Wyoming
— Des anciens territoires organisés, il ne reste donc plus que l'Arizona, le Nouveau- Mexique et l'Ulah; on y a ajouté le nouveau territoire d'Oklahoma (7.640 kilom. carr. ; 61.701 bab.). — Le recensement décennal de 1890 a fait connaître l'existence d'une population de 62.S00.000 hab. (augmentation de 12.000.000 d hab. en dix ans). Malgré cet accroissement extraordinaire, la densité générale de la population n'est encore que de 8 hab. parkilom. carr. ; et il reste encore de la place pour de nouveaux arrivants. — Revenus : 400 millions de fr. — Dépenses : 350 millions. Dette publique 1 milliard. — Importation : 700 millions; exportation : 650 millions. — Notre tableau des présidents doit subir les modifications suivantes : Ulysse Grant est mort le 23 juillet 1885; Arthur estmortle 18nov. 1886. 11 a eu pour successeurs Grovers Cleveland en 1885, et le général Benjamin Harrisson en 1889. — Notice historique. L'histoire des Etats-Unis continue d'être celle d'un
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peuple qui grandit avec une rapidité sans exemple, qui développe ses forces indistrielles et qui prépare son avenir par l'étude et l'extension de toutes les sciences. Les seuls événements importants de ces dernières années ont été l'élection de Garfield (1880), l'assassinat de ce président, par le Canadien Guiteau (Voy. Garfield, dans le Dictionnaire), la présidence du général Arthur, l'accroissement du parti des démocrates, qui finirent par remporter la victoire, lors des élections présidentielles de 1884; l'administration démocratique du président Cloveland; la mort de l'ex-president Grant (Voy. Grant, dans notre premier Supplément), la suspension de toute immigration chinoise pendant dix ans (mars 1882), l'accumulation du numéraire dans les caisses publiques, les émeutes socialistes de Chicago, pendant lesquelles 80 personnes furent tuées (25 mai 1886), la mort de l'ex-président Arthur (Voy. Autour, dans ce Supplément), etc. Le grand événement politique de l'année 1888 a été l'élection du général Benjamin Harrisson, comme président de la République, par 233 voix républicaines, contre 163 suffrages obtenus par M. Cleveland, candidat des démocrates (1SS8). M. Benjamin Harrisson, président des Elats-Unis, est né à Cincinnati (Ohio), le 20 août 1833. 11 descend, à ce que l'on affirme, du fameux major-général Harrisson, l'un des juges de Charles I", exécuté en 1660, en présence de Pepys, qui nota dans son journal qu'il n'avait vu un homme marcher avec un calme si souriant au supplice. Le grand-père de Ben Harrisson fut président des Etats-Unis pendant un mois, en 1841, et mourut subitement. M. Harrisson, avocat de profession, a exercé un commandement et est devenu brigadier-général pendant la gue;re de Sécession. Il a été gouverneur, député et sénateur de l'Indiana.
ÉTEINT, EINTE, adj. Hortic. Se dit d'une couche qui ne produit plus de chaleur ou qui en produit peu.
ÉTEX (Antoine), artiste français, né à Paris le 20 mars 1808, mort à Chaville le 5 juillet 1888. D'une famille d'artistes, il reçut de son père les premiers éléments de la sculpture; ensuite il fréquenta les ateliers de Dupaty, de Pradier, d'Ingres et de Dubau. Second grand prix de Borne en 1829, il obtint une pension et visita les musées d'Italie pendant deux ans, puis l'Algérie, la Corse, l'Espagne, l'Allemagne et l'Angleterre. Il a brillé et souvent excellé comme sculpteur, comme peintre, comme graveur et comme architecte; plusieurs de ses conceptions peuvent être considérées comme des chefs-d'œuvre de l'art français. Ses œuvres principales sont en sculpture : Le jeune Hyacinthe lue par Apollon, groupe, sujet du concours de 1828, qu'il exécuta ensuite en marbre pour le cabinet du comte Turpin ; Ca'in et sa race maudits id Dieu, groupe colossal, musée de Lyon (1839), les statues de Léda, d'Olympia, à Trianon, et de Rossini, à l'Opéra ; le Choléra, et Blanche de Castille, au musée de Versailles; lléro et Léandre, au musée de Caen ; Charlemagnc, au Luxembourg ; Saint Augustin, a. la Madeleine ; le Général Lccourbe, à Lons-lc-Saulnier; La Résistance contre les Envahisseurs (1814) et Les Bienfaits de la Paix (1815), à l'Arc de Triomphe de l'Etoile ; le Tombeaude Géricault; le monument de Vauban, aux Invalides ; la statue de Saint Louis, à la place de la Nation (ancienne barrière du Trône) ; François Ier, groupe animé qui décore une des places de la ville de Cognac ; des bustes de contemporains célèbres : duc d'Orléans, Thiers, Louis Blanc, Dupont (de l'Eure), Chateaubriand, Proud'hon, Cavaignac, Emile Chevé, Antonclli, ilérode, Veuiltot, Dumaspère, Berryer, Ingres, de Lesseps, Chanzy, et une foule de statues, de bas-reliefs, dont la nomenclature serait trop longue : qu'il nous suffise de rappeler :
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le Bonheur maternel, statue (1886); l'Amour piqué par une abeille ; le Génie du XIXe siècle ; les Naufragés; Suzanne surprise au bain, statue eu marbre (1875), etc. — En peinture, Etex a laissé : Les Mêdicis ; Saint Sébastien, martyr ; Joseph expliquant les Songes à ses frères (1844) ; Sapho ; Roméo et Juliette ; Dante et Béatrix; Faust et Marguerite; les Grands hommes des Etats-Unis (à l'Hôtel de Ville de Ni w-York) ; Jacob allant trouver Joseph en Egypte ; Les deux fils de Joseph bénis par Jacob ; Funérailles de Jacob; la Fuite cn Egypte (1861); Mortde l'enfant Veodatus (1875), projet de décoration. — Comme architecte, il a produit le tombeau de .l/"19 1', isp "l. an Père-Lachaisa ; ceux de Mmc Sehœleher, d'Armand Marrast, de Géricault, de Brizeux, etc. — Comme litterateur.il a publié : la Grèce tragique | 1 40 planches avec texte) ; Dante illustré (18':i> ; Revue synthétique de l'Exposition de 1855, .-uni d'un Coup d'œiljelé sur l'état des beaux-arts aux Etats-Unis ; Notice sur Paul Delaroche (1857) ; ■ sur la vie et les ouvrages d'Ary Schi //< i (1859); Elude sur la vie et les ouvrages de J. Pradier (18'i9); l'Institut et l'Académie des beaux-arts (1860); A propos de l'Exposition de 1863; Cours élémentaire de dessin (1851 ; 3° éd. 1859; 50 planches lithographiées) ; Cours public fait à V Association polytechnique vour les élèves des écoles elles ouvriers (1861).
liTHÉROMANIE, s. f. Passion de boire de léiher ; manie analogue à l'alcoolisme et >;i. l règne dans les pays anglais, particu- 1 èrement en Irlande. Dans certaines villes de ces pays, l'épicier et le débitant vendent de l'élher à très bas prix. Les marchands en gros et en demi-gros le livrant à un sou l'oiee, il e-t facile aux détaillants de réaliser de jolis bénéfices en le faisant payer un sou le petit verre. La population de certains villages, hommes, femmes, enfants en font une consommation effrayante. Nous empruntons les détails suivants à un article intéressant publié dans la Nature, par le Dr A. Carton : — « Les buveurs d'éther commencent, comme les alcooliques, par de petites doses, et il est besoin d'un certain apprentissage pour tolérer la saveur acre et brûlante du liquide. Aussi d'habitude on commence par ingurgiter un peu d'eau, puis on avale l'éther et une seconde gorgée d'eau pour finir. Le buveur évite ainsi l'irritation buccale causée par ce breuvage. Mais les buveurs invétérés ne mettent pas tant de précaution et l'avalent tel quel. Du reste, la façon de procéder varie un peu suivant les districts : ici on le prend soulagé d'eau, au tiers, à moitié ; là, absolument pur ou après en avoir inhalé, une partie. La dose ordinaire est de 8 à 15 grammes, et il n'est 'pas rare de voir des consommateurs y revenir à cinq ou six reprises dans la journée. Lis jours de marché, les rues, les places du village sont infectées par l'odeur de l'éther. L'ivresse produite par l'éther est beaucoup plus rapide qu'avec l'alcool et varie, on le comprend, suivant 1 âge, la complexion du buveur et suivant son degré d'habitude élhérique. Elle se dissipe aussi beaucoup plus rapidement, d'où le retour fréquent au comptoir de l'épicier. Dans les premiers temps, ce son! les simples phénomènes de l'ivresse et d'un: ivresse gaie que l'on observe; excitation rapide, exubérance de paroles vives, puis rapidement aussi l'inertie musculaire et le collapsus. Mais à la longue, l'éther amène en dehors des troubles dyspeptiques, de véritables actions maniaques. Les buveurs rient comme des fous, sont pris de convulsions épi) epti formes et tombent dans un état de prostration nerveuse, qui est presque une caractéristique de cette intoxication et qui peut conduire vib à l'aliénation mentale. Les uns ont voulu attribuer les causes originelles de cette dangeureuse habitude aux prédications du père Mithows sur les dangers de l'alcoolisme j
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d'autres à des ordonnances médicales ; d'autres, enfin, aux ordonnances fiscales sur la distillation et la vente d'un produit bon marché comme l'éther mélhylique. »
ETNA. — Le couvent du Grand-Saint-Bernard, construit à 2,474- mètres au-dessus du niveau de la mer, a passé, jusqu'à nos jours, pour le lieu habité le plus élevé de l'Europe ; mais il n'a plus droit à cette réputation. En 1881 , les autorités municipales de Calane ont ordonné l'érection d'un observatoire astronomique sur le sommet du mont Etna, à 2,943 mètres au-dessus de la mer, c'est-à-dire à près de 500 mètres plus haut que le couvent du Saint-Bernard. Cet observatoire, de forme circulaire se compose de deui étages. En bas, se dresse un gros pilier sur lequel est posé le grand télescope à réfraction ; cet étage est divisé en salle à manger, cuisine et magasin. A l'étage supérieur, se trouvent trois chambres pour les astronomes et pour les touristes qui visitent l'établissement; la toiture est formée d'une coupole mobile. Des balcons qui couronnent l'étage supérieur, la vue jouit d'une immense perspective; le spectateur peut apercevoir plus de la moitié de l'Ile de Sicile, toute l'Ile de Malte, les lies Lipari et la province de Calabre sur le continent. L'observatoire est érigé sur un petit cône, qui serait capable, en «as d'éruption du volcan, de protéger coin plètement l'édifice contre les torrents de lave qui se précipitent toujours sur les flancs de la montagne.
ÉTOILE (Jeux). — Le matériel de ce jeu est une large étoile à huit grands rayons, peints de dillerentes couleurs, et huit balles de bois, peintes de couleurs qui correspondent à celles des rayons. Les rayons ne font pas corps avec l'étoile; leur base est seulement glissée dans une rainure, de sorte qu'ils tombent au moindre choc. Chaque joueur prend alternativement les huit balles, et, se plaçant à une distance déterminée, il les jette, les unes après les autres, vers l'étoile. Si une de ses balles fait tomber un rayon de sa couleur, il compte deux points ; si elle fait tomber un rayon d'une couleur autre que la sienne, il ne compte qu'un point. Toutes les fois qu'une balle ne touche ni rayon, ni étoile, le joueur perd deux points. Lepremier joueur, ayant jeté ses huit balles, on relève les rayons tombésetonlesremeten place; lesecond joueur prend les huit balles et irnile l'exemple de son prédécesseur, et ainsi de suite, jusqu'à ce que l'un des joueurs ait atteint le nombre convenu. Il est prudent de placer derrière l'étoile un paravent ou un rideau.
ÉTRANGERS. — Le recensement de 1886 établit que le nombre des étrangers s'élève à 1,126,531, sur une population totale de 37,930,759 âmes. Soit 3 p. 100 environ. — En 1851, sur une population de 35,783,170 âmes, on n'en comptait que 380,831 ; leur nombre a donc triplé.— Ce sont les Italiens qui tiennent le premier rang : en 1886, ou a recensé 264,568 Italiens sur notre soi. Les départements où l'on en compte le plus sont les suivants : Bouches-du-Hhûne, 70,088 ou 12 p. 100 de la population totale; les Alpes-Maritimes, 39,166; la Seine, 28,531; le Var, 23,105; la Corse, 16,087; le Rhône, 10,154; la Savoie, 8,101 ; 1 Hérault, 5,187 ; l'Isère, 3,375. — Les Belges fixés en France, représentent un effectif de 482,261 âmes. Les départements où les Belges dominent sont : le Nord, 298,991, soit 18 p. 100 de la population totale; la Seine, 57,649; les Ardennes, 32,871; le Pas-de-Calais, 18,545; l'Oise, 12,731; Seine-et-Oise,
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9,993; l'Aisne, 9,313; la Marne, 6,137; la Meuse, 3,325. — Le nombre des Allemands recensés dépasse 100,000. Plus du tiers des Allemands résident dans le département de la Seine (35,718 dans la Seine, dont 30,229 à Paris) : dans la Meurthe-et-Moselle, on en compte 20,683; dans les Vosges, 4,947; à Belfort, 4,807; dans la Marne, 3,345; en Seine-et-Oise, 2,630; dans la Gironde, 1,455; dans le Rhône, 1,360. — Le. nombre des Hollandais et Luxembourgeois résidant en France est de 37,149, dont 19,227 habitent le département de la Seine. — Les Suisses sont au nombre de 78,584, dont 27,233 habitent Paris, les autres résident dans le Doubs, le Rhône, Seine-et-Oise et dans les Bouehes-du-Rhône. — Les Espagnols habitant la France sont au nombre de 79,550. Il y a, en plus, 1,292 Portugais. Ils résident presque tous dans les départements qui se rapprochent de leur pays, sauf 3,832 qui habitent Paris. — On compte 96,134 Anglais, dont 14,701 dans le département de la Seine. — Enfin, sur les 10,233 Américains du Nord et du Sud recensés, 6,915 habitent Paris et ses environs. — L'accroissement continuel du nombre des étrangers ayant inquiété le gouvernement français, le Président de la République a signé, le 2 octobre 1 888, le décret suivant : «Article premier. Tout étranger non admis à domicile qui se proposera d'établir sa résidence en France devra, dans le délai de quinze jours, à partir de son arrivée, faire à la mairie de la commune où il voudra fixer cette résidence une déclaration énonçant : 1° ses nom et prénoms, ceux de ses père et mère; 2° sa nationalité; 3° le lieu et la date de sa naissance; 4° le lieu de son aernier domicile ; 5° sa profession ou ses moyens d'existence; 6° Le nom, l'âge et la nationalité de sa femme et de ses enfants mineurs, lorsqu'il sera accompagné par eux. 11 devra produire toutes pièces justificatives à l'appui de sa déclaration. S'il n'est pas porteur de ces pièces, le maire pourra, avec i'approbation du préfet du département, lui accorder un délai pour se les procurer; un récépissé de sa déclaration sera délivré gratuiteinentà l'intéressé. — Art. 2. Les déclarations seront faites à Paris au préfet de police et, à Lyon, au préfet du Rhône. — Art. 3. En cas de changement de domicile, une nouvelle déclaration sera faite devant le maire de la commune où l'étranger aura fixé sa résidence. — Art. 4. 11 est accordé aux étrangers résidant actuellement en France et non admis à domicile, un délai d'un mois pour se conformer aux prescriptions qui précèdent. — Art. 5. Les infractions aux formalités édictées par le présent décret seront punies des peines de simple police, sans préjudice du droit d'expulsion qui appartient au ministre de l'intérieur en vertu de la loi du 3 décembre 1849, article 7. — Art. 6. Le président du conseil, ministre de l'intérieur, est chargé de l'exécution du présent décret >. — Législ. En vertu du décret du 2 octobre 1888, tout étranger non admis à domicile qui se propose d'établir sa résidence en France est tenu dans le délai de 15 jours, à partir de son arrivée, de faire à la mairie de la commune où il entend faire celte résidence une déclaration énonçant : 1° ses nom et prénoms et ceux de ses père et mère; 2° sa nationalité; 3° le lieu et la date de sa naissance; 4° le lieu de son dernier domicile; 5°saprofession ousesmoyensd'existence;6° le nom, l'âge et la nationalité de sa femme et de ses enfants mineurs, s'il est accompagné par eux. Il doit produire toutes les pièces justificatives nécesaires à l'appui de sa déclaration ; et, s'il n'est pas porteur desdites pièces, le maire peut, avec l'approbation du préfet, lui accorder un délai pour se les procurer. En cas de changement de résidence, une nuuvelle déclaration doit être faite par l'étranger dans la commune où il s'est transporté,!.es déclarations (aites, à Paris,
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au préfet de police, et à Lyon, au préfet du Rhône. — Les dispositions qui précèdent ne s'appliquent qu'aux étrangers qui font un séjour prolongé en France, et ne concernent pas les voyageurs de passage. Elles ont été jugées nécessaires à la suite du dénombrement de la population fait en 1886, et qui a constaté un accroissement rapide du nombre des étrangers séjournant en France. Ce nombre s'élevait alors à 1,126,531 individus, dont 214,930 habitaient à Paris. La plus grande partie de ces étrangers ont leur résidence dans les départements frontières. (Voy. ci-après, les mots Nationalité et Naturalisation.) — En ce qui concerne l'Algérie, où le nombre des étrangers est presque égal à celui des Français, un décret du 21 juin 1890 oblige tout étranger arrivant sur le territoire algérien, à faire, dans le délai de trois jours à parlir de son arrivée, à la mairie de la commune où il doit séjourner, une déclaration semblable à celle qui est prescrite par le décret du 2 octobre 1888. Sont dispensés de cette formalité : les étrangers venant hiverner en Algérie et y résidant temporairement chez des hôteliers; ainsi que les étrangers musulmans arrivant par les frontières de terre et munis de permis réguliers. A l'égard des étrangers qui au moment de la promulgation du décret étaient fixés en Algérie, ceux qui y résidaient depuis moins de trois ans étaient seuls tenus à faire la même déclaratiou que celle imposée aux arrivants. Ch. Y.
ÉTUDIANTS. — A la fin de l'année scolaire 1890, le nombre des étudiants de toute espèce et de toute nationalité s'élevait à 16,587, dont 15,316 Fiançais et 1,271 étrangers. En 1875, l'eilectif était de 9,863 seulement. En quinze ans, le nombre des étudiants s'est donc accru de 6,600. Voici comment les 16,587 étudiants se répartissent entre les Facultés et Ecoles des divers ordres :
Faculté de médecine 5,843
Faculté de droit 4.570
Faculté des sciences. . i ,278
Faculté des lettres 1,834
Ecoles supérieures de pharmacie et de
Facultés railles 1,590
Ecoles secondaires de médecine et de
pharmacie 1,371
Faculté de théologie protestante 101
Dans les Facultés et Ecoles de Paris, il y a 8,653 étudiants, soit 52 p. 100 de l'eilectif. Voici, au surplus, le détail pour les diverses Facultés de Paris :
Faculté de médecine 4,019
Faculté de droit 2,992
Faculté des sciences 442
Faculté des lettres 70
Faculté de théologie protestante 32
Ecole supérieure de pharmacie 1,098
Les 1,271 étudiants étrangers fréquentent pour la plupart les Facultés de Paris; sur ce nombre, il y en a, en effet, 1,078 à Paris, soit 85 p. 100 environ. La statistique révèle qu'il y a : 989 Européens, dont 313 Russes; 150 Roumains et 122 Turcs; 201 Américains, dont 73 venant des Etats-Unis; 68 Africains, dont 51 Egyptiens et 13 Mauriciens; 12 Asiatiques-, 1 Australien. 907 suivent les Facultés de médecine, 240 les Facultés de droit, 58 les Facultés de sciences, 24 les Facultés des lettres, 39 les Ecoles de pharmacie ou les Facultés mixtes, 3 les Facultés de théologie protestante.
EUCRE (Jeux). — C'est une espèce d'écarté très populaire an Etats-Unis. Deux, trois ou quatre personnes peuvent y prendre part. On se sert d'un jeu de piquet ordinaire; la valeur des cartes est la même qu'à l'écarté, sauf que le valet d'atout et l'autre valet de la même couleur sont supérieurs à tous les alouts. Le valet d'atout se nomme bosquet de droite; le valet de la même couleur est le bosquet de gauche. Si, par exemple, le pique est l'atout, les cartes se rangeront dans l'ordre suivant, pour la valeur respective : vaiot
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de pique, valet de trèfle, as, roi, dame, etc de pique. Si les trèfles étaient l'atout, alors le valet de trèfle serait la plus forte carte et le valet de pique viendrait après. Les valets qui ne sont ni bosquets de droite ni bosquets de gauche, conservent la même valeur qu'à l'écarté. — Euchré a deux. On distribue d'abord 2 cartes, puis 3 cartes à chaque joueur; on tourne la onzième et elle désigne l'atout. On joue en cinq points. Si un joueur fait 3 levées, il gagne un point; il en gagne un seul, s'il fait 4 levées; mais il en compte deux, s'il fait la vole, comme à l'écarté. La distribution et la retourne étant faites, le premier à jouer commence par examiner son jeu, pour s'assurer si, d'après son estimation, il est assez fort pour compter, c'est-à-dire pour faire 2, 4 ou 5 plis. Quand il se croit assez fort.il dit: « Je commande >. Et l'adversaire a le droit d'écarter une de ses cartes pour la remplacer par la retourne. Dans le cas où il n'a pas l'espérance de faire le point, il dit : c Je passe». Quand le premier joueur a commandé, il ouvre le jeu en abattant une carte; le donneur en jette une à son tour et la plus forte fait le pli. Si le donneur ne peut fournir de la couleur demandée, il est obligé de couper comme à l'écarté ; il ne renonce que s'il ne peut faire autrement. Celui qui fait la levée joue ensuite le premier et l'on continue jusqu'à ce que les dix cartes soient abattues. Si l'un ou l'autre joueur joue d'autorité et ne fait pas au moins trois plis, il est euchré, c'est-à-dire que son adversaire compte deux points au lieu d'un, ou trois points au lieu de deux (en cas de vole). Pour bien expliquer ce qui précède, un exemple est nécessaire. Si le premier à jouer dit : c Je passe, • parce que son jeu ne lui semble pas assez fort, et si le donneur prend, comme c'est son droit de le faire, la retourne, et écarte une carte, ce dernier est euchré lorsqu'il ne marque pas. Si les deux joueurs passent, le premier peut faire l'échange de la carte d'atout qui se trouve à la retourne; et le donneur est forcé déjouer le premier; mais alors le premier est euchré quand ce n'est pas lui qui marque. Quand les deux joueurs ont déclaré passer, si le premier ne fait pas l'échange, le donneurpeut le faire, au risque d'être euchré; et alors l'adversaire du donneur est le premier à jouer ; c'est-à-dire que l'on peut passer deux fois. Le premier dit : c Je passe ». Le second, satisfait de son jeu, dit également : < Je passe ». Le premier peut jouer de suite après avoir fait l'échange, ou dire : c Je passe ». Et le donneur, qui a encore le droit de prendre la retourne, peut dire : c Je passe »; après quoi, le premier joue et nul ne risque d'être euchré. Le bosquet de gauche compte comme atout et prend tous les atouts, sauf le valet. — Euchrk a trois. A ce jeu, on distribue 15 cartes (5 à chaque joueur) ; mais les règles sont identiquement les mêmes qu'à l'euchre à deux, Il n'y a de différence que pour la tactique. Si l'un des joueurs a compté 4 points et si les deux autres ont compté chacun 2 points, il est permis à ces deux derniers de s'entr'aider pour empêcher le premier de gagner. — Eucuag a quatre. Dans cette partie, les joueurs se divisent en deux camps, et le parti vainqueur est celui dont les levées combinées arrivent à former la valeur de 5 points. Quand ies quatre joueurs ont déclaré passer, le premier peut changer la carte d'atout ; s'il ne le fait pas, le second peut le faire, puis le troisième et enfin le quatrième. Si le joueur qui a commandé ne lait pas le point, le parti adverse compte deux. Si un joueur possède un jeu extrêmement fort, il peut dire : t Je joue seul». Sur quoi, son partenaire jette son jeu, et le solitaire joue contre deux. Alors s'il fait les cinq levées, il compte trois ; s'il fait trois ou quatre levées, il marque un seulement ; s'il ne fait pas trois levées, il est