il ait 48 centim. de large, chaque division mesurera 8 centim. Ensuite on plie la feuille en deux, comme on le voit sur la fig. 2. On replie extérieurement la moitié supérieure, de façon que le pli se trouve comme on le voit enAA(mêmefigure); on retourne le panier sens dessus dessous, afin de plier de la même manière l'autre moitié, et la feuille se trouve ensuite comme nous la représentons sur la fig. 3. Si nous l'examinons du côté AAA, nous voyons deux ouvertures entre les plis, tandis que du côté BBB il y a trois ouvertures. C'est de ce di que nous allons opérer. On passe la ; dans l'ouverture du milieu et on rabat le

er à droite et à gauche, de m;i ju'en le retournant on le voie comme dans la li;.'. 4. Ensuite, on le plisse d'un bout à l'autre, comme une ancienne fraise de collet, les plis se trouvant à 1 centim. les uns des autres; et l'on a, su '. grande échelle, ce qui est

représenté par notre fig. o. L'éventail magique est terminé; i! ne r s .- plus qu'à étudier la manière de lui faire pro luire sa merveilleuse diversité de formes. On prétend qu'on peut lui donner de 60 à 70 formes différentes, nous contenterons d'indiquer

es. Etablissons d'aboi d la iètile qu'à chaque fois que l'on change la forme de

bli les plis par la pression, on soulève la partie supérieure a, et l'on rassemble, au contraire, les plis inférieurs 6, pendant que, d'une main, on arrange le dessus pour l'amener à former le chapeau d'un champignon. Renversons le papier de manière à placer en dessous le chapeau; relevons le pli qui se trouve maintenant en dessus, et nous aurons le verre à boire (fig. 11). Ouvrons tous les plis et faisons former un cylindre au papier, il prendra fa-

ent la forme d'une lanterne chinoise

(fig. 12). Prenons la lanterne par le milieu;

■iinous les petits plis du centre, nous

lirons l'aube de bateau à vapeur (fig. 13). Ouvrons de nouveau les petits plis et aplatissons les deux extrémités, nous donnerons au

r la forme d'un chapeau (fig. 14). Replions le papier pour le ramener a sa forme primitive d'éventail (fig. 5), pressons-le, et développons les deux extrémités : il représentera une cocarde (fig. 15). — Ouvrons les pi lits plis du milieu, la cocarde s'allongera mitation d'une natte de table (fig. 16).. — Relevons A et B de la natte et celle-ci se transformera en plat ou en plateau, i-on donnée au papier (fig. 17).

n cette dernière figure, on oblig. 18). En allongeant ce dernier et en le laissant ouvert par le bas, nous avons la guérite (fig. 19). On peut, par des

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prôcîdés analogues, amener le papier à représenter une cage d'escalier, un fauteuil, un sofa, un pot de fleurs, une épaulette, un bonnet plissé, etc.

ÉVENTÉ, ÉEadj. Arboric. Se dit d'un œil sur lequel on a établi la taille, et dont la coupe de rameau a été faite un peu au-dessous de l'insertion de cet œil, mais du côté opposé, de manière à le priver d'une partie de la sève qu'il devrait recevoir, si la coupe était faile au-dessus de son point d'insertion.

ÉVIDÉ, ÉE adj. Horlic. Se dit de l'écusson dont la base interne de l'œil a été arrachée.

EWALD (Heinrich-Georg-August von), orientaliste et théologien allemand, né à Gœftingen (Hanovre) le 16 nov. 1803, mort le 4 mai 1875. 11 fut successivement professeur aux universités de Tûbingen et de Gœltingen. Il a laissé de nombreux ouvrages relatifs à la Bible, aux Evangiles et à la langue hébraïque.

EXALBUMINÉ, ÉE adj. [èg-zal-bu-mi-né] (préf. ex; franc, albuminé). Bot, Se dit d'une graine qui n'a pas d'albumen.

EXALGINE s. f. fég-zal-ji-ne] (gr. ex, hors; algos, douleur). Composé chimique qui répond à la formule C9 H" Az O, et que l'on emploie, à petite dose, pour insensibiliser la douleur.

EXEMPLI GRATIA, loc. lat. qui signifie : pour l'exemple. On écrit, quelquefois, par abréviation, Ex. gr., E. g.

EXIT ; Exeunt, [ég-zitt ; ég-zéonttl, mots lat. que l'on emploie quelquefois dans le manuscrit et dans l'impression des pièces de théâtre, pour dire : il sort, ils sortent, quand l'auteur veut indiquer que l'acteur ou les acteurs doivent quitter la scène.

EXOSTOSE s. f. Bot. Excroissance ligneuse qui se forme sur le tronc ou sur les racines des arbres.

EX PARTE [èkss-par-té], loc. lat. qui signifie : sur une partie.

EXPOSITION. — Le succès de VExposUion universelle de 1889 a dépassé toutes les espérances. — Dès le mois de juin 1883, un petit groupe de députés entretint le gouvernement d'un projet d'exposition nationale. L'idée fut ensuite élargie, et l'on pensa que le centenaire de 1789 offrirait l'occasion d'une grande exposition universelle, à laquelle tous les peuples seraient conviés. En 1884, M. Jules Ferry, président du conseil, fit une grande distinction entre les principes de 1789 et ceux de 1793. 11 crut que les gouvernements monarchiques de l'Europe feraient la même différence entre deux dates, dont l'une fut la conséquence de l'autre ; et le 8 novembre 1884, le président de la République, M. Jules Grévy, signa un décret portant qu'une Exposition universelle s'ouvrirait à Paris, le 5 mai 1889 et serait close le 31 octobre suivant. Mais les rois, qui n'ont jamais été opportunistes et n'ont jamais capitulé avec la Révolution, refusèrent, à l'unanimité, de s'associer à une manifestation qui éveillait le souvenir du cauchemar de leurs ancêtres. En réponse à l'invi-

tation de M. Berger, directeur général de l'Exposition, presque tous les gouvernements monarchiques de l'univers (sauf quelques petits royaumes nègresjde l'Afrique), refusèrent de se faire représenter officiellement. Pour échapper au ridicule, ils laissèrent établir dans leurs Etats des commissions executives chargées de s'occuper du détail de l'organisation pour les exposants de leurs nationalités ; car on n'osa pas aller jusqu'à défendre aux sujets des rois de venir à Paris. Le caractère universel de l'Exposition resta donc indiscuté; et l'univers entier put y être représenté, sauf les couronnées. Ce fut, en réalité, le triomphe de la Révolution, et l'abdication des rancunes monarchiques. Tous les peuples se donnèrent

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la main dans une étreinte pacifique et l'on Kc eut que dans le lointain, derrière no

,.. 0.,,,n.c L'Exposition de 1889 occupa un %gat beaucoup plus considérable que les Edcnles. Ses bâtiments et ses jardins ne Ki.ent pas moins de 843,530 mè res carré La somme totale des dépenses fut arrê- [le à 43 millions, dont 18 millions fourni nar la société de garantie, le reste par 1 EU Si «aria Ville de Paris. - L'Exposition était dv rie en quatre parties : le Trocadero, le rbamo-de-Mars, les Annexes des quais et SXade des Invalides. - 1» Le jardin du Trouva, rempli de plantes exotiques renfermait les pavillons des Eaux-el-Foiêls et des Travaux publics. On avait installe dans le Sala s un musée rétrospectif de céramique KmaiHerie, de sculpture, d'orfèvrerie etc. ; dan le jardin, une exposition dtaort.çulture un parc d'horticulture japonaise, où Ion admirait l'art avec lequel les jardiniers de I tx- Ueme-Orient savent rabougrir la nature et maintiennent dans des proportions hlhpue nés des essences ordinairement colossales.

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(aine des Nations, formée de 5 figures représentant les parties du monde ; au centre, sur un sr'obe, la Nuit cherchait vainement à retenir le Génie de la lumière. En face de la tour, s'étendaient de magnifiques pelouses terminées par un lac, d'où ; unissaient des fontaines lumineuses. — A gauche, le palais des beauxarts renfermait l'exposition décennale des artistes français, l'exposition centenale des artistes français et une exposition des artistes étrangers. —En face de ce palais se trouvait celui des arts libéraux, contenant seize sections. — Entre le palais des beaux-arts et celui des arts libéraux étaient installes les deux pavillons de l'exposition de Paris, 1 un consacré aux services des travaux urbains (architecture, pavage, logements, plans, etc.); l'autre renfermant l'exposition municipale des beaux-arts, l'exposition de l'Observatoire de Monlsouris, etc. — Le palais central, devant lequel on arrivait ensuite, est une magnifique construction, dans laquelle on pénètre, soit sous un dôme de 65 mètres de haut et de 30 mètres de diamètre, soit sous deux pavillons latéraux. Sur le sommet de l'édifice se

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Exposition de 1889. — Vue du Champ-de-Mars, à toI d'oiseau.

Jans le parc, on visitait le palais du Maïs, l'exposition d'aviculture et l'aquarium. — 2° Le Chump-de-Mars, partie principale de l'Exposition, renfermait un ensemble grandiose de vastes constructions. Sur la berge, de chaque côté du pont d'iéna, s'élevaient à droite : les annexes de la mécanique générale, les machines élévatoires, les bâtiments de la société centrale d'électricité ; ceux de l'industrie du pétrole ; à gauche : un autre bâtiment de l'industrie du pétrole, l'exposition de navigation et de sauvetage et le Panorama de la Compagnie transatlantique, vaste construction dans laquelle les visiteurs avaient l'illusion d'un voyage du Havre à Saint-Nazaire, à New-York, à Marseille, à Alger. — Un peu plus loin, et parallèlement au cours de la Seine, on rencontrait l'histoire rétrospective de l'habitation, depuis l'époque des Troglodytes jusqu'au moyen âge et à la Renaissance. Au delà, à droite, les pavillons de Suez, de Panama, de la République Argentine et du Mexique ; à gauche ceux de la manufacture des tabacs, de la Finlande et de la taillerie de diamants. Immédiatement après, on se trouvait entre les quatre piliers gigantesques de la tour Eiffel (voy. Eiffel, dans ce Supplément), entre lesquels on remarquait la Fon-

dresse une élégante statue de la France distribuant des couronnes. Dans l'intérieur de la coupole étaient exposées des tapisseries de haute lice, provenant des Gobelins. Au delà, s'ouvrait une longue galerie, largede 30 mètres et conduisant au palais des machines. Dans celte galerie, on remarquait des collections de meubles, de tentures, d'étoffes de luxe, une pvramide de cuivre, une statue équestre d'Etienne Marcel, etc. Dans le palais central et dans ses deux ailes, on rencontrait les expositions de la plupart des nations étrangères. Etaient représentés à titre officiel : la Grèce, la Norvège, la Serbie, la Suisse, le Luxembourg, la république de Saint-Marin, la principauté de Monaco, le Maroc, la République Sud-Africaine, la Perse, le Japon, le royaume de Siam, les Etats-Unis du Nord de l'Amérique, le Mexique, Haïti, la République Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, l'Equateur, le Guatemala, le Nicaragua, le Paraguay, Saint-Domingue, le Salvador, l'Uruguay et le Venezuela. N'étaient représentés qu'à titre privé : l'Aulriche-Hotigrie, la Belgique, la Grande-Bretagne, le Danemark, les Pays- Bas, la Russie, l'Italie, la Roumanie, l'Espagne, le Portugal, l'Egypte, le Brésil, etc. — A la suite de# expositions étrangères, on arri-

vait aux sections françaises, et enfin a 1 admirable palais des machines, merveille élevée, comme la tour Eiffel, à la glorification du fer. C'est le chef-d'œuvre de la construction métallurgique et de l'art de l'ingénieur. — L'immense vaisseau, d'une grandeur incomparable, ne mesure pas moins de 420 mètres de long sur 115 de large. 11 est composé de 20 fermes métalliques d'une seule portée et d'une hauteur de 43™, 50 à la clef. Les fermes sont d'une forme nouvelle et hardie; et toutes les parties de l'édifice conservent entre elles une harmonie telle que l'œil n'est pas effrayé par les gigantesques dimensions de l'ossature métallique. La superficie totale du palais est de 48,300 mètres carrés, c'est-à-dire de près de 5 hectares. Une petite partie de la toiture a été plafonnée ; le reste est vitré. Les constructeurs de celte salle, la plus vaste du monde, sont MM. Dutert et Contamin. Dans la galerie des machines étaient exposées toules les'merveilles de la mécanique contemporaine. 'L'esprit restait stupéfié devant ce monde prodigieux d'engins les plus divers, d'outils, d'appareils, de métiers, mus par la vapeur ou par l'électricité. Dans deux galeries souterraines, on avait installé la canalisation des eaux et de la vapeur. —Au-dessus des machine», à la hauteur du premier étage, circulaient deux ponts roulants de 18 mètres de portée, pouvant recevoir 120 personnes a la fois. Quatre ascenseurs montaient au premier étage. — En dehors de la galerie, du côlé de l'avenue de Suffren, se trouvait l'exposition du matériel roulant (locomotives el wagon-). Derrière le palais, étaient les générateurs à vapeur. Le Cbamp-de-Mars (contenait plusieurs autres constructions intéressantes à visiter. Du côté de l'avenue de Suffren, le pavillon de Suez et de Panama, le palais de la mer, renfermant des bateaux mécaniques; le palais des enfants, théâtre enfantin de marionnettes, de pantomimes, de chant, etc.; le palais de la Grande-Bretagne (pour la pratique des jeux et des amusements anglais) ; le pavillon du globe terrestre, exposition au dix-millionième de la terre ; le pavillon de Lota, consacré aux mines duJPérou ; les bazars marocains, la fameuse rue du Caire, que nul n'aurait voulu se dispenser de visiter — Du côté de l'avenue de La Bourdonnaie, se trouvaient : le pavillon Goldenberg (outils en fer pour les industries de MM. Goldenberg, de Saverne); les expositions de la Société des Asphaltes, des Forges de Saint-Denis, de la Tuilerie de Montchanwi, de l'Union céramique et chaufournière, des dentelles de Dillemont, des forges du Nord, le pavillon Edison, l'élégant pavillon de la presse, le pavillon des aquarellistes, celui des pastellistes, celui de la Régie ottomane des tabacs, le pavillon Toché, le théâtre des Folies-Parisiennes, la taillerie des diamants Boas, la tuilerie Brault, l'Isba russe, le chalet suédois, la Société du gaz, la manufacture des tabacs, le chalet finlandais et les pavillons de la Mé-

nagère, de la marbrerie Daval, Eiffel, Norve gien, Humphrey, etc. — Du côté de l'avenue de La Molle-Piquet, on trouvait deux restaurants de la maison Duval et les générateurs de la force motrice nécessaire aux machines. — 3° Les Annexes des quais commençaient près du pont d'iéna et finissaient à l'Esplanade des Invalides, sur une longueur d'environ un kilomètre et demi. Elles comprenaient les expositions de l'agriculture et des produits alimentaires, le matériel agricole et viticole, les produits farineux, la boulangerie, la pâtisserie, les viandes, poissons, légumes, les fruits, les sucres, les boissons fermenlées, les vins, les eaux-de-vie, les bières, les liqueurs, etc. On admirait, dans cette classe, plusieurs tonneaux énormes, dont l'un pouvait contenir la valeur de 200,000 bouteilles. On passait ensuite dans l'écurie modèle, la czarda hongroise, le palais portuguais, les

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paieries consacrées au matériel des exploitations rurales et forestières, aux produits agricoles, etc. On franchissait la place de l'Aima par une passerelle, et l'on arrivait à la machinerie agricole en mouvement, aux produits agricoles, aux insectes nuisibles et utiles, au palais espagnol, et aux différentes expositions agricoles des pays étrangers. Une deuxième passerelle, franchissant le boulevard de La Tour-Maubourg, conduisait à une laiterie anglaise, à une boulangerie hollandaise et à la beurrerie sué-

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tant trop étroit pour contenir la multitude des visiteurs. Cen'étaientpartoutquecanons, fusils obus, engins de toute sorte, armes olfensives et défensives de tous les temps, souvenirs militaires, portraits de guerriers illustres, mannequin? représentant des soldats d'aujourd'hui et d'autrefois, des cavaliers, des fantassins, des groupes d'officiers, de sous-officiers, de soldats, etc. — L'exposition d'hygiène comprenait un bâtiment central et des annexes; celle de l'économie sociale était relative aux principales applications des lois de l'économie

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