FACH
FABRICIEN, IENNE adj. Qui concerne les fabriques des paroisses : administration fabricienne.
FABDLOSITÉ s. f. (lat. fabulositas, fiction). Caractère fabuleux.
FACHES, commune du cant. et à 6 kil Lille (Nord); 800 Lab.
de
FAGT
FACIENDAIRE s. m. [fa-si-an-dè-re]. Celai qui joue un rôle actif dans une faciende.
FACILITATI0N s. f. Action de faciliter.
FAC-SIMILER v. a. [fak-si-mi-lé]. Reproduire i I' de du fac-similé.
FACTIC£Mrjr.T adv. P'«ne manière factice.
FACU
FACTIEtfSEMENT adv. D'une manière factieuse.
FACULTÉ. — Législ. Deux décrets, en date du 25 juillet 1885, ont fait progresser sensiblement la transformation ries facultés universitaires. Leur personnalité civile était déjà reconnue par les lois, mais la gestion de leur patrimoine a été réglementée par les décrets
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précités. Chaque faculté peut posséder des immeubles, des revenus propres, et recevoir directement des dons et legs, ainsi que des subventions. Un décret du 28 décembre 1885, faisant suite aux précédents, organise les trois conseils ou assemblées dont nous allons parler. Le conseil général des facultés, déjà institué par l'un des décrets du 25 juillet 1885, au chef-lieu de chaque académie, comprend : le recteur, président, les doyens des diverses facultés, le directeur de l'école de plein exercice ou préparatoire de médecine et de pharmacie, deux délégués de chaque faculté, élus pour trois ans par l'assemblée de la faculté parmi les professeurs titulaires, et un délégué de l'école de médecine et de pharmacie, élu dans les mêmes conditions. Le conseil de la faculté se compose des professeurs. L'assemblée de la faculté comprend en outre les agrégés chargés d'un enseignement rétribué sur les fonds du budget, ainsi que les chargés de cours et maîtres de conférences pourvus du grade de docteur. < Celle-ci, dit M. Liard, c'est rassemblée de la faculté : elle comprend tous ceux qui, sous un titre ou sous un autre, prennent part à l'enseignement. L'autre est le conseil de la faculté : il se compose exclusivement des professeurs titulaires et des professeurs adjoints. L'assemblée, c'est la faculté enseignante, la faculté savante. Le conseil, c'est l'établissement public, la personne morale : aussi ne comprend-il que les éléments fixes et permanents de la faculté. Assemblée et conseil ont des attributions différentes. A l'assemblée, tout ce qui regarde l'enseignement et la science; au conseil, tout ce qui se rapporte aux intérêtsmatérielsetmoraux du corpseonstitué. L'assemblée délibère sur toutes les questions d'enseignement. Chaque année, elle arrête les programmes des cours et distribue les enseignements. Les attributions du consei) sont plus complexes.il délibèresur l'acceptation des dons et legs, sur l'emploi des revenus et subventions, sur le budget ordinaire de la faculté, sur les comptes administratifs du doyen, sur le maintien, la suppression ou la transformation des chaires vacantes; il présente aux chaires dont la vacance a été déclarée; il fail les règlements destinés à assurer l'assiduité des étudiants; il règle les conditions des concours entre les étudiants de la faculté; enfin, il statue sur les affaires delà scolarité. Assemblée et conseil fout leurs règlements intérieurs et se réunissent soit sur la convocation du doyen, soit sur la demande du tiers de leurs membres, j (Revue des Deux-Mondes ; 15 février 1890.) Ajoutons quelques renseignements sur les attributions du conseil général des facultés, dont nous avons donné plus haut la composition. En matière d'enseignement, le consei) général est chargé de veiller au maintien des règlements d'études et d'établir la coordination nécessaire entre les cours des différentes facultés. 11 délibère sur les projets de budgets présentés par chaque faculté ou école, et sur les comptes administratifs des doyens ou directeurs. Il exerce, en ce qui concerne les étudiants, les attributions disciplinaires précédemment conférées aux facultés elles-mêmes. Il adresse, chaque année, au ministre un rapport sur la situation des établissements d'enseignement supérieur et sur les améliorations qui peuvent y être introduites. Le doyen de chaque faculté est nommé pour trois ans, par le ministre, parmi les professeurs titulaires, sur une double liste de deux candidats, dont l'une est présentée par l'assemblée générale de la faculté et l'autre par le conseil général des facultés. — La loi de finances du 26 février 1887 a rétabli les droits d'inscription que la loi du 18 mars 1880 avait supprimés. Les étudiants inscrits dans les facultés et dans les établissements d'enseignement supérieur de l'Etat sont donc soumis à un droit d'inscription de 30 fr. par trimestre. Sont dispensés de ce droit, lesboursiers. les maîtres répétiteurs
t.t maîtres d'études des établissements publics d'enseignement secondaire. Peuvent, en outre, en être dispensés, un dixième des étudiants astreints au droit d'inscription dans chaque faculté ou établissement. Ces dernières dispenses sont accordées pour une année scolaire et peuvent être renouvelées (décret et arr. min. du 30 mars 1887). La dispense des droits d'inscription est étendue, en vertu de la loi de finances du 30 mars 1888, à tous les fonctionnaires des établissements d'enseignement secondaire, ainsi qu'aux élèves de l'école normale d'enseignement secondaire spécial et aux fonctionnaires de l'enseignement primaire. Tous ces fonctionnaires de l'université profitent aussi de la dispense des droits de bibliothèque, d'examen, de certificat d'aptitude et de diplôme afférents aux grades de licencié es lettres ou es sciences. Enfin, les associations d'étudiants des facultés de l'Etat sont, sous certaines conditions, dispensées de la taxe à laquelle les cercles sont assujettis (voy., plus haut, Cercle). — Les facultés de théologie catholique ont cessé de faire partie de l'Université. Les traitements des professeurs ont été supprimés, par prétention, au budget do 1880. Cette suppression est très justifiée, puisque l'Eglise romaine refuse de reconnaître les grades conférés par les facultés françaises, et c'est là une nouvelle étape dans la voie qui mène à la séparation définitive des Eglises et de l'Etat. — Nous ferons connaître plus loin la proposition de loi élaborée par le Gouvernement et tendant à la reconstitution en France de plusieurs centres d'enseignement supérieur, sous le nom d'Universités (voy. ce mot). — Il peut être utile de connaître quel est le nombre des étudiants inscrits dans les facultés de l'Université de France; ce renseignement présente un certain intérêt, au moment où il est question de reconstituer des universités provinciales. Le nombre total des étudiants, relevé au 15 avril 1890, s'élève à 10,391 , dont 15,120 français et 1,271 étrangers. Les étudiants français se subdivisent en 14,980 étudiants et 140 étudiantes; les étrangers, en 1,122 bu m m es et 149 femmes. Les 16,391 étudiants, des deux sexes et de toute nationalité, se. répartissent ainsi entre les Facultés et les Ecoles des divers ordres : Faculté de médecine (doctorat et officiât), 5,099; Faculté de droit (licence et doctorat), 4,502; Faculté des sciences (licence et agrégation), 1,299; Faculté des lettres (licence et agrégation), 1,876; écoles upérieures et Facultés mixtes de pharmacie (pharmaciens de lro et 2e classes), 1,533; Ecoles de plein exercice etEcoles préparatoires de médecine et de pharmacie (docteurs, officiers de santé, pharmaciens de lr0 el'2'! classes), 1,385; théologie protestante, 90.8,527 étudiants et étudiantes, c'est-à-dire environ les 52/100° du nombre des étudiants inscrits, suivent les cours des Facultés de Paris : 4,235 à la Faculté de médecine, 2,005 à la Faculté de droit, 402 à la Faculté des sciences, 744 à la Faculté des lettres, 1,052 à l'Ecole supérieure de pharmacie, 29 à la Faculté de théolugie protestante. Voici, classées d'après le nombre de leurs étudiants, la liste des villes qui possèdent des Facultés ou des Ecoles supérieures : 1° Bordeaux (Faculté mixte de médecine et de pharmacie, Facultés de droit, des sciences et des lettres) : 1,024 étudiants; 2° Lyon (Faculté mixte de médecine et de pharmacie, Facultés de droit, des sciences, des lettres) : 998 étudiants; 3° Toulouse (Facultés des sciences, des lettres, de droit, Ecole de pie • :ercice de médecine et de pharmacie) : 900 étudiants; 4° Montpellier (Facultés de médecine, de droit, des sciences, des lettres, Ecole supérieure de pharmacie) : 756 étudiants; 5° Lille (Faculté mixte de médecine et de pharmacie, Facultés de droit, des sciences, des lettres) : 636 étudiants ; 6° Caen (Facultés de droit, des sciences, des lettres), Ecole do plein exercice de médecine et de pharmacie) : 3S7 étudiants; 7° Nancy
(Facultés de médecine de droit, des sciences' des lettres, Ecole supérieure de pharmacie) • 376 étudiants; 8° Kennes (Facultés de droit, des sciences, des lettres, Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie) : 365 étudiants; 9" Poitiers (Facultés de droit, des sciences, des lettres, Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie) : 282 étudiants; 10° Alger (Facultés de droit, des sciences, des lettres, Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie) : 281 étudiants; ll°Grenoble (Facultés de droit, des sciences, des lettres, Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie) : 235 étudiants; 12° Aix (Facultés de droit et des lettres) : 208 étudiants ; 13° Marseille (Faculté des sciences, Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie) : 205 étudiants; 14° Dijon (Facultés de droit, des sciences, des lettres, Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie) : 200 étudiants; 15° Besançon (Facultés des sciences et des lettres, Ecole de plein exercice de médecine el -le pharmacie) : 180 étudiants; 16°Glei mont (Faculté des sciences, des lettres, Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie) : 137 étudiants. Viennent ensuite les villes nepossédant qu'une Ecole de plein exercice ou une Ecole préparatoire de médecine ou de pharmacie: Nantes, 145 étudiants; Amiens, 114; Angers 82 : Limoges, 70; llouen, 68 ; Tours, 53 ; Reims, 44; et Monlauban qui possède seulement une Faculté de théologie protestante dont les cours sont suivis par 67 étudiants. Voici comment se répartissent les 1,271 étudiants et étudiantes étrangers: 1,078, c'est-àdire 85 p. 100 suivent les cours des Facultés de Paris, 67 suivent ceux des Facultés de Montpellier ; le reste, c'est-à-dire 126, se partage entre les Facultés des autres villes de province. Parmi ces étudiants, 907 sont inscrits dans les Facultés de médecine, 240 dans les Facultés de droit, 58 dans les Facultés des sciences, 24 dans les Facultés des lettres, 21 dans les Ecoles supérieures de pharmacie et les Facultés mixtes, 12 dans les Ecoles de plein exercice et les Ecoles préparatoires, 4 dans les Facultés de théologie protestante. Voici, en outre, à quelles nationalités appartiennent ces 1,271 étrangers et étrangères : 989 sont Européens; l'Allemagne en fournit 21, l'Angleterre 71, l'Autriche 10, la Belgique 17, la Bulgarie 34, l'Espagne 45, la Grèce 55, la Hollande 8, la Hongrie 1, l'Italie 21, le Luxembourg I, Monaco 2, la Norvège 3, le Portugal 19, la Roumanie 159, la Russie 313, la Serbie 33, la Suède 3, la Suisse 44, la Turquie 122. 12 sont Asiatiques : Annam 1, Chypre 2, Indes anglaises 1, Japon 4, Perse 2, Syrie 2. 68 sont Africains : Egypte 51, Madagascar 1, ile Maurice 13, Tunisie 3. 201 sont Américains: Brésil 11, Bolivie 1, Chili 3, Colombie 1, Cuba 2. Etats-Unis 173, Haïti 4, Mexique 1, République Argentine, 5. Un seul est Océanien. Les 140 étudiantes françaises sont inscrites : 1 à la Faculté de droit de Paris; 20 aux Facultés de médecine, dont 18 à Paris ; 15 aux Facultés des sciences, dont 6 à Paris et 5 à Grenoble ; 100 aux Facultés des lettres, dont 31 à Paris, 33 à Lille, 12 à Lyon, 7 à Bordeaux, 6 à Besançon et 4 aux Ecoles de plein exercice ou aux Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie. Les 149 étudiantes étrangères, presque toutes de nationalité russe, sont inscrites , 2 à la Faculté de droit de Paris ; 124 aux Facultés de médecine, dont 122 à celle de Paris ; 9 aux Facultés des lettres, dont 5 à Paris, 2 à Lille et 2 à Lyon, et 15 aux Facultés des sciences, dont I celle de Paris. Ch. Y.
FiîSUL^!, ancienne ville d'Etrurie. aujourd'hui Fiésole, sur une colline, à 5 kil. N.-E. de Florence. Sylla y établit une colonie militaire ; et Catiliua eu fit le quartier général de son armée.
FAIDHERBE (Louis-Léon-César), général