IVOI
et de laisser la place à un cabinet moins hostile à la France.
ITOD, adv. (anc. franc. ,itel, du lat. hic, ce;
taies, tel). Aussi, de même, également. — [Ne s'emploie plus que dans le style badin :
Rien, ce suprême tout de ma foi, Manitou De ma raison, ma faim, ma soif, ma manne irou Raoul Podcboi*.
IVOIRE VÉGÉTAL, substance éburnée d'une grande blancheur, qui n'est autre chose que la substance intérieure de la semence d'un arbrisseau du Pérou, le phyléléphas à gros fruits (voy. Pbytéléphas). Chacune de ces graines ne dépassent pas la grosseur d'une noix de forte dimension. On les récolte principalement au Pérou, d'où on les exporte par millions en Europe, pour y être travaillées au tour et produire une foule d'objets élégants, qui se vendent ensuite très cher comme s'ils étaient en véritable ivoire animal. Pour démasquer cette fraude on verse une goutte d'acide sulfuriquo concentré sur l'objet que l'on veut éprouver. L'acide n'agit pas sur l'ivoire de l'éléphant, tandis qu'il développe au bout de 10 ou 15 minutes, sur celui qui provient du phytéléphas, une teinte rose, qu'un lavage à l'eau fait ensuite disparaître.
JABO
JABORANDI s. m. Bot. Espèce de plante pilocarpus pinnalifolius) du genre pilocarpe, famille des rulacées. Les feuilles du jaborandi ont été introduites dans l'usage médical, en 1874, par le docteur Coulinho, de Pernambouc, C'est un arbuste qui atteint la hauteur d'environ 3 mètres et qui croit au Brésil. Les indigènes donnentson nom à plusieurs autres plantes, mais lui seul est connu en médecine. Ses feuilles, portées par un long pétiole, sont inégalement pinnées; ses folioles opposées forment de deux à cinq paires, ordinairement deux paires dans les plantes cultivées, les folioles terminales étant à long pétiole, tandis que les autres ont un pétiole de 2 à 3 centimètres et quelquefois moins encore. La feuille entière mesure environ 45 centimètres de long, et les pétioles ont 10 centimètres de long sur 5 centimètres de large. Ces derniers présentent une texture coriace, avec la marge révolutée. lis contiennent plusieurs glandes qui renferment une huile transparente. Une infusion de 1 gramme à 5 grammesde feuilles de jaborandi dans l'eau bouillante, produit en quelques minutes à l'intérieur du corps une chaleur diffuse, suivie de perspiration et de salivation si abondante qu'on l'évalue à près d'un litre en quelques heures. Cette infusion peut ainsi augmenter la sécrétion bronchique ou produire la diarrhée. Pendant la transpiration et la salivation la température du corps est réduite et le pouls est plus fréquent et plus plein. Au bout d'un moment, le patient devient pâle et lourd ; quelquefois sa vue se trouble ; les vomissements peuvent survenir. Les promoteurs ordinaires de ladiaphorèse, comme les boissons chaudes, sont absolument superflus quand ce médicament est administre. Il est considéré comme le seul