VILLES PRINCIPALES
Commune.
Naples... 517.000
Milan 420.000
Rome 415.000
Turin 312.000
Palerme 267.000
Gtue* 210.000
Commune.
Florence 185.000
Venise 152.000
Messine 140.000
Bologne 138.000
Cataue 116.000
finances (en lires ou francs) Comptes des années 1885-86, 1886-87, 1887-88 et -1888-89.
Recettes.. .
l'épenses. .
Différences
^+Tl4.9l7.576~
Dktte publique. 450 millions. — Arméi:
L'armée italienne a été réorganisée en vertu des lois du 8 juillet 188.1 et du 23 juin 1887. elle formp 12 corps, chacun de 2 divisions Voici le tableau de son effectif :
Officiera actifs
Officiers de complément .
Officiera du service auxiliaire
Officiers de réserve....
Total de* officiers.
Carabiniers
Infanterie
BersaRlieri
Troupes alpines
Districts militaires
Cavalerie
Artillerie
Génie
Etablissements d'instr .
Corps sanitaire
Corps de l'intendance..
Corps des invalides....
Troupes de complément
(2a catégorie)
Etabliss. pénitentiaires
eteompag. de discipl
Total de la troupe.
Total général.. .
ARMÉBPRRUftNBHTI
uiuci mobile territoriale
Marine militaire. La marine italienne compte 12 cuirassés de lre classe, 3 cuirassés de 2e classe. 3 cuirassés pour la défense des côtes, 6 canonnières de lagunes, 7 avisos torpilleurs, 50 torpille ut s de haute mer, 60 torpilleurs côtiers, 12 barques porte-torpilles, des navires de transport, 6 navires-écoles, etc. Au total, 562 navires, langeant 242,368 tonnes, de 313,039 chevaux-vapeur, portant 628 canons et montés par 18,250 hommes d'équipage. — Possessions d'outre-mer. Le gouvernement italien s'est donné pour mission de créer un empire colonial en Afrique. Prévenu par la France dans la Tunisie, il jeta ses vue.sur les côtes de la mer Rouge et vers l'Abyssinie qui a, en partie, accepté son protectorat. Les possessions italiennes dans ces parafes ont reçu le nom de colonie Erythrée. Elles comprennent une zone de la côte occidentale de la mer Rouge, longue d'environ 1,000 kilom., depuis le ràs Kasar jusqu'au ras Sinthiar. L'Italie occupe une partie du territoire à titre de souveraineté; les autres parties se trouvent seulement sous son protectorat. — Possesmon> directes. 1° Assab et son terri loire, de la baie ue Béhéla au N., jusqu'au ràs Sinthia au S., 120 kilom. de loni;, conquê.e qui date de 1880; environ 5,400 hab.; 2° l'ile de Massouah, les lies voisines et la partie de la côte d'Etnberemi jusqu'à la presqu'île de Buri inclusivement, 250,000 hab.; 3° les Iles Dahlac, formant un archipel qui renferme 2,000 hab. — Protectorats. 1° la côte de Danâkil, le sultaual de Ha heita et plusieurs tribus voi-ines; 2° l'Abyssinie, soumise au protectorat en vertu des traités du 2 mai et du 29 septembre 1889; population évaluée à 7 ou 8 millions d'hab.; 3° sultanat d'Haous-a; 4° la partie de la côte des Somaulis entre l'embouchure du Zoub el 8° lat.N.,y compris le sultanat d'Obbi (Oppia), mais à l'exception des territoires soumis au sultan de Zanzibar. — Criminalité. Comparée
avec les autres contrées européennes, l'Italie occupe la première place sur la liste des homicides; en 1889. il y a eu 8,05 cas prouvés nour 100,000 habitants, alors qu'en Autriche la proportion est de 2.(5. en Allemagne de 0,80 et en Angleterre de 0,40. Pour les autres actes sanguinaires, l'Italie fis-are, la même année, pour un chiffre de 226 cas (sur 100.' 00 habitants), alors que l'Allemagne n enregistre que 154, et la France 71 cas. L'Autriche défiasse, sous ce rapport, sa voisine et figure pour 285 cas. — Notice historique. Les principaux événements survenus depuis la publication de notre article Italie dans le Dictionnaire, ont été les suivants : en 1878, la mort lu roi Victor-Emmanuel, remplacé par son lils Humbert, la mort du pape Pie IX et l'élection de son successeur Léon XIII; l'agitation créée pour l'annexion de Yltalia irreJenta (l'Italie non affranchie, c'est-à-dire le Tyrol et Trieste) et l'entrée de l'Ilalie dans l'alliance austro-allemande; en 1879, la violenU agitalion irrédentiste, pendant laquelle Tambassad°ur autrichien fut insulté a Rome (déc.) ; en 1880, la démonstration navale contre la Porte pour la contraindre à céder le port de Dulcigno au Monténégro; en 1881, les démêlés avec la France, relativement à la Tunisie, l'Italie refusant de reconnaître le traité du Bardo : néanmoins le traite de commerce fut renouvelé avec le gouvernement français; en 1882, la prise de possession formelle d'Assab. sur la mer Rouge, port acquis en 1870 par la compagnie italienne Rubattino; la mon de Garibaldi; en 1883, le triomphe du parti clérical et de la droite de la Chambre, qui parvinrent a s'emparer de plusieurs portefeuilles dans la formation d'un nouveau cabinet; en 1884, la rupture avec la Colombie; en 1885, l'occupation de Massouah, la défaite du ministère relativement à l'occupation du littoral de la mer Rouge (8 juin); l'enlèvement du drapeau égyptien à Massouah, devenu colonie italienne, maigre les réclamations de la Porte ; l'arrangement pris avec le khédive, qui consentit à l'abandon de ses droits sur Massouah, moyennant une somme annuelle égale à la moyenne du revenu net des contributions de Massouah pendant les trois dernières années (déc); en 1886, l'envoi d'une mission au roi d'Abyssinie (8 janv,) ; les négociations avec le 2-ouvernement britannique relativement à l'occupation définitive et formelle de Massouah (31 mars). Pendant toute l'année 1887, les relations entre l'Italie et l'Abyssinie furent un sujet d'anxiété pour le gouvernement de Itome. (Voy. Abyssi.nie et Massocab dans et Supplément.) Au mois d'octobre 1888, signer Cnspi eut une entrevue avec le prince de Bismarck, et fit entrer l'Italie dans l'alliance • iiistro-allemande. Un traité secret fut môme signé à Fredericksruhe. On pensa que, pour ce qui concerne l'Italie, ce traité était relatif à une invasion du sud-ouest de la France par une année de 200,000 Italiens, eu cas de con tlit européen; l'Italie aurait été récompensée par l'annexion de Nice, de la Savoie et probablement de la Tripolitaine. Cette ligue de la paix, comme l'appelèrent les parties contractantes, avait aussi pour but de maintenir la balance des pouvoirs dans la Méditerranée; et pour cet objet, il devint nécessaire de s assurer l'adhésion de l'Angleterre, que l'on essaya d englober dans l'alliance des trois Etats. Des démarches furent faites auprès du Fo
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reign-Offlce; mais le gouvernement anglais ne voulut passe lier les mains. La triple alliance n'en subsista pas moins et fut resserrée par les visites de Crispi au prince de Bismarck et au comte Kalnoky pendant le mois d'août 1888. Les relations avec la France se tendirent, relativement à des taxes locales que le gouvernement italien établit sur les Français établis à Massouah. Il en résulta une aigre correspondance diplomatique entre Crispi et Goblel (juillet 1888). Sur ces entrefaites, la politique coloniale subit un grave échec. Un traité de paix, proposé au Négus, ayant été repoussé par lui, les troupes italiennes marchèrent vers l'Abyssinie et après diverses escarmouclies furent écrasées à Saganeiti (août! 888). Vers le commencement de l'année, prit fin le trailé de commerce avec la France, qui refusa de le renouveler; il en résulta une guerre de tarifs, ruineuse pour l'Italie. 11 fallut augmenter les impôts en 1889, malgré l'opposition de la Chambre. La crise devint si aiguë que signer Crispi offrit sa démission le 20 février 1889, mais il la retira presque aussitôt. La politique coloniale détourna les esprits. Oppia fut soumis au protectorat italien, le 19 mars; une expédition fut envoyée à Hodeida pour y punir une insulte faite, trois ans aupa-
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ravant, aux représentants du roi ; les autorités de ce pays se soumirent, à l'arrivée des cuirassés, et firent les eicuses réclamées. Les Italiens occupèrent Keren au mois de juin, Asinara au mois d'août, et firent reconnaître leur protectorat sur l'Abyssinie au mois d'octobre. Le roi d'Italie ayant rendu visite à l'empereur d'Allemagne au mois de mai, ce souverain fit un voyage à Rome, avec l'impératrice, pendant l'automne suivant. Tout en conservant sa position dans la triple alliance, signor Crispi essaya de se rapprocher de la France vers la fin de l'année 1889. Les droits différentiels contre les produits français furent abolis. En septembre 1889, s'ouvrirent des négociations à Naples avec i«» ^présentants de la Grande-Bretagne , relativement aux sphères d'influence des deux peuples sur les côtes de la mer Rouge. Il fut impossible de s'entendre, surtout au sujet de l'occupation de Kassala et de plusieurs autres places que les Anglais considèrent comme appartenant à l'Egypte. Les diplomates se séparèrent sans avoir rien conclu. Peu de temps après, signor Crispi, violemment combattu par les irrédentistes, les républicains et l'opposition constitutionnelle, se vit forcé de donner sa démission