HYPO
'ail connaître plus haut (voy. Choléra) les mesures qui ont été prises, en 1800, par le gouvernement dans le but de prévenir l'introduction du choléra en France; et nous avons reproduit les instructions que le comité consultatif d'hygiène publique a rédigées à ce sujet. Cil. Y.
HYPÉRICINÉ, ÉE adj. [i-pé-ri-si-né] (lat. hyperium, mille-pertuis). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au mille-pertuis. — s, f. pi. Famille de dicotylédones dialypélales, hypogynes, comprenant des herbes ou des arbrisseaux à feuilles ordinairement opposées qui présentent de petits points translucides dus à la présence de petites glandes. Ces plantes habitent les régions tempérées et froides de l'hémisphère boréal, principalement l'Amérique du Nord. Principaux genres : ascyre, millepertuis, vismie.
HYPERMÉTROPE s. (gr. huper, au delà ; metron, mesure ; ops, vue) Méd. Celui, celle qui est atteint d'hypermétropie.
HYPERMÉTROPIE s. f. Défaut de l'oeil opposé à la myopie. (Voy. notre article Lunette. dans le Dictionnaire).
HYPERMÉTROPIQUE adj. Qui est hypermétrope; qui est alleclé d hypermétropie.
HYPERSTÈNE s. m. (gr. uper, en haut ; sténos, droit). Géol. Minéral dur, cristallin, d'un vert brunâtre ou grisâtre composé d'un silicate double de magnésium el de protoxyde de fer. On le trouve fréquemment dans les roches ignées et métamorphiques, Avec la labradoritc, il constitue la roche hyperslhénite ou hypérile que l'on trouve en Saxe, en Suède, dans I ile de Skye, etc.
HYPNOSE s. f. [i-pno-ze] (gr. hupnos sommeil). .Sommeil provoqué par des moyens artificiels. — Fiat dans lequel se trouve une personne pendant le sommeil hypnotique.
HYP0C0R0LLIE s. f. [i-po-co-rol-li] (gr. hupo. sous; franc., corolle). Bot. Nom appliqué par de Jussieu au groupe de plantes dont la corolle prend naissance sous l'ovaire.
HYPOCRATÉRIFORME adj. [i-po-kra-té-rifor-me] (gr. hupokralér, soucoupe ; franc., forme) Bot. Se ditd une corolle monopétale dont la partie inférieure est longuement Lubuleuse et dont le sommet élargi est évasé en forme de soucoupe.
HYP0PHLEOX, EDSE adj. [i-po-fieû] (gr hupo, sous ; phtoios, éco.rce.) Hist. nat. Se dit 4e ce qui se cache sous l'écorec des arbres, de ce qui vit sous I écorec des arbres ; thallus hy- [jophleux ; lichen hyi-Ophleux.
ïïypo
HYPOTHÈQUE. — Législ. La loi du 10 décembre 1874, qui a institué 1" hypothèque maritime, a été abrogée et remplacée par celle du 10 juillet 1885. Les formalités auxquelles était soumis le contrat d'hypothèque maritime se trouvent simplifiées, et la durée de l'inscription est portée de trois à dix ans. — La renonciation par la femme à son hypothèque légale sur les biens de son mari fait l'objet d'une loi du 13 février 1889, qui a ajouté plusieurs paragraphes à l'article 9 de la loi sur la transcription. Cette addition a pour but de donner aux renonciations et subrogations consenties par les femmes mariées, une efficacité légale qui était généralement reconnue dans la pratique, mais qui était néanmoins parfois contestable. Voici le nouveau texte ajouté à l'article 9 de la loi du 23 mars 1 855 : — i La renonciation par la c femme à son hypothèque légale au profit i de l'acquéreur d'immeubles grevés de cette « hypothèque en emporte l'extinction et vaut u purge à partir, soit de la transcription de t l'acte d'aliénalion, si la renonciation y est « contenue, soit de la mention faite en marge « de la transcription de l'acte d'aliénation, t si la renonciation a été consentie par acte t authentique distinct. — Dans tous les cas, « cette renonciation n'est valable et ne pro- « duit les effets ci-dessus que si elle est con- « tenue dans un acte authentique. — Kn « l'absence de stipulation exprès -e, la renoni dation par la femme à son hypothèque 16- .i gale ne pourra résulter de son concours à < l'acte d'aliénalion que si elle stipule, soit ■ comme co-venderesse, soit comme garantie i ou caution du mari. — Toutefois, la « femme conserve son droit de préférence sur
• le prix, mais sans pouvoir répéter contre
• l'acquéreur le prix ou la partie par lui payé « de son consentement et sans préjudice du « droit des autres créanciers hypulhéeaires. — » Le concours ou le consentement donné par i la femme, soit à un acte d'aliénation con- « lenantquillance lolale ou partielle du prix, « soit à l'acte ultérieur de quittance totale ou « partielle du prix, emporte, même à due ic concurrence, subrogation à 1 hypothèque « légale sur l'immeuble vendu au profit de c l'acquéreur, vis-à-vis des créanciers hypoi Iheeaires po-térieurs en rang; mais cette « subrogation ne pourra préjudicier aux t tiers qui deviendraient ces?ionnaires de « l'hypothèque légale de la femme sur d'au- « 1res immeubles du mari, à moins que l'aci quéreur ne se soit conforme aux prescrip- « lions du paragraphe 1er du présent article. i
Ch. Y.