‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 264 sur 503 · HOC · texte numérisé non relu

HOC

de 52 cartes, qui ont leur valeur habituelle, c'estrà-dire que le roi lève la dame, et ainsi de suite jusqu'à l'as qui est le dernier. Quand on joue à deux, on donne 15 cartes; mais à Irois on n'en distribueque 12 à chaque joueur. La donne se tire au sort. Il y a 6 cartes privilégiées qui font ce qu'on appelle hoc. Le privilège de ces cartes est que celui qui les joue peut leur attribuer la valeur qu'il lui convient. Ces cartes sont les quatre rois, la dame de pique et le valet de carreau. Chacune vaut un jeton à celui qui la jette. Les joueurs ayant reçu un certain nom lire i le jetons d'une valeur déterminée, en mettent chacun 3 au jeu, savoir : un pour le point, le second pour la séquence et le troisième pour le tricon, aussi appelé fredon ou triolet. Un peut mettre deux ou trois jetons au jeu pour chacune de ces trois chances; alors la partie est dite double ou triple. Ayant tiré à qui fera, le donneur mêle les cartes, les fait couper à sa gauche et distribue, en commençant par la droite, le nombre de cartes que nous avons dit. Le premier commence par accuser le point, ou dire « Passe », s'il voit qu'il est faible, ou » Renvier » s'il l'a fort : s'il passe et que les autres renvient, en disant, deux, trois ou quatre au point, il y peut revenir : on peut renvier sur relui qui renvie jusqu'à vingt jetons au-dessus et ainsi de ceux qui suivent, en montant toujours de vingt; l'on peut renvier de moins si l'on veut; et celui qui gagne le point, se lève avec tous les renvis, sans que les autres soient obligés de lui rien donner. Cela fait, on accuse la séquence, ou bien on dit» Passe,» pour y revenir si on le jugea propos, au easquelesautres renvient de leur séquence; alors le premier qui a passé peut renvier. Quand il n'y a point de renvi, et que le jeu est simple, celui qui gagne de la séquence tire un jeton de chaque joueurpour chaque séquence simple qu'il a en main; la première qui vaut, fait valoir les moindres à celui qui l'a; de la séquence on passe au tricon, qu'on renvie de même que le point. Le point est, comme il a déjà été dit, plusieurs cartes d'une même couleur; celui qui en a le plus, gagne le point, et lorsque le nombre de cartes est égal, celui qui a la pins haute séquence, gagne : dame, valet et dix est la plus forte séquence; la dernière est as, deux et trois. Le tricon est trois as, trois deux et ainsi des autres cartes, en montant jusqu'aux dames. Mais si, par hasard, l'on passe du point, de laséquenceet du tricon, etquepar conséquent on ne tire rien, on double l'enjeu pour le coup suivant, et celui qui gagne, gagne double, encore qu'il ait son jeu simple, il tire, outre cela, un jeton de chaque joueur. Lorsqu'on a séquence ou tierce au roi, quoique l'enjeu ne soit que simple, on en paie deux à celui qui gagne une séquence simple, lorsqu'il a en main une séquence de quatre cartes, c'est-à-dire une quatrième de quelques cartes que ce puisse être jusqu'au valet. Si le jeu est double, on en paye chacun quatre. On donne trois jetons pour la quatrième au roi, quoique le jeu ne soit que simple, et six quand il est double. On donne trois jetons à celui qui gagne la séquence avec une quinte, c'est-à-dire cinq caries de suite : et six, lorsque le jeu est double. Celui qui a une quinte de séquence de roi, quoique l'enjeu ne soit que simple, gagne de chaque joueur quatre jetons et huit si le jeu est double : on ne paye pas davantage pour les sixièmes, etc. Lorsque le jeu est simple, celui qui gagne le tricon, tire deux jetons de chaque joueur, et lorsqu'il est double, quatre. On en paye quatre pour trois rois lorsque le jeu est simple, et autant pour quatre dames, quatre valets, etc.; et l'on double lorsque le jeu est double. Quatre rois au jeu simple en valent huit, et au jeu double seize : bien entendu qu'on ne paye les jeions qu'à celui qui gagne; au moyen d'une séquence haute, il peut en faire passer des inférieures, comme il a déjà été dit, et de même,

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au moyen du plus haut tricon, s'en faire payer des moindres qu'il aurait au jeu ordinaire. 11 est permis de revenir au tricon, comme au point et à la séquence. Après avoir réglé les chances, on joue les cartes, en observant que le jeu est de s'en défaire le plus tôt possible. On commence donc, quand onestpremier,par jouer les plus faibles cartes; mais pour que l'on puisse en jeter plusieurs de suite, il faut qu'elles se suivent progressivement dans leur valeur, en remontant des plus faibles aux plus fortes. Supposons qucle premier joueur ait en main, as, deui, trois, quatre, etc., quand même elles ne seraient pas de la même couleur, la dernière carte qu il a jetée lui est hoc, et lui vaut un jeton de chaque joueur, et il recommence par les plus basses, parce qu'il n'y a plus d'espérance de rentrer par les hautes; et si, par exemple, il joue l'as, il dira : « Un », et s'il n'a pas le deux, il dira : * Sans deux » ; celui qui le suit, et qui aura un deux, le jettera, et «lira : » Deux, trois, quatre », et ainsi des autres, jusqu'à ce qu'il manque de la carte suivante; il dira, par exemple: «Sept sans huit, » et ainsi des autres, et lorsque lesautres joueurs n'ont pas la carte qui manque à celui qui joue, la dernière carte qu'il a jetée lui est hoc, et lui vaut un jeton de chaque joueur. Lorsque le joueur suivant celui qui dit, par exemple : * Quatre sans cinq, » n'ayant point de cinq, a un hoc, il peut l'employer pour le cinq, comme il a été dit, les hocs valant ce qu'on veut; alors il commence à jouer par telle carte qu'il juge plus avantageuse à son jeu, et il gagne un jeton de chaque joueur, pour le hoc qu'il a joué. Celui qui a cartes blanches, c'est-à-dire qui n'a point de figures dans son jeu, gagne pour cela dix jetons de chaque joueur. Mais s'il se trouvait que deux des joueurs eussent les cartes blanches, le troisième joueur ne payerait rien ni à l'un ni à l'autre. Celui qui, par mégarde, en jetant, par exemple, un quatre, dirait : « Quatre sans cinq », et qui cependant aurait un cinq dans son jeu, payerait, à cause de cette méprise, cinq jetons à chaque joueur. Celui qui accuse moins de cartes qu'il n'en a ne peut y revenir; et s'il perd le point, c'est tant pis pour lui. Le joueur qui parvient à se débarrasser le premier de toutes ses cartes est payé par les autres à raison du nombre de cartes qu'ils ont en main, savoir :

1 jeton quand on a de trois à dix cartes;

2 — — plus de dix cartes; 6 — — une seule nrte ;

4 — — deux carte».

HOGA, s. m. Jeu d'origine italienne, assez semblable au biribi, mais encore plus dangereux, qui s'introduisit en France à la suite de l'arrivée de Mazarin au pouvoir. Il produisit partout des ruines si nombreuses que le pape dut 1 interdire et que leParlement de Paris prit contre lui et contre les banquiers des arrêts très sévères; mais il ne disparut pas tout d'un coup et il existait encore au temps de Voltaire, qui en parle ainsi :

Il est au monde une aveugle déesse.

Dont la police a brisé les autels ; C'est du hoea la fille enchanteresse, Qui sous l'appât d'une feinte caresse, Va séduisant tous les cœurs des mor eli.

Le hoca se jouait sur une table marquée de 30 numéros. Les joueurs faisaient leurs mises sur ces numéros. Le banquier tirait d'un sae, contenant 30 boules numérotées, une boule pour chaque joueur. S'il amenait le numéro correspondant à celui de la mise, il payait au gagnant 28 fois la somme; dans le cas contraire, il prenait la mise. 11 avait donc 30 chances de gagner contre 28 de perdre etdevait forcément s'enrichir aux dépeni des loueurs.

HOQUET. — Pour faire cesser cette chose ennuyeuse, parfois insupportable, qu'on appelle le hoquet, lorsqu'il ne fait pas partie des symptômes d'une affection plus ou moins

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