‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 242 sur 503 · CI. H M · texte numérisé non relu

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une grande machine à vapeur. La chaudière de ce générateur est une spirale métallique (en cuivre ou en fer), représentée dans le coin de notre gravure. Cel e spirale est composée de deux lames accolées l'une à l'autre et ne

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CÉnèrateŒT ssrpûe

laissant entre elles qu'un très petit canal. L'eau qui entre dans ce canal est immédiatement vaporisée; et la vapeur, en parcourant le reste de la spirale, est surchauffée et devient propre à actionner des moteurs. La spirale est plongée directement au milieu du brasier.

GÉNIAL, ALE, ALS. adj. Néol. Qui se rapporte au génie, qui tient du génie : il eut une idée géniale.

GÉOCENTRIQDE adj. (gr. gê, terre; franc., centre). Astron. Q.ii se rapporte au centre de la terre, comme point de comparaison ; littéralement qui a la terre pour centre. Ce terme s'applique au mouvement de la lune et aux mouvements apparents des planètes vues de la terre. Géocentrique est donc opposé à héliocentrique (c'est-à-dire qui a le soleil pour centre). — Latitude géocentrique d'une planète, angle formé par la ligne menée de cette planète à la terre et le plan de l'orbite terrestre. — Longitude géocentrique d'une planète, angle formé à la surface de la terre entre une ligne abaissée du premier point de la constellation d'Âriès et une ligne menée du point de l'écliptique qui est coupé pas un cercle perpendiculaire dont le plan passe à la fois par la terre et par la planète.

GERBILLON (Jean-François), jésuite missionnaire, né à Verdun en 1654, mort en 1707. Il fut l'un des missionnaires que Louis XIV envoya à la cour de Siam en ItiS.ï. 11 passa en Chine, devint maitre de mathématiques de l'empereur Kang-Hi. dirigea le collège fiançais à Pékin et pubiia une Géométrie en chinoiet en lartare. L'abrégé de ses voyages en Taitarie (!688-'98) se trouve dans les tomes VII et VIII de l'Hist. général des voyages.

GERMANIUM s. m. [gèr-ma-ni-omm]. Chim.

Corps simple ou élément découvert depuis la publication de notre Dictionnaire. Symbole : Ge; poids atomique : "2,3, on l'extrait de l'argyrodite.

GERMES (Théorie des], dans les maladies. Doctrine en vertu de laquelle les maladies infectieuses sont causées par des organismes vivants microscopiques, dont les germes s'introduisent dans la structure animale au moyen de l'air, de la nourriture, du breuvage; ou bien y pénètrent par des blessur,, lu par toute autie voie, ensuite se multiplient dans le corps au point de se mêler à tous les principe? vitaux et de détruire la substance des tluides ou des tissus ou d'eu empêcher la saine formation. La découverte des infusoires par Leeu-

wenhoek, suivie de celle des spermatozoaires, fit renaître et accepter le théorie des germes, qui avait été avancée mainte et mainte fois pendant le moyen âge. Parmi les savants qui se firent ensuite les défenseurs de cette théorie, il faut citer Kircher, Lancisi, Vallisnieri, Reaumur et Linné. Pendant la première moitié du xixe siècle, les erreurs répétées des chercheurs qui annoncèrent plusieurs fois avoir découvert les animalcules de la petite vérole, du choiera et de différentes autres maladies épidéiniques, t andis qu'ils avaient seulement entrevu la bactérie de la putréfaction, fit tomber dans le ridicule la théorie des germes, ou des petites bêtes, comme disaient alors plaisamment les savants officiels. Il fallut un certain courage pour soutenir cette opinion, que Raspail fut à. peu près seul à conserver en France. En Allemagne, un physiologiste distingué, nommé Henle, soutint dès 1840, la doctrine d'un contagium vivum , théorie qu'il développa, en 1853, avec une grande habileté. Malheureusement, les rares adeptesde ce contagium en devinaient la cause, mais ils ne la voyaient pas. L'extension indéfinie de l'action d'un poison infectieux qui s'étend dans tout l'organisme après qu'une seule particule des tissus ou des tluides a été contaminée et qui peut être communiquée par inoculation d'un organisme à un autre et d'un sujet à des milliers d'autres sujets, sans perdre sa vigueur destructive, ne rencontre que deux analogies dans les au très procédés de la nature:!0 certains phénomènes chimiques, tels que la combustion ; 2° la croissance et la reproduction des organismes vivants. A l'époque où la doctrine du contagium vivant était la plus discréditée, il fallut avoir recours à la théorie chimique comme à une alternative nécessaire. Les phénomènes pathologiques des maladies contagieuses furent considérés comme strictement analogues aux procédés de la fermentation: d'où l'expression maladies zymotiques, ou maladies a ferment. L'évidence convaincante obtenue dans les expériences de Pasteur etdeSchwann, relativement à la nature organique des ditlérentes espèces de fermentation laissa les adversaires de la théorie des germes sans aucune hypothèse étiologique; faute de toute preuve directe qu'il se trouve des animalcules dans le corps affecté de symptômes morbides, on n'en revint pas tout d'abord à l'ancienne explication naturelle du contagium vivum, qui resta dans la situation de défaveur où elle avait été plongée depuis près d'un siècle. Mais ensuite, en quelques années les découvertes de Pasteur, de Davaine, de Koch, de Cohn et de Klein, relativement à certaines formes bactériennes spécifiques, compagnes inévitablesde plusieurs affections classées parmi les maladies zymotiques, donnèrent à la théorie des germes les maladies un crédit comme elle n'en avait pas encore jamais eu. La tendance à revenir vers cette doctrine reçut une puissante impulsion des découvertes faites dans l'histoire naturelle de certains parasites entozoaires, — particulièrement l'identification du ver solitaire avec le cysticerque, la découverte du développement sexuel de la tri:hine et de la manière dont ces deux organismes trouvent leur

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themin dans le corps des grands animaux. La brillante dialectique de Pasteur et de 'fyndall, et la chaude controverse qu'ils eurent à soutenir comme champions de la théorie des germes de la fermentation et de certaines maladies, contre les défenseurs de la génération spontanée, ont excité le plus vif intérêt, nonseulement pourcettequestion, mais encore pour toutes celles qui s'y rattachent d'une manière quelconque. La théorie des germes, qui avait été renouvelée sous sa forme moderne par des palhologistes comme une explication conjecturale des épidémies, lors de l'apparition du choléra en 1832 et en 1849, reçut un renfort des découvertes que fit Pasteur sur l'origine parasitique de la maladie des vers a soie et de celle du raisin. Peu après l'ardente controverse soutenue par Davaine contre Sanson, Leplat etautres adversaires.au sujet de la nature organique du poison de l'anthrax charbonneux, la notion ducontagium vivum entra de plus en plus dans l'esprit des principaux biologistes et des pathologistesde l'Europe. En 1863 Davaine annonça que les corps microscopiques filiformes observés par Pollender en 1855 et par Brauell en 1857 dans le sang d'animaux et d'hommes victimes du charbon ou anthrax malin, sont de véritables bactéries ou bactéiidies, comme il les nomma plus tard, afin de les distinguer des bactéries de la putréfaction. Depuis ce moment le nombre des adhérents de la théorie dos germes ne fit que s'accroître jusqu'au jour où ell? devint la doctrine prévalente. On ne tarda pas à démontrer que d'autres maladies considérées comme infectieuses sont dues à la propagatton de germes vivants dans les tissus; et pourtant, malgré la constante accumulation de preuves, la doctrine du parasitisme ne reposa que sur une base théorique dès qu'on voulut l'appliquer aux affections miasmatiques ou aux maladies contagieuses les plus importantes. On applique le terme « infectieuse » à la classe des maladies que l'on suppose envahir le corps au moyen d'organismes vivants, parce qu'elles sont dues à un principe spécifique vénéneux introduit de l'extérieur à l'intérieur du système. Ces affections excèdent collectivement d'une manière incommensurable, tantpouiTétendue de leurs ravages que pour l'inplacabilité de leurs effets, toutes les autres maladies qui affligent l'humanité et l'emportent de beaucoup sur b-s autres causes de mort. La constante uniformité de leurs symptômes, leur caractère spécifique et le fait qu'elles sont invariablement dues à des causes spécifiques, chaque contagium produisant sa maladie particulière, qui se conforme toujours à un type et qui suit la même série de symptômes, fournissent non seulement les caractéristiques distinctives suivant lesquelles les maladies infectieuses sont

îées, mais encore en connexion avec leur nature contagieuse et les propriétés que possèdent la pluparld'êtres inoculables et propageables à l'ir.fini, la principale base théorique sur laquelle on puisse s'appuyer pour les attribuer à des créatures vivantes qui se multiplient dans l'intérieur desfluides ou des fibres du corps. L'idée de contagia vivants trouva d'abora en Allemagne un appui qu'elle ne rencontra eurs; elle y reçut un vaste

déve i et on chercha à l'appliquer à

une foule de maladies, si bien que les autorités médicales les plus éminentes de ce pays ont été jusqu'à prétendre que la tuberculose est d'origine bactérienne, et l'efficacité d'un nouveau traitement de la phtisie, qui consiste dans l'inhalation de vapeurs de benzoate de sodium en grande quantité, est attribuée aux eflets mortels de ce. • sur la bactérie

h que ne l'affection dont le développement producteur de la luberculisation dans le tissu du poumon, est arrêté, pense-t-on, dès que les bactéries sont détruites par les va-

s benzoiques. Cette opinion a été entreleoue parles résultats d'expériences faites sur

des lapin? confinés dans une atmosphère imprégnée de vapeur de benzoate de sodium; l'affection refusa de se développer, bien que ces animaux soient ordinairement sujets d'une manière toute particulière à la consomption tuberculaire et sont invariablement infectés par inoculation. Les bactéries ou microdèmes, comme on les nomma plus tard, considérées comme la cause d'une infinité de maladies chez les hommes et chez les animaux, furent d'abord classées par de Bary, Naegeli, Cohn et, en général, par les biologistes allemands, parmi les fungi ou champignons ; mais le Dr Burdon Sanderson les mit dans le règne animal. Haeekel leur donne, avec les zoophytes, une place intermédiaire entre les deux règnes qui constituent la nature organique. Il est prouvé que l'anthrax malin ou charbon — qui naît sur les animaux herbivores , mais qui se communique à l'homme et qui a quelquefois exercé des ravages comme une épidémie en Asie et dans l'Europe orientale, principalement en Russie, où il fut connu en 1866 sous le nom de peste sibérienne — est causé par des bactéries filamenteuses qui se multiplient dans le sang avec une stupéfiante rapidité. Cette affection est très proche parente de la pustule maligne. — La bactéridie ou schizomycète, qui constitue le poison spécifique de l'anthrax, est connue aujourd'hui sous le nom de bacillus anthracis; on suppose qu'elle entre dans le corps avec le breuvage. En quantités innombrables, elle emplit les plus petits globules'du sang, mais elle disparait entièrement avec la complète putréfaction du sang. Le fait que le sang des animaux morts de maladie infectieuse perd ses propriétés contagieuses presque aussitôt après le décès, pendant que la maladie reste sans violence dans une localité et réapparaît dans la même étable après plusieurs années d'inlermission, embarrassa longtemps les investigateurs jusqu'à ce que les recherches de Koch jetèrent une vive lumière sur cette difficulté. Koch appliqua au bacillus anthracis, nom qu'il avait été le premier à donner à ce microphyte, la méthode de culture qui avait été employée, avec le plus grand succès, par Pasteur et par d'autres observateurs. Il découvrit que si les formes bactéroïdiennes observées dans le sang perdent leur vitalité dans l'espaee d'environ cinq semaines, leurs spores ou semences restent fertiles pendant au moins cinq ans — ce qui explique suffisamment la mystérieuse ténacité avec laquelle la maladie s'attache à des lieux particuliers et reparaît après des années de disparition. Ce bacillus ne se distingue du bacillus subttlis que parce que ce dernier est très actif, tandis que le premier est sans mouvement; néanmoins, le Dr Ewart a observé qu'il passe par des stages de mobilité à des intervalles rares et irréguliers. La similarité entre ces deux bactéries a suggéré l'opinion que le bacillus anthracis n'est qu'une forme du bacillus subtilU ordinaire , développée sous certaines circonstances : hypothèse qui se base aussi sur le fait que des irruptions soudaines et inexplicables de charbon ont lieu quelquefois chez is bétail nourri surabondamment. Dans une solution chaude de l'humeur aqueuse de l'œil d'un bœuf, Koch observa la croissance remarquablement rapide au bacillus de l'anthrax. Les petits bâtonnets qui constituent cet animalcule, atteignirent en trois ou quatre heures une longueur de dix à vingt fois plus grande que celle qu'ils avaient avant l'expérience ; quelques-uns même s'accrurent de cent fois leur longueur primitive; dans quelques cas, ils couraient en ligne droite, dans d'autres ils .aient de belles courbes; ou bien ils s'entrelaçaient entre eux et formaient une i iée. Au bout de quelque temps arriva la formation des spores, qui naquirent dans les téguments des filaments, sur toute leur longueur et après un laps de temps les

bâtonnets tombèrent en morceaux, abandonnant les germes ovoïdes infinitésimaux. — Une autredesmaladies infectieuses auxquelles sont sujets les animaux, le choléra du porcou fièvre typhoïde du cochon, a été étudiée par le Dr Klein, qui lui a donné le nom de pseudoentérite infectieuse, et qui ayant découvert le microphyte caractéristique de l'affection, parvin ta le cultiver dans des infusions. C'est encore un bacillus, mais plus délicat que celui de l'anthrax ; il a une période de mobilitécomme le bacillus subtilis,et il émet des spores et des filaments comme les autres bacilli. Le charbon et la pneumo-entérile peuvent l'un et l'autre être communiqués par inoculation à des souris et à des lapins; mais cette dernière s'inocule plus difficilement. — En 1867, le Dr Obermeier fit l'importante découverte des sinrillo. dans le sang des personnes atteintes de lièvres intermittentes du nord de l'Europe. Ces animalcules apparurent en nombre immenseau momentoù approchaitle paroxysme, mais on n'en trouvait plus aucune trace dès que l'accès était terminé. Cet organisme, le spirochœte Obermeiri de Cohn, a été observé pendant sa phase de développement dans le sang d'un sujet malade, par le D'Heydenreich, mais on ne l'a pas vu à l'état de spore. Le *ang dans lequel ce spirillum a été trouvé était infectieux, mais seulement pendant le paroxysme ; à cette période, les microphytes pullulent dans le sang, mais disparaissent entièrement pendant la rémission des attaques. Ce bactérium ne peut être distingué dans sa forme des organismes inoffensifs. Ce fait, qui se trouve être également vrai pour le bacillus anthracis et, en outre, l'analogie que cette maladie éclate en temps de famine, tandis que l'anthrax accompagne fréquemment la réplétion, ont permis de supposer que ces agents morbides ne sont que des formes spéciales d'espèces communes développées sous des conditions particulières. — Davaine fut le premier qui découvrit, en 1860, les bactéries dans des cas de pustule maligne; il les trouva, en groupes considérables, au centre des pustules, entre les cellules épithéliales, et en groupes moins importants, séparés par des cellules épithéliales, dans la périphérie des pustules, d'où ils pénètrent dans les vaisseaux sanguins et dans les vaisseaux lymphatiques de la peau. — Une affection parente de l'anthrax est la maladie nouvellement découverte, appelée mycosis intestinalis, qui est caractérisée par la présence d'un nombre immense de bactéries et de vibrions dans le sang et par une inflammation purulente des enveloppes muqueuses de l'estomac et des intestins, avec de nombreux sehizomycètes, comme ces agents bactériens d'infection ont été appelés. — On a entrepris des investigations étendues pour les bactéries spécifiques de la diphtérie de la gorge; on a trouvé des microcoques et des bactéries de différentes espèces et en nombre plus ou moins grand, non seulement dans l'épithélium de la gorge, mais encore dans les enveloppes muqueuses et sous-muqueuses, dans les vaisseaux lymphatiques, dans les poumons, dans le sang, dans l'urine, etc. Le caractère infectieux de cette maladie est bien établi : en inoculant des lapins avec la matière diphtérique on produit des symptômes particuliers et spécifiques. On a observé que les microcoques consomment, en l'espace de vingt-quatre heures, tout le contenu azoteux d'une cellule. Eu raison de la présence constante, dans celte maladie, des bactéries de la putréfaction, il est probable que le bactérium caractéristique de la diphtérie, s'il en existe un, n'a pas été distingué, à moins que, ainsi qu'on l'a plusieurs fois avancé, le vibrion ordinaire de la fermentation putride soit le véritable agent toxique dans cette maladie. Ewart et Simpson, niédecins de Londres, identifient ie microphyte spécifique de la diphtérie avec une spore ex-

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trêmement minuscule, observée par eux, et qui, dans un milieu favorable, germe en bâtonnets longs ei très déliés. Quand ces spores sont mises en contact avec de la chair dépouillée de sa peau, elles donnent rapidement lieu à la formalion d'une membrane diphtérique. Oertol, Klehs et plusieurs autres médecins allemands pensent que la diphtérie e-t due à des bactéries. Les D" Curtis et Satterthwnile aflirment d'un autre côté que l'inoeulationdes lapins, au moyen de membrane diphtérique, produit seulement les mémos effets que causeraient des infusions putréfiantes. La septicémie a été également attribuée à des organismes vivants. Les découvertes faites par Burdun Sanderson, Tyndall et plusieurs autres, relativement à l'oriftine des affections pyémiques et traumatiques , ont amené, dans les pratiques des hôpitaux, d'importantes réformes, qui font présager que l'on arrivera à obvier entièrement aux diverses formes d'empoisonnement du sang, qui constituent le danger le plus sérieux de la chirurgie dans les hôpitaux. Ou a imaginé deux méthodes pour prévenir la propagation du poison septique ; l'une et l'autre reposent sur la théorie que les principes malfaisants sont introduits dans les blessures par des microdèmes. La méthode de Lister qui, modifiée et perfectionnée de plusieurs façons, a été adoptée dans un grand nombre d'hôpitaux, a pour but, en répandant dans l'atmosphère de l'acide phénique qui est mortel pour les microphytes, d'empêcher les germes vivants de venir en contact avec les surfaces blessées. L'autre méthode, ou traitement en plein air, a pour objet la plus grande dispersion possible des organismes infectieux. On admet que l'invasion du tissu par des bactéries, supposées être les bactéries commune?, de la putréfaction ou le bactéiium du foin (bacillus subtilis), est la cause de la fièvre des blessures, de leur suppuration, de la mortification des chairs, etc. Pourtant, ces animalcules ne produisent pas ces progrès du mal en attaquant les libres ou les fluides, ou en se multipliant au point de nuire à l'activité fonctionnelle. La dégénération, dans ces cas, est l'effet d'un poison spécifique développé parles microphytes, comme cela est prouvé par le fait que le poison septique, obtenu libre de tous germes et d'organismes dans un liquide pur, après avoir été filtré, après avoir bouilli et avoir été soumis à des épreuves certifiant l'absence de germes vivants, conserve ses qualités virulentes, avec cette différence qu'il agit alors comme un poison chimique ordinaire, les effets nuisibles étant proportionnels à la quantité absorbée. Le Ur Sanderson a démontré que tandis que les formes bactéroïdes ordinaires ne possèdent pas normalement,à un degré marqué, la propriété de produire le poison septique quand elles viennent er contact avec le tissu vivant ou même avec un tis>-u malade dans le coipvivant, néanmoins elles peuvent se développer avec une puissance croissante par l'injection d'infusions dans la cavité péritonéale d'un cochon d'Inde, er reprenant du liquide épanché pour l'injecter de nouveau à un autre animal et ainsi de suite. Le résultat de cette expérience présente une frappante analogie avec le développement de la contagion pendant le cours des épidémies. Un 1876. Tyndall ouvrit des infusions hermétiquement fermées dans une chambre de l'Oberland bernois, où il avait pansé, quelques annéesauparavant, une légère blessure suivie d'abcès ; il trouva que I air était encore fortement imprégné de bactéries putrefactives. En 1878 et en 1879, Koch soumit la septicémie a une longue série d'expériences. Il découvrit que le sang putride, injecté sous la peau d'une souris, produiten peu d'heures la mort de ces animaux; bien que le sang des malades ne présente aucsjie trace de formations

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bactériennes et se trouve incapables de produire des symptômes de maladies chez d'autres animaux : les bactéries injectées restent donc enfermées dans le tissu cellulaire souscutané. Le fait qu'il est indispensable d'introduire une certaine quantité de liquide pour produire l.i maladie, le conduisit àpenser que l'effet est dû à l'action chimique du poison eneendré par les bactéries putréfactives, auxquelles on donne le nom de septine ou sepsine. Néanmoins, chez environ le tiers des sujets, un véritable désordre infectieux se produisit, présentant la forme particulière de la septicémie. La maladie passa par un ordre régulier de symptômes caractéristiques et fut suivie de mort, après une certaine période. Après quoi, il transporta l'infection à dixsept sujets successifs; et il trouva que le sang malade fourmillait de bacilles d'une forme et d'une grandeur bien définies. Aucune autre bactérie injectée avec ces bacilles ne peut se répandre dans le tissu vivant, sauf un microcoque qu'il rencontra quelquefois et qui se multipliait avec une grande rapidité dans le tissu sous-cutané. Ce microphyte, injecté dans l'oreille d'une souris, produisit une névrose progressive des tissus de cet organe et finit même par les détruire complètement en peu de temps. L'injection de sang putride faite sur des lapins produisit des effets très différents; elle causa, dans le tissu sous-cutané, des abcès qui grossirent i:raduellement et amenèrent la mort en peu de jours. L'examen de ces abcès les montra eniourés d'une même couche de microcoques à l'état de zooglœa. Une infusion de la matière des abcès causa invariablement les mêmes symptômes chez les animaux sains, mais l'injection du sang des lapins morts restait sans effet. Dans la pyémie artificiellement produite chez les lapins, on observa dans le sang, des microcoques, que l'on rencontrait séparément ou par paires, mais jamais en chaînes, ni en membranes; leur forme et leur grosseur diffcrait de celles des animaux qui accompagnent les autres maladies. Il infecta aussideslapinsà la foisdesepticémie et d'érésipèle par des infusions putrescentes. La première s'accompagna d'une forme distincte de microcnque, et elle était capable de transmission ; la seconde était caractérisée par un petit bacillus et n'était pas communicable. — En 1879, Pasteur annonça qu'il avait découvert les mycrophytes qui sonl les agents toxiques de la pustule maligne el de la fièvre puerpérale, il est convaincu par ses recherches que le bactérium découvert par Davaine est la véritable cause de la pustule maligne. Il obtint les organismes par le procède de culture imaginé par lui dès 1867. Répandant sur de l'écume de levure de bière une goutte de sang prise à une pustule maligne et infectant à plusieurs reprises de nouvelle écume avec les organismes, il en eui pour des années une provision constante. Ce liquide inoculé à des cochons d'Inde, à des moulons et à d'autres animaux, produisit des pustules malignes. De lamême manière, il cultiva les germes du choléra des basses-cours et en infecta des poules. Il décrivit l'organisme microscopique qui produit la fièvre puerpérale comme étant un entozoaire qui contient deux, quatre, six cellules réunies; les cellules ont un diamètre moyen de deux millièmes de millimètre. Une chaude controverse entre les adeptes et les adversaires de l'hypothèse bactérienne s'éleva, relativement aux particules germinales transportant le virus de la variole et du vaccin, observée.-par Cohn, par Beale et par plusieurs autres microscopistes dans l'humeur de la petite vérole et dans celle de la vaccine. Tandis que Cohn, Klebs et Sanderson déclaraient que ces granules sontdesmicrocoques, Beale affirmait qu'ils n'ont aucune forme structurale. — D'autres savants se vouèrent à l'étude

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