‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 265 sur 503 · DORT · texte numérisé non relu

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grave, il ne manque pas de moyens qui sont tous bons, pourvu toutefois qu'on les emploie sérieusement. Voici les plus faciles et peut-être les plus efficaces : Retenir le plus longtemps possible sa respiration en se bouchant simultanément les deux oreilles, la tête un peu renversée en arrière. — Boire de IVau très fraîche avec lenteur et à longs traits. — Provoquer l'éteniuement. — Tenir longtemps les mains dans l'eau chaude. — Mâcher et avaler de la semence d'anis. — Se .'.nxariseravec de l'eau fortement vinaigrée. — Il est dangereux de tenter d'arrêter le hoquet i-hez une personne qui en est all'ectée en lui causant une frayeur soudaine. Le remède est certainement pire que le mal, car il peut provoquer une maladie grave.

HORTICULTURE japonaise. — Les hommes de la race jaune semblent avoir le goût de l'éi range, du diilorme. Les Chinois des clas

nORT

soins savamment calculés, parviennent à maintenir dans des proportions lilliputiennes des plantes ordinairement colossales.

Nous avons vu à l'Exposition de 18^9 de singuliers spécimens de cette nanification. Le parc japonais placé dans le jardin du Troeadéro renfermait, outre des tleurs bizarres, un grand nombre de petils arbres vigoureux, bien portants, mais ne mesurant que 45 à 65 centimètres de haut, bien qu'ils appartiennent a des espèces qui atteignent ordinairement de 30 à 40 pieds. Ces arbres en raccourci sont parfaitement proportionnés, en quoi ils dilfèrent de la plupart des nains d'espèce humaine. Ils sont chenus et tordus, leurs branches s'allongent en tous sens. *» replient, s'enlre-croisent, comme s'ils avi;" ' lutté contre le vent et la tempête, pendant une existence tourmentée, trtie les étiquettes collées sur chacun.

nom

on les contourne on leur inflige l'obligation de former des spirales, des zigzags, de se replier sur elles-mêmes, etc. On supprima chaque année, un certain nombre de pousses, afin d'équilibrer les branchages. — Les visiteurs ont surtout remarq lé, à l'expos ition japonaise, un crand nombre de retinosporas, avant de 25 à 150 ans, et bauls de 20 à 40 centimètres: dos pins de 80 à 150 ans, dont les plus élevés ne dépassent pas 60 centimètres ; des thuyas âgés de 100 ans et 40 centimètres : dilïé-

100 ans et mesurant que

ocarpes chez qui la contorsion aidegré d'enchevêtrement extraordi-

ne

rents pc teint un naire.

H0RTILL0N,

s. m. [or-ti-ion; // mil.] (lat.

Ancien nom des jardiniers

Tïurucuiture jiy"

aise. — Hg. i Paysage forme de piiiù, dftUhuilfi, etc, plantes sur des troncs de fougères.

MerHeoltnre japonaise. — Pig. 3. Thuya, âgé de 30 a os, et Retinospora âgé de 150 ans

ses riches ou aisées estropient leurs filles, en emprisonnant dès le bas âge leurs pieds 1 n= des bandelettes qui en empêchent la

Horllo.l

eroiss&ùte. Les Japonais cherchent, depuis un !■ mps immérial, à rapetisser, à rabougrir la nature. Les jardiniers du Japon, par des

des vases île lai ;uce renfermant ces plantes, portent à 60, 100 et même 150 ans. — Des voyageurs ;jui ont visité l'Extrême-Orient, ;gH|a prétendent que ce rabougrUsement des arbres est général au Japon et que l'homme n'a, dans ce pays, qu'à aider les tendances de la nature, pour obtenir les sujets minuscules qui ont causé tant de surprise aux visiteurs de l'Exposition. Mais, d'après plus leurs personnes versées dans la connaissance des choses orientales, cette difformité artificielle est l'œuvre exclusive des horticulteurs japi :. qui nanifient les plantes par lu méthode suivante. Dès que le jeune plant a atteint l'âge de deux ou trois mois, on le met dans un pot avec un peu de terre végétale ordinaire. Celle seu!i.' condition suffit pour étioler la plante et ralentir sa végétation ; niai^ à ce moyen physiologique de diminution, il faut ajouter des procédés mécaniques et les appliqueravee, beaucoup de soin et de patience. Ces procédés consistent à tordre, à replier sans cesse la lige et lesbranches sur elles-mêmes, au fur et à mesure de leur croissance, et à les fixer dans leur tor-ion ou leur reploiement, au moyen de liens et de i.. leurs. On fait suivie à la Lige les directions les plus variées, en l'empêchant toujours de gagner en hauteur.

On la fait aller horizontalement ou en spirale; ou bien on l'incline vers la terre. On traite les branches de la même manière; on les tord,

maraîchers. Un l'emploie encore dans nos départements du Nord.

H0RTI?,L0IOAGE. s. m. (rad. hortillon.) Ancien nom des jardins-maraîchers, conservé dans l'Artois.

HOUILLE. — Nous avons donné, dans notre Dictionnaire, le tableau complet des dérivés de la houille. Nous allons compléter ces indications par une étude sur les procédés aujourd'hui employés pour obtenir le sulfate d'ammoniaque, d'après un ouvrage publié en 1889. par MM. O. Chemin et r'. Verdier, (Faiis, Quantin, I vol. in 8°). Les usines à gaz recueillent les eaux ammoniacales à cause de la valeur du sulfate d'ammoniaque, employé comme engrais, el qui sert à la fabrication du caibonale d'ammoniaque, de l'ammoniaque pure et de ses dérivés. On a imaginé, pour la distillation des eaux ammoniacales, une foule d'appareils, dont les plus répandus sont celui de Mallet et celui de Grûneberg. L'appareil de Mallet (fig. 1), adopté par la C'e Parisienne, « se compose de deux batteries indépendantes sur un seul fourneau. Chaque batterie est constituée par trois chaudières AI1C, situées l'une au-dessus de l'autre, et contenant environ 50 hectolitres. Les chaudières inférieures AB. soûl chaufleO par un seul foyer placé sous la preniièie. Les fumées et les gaz chauds circulent ensuite autour de la seconde. Dans chaque chaudière sont placés des aj-'italeurs qui ont pour but d'empêcher la chaux de se déposer "\ d'en assurer le mélange avec l'eau amr oniacalq.

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