‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 219 sur 503 · FEMM · texte numérisé non relu

FEMM

FAV0RINUS, philosophe et sophiste latin du règne d'Adrien, né À Arles, vers la fin du Ier siècle de notre ère, mort en 135. A certaines périodes de son existence, il habita Rome, la Grèce et l'Asie-Mineure. On raconte que dans une discussion philosophique qu'il eut avec Adrien, se trouvant à bout d'a;:.:iments, il s'écria qu'il est inutile de discuter avec le maître de trente légions. Il ne nous est resté que des fragments de ses écrits.

FÉCATI0N s. f. Séparation des fèces

FECULITE s. f. Substance pulvérulente qui forme le principe immédiat de certains végétaux.

FEIL (Charles), opticien et verrier, né à Paris en oct. 1824, mort à Choisy-le-Roi en janv. 1887. Petit-fils de Guinand, qui dota le monde d'une industrie nouvelle, la fabr tion de la verrerie pour optique, il continua les travaux de son ancêtre en trouvant successivement un flint blanc pour la photographie, un flint extra-lourd propre aux études scientifiques, les verres de thaîlium, de didyme et un strass dur pour la bijouterie ; il fabriqua de grandes lentilles en flint et en crown pour télescopes d'une grandeur et d'une puissance inusitées : tels sont ceux des observatoires de Vienne, de Pulkowa et de Nice. Son chef-d'œuvre en ce genre est la plus grande lentille connue (97 centim. de diamètre), qui est entrée dans la construction du gigantesque télescope du mont Ilamilton (Californie). Feil s'occupa aussi de recherches par la voie sèche sur les métaux terreux ; il produisit des minéraux artificiels, des rubis, des saphirs, des émeraudes et du diamant de bore. En 1872, il trouva la formule des applications du rouge flammé des Chinois ; en 1881, il créa des émaux de couleur à la faïencerie de Choisy-le-Roi; en 1883, il découvrit un émail sans plomb, joignant le brillant à l'inaltérabililé et faisant disparaître les dangers de l'usage du plomb dans la fabrication des émaux. L'âge et la maladie ne purent ralentir ses travaux ; dans les dernières années de sa laborieuse existence, il arriva à reproduire artificiellement et a bon marché des marbres d'une beauté et d'une dureté exceptionnelles. En exécution de sa dernière volonté, Mmo veuve Ch. Feil a offert au Conservatoire des Arts et Métiers la précieuse collection, unique en son genre, des spécimens des intéressants travaux par la voie sèche que le savant verrier avait entrepris.

FÉLIBRE s. m. [fé-li-bré] (prov. fé, foi ; libre', libre). Nom que s'appliquent les poètes de la nouvelle école provençale.

FELIBRIGE s. m. Association de félibres.

FÉLINITÉ s. f. Caractère félin.

FÉMINÉITÉ s. f. Caractère féminin ; nature féminine.

FEMME. — Législ. Une proposition de loi présentée en 1887 à la Chambre des députés, et une proposition semblable présentée au Sénat en 1890, ont tous les deux pour objet: 1° de permettre aux femmes d'être témoindans les actes publics et authentiques ; î leur permettre d'être tutrices ou membres des conseils de fanr'lle, en dehors de ■ le Code civil leur attribue déjà ce droit. Le premier point pourrait être accordé danger; nous ne pensons pas qu'il en soit ri même du second, car la tutelle lé la veuve est investie sur ses propr est souvent pour elle un trop li Les droits civils que la loi reconnaît femmes ont été étendus peu à peu, au I à mesure que les mo uitives se sont

adoucies; mais il faut toujours tenir cjmpie

FENC

de la constitution physique et morale de la femme. Ceux qui réclament sans cesse contre i'état d'infériorité dans lequel la femme se ive maintenue par les lois, oublient qu'en lui attribuant de nouveaux droits, on lui imposerait des devoirs et une responsabilité qui excéderaient ses forces. Chez les anciens Romains, la femme était en tutelle perpétuelle (Loi des Doute Tables: tit. XVIII, § 6). Avant tout, la femme a besoin d'être protégée. La sensibilité morale dont la nature l'a douée la rend souvent victime de l'intrigue. Elle se laisse aisément tromper et conduire par ceux qui la flattent, surtout s'ils sont revêtus d'un caractère religieux. Accroître les droits civils des femmes, ce serait dont favoriser la domination que le clergé exerce sur elles et dont il abuse. Il serait plus sage d'étendre la protection que la loi leur accorde et de les considérer comme mineures lorsqu'elles ne sont pas mariées, de même qu'elles le sont légalement pendant le mariage. La loi moderne a aussi oublié de réserver aux veuves le douaire qui leur était attribué autrefois (voy. au Dictionnaire le mot Douaire); mais c'est "là un avantage qui devrait être assuré réciproquement à celui des conjoints qui survit à l'autre, et qui consisterait dans l'usufruit d'une partie de la sueccession du prédécédé. — Le Parlement a été saisi de diverses propositions de loi réclamant pour les femmes des droits politiques plus ou moins étendus. On a cité, comme exemples à suivre, le droit dévote et celui d'éligibilité qui leur ont été attribués en Angleterre, et qui sont limités à la composition de quelques conseils locaux. Il y a loin de là aux droits politiques que l'on demande d'octroyer aux femmes et qu'elles sont elles-mêmes, en très grande majorité, disposées à repousser comme étant incompatibles avec leurs aptitudes naturelles. La femme est douée d'admirables vertus; mais elle doit rester femme et non vouloir émuler l'homme, selon l'expression de Joseph de Maistre. Nos pères avaient sagement adopté le principe de la loi saiique qui ne permettait pas qu'une femme pût occuper le trône de France. La reine Victoria reconnaît cette loi naturelle, lorsqu'elle écrit dans son Journal, le 3 février 1852 : c Nous autres femmes, c nous ne sommes pas faites pour gouvernei ; « si nous sommes de vraies femmes, nous ne c pouvons que haïr ces occupations. » M. Jules Simon a dit aussi, dans son beau livre, La Liberté (Ier vol., p 234) : < Tout retient la femme dans la soumission : ses fréquentes maladies, ses grossesses, les soins que réclament d'elle ses enfants, son aptitude au travail évidemment moindre, sa sensibilité exquise qui ne lui permet pas de se gouverner toujours par la raison, sa pudeur qui lui interdit de paraître au dehors et de se mêler de la discussion des affaires, sa nature qui la porte au dévouement, au renoncement, à la crédulité, à l'obéissance. S'il y a une vérité évidente, c'est celle-là. » Userait dangereux pour la société humaine de donner à la femme des devoirs qu'elle ne peut pas remplir couvenablement. Ce serait là un signe de décadence sociale. Les peuples qui veulent conserver leurs qualités viriles ne doivent pas permettre aux femmes d'occuper la place des hommes. Elles y perdraient leurs vertus propres sans acquérir celles de l'autre sexe. N'oublions jamais que, chez la femme, les facultés affectives dominent, aux dépens des qualités réllectives. C'est chez elle que c l'esprit est souvent la dupe du cœur >. Emanciper la femme, ce sertit l'abandonner à sa faiblesse naturelle, à son imprévoyance; ce serait aussi la livrer plus complètement aux mains de ceux qui l'exploitent et chez qui elle irait chercher, par instinct, sans discernement, l'appui et Ja direction dont elle éprouve le besoin. Ch. Y.

FENCE •. m. [fèno-se] (mot angl. qui signifie :

ie, ap-

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