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Fig. 7. — Petite presse hydraulique.
q i sépare les deux pistons, on trouve que, par suite de l'égale distribution de la pression
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du grand piston étant 25 fois celle du petit, ce dernier exerce une pression 25 fois plus grande. On observe, en outre, que le piston a en s'abaissant de 5 centim., ne soulève le çrand piston que d'un cinquième de centimètre. Pour faire parcourir 5 centim. au pistou b, il faudrait donc donner au piston u une course de 125 centim. Pour obvier à l'inconvénient de donner au petit corps de pompe une longueur démesurée, on a imaginé un système de soupapes qui permet au petit piston, par une action reflétée, de produire le même effet que s'il availune longue course. La presse hvdraulique représentée par notre figure 7 est simple et d'une construction très facile. La coupe de cette presse (fig. 8) en fait connaître les détails. Sur une planche solide, on assujettit uneespèce de collerette dans laquelle est vissé un tube A. Ce tube est, pour ainsi dire, cassé en deux, et les deux parties sont réunies par une collerette à pas-de-vis. On remplit de chanvre l'espace qui sépare les deux portions. Dans ce tube, qui représente le grand cylinde de la presse, se meut un piston constitué par une simple barre de fer ou de cuivre cylindrique, surmontée d'un plateau. Un tuyau C, muni d'une décharge, réunit le.deux corps de pompe A et B. Un morceau de bois en forme de croix, aux branches de laquelle sont vissées les soupapes, constitue la hase de ce second corps de pompe construit de la même façon que le précédent, mais ce piston est muni, à son extrémité, d'une poignée au lieu d'un anneau. Au moyen de deux barres de fer, une épaisse planche de bois est supportée au-dessus du gros piston. Le petit piston, en se soulevant, fait pénétrer l'eau dans l'appareil et, en s'abaissant, l'envoie dans le grand corps de pompe dont il soulève un peu le piston. En répétant ce mouvement, on arrive, grâce au jeu des soupapes, à soulever le grand piston à la hauteur nécessaire pour presser ensuite les corps déposés sur le plateau. Avecdespistuns ayant respectivement 5 centim. et I centim. de diamètre on obtient une pression de 1,000 kilogr. Pour des pressions plus élevées on doit remplacer le tube A par un corps de pompe particulier, muni d'un cuir embouti et ajouter un levier au petit piston. Tourniquet hydraulique. Le tourniquet hydraulique sert à faire des expériences
HYDR
en bois. <">n assure l'équilibre du système en le lestant d'une balle de plomb. A la base du tube sont percés trois trous, dont deux diamétralement opposés. A l'un de ces orifices, on adapte un tube court o et aux deux autres deux tubes b, assez longs pour dépasser les bords du flotteur et dont les extrémités sont recourbées en sens contraire On place l'appareil sur une cuve après avoir bouché les trois tubes, on emplit d'eau le cylindre. Si l'on débouche le tube a, l'eau s'écoule, l'équilibre est rompu, la pression agit sur la paroi opposée et le svstème est poussé en arrière, dans le sens de la flèche qui accompagne notre figure de droite. Si l'on rebouche le tube a et que l'on ouvre les tubes b, la rupture de l'équilibre fait tourner l'appareil sur lui-même. Les pressions qui s'exercent en sens contraire de l'écoulement pou-sent les tubes, et comme ceux-ci sont reliés à un axe représenté par le vase, ils se mettent à tourner, entraînant le vase dans leur mouvement. C'est le principe sur lequel reposent les turbines.
HYDROGÈNE. — A notre article Eau, dans ce Supplément, nous avons décrit le moyen d'obtenir l'hydrogène par la décomposition de l'eau. 11 suffit de mettre des morceaux de zinc dans un flacon, de les couvrir d'un peu d eau dans laquelle le zinc doit baigner, et d'y ajouter de l'aeide hydrochlorique, par le tube à entonnoir qui surmonte le flacon et dont
pig, 5. Déplacement do
l'air par l'hydrogène.
Fig. 2. — C"mhustton de l'hydrogène.
Fig. 8. — Coupe de ta presse hydraulique.
sur tous les corps en contact avec l'eau, un poids de 5 kilugr. placé sur le piston A, fait équilibre à un poids de 12o kil. placé sur le piston 6. La pression qu'il exerce, transmise intégralement par l'eau, développe donc sur chaque centimètre carré du grand piston 6 une pression de 5 kilogr. La surface
Tourniquet hydraulique.
pour démontrer le principe de la pression dans les liquides. Quand un vase est plein de liquide les pressions exercées sur les surfaces latérales de ce vase, s'équilibrent et le vase n'a aucune tendance à se mouvoir. Quand on perce d'une petite ouverture lune des surfaces, l'eau s'écoule par cet orifice, la pression agit sur l'élément de surface diamétralement opposé, l'équilibre est rompu et pour peu que le vase se trouve dans des conditions favorables, il se met en mouvement. Dans notre figure du tourniquet hvdraulique la pression exercée par le liquide fait, dans un cas, reculer le vase; dans l'autre il le fait tourner sur lui-même. — L'appareil se compose d'un long tube de tôle ou d'étain monté sur un flotteur
l'extrémité inférieure plonge dans le liquide (Vov. l'article Eau dans ce Supplément, lig. 1, flacon A.) L'hydrogène monte d'abord à la surface du liquide. Quand il s'est écoulé un temps suffisant pour que l'air contenu dans le flacon soit expulsé, on place, sur le tube de dégagement un récipient plein d'eau. Le gaz traverse 1 eau et monte dans la partie supérieure du récipient. C'est la manièreordinaire de le recueillir.
— L'hydrogène est le plus léger des gaz connus. 11 est si léger qu'on peut le recueillir en renversant un verre au-dessus du tube de dégagement, il monte dans ce verre et prend la place de l'air, beaucoup plus lourd ;(lig. 1). Quand ce verre renversé l est plein d'hydrogène jusqu'en bas, ; introduisons rapidement dans son intérieur une bougie allumée. La bougie s'éteint aussitôt qu'elle se trouve dans la masse du gaz, mais ce dernier brûle en dessous de la bouche du verre (fig. 2). Celte simple expérience nous démontre deux choses. Le fait que la bougie s'éteint dans l'hydrogène prouve que ce gaz n'entretient pas la combustion, mais la flamme qui parait à la bouche du verre constate que ce gaz brûle dans l'air, c'est-à-dire en contact avec l'hydrogène. Chaque fois qu'une substance brûle dans l'air, il se forme un oxyde. Dans le cas présent nous obtenons un oxyde d'hydrogène, appelé communément eau.
HYDROCH ARIDE, ÉEadj. (rad. hydrocharis).
Bot. Qui ressemble ou qui a rapport à l'hydroebaris. — s.f.pl. Famille déplantes vivaces qui habitent les eaux douces et salées des deux hémisphères. Genres principaux: hydrocharis et vallisnérie.
HYDROCHARIS s. m. [i-dro-ka-ris](gr. hudro,
nvci
eau: chmis, agrément, grâce), liot. Genre de monocotylédones apérispermées, type de la famille des hydrocharidées, et comprenant plusieurs espèces de plantes aquatiques qui vivent en Europe. — On dit aussi hydrocharide. s. f. — L'kydrocharis commun (hydrocharismorsus rame) appelé aussi morrène ou moriure de grenouille, a des feuilles nageantes el des Heurs blanches, un peu jaunes à la base des pétales. Ou a cru pendant longtemps que ses feuilles servaient de nourriture aux grenouilles; mais elles ne leur servent que d'abri.
HYDROZOAIRE adj. (<rr. hudor, eau ; zoon, animal). Zool. Qui ressemble au poirpe nommé hydre. — On dit au.-si uydroîde. — s. m. pi. Les hydrozoaires forment une classe comprenant "tous les animaux construits sur le type de l'hydre, et appartenant au sous-règne des cœlentérés. — Le type fondamental delaslructure de ces animaux est le /,olypite, composé d'un sac, ayant, à une extrémité, une bouche qui conduit à la cavité diizestive ; et à l'autre extrémité un disque adhérent, par lequel l'animal s'attache. Les parois du corps se composent de deux membranes cellulaires, l'extérieure nommée ectoderme, l'intérieure endoderme. Entre elles deux se trouve une troi.-ième couche appelée mesoderme. Tous les h ydrozoaires sont pourvus d'organes de préhension, qui sont ordinairement des tentacules. Des cellules minuscules ou ncmatocystes sont généralement distribués dans lestissus. Ce sont des sacs ovales, ou des capsules contenant un filament tordu en spirale, qui se déroule à la moindie pression etollre alors l'aspect d'un long filament attaché à la capsule. Chez les animaux les plus volumineux de cette classe, ;e némalocystc pique cruellement quand on le louche. On suppose que les hydrozoaires s'en servent pour piquer et rendre impuissants les petits animaux qui leur servent de proie. Les polypes d'eau douce, les horlies de mer (acalèpbes) sont des exemples familiers de ce groupe.
HYGIÈNE. — Législ. Le comité consultatif tThygiè le de France, dont nous avons déjà pailé au Dictionnaire (t. III, p. 326;, a été encore une fois réorganisé en 1884; et il a été rattaché, en 1889, au ministère de l'intérieur, par suite, de la réunion du service de l'hygiène publique à la direction de l'assistance publique générale. Vn décret du 23 avril 1888 porte que les professeurs d'hygiène des facultés de médecine des départements sont investis des fonctions d'inspecteurs régionaux ries services de l'hygiène publique, chacun dans la circonscription territoriale de la faculté à laquelle il est attaché. — Nous avon>