FERM
clôture de bois). Sport. Obstacle de steeplephase, formé d'une clôture en planches.
FÉODALISATION s. f. Action de soumettre au régime féodal.
FÉF.AUD Uean- François), lexicograp né à Marseille en 1725. mort en 1807. Il , partenait à l'ordre des Jésuites. Son Nouveau Dictionnaire des Sciences et des Arts (1753, in-8°), contient la plupart des termes scientifiques alors usités. Son Dictionnaire grammatical de la langue française (1761, in-8") donne le résumé, des observations despremiers grammairiens français. Il a laissé, en outre, un Dictionnaire critique de la langue française (Marseille, 1787-'88, 3 vol. in-4°), qui est' encore estimé.
FERIER v. a. Célébrer comme jour do fête.
FERME (Jeux). Cet ancien jeu de famille est d'autant plus amusant qu'il y a plus de personnes qui y participent, et l'on peut y jouer jusqu'à 10 ou 12 à la fois. On se sert d'un jeu de 52 cartes dont on enlève les 8, afin que le nombre seize n'arrive pas trop fréquemment et que le fermier ne soit pas dépossédé trop tôt. Pour la même raison, on ne laisse que le six de cœur, appelé le brillant, et on supprime les trois autres six, dont la rencontre avec les dix amènerait trop souvent le nombre seize. Les cartes valent les points qu'elles portent : l'as compte pour un point et chaque figure compte pour dix. Chaque joueur reçoit un certain nombre de jetons auxquels on assigne une certaine valeur. Ensuite on met la ferme aux enchères et on l'adjuge à celui qui en offre le prix le plus élevé, prix qui varie ordinairement entre cinquante centimes et un franc. Il dépose dans une corbeille soit en argent, soit en jetons, la somme pour laquelle la ferme lui a été adjugée : c'est l'enjeu que doit gagner celui qui dépossédera le fermier; de plus, chaque joueur verse un jeton à la ferme. Le fermier ayant mêlé et fait couper à sa gauche, donne, à partir de sa droite, une carte à tous les joueurs, sauf à lui-même. Arrivé à lui, il s'arrête et tenant toujours le talon à la main, il regarde le premier joueur placé à sa droite. Si celui-ci demande : t Carte», le fermier lui en doune une qu'il prend sous le talon; si ce joueur n'est pas encore satisfait, il peut demander ainsi successivement et une à une autant de cartes qu'il le désire, et le fermier lui obéit en servant toujours la carte qui se trouve sous le talon. Quand le joueur est satisfait, il dit : « Je m'y tiens >, et le fermier passe au joueur suivant, qu'il satisfait de la même façon; il faut servir ainsi tous les joueurs à la ronde. La distribution terminée, tout le monde abat son jeu et l'on compte les points formant le jeu de chacun. Ceux qui ont plus de seize points paient au fermier autant de jetons qu'ils ont de jetons au-dessus de 16; c'est le bénéfice du fermier, qui, sans cela, ne risquerait qu'à perdre le prix de sa ferme, sans aucun avantage. Celui qui a moins de 16 points ne perd rien. Celui qui fait exactement 16 points a gagné et s'empare de la ferme entière, y compris les jetons que les joueurs y ont mis, mais non les bénéfices du fermier. Celui qui fait seize, par le moyen du six de cœur, gagne de préférence à tout autre, à cartes égales; car celui qui gagnerait en deux cartes, gagnerait au préjudice de celui qui gagne avec trois cartes; par exemple, un neuf et un sept gagneraient sur un sept, un six et un trois; mais lorsque le nombre de cartes est égal, celui qui a la prime gagne, à moins que, comme nous avons déjà dit, on ne fit les seize à cartes égales par le six de cœur, qui gagne la primauté. Celui qui a dépossédé le fermier devient fermier lui-même, a moins que l'on ait convenu que le même joueur restera toujours fermier ou que chacun le sera à tour de rôle. Celui qui devient fermier prend
FETU
les cartes et chacun fait son versement à ls ferme, comme il a été dit. Comme il faut un gagnant à chaque tournée, si personne ne possède exactement 16 points, c'est celui dont le point se rapproche le plus de ce nombre, tout en lui étant inférieur, qui gagne les enjeux ; mais il ne gagne pas le prix de la ferme et ne dépossède pas le fermier, qui prend pour lui ce prix et qui conserve son titre pour la tournée suivante; à égalité du point le plus élevé, entre deux ou plusieurs joueurs, quand il n'y a pas de point seize, les enjeux appartiennent au joueur le plus rapproché de la droite du fermier.
FERME-CIRCUIT s. m. Phys. Mécanisme qui sert à fermer un circuit électrique : des ferme-circuit.
FERMENTABLE adj. Qui peut entrer en
fermentation.
FERMIER SANS DOT (Jeux). C'est le jeu de la ferme, dans laquelle le sort désigne le fermier. Alors, au lieu de payer pour h ferme, il verse un seul jeton dans la coibeille et chaque joueur en verse un pareillement. Le fermier mêle, fait couper et distribue ; il prend une carte, comme les autres, et après avoir obéi aux ordres des joueurs comme dans une partie de ferme, il se sert lui-même, en prenant toujours les caites sous le talon. Quand on abat les cartes, ceux qui ont plus de 16 points, versent l'excédent à la corbeille au lieu de le donner au fermier et celui qui fait exactement 16 points prend tout ce qui se trouve dans la corbeille, si bien que le pauvre fermier n'a aucun avantage. Quand personnelle compte exactement 16, le prix de la ferme appartient à celui qui s'en rapproche le plus, par un point inférieur à ce nombre. En cas d'égalité, celui qui a la primauté l'emporte.
FÉRON (Firmin-Eloi), peintre d'histoire, né à Paris en 1802, mort en 1876. Elève de Gros et de l'Ecole des Beaux-Arts, il remporta à 21 ans le second grand prix, et, deux ans plus tard, son tableau de Damon et Pythias lui valut le premier grand prix. A son retour de Rome, il exposa Annibal aux Alpes, toile savante mais froide qui fut peu remarquée. En 1835, il donna la Résurrection de Lazare et la Promenade du roi à Pierrefonds, où il • déploya un certain talent, à défaut d'originalité. Il produisit ensuite le Christ arrêté par Judas; les Funérailles de Kléber ; une ambuscade d'Arabes, etc. Louis-Philippe, qui l'avait en haute estime, lui commanda de lumbreux tableaux pour le musée de Versailles; nous citerons, entre autres: la Bataille d'Arthur, la Prise de Rhodes; l'Entrée de Charles VIII à Maples, la Bataille de F01noue ; le Duc d'Orléans à l'Hôtel de Ville en juillet 1830, etc.
FEROU (Etienne), procureur du xvie siècle, qui a laissé son nom à une rue de Paris.
FERRO-CYANOGÈNE s. m. Chim. Radical
contenant du fer, de l'azote et du carbone et que l'on trouve dans le prussiate jaune de potasse, dans le bleu de Prusse et daii3 d'autres composés de même nature.
FESTOIEMENT s. m. Action de festoyer.
FÊTE. — Législ. Le lundi de Pâques et le lundi de la Pentecôte ont été déclarés jours fériés légaux par une loi du 8 mars 1886, laquelle n'a fait que consacrer un usage généralement suivi en France, en donnant satisfaction aux vœux des commerçants et des gens de loi. Ch. Y.
FEUILLE. Sous le rapport de leurs formes, les feuilles des plantes peuvent être {"simples, quand le limbe est d'une seule pièce et réunit les nervures en une seule lame foliacée. Les feuilles simples sont entières quand leur bord, droit et simple, ne présente aucune échan-
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:rure (nénuphar, lilas, tabac, belladone); dentées quand elles sont légèrement échangées entre les nervures et offrnt des angles saillants, aigus, au niveau de chacune d'elles 'tilleul, orme, châtaignier) ; crénelées, quand :es saillies ou dents sont émoussées ou arrondies (chêne, lierre, bétoine) ; fendues (trifides, luadrifides, quinquéfides, mullifides), quand, îu niveau des interstices des nervures, le limbe est échancré de fentes qui ne s'avancent pas au delà de la moitié de sa largeur. Les feuilles fendues sont dites lobées (érable, vigne), tripartites, quinquéparlites, muttiparlites quand les découpures sont plus avant dans le limbe (aconit, coquelicot, valériane);
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la Rédemption (Vaudeville 1850; le Cas de Conscience (Français , 1867) ; Julie (Vaudeville, 1869) ; UClefd'Or (Opéra-Comique, musique d'E. Gautier); Y Acrobate (Français, 1873); un Roman parisien (1882 ; Chamillac (1886). La plupart de ces pièces, surtout les proverbes, avaient valu à leur auteur le surnom de « Clair de lune d'Alfred de Musset ». Feuillet fut élu membre de l'Académie française le 3 août 1862, en remplacement de Scribe.
FEUILLIR v. n. Se couvrir de feuilles en parlant des arbres.
FEUILLU, UE adj. Redondant, en parlant
du style.
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