GAZ
GAZ. — Le gaz ayant rencontré dans l'électricité une rivale redoutable, il a fallu chercher de nouveaux appareils de nature à lui permettre de lutter sans désavantage. On a imaginé des lampes dites intensives (à grand débit), et on a perfectionné les becs, de ma-
Le viaduc de Garabit.
■ tonds clairs, c'est-à-dire caillouteux ousaunneux, ma^ non vaseux. La ligne convenue pour la pêehe du gardon sera de force Moyenne; canne légère, hameçons nos 10 ou 11, même 12, pour prendre des poissons dont le poids n'excède pas une demi-livre. Pour les gros gardons, la canne sera un peu plus forte, la ligne composée de 6 à 8 crins; les hameçons pourront être les mêmes, c'est-àdire ceux du n° 10; et dans les deux cas il importe qu'ils soient montés sur une très fine racine, si l'oncroitqu'un crin ne soit pasassez fort, ce qui est probable. Il faut enfin faire tout le possible pour ne pas effrayer le poisson, non seulement le plus méfiant, mais encore le plus poltron peut-être de tout l'univers aquatique, et dont on peut bien dire sans exagération que son ombre propreluifait peur. La Hotte de la ligne doit être aussi très légère ; car le gardon mort rapidement, mais légèrement, — nous pourrions dire furtivement.
Au moindre mouvement de la flotte, en con- -équence, il faut piquer d'un petit coup sec du poignet seulement, suffisant pour ferrer, tandis qu'un violent coup emporterait la bouche du poi.-son. Cette morsure presque insensible du gardon, surtout des plus gros, n'en permet pas la pêche dès qu'il fait le moindre vent; car l'agitation constante de la flotte, égale à peu près à celle que lui imprime le poisson quand il mord, déroute absolument le pêcheur, qui ne peut plus piquer qu'au hasard. Les appâts qui conviennent au gardon sont les vers rouges, asticots, vers de farine, mouches communes, sauterelles, libellules, etc.; en été principalement, le ver d'eau et le blé cuit; au printemps, surtout en mai, la meilleure amorce pour le gardon, c'est l'asticot à l'état de chrysalide, dont l'aspect et la couleur, assez semblables à ceux du fruit de l'épinevinette, li font souvent désigner par ce nom. L'épine-vinette est une amorce sûre, mais il ^aut beaucoup de précautions pour la ûxer sur
l'hameçon, car elle est très fragile. On amorce le fond comme pour le barbeau (voir ce mot), de pelotes de terre bourrées d'asticots ou d'épines-vinettes que l'on jette à quelques mètres en amont de l'endroit où l'on s'installe. On peut encore jeter de la même manière quelques poignées de blé cuit, surtout si l'on pêche au blé cuit; ou bien des pelotes de terre gra>se mêlées de son ou de crotin de cheval.
GATTEL (Claude-Marie), lexicographe, né à Lyon en 1743, mort en 1812. Il fut professeur de philosophie au séminaire de Lyon, puis professeur de grammaire générale à l'Ecole centrale de Grenoble et, ensuite, proviseur du lycée de Grenoble. Il a laissé un Dictionnaire espagnol-français et français-espagnol, avec l'interprétation latine (2voi.in-4°, 1 790- 1801 -'03) ; nn Dictionnaire universel portatif de la langue française (Paris, 1797, 2 vol. in-8° ; 1819, 2 vol. irc-40) ; Grammaire italienne de Veneroni, entièrement refondue (1800); Dictionnaire espagnol-anglais et anglais-espagnol (1803|.
GADTHEY (Emilian-Marie), ingénieur, né à Cbâlons-sur-Saôneen 1732, mort en 1806. On lui doit la construction du canal du Centre (1783-'91), du canal de Dijon à Saint-Jeande-Losne, du canal de la Saône au Doubs, des quais de Châlons-sur-Saône, du pont de Navilly, sur le Doubs. Il fut, en 1791, nommé inspecteur général des ponts et chaussées. 11 a laissé divers mémoires : Sur l'application de canique à la constructiondes voûtes (1772); Expériences sur la charge que les pierres peuvent supporter {llli) ; Sur tes écluses et le canal du Centre '1780) ; Dégradations survenues aux piliers du a ime du Panthéon (1798) ; Proj
ni' à Paris des rivières d'Ourcq, Thérouenne , lleuvronne, d'Essonne, lu Orge, Yvette, Bièvre (1803); Construction des po/its et des canaux navigables (1809 -'13, 2 vol. in-4°).
Dec à gaz multiplex
nière à leur faire produire une clarté supérieure sans augmenter la dépense. Le becmultiplex, inventé par A. Bandsept, ingénieur à Bruxelles, se compose, comme on le voit par le dessin ci-joint, d'un petit brûleur vissé sur une colonnette qui se fixe dans la douille du porte-bec. Une couronne métalli que 6, supportée par trois tigelles, présente une saillie circulaire sur laquelle repose la coupe en cristal d, dont le col s'engage librement dans la douille inférieure c. La même couronne porte le distributeur d'air e, surmonté de sa cheminée f. Sous l'action combinée des courants d'air intérieur
■nouveau fourneau a gai.
et extérieur, la flamme se développe en tulipe; elle a une grande fixité. Ce système de bec a obtenu une médaille d'or à l'exposition de 1889. — La sollicitude des gaziers s'est également portée vers le perfectionnement des appareils servant à employer le gaz pour le chaulfage et pour la cuisson des aliments. Notre gravure représente uo nouveau four»
GÉNÊ
neau, qni sert à la fois de gril et de four ; et il est disposé de telle sorte que les mets ne prennent jamais l'odeur du gaz. Il se compose d'un four, muni de trois plaques de tôle et d'un sol en briques. Au-dessus du fourneau se trouve la rangée de becs de gaz placés sous le gril. L'air chauffé par le gaz est renvoyé à l'intérieur du four pour y cuire les aliments. Ce fourneau peut aussi servir au chauffage d'une pièce.
GEAI. (Econ. dom.) — Geais et pies sont un peu de même famille. Comme la pie, le geai est pétulant, vorace ; il cache comme elle la nourriture qu'il a de trop, dévore les œufs et les petits des autres oiseaux, etc., etc. Legeai, pris jeune, s'élève facilement; on peut lui apprendre à siffler, à parler. Il est très porté à contrefaire les cris des animaux qui l'entourent. Enfin, il a toute sorte de qualités de ce genre où brille plus ou moins sa commère la pie. On le nourrit, jeune, de mie de pain trempée de lait ou d'eau ; adulte, de glands, de vesces, et, pendant la saison, de pois verts, de groseilles, cerises, etc.
GELÉE de groseilles. — Prenez des groseilles en grappes, deux tiers rouges, un tiers blanches ; mettez-les, égrenées ou non, dans un torchon de toile claire, tordez pour exprimer le jus que vous faites tomber dans un vase quelconque ; mettez ce jus dans une bassine avec poids égal de sucre en morceaux. Faites bouillir à grand feu pendant vingt à vingt-cinq minutes, ayant soin de bien écumer. On ajoute ordinairement dujusde framboises au jus de groseilles, dans la proponion de 1 kilogramme pour 10. On exprime le jus à part et on le mêle bien au jus des grospilles avant de mettre au feu. Ce procédé ne donne peut-être pas une gelée parfaitement transparente, mais la gelée ainsi obtenue a l'avantage de se conserver beaucoup mieux.
GELÉE de pommes. — Faites cuire presque en marmelade de belles pommes reinettes bien mûres, dans de l'eau, avec jus de citron . Quand elles sont cuites, on les verse sur un tamis de crin et on laisse couler le jus sans presser. Ajoutez à ce jus poids égal de sucre, mettez sur le feu, faites bouillir environ dix minutes et mettez en pots. — Lagelée d'abricots se fait de la même manière, les noyaux préalablement enlevés, en se gardant bien toutefois de les assaisonner de jus de citron.
GELINOTTE (Chasse). — On donne à la gelinotte le nom de poule des bois et aussi quelquefois le nom de petit coq de bruyère, Elle se uourrit, comme ce dernier, de sommités d'arbres résineui et de baies sauvages, et habite de préférence les collines boisées. La gelinotte est un peu plus grosse que la perdrix; ses mœurs se rapprochent beaucoup de celles du faisan : comme lui, elle a le vol lourd et se branche pour la nuit sur la cime d'arbres élevés, surtout des pins et des sapins, mais quelquefois elle y reste même tapie tout le jour sans bouger. Sa chasse otfre d'autant moins de difficulté, ses mœurs étant connues, qu'elle ne fuit pas toujours lorsqu'elle se voit ajustée par le chasseur, même après avoir essuyé son premier coup de feu, tiré sans résultat; de sorte qu'on peut ainsi abattre toute une compagnie avant que la pensée de la fuite soit venue aux survivants.
GENDARMERESQUE adj. Néol. Qui tient du gendarme ou de la gendarmerie, du militarisme policier; ne s'emploie qu'en mauvaise part : depuis l'autocratie gendarmeresque de la Russie jusqu'à l'oligarchie bourgeoise de la Suisse. (Kropolkiue.)
GÉNÉRATEUR SERPOLLET. — Générateur où la chaudière produit immédiatement la vapeur surchauffée, ce qui permet de remployer dans les petites installations qui ne possèdent pas assez de place pour iustaller