‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 217 sur 503 · FANT · texte numérisé non relu

FANT

de celle que l'on donne dans les meilleurs établissements de France ; il y a des magasins où Ion vend tous les articles de la consommation journalière et dont les bénéfices sont divisés par parties égales entre l'association et les acheteurs. Il y a, de plus, une crèche divisée en deux parties : l'une pour les enfants au berceau ; l'autre pour ceux qui commencent à marcher ; les mères peuvent les y conduire en toute sécurité pendant qu'elles font leur ménage ou qu'elles sont occupées soit au magasin, soit à la buanderie. L'association publie un journal bi-hebdomadaire intitulé le Devoir. — Il parait singulier que cette entreprise, qui a si bien réussi et qui est aujourd hui connue dans le monde entier, n'ait pas encore été imiiée.

FAMOSITÉ s. f. (lat. famositas, mauvaise renommée). Néol. Renommée de mauvais aloi : il cherchait un tremplin à son ambition de famosité et de pouvoir (L. Fiaux).

FANFARISTE s.m. Musicien appartenant à une fanfare.

FANTASMAGORIE. On a donné ce nom à ditîérents spectacles du même genre que la lanterne magique, dans lesquels, au moyen de certains artifices, on fait apparaître, dans un lieu obscur, des images qui semblent être des ombres, des fantômes que l'on évoque. Dans ce genre de spectacle ingénieux et attrayant, les objets sont éclairés et amplifiés par des verres, comme dans la lanterne magique; mais tandis que pour les représentations au moyeu de celle-ci, les spectateurs sont placés du même côté que la lanterne, c'est-à-dire devant la toile qui reçoit les images, quand il s'agit de fantasmagorie, la toile est tendue entre les spectateurs et l'instrument. On fait usage d'une toile en taffetas gommé, tendue dans un cadre de bois ou dans l'embrasure d'une porte qui sépare deux chambres. Les spectateurs se mettent d'un côté ; l'opérateur se tient de l'autre ; tous sont plongés dans l'obscuriLé. Sur une table est placée une lanterne magique ordinaire montée et disposée de façon à pouvoir s'éloigner ou se rapprocher sans bruit de la toile. En avant de celte lanterne, se trouve un verre lenticulaire indépendant, qui s'éloigne quand elle se rapproche de la toile et qui se rapproche quand elle s'éloigne, de sorte que l'image reste toujours visible et bien distincte. Suivant que l'opérateur avauce ou recule son appareil, qui repose sur des roulettes garnies de drap pour étoulfer le bruit, les objets paraissent plus petits ou plus grands. Quand il débute à une très petite distance, en éloignant autant que possible le verre lenticulaire indépendant, l'image parait dans l'éloignement comme un point presque imperceptible. A mesure que la lanterne s'éloigne et que le verre lenticulaire se rapproche, la ligure prend des proportions de plus en plus grandes; s'il recule avec rapidité la lanterne, le fantôme parait se précipiter sur les spectateurs. On peut, en modifiant la disposition de l'appareil, produire des images d'une grandeur fixe, mais qui se meuvent et paraissent animées. On a soin de ne faire apparaître que des figures effrayantes, des fantômes, des démons, des tigres à la gueule enflammée, des serpents qui, aprèss'être approchés lentement, bondissent et semblent vouloir se jeter sur les spectateurs. On peut aussi évoquer des morts ou faire apparaître des divinités infernales, à la façon de Cagliostro, dont tout l'art magique consistait à faire, en face d'un public crédule, l'application de sciences encore peu connues. Le premier théâtre de fantasmagorie fut ouvert à Paris, en 1798, par Robertson, inventeur du faniascope, perfectionnement de l'appareil dont nous venons de donner ïa description. Le fantascope se compeaait d'une caisse ou grande boite de 60 à 70 centim. en

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