‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 278 sur 503 · JACQ · texte numérisé non relu

JACQ

dant la guerre, 1872, in-8°); Chemins de fer de l'Etat (1878, in-8°); Biographie de Franquevill.- (1877).

JACQUET (Jeux). — Dans cette modification du trictrac, chacun des deux joueurs empile ses 15 dames, 5 par 5, dans le coin à gauche de son adversaire, comme je représente la présente la figure ci-jointe. On tire au plus fort dé pour savoir qui jouera le premier. Celui que le sort a désigné agite les deux dés dans son cornet, les jette comme pour le trictrac, les nomme et joue. La marche a pour but de conduire les dames tout le long des tables pour les amener dans le compartiment de droite du joueur. Au début, on ne peut accoupler les dames sur aucune flèche avant que l'une d'elles ne soit rentrée, c'est-à-dire arrivée à la 4e et dernière table; on commence donc par lancer en avant une dame nommée courrier, que l'on fait rentrer la première; pour cela, on profite du premier doublet. Les doublets comptent double ; c'està-dire que si l'on amène quine, qui vaut 10 points, on compte 20 points et l'on en profit') (jour faire franchir 20 flèches à une dame TJne dame étant rentrée, on peut à volon'é rentrer les autres, on accoupler les dame!, ou boucher le passage à l'adversaire. Si au premier coup on amenait sonnez, on ne pourrait jouer qu'un 6, le second étant occupé par les piles de l'adversaire et une seconde dame ne pouvant jouer avant que la première soit rentrée. Mais si l'on amène son nez après avoir déjà rentré une dame et si l'on n'a pas, en ce moment, d'autre 6 que celui du coin correspondant aux piles de l'adversaire, on fait du bois, c'est-à-dire que l'on abat 4 dames pour marquer tous les 6. Si, au premier coup I on amène terne, on ne peut jouer que 9,

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parce que le second 6 est occupé par l'adversaire et que l'on ne peut sortir deux dames. Mais si l'on amène terne lorsque l'on a déjà rentré une dame, on joue 4 dames sur 3, ou bien on marque 12 avec une dame sur 3 et une dame sur 9; ou encore avec deux dames 3ur 6. Quand toutes les dames sont éehe-

Placi di B.

7 ii

Jeu it B

S 9 Plac Jeu de jacquet au début de la partie.

di A.

lonnées sur les flèches qui mènent à la quatrième table, on les rentre dans cette table ; après quoi, on les sort, avec mesure et économie, en sortant celles que les dés font battre sur le bord. Par exemple, si l'on amène 6 et 3, on sort, pour le 6, une dame placée sur la I'6 flèche de gauche, t ! pour le 3, une dame placée sur la 4e flèche de gauche. Quand on n'a pas de dame correspondante au dé, on sort une dame d'un nombre inférieur. Supposons que l'on amène 6 et 3 et que l'on n'ait pas de 6, on sortira le 5 ou à son défaut le 4 et ainsi de suite; mais quand on n'a pas de dame inférieure, on est forcé de jouer une dame supérieure et de la faire avancer du nombre amené. Ayant amené 3, si l'on n'a ni 3, ni 2, nias, on est tenu de faire marcher 4, 5 ou 6 et de les avancer de 3 flèches vers la sortie. Un joueur habile s'étend et occupe le plus grand nombre possible de flèches, l'adversaire ne pouvant se placer sur une flèche occupée; on retarde ainsi sa marche. Les dames qui ne peuvent atteindre la 4e table reçoivent le nom de cochonnets. Le joueur à qui reste un cochonnet a perdu. Celui qui parvient le premier à faire sortir toutes ses dames a gagné. Les autres règles générales du jacquet sont les mêmes que celles du trictrac. Généralement on joue la partie simple; mais on peut convenir qu'elle serait double, si le perdant rentrait toutes ses dames dans la 4e partie de la boîte sans en sortir une seule avant que le gagnant eût sorti toutes les siennes; triple, s'il restait des dames dans la 3e partie; quadruple, s'il en restait dans la 2°; quintuple, s'il en restait dans la i", c'està-dire dans celle qui a le talon.

JACQUET DE VERSAILLES. - C'est une simple modification du jeu précédent, imaginée pour accélérer la partie. On multiplie les doublets non par 4, comme au jacquet ordinaire, mais par eux-mêmes, Ainsi le double as (lxl) ne donne droit qu'à jouer un point; le double deux (2x2), donne le droit d'en jouer 4; le double six (6X5), permet d'en jouer 36. Aucun coup de dé ne doit être perdu, d'où résultent les conséquences suivantes : les deux joueurs débutent par tirer la primauté en jetant chacun un dé. Celui qui amène le point le plus élevégagnela primauté et joue les deux points de ce premier coup;

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quand c'est un doublet, les deux joueurs font chacun ce doublet et recommencent à tirer ; quand ils amènent encore un doublet, ils le font et retirent la primauté. Quand un joueur ne peut jouer la valeur de ses deux dés, il joue le plus fort, et l'adversaire fait l'autre. Quand le joueur ne peut faire aucun de ses dés, l'adversaire fait les deux dés. Si l'adversaire lui-même ne peut faire le compte des deux dés sans ouvrir une case au joueur, celui-ci reprend immédiatement la main et fait le second point. Le joueur qui a toutes ses dames entrées dans le grand jeu de son adversaire, les retire d'après les points I qu'il amène. Le pre-

mier qui a sorti toutes ses dames gagne la parlie. La partie est double quand l'adn 'a sorti aucune dame.

L'habileté du joueur consiste surtout à se ménager la correspondance des gros numéros, comme les 6 et les 5 Quand l'adversaire a peu de 5 ou de 6, on doit, autant que possible, lui ouvrir les cases pouvant faire partir les dames qui maintiennent sa communication.

JAMBON (préparation). — Mettez une cuisse ou une épaule de cochon dans une saumure composée de sel, thym, laurier, romarin, basilic, marjolaine, satterie, genièvre, mouillées avec moitié eau et gros vin. H est bon de laisser infuser pendant quelques jours et de ne placer qu'après lesjambons dans cette mixture où on les laissera macérer quinze jours. Vous les relirez alors, les faites égoutter et les accroche/; dans le tuyau de la cheminée pour les fumer. Ainsi préparés, ils peuvent se conserver longtemps. Une bonne précaution, c'est de les frotter de temps en temps Lt gros vin et de les saupoudrer de cendres. — Méthode anglaise. Trottez d'abord votre jambon avec du sel, puis laissez-le sécher trois jours; ôtez alors la saumure. Supposons main tenant un jambon de 7 à 9 kilog. Vous mêlez bien intimement 50 à 60 grammes de salpêtre un demi-kilogramme environ de sucre brut et autant de sel; frottez votre jambon avec cette mixture; placez-le dans un vaisseau profond et tenez-le bien couvert pendant trois jours. Ensuite vous versez dessus une bouteille de vinaigre, vous le retournez dans sa saumure et vous l'en arrosez chaque jour pendant un mois. Au bout de ce temps, vous le séchez bien, le frottez de son et l'accrochez dans le tuyau de la cheminée pour le fumer au feu de bois, — Cuisson. Avant de le faire cuire, il faut le mettre dessaler à grande eau pendant trois à quatre jours, suivant qu'il est plus ou moins vieux fumé. Cela fait, vous l'enveloppez dans un linge blanc et le placez dans une marmite avec une bouteille de vin, rouge ou blanc, et le double d'eau, oignons, carottes, thym, laurier, fines herbes, clous de girofle, ail. Faites cuire cinq à six heures et laissez refroidir dans son jus ; ensuite vous l'en retirez; enlevez la couenne avec précaution et garnissez la graisse de persil haché et de chapelure avec un peu de poivre. Servez froid.

JAMIN (Jules-Célestin), physicien, né aux Ternes le 30 mai IS1S; mort à Paris le 12 fév. 1886. Il sortit, en 1841, de l'Ecole normale (section des sciences), avec le grade d'agrégé de physique et débuta dans la carrière de l'enseignement comme professeur de physique au collège Bourbon (aujourd'hui lycée Condorcet), puis a l'Ecole polytechnique et enfin à la Faculté des sciences de Paris (22 nov. 1873). Il remplaça Pouillet à l'Académie

JATvD

des sciences, section de physique, en 1868. 11 a publié, en 1858, son Cours de Physique le I'Ecolk Polytechnique (3 vol.), ouvrage qui eut Lroi- é lition 11 a donné, en

outre, un certain nombre d'articles et de mémoires d'une grande valeur, publiés dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, dans différents recueils spéciaux et dans des publications périodiques, telles que la Revue des Deux-Mondes. Dans les demi i années de sa vie, il s'occupa principalement d'élcctro-magnétisme et d'éclairage électrique. Il succéda à J.-B. Dumas comme secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences.

JANVIER. (Calendrier horticole.)— Il y a peu de chose à faire en ce mois, quoiqu'il puisse y avoir encore quelques fleurs en pleine terre, telles que la rose de Noël, l'héliotrope d'hiver, et même quelques primevères, etc. Les travaux sont plus importants dans les serres, où ils consistent principalement à tenir lesplantes dans le plus grand état de prop à maintenir une température convenable et uniforme. Comme règle, l'orangerie se contente d'une température de 4 degrés au plus au-dessus de zéro, la serre tempérée de 8 à à 10 degrés et la serre chaude de 15 à 30 degrés. Dans les jardins, nous ne voyons guère d'utiles que les travaux de terrassement et d'alignement. Quant aux Heurs d'appartement, elles réclament, à celte époque de l'année, plus de soins qu'à aucune autre. Les plantes qu'on achète alors viennent nécessairement des serres; il faut donc que le changement de température qu'elles subiront inévitablement soit le moins prononcé possible. La où on les tiendra devra être chauffée à une température d'environ 12 degrés, et l'on renouvellera l'air avec précaution, et, -i l'air extérieur est trop froid, en le fa saut traverser d'autrespièceschauiï es, sic po sible, vers le milieu du jour qui est, entoutétat de cause, le moment le plus convenable. Les plantes seront placées de manière à recevoir directement la lumière du jour, du soleil, à l'occasion. Elles devront être tenues dans la plus grande propreté; à cet efli l, on bassinera, on lavera, légèrement, leurs feuilles et leurs liges de temps en temps. L'arrosement sera combiné de manière à ce que la terre soit toujours fraîche, mais non humide, et sera donné avec de l'eau à laquelle ou aura là prendre le degré de température qui régne dans l'appartement,

JARDIN d'appartement. — Pour obtenir, à eu de frais, un vase de verdure ou une

Jardin d'appv.'iirueiii

ion à une fenêtre, on peut procéder de la manière suivante : 0 pi ad une grosse

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éponsre commune et bon marché; on la fait tremper dans l'eau chaude jusqu'à ce qu'elle soit entièrement .gonflée ; on la presse légèrement pour l'égoutter à moiLié. Ensuite, dans les trous de l'éponge on introduit de la graine de millet, de trèfle rou?e, d'orpe. de pourpier, de «raminées, de lin, etc. Ou place l'éponge ainsi préparée sur un vase ou sur une coupe; ou bien on la suspend dans l'embrasure d une fenêtre où le soleil donne une partie du jour; on arrose, en pluie légère; tous les matins pendant une semaine; on ne tarde pas à voir fermer les graines et pous=er les feuilles qui forment bientôt une boule de verdure autour de l'éponge.

JARGONNER v. n. Crier comme le jars.

JAURÉGUIRERRY (Jean-Bernard), amiral français, ne à Bayoniie, le 26 auûl 1HI5. mon à Caris, le 21 ort. 1887. Il entra à l'école navale de Brest en 18:tl, fut nomme aspirant en 1832, assisla au blocus des ports de Hollande (1832-'33)jdevinl en eigneen 1839, fit la cailiie de la Plata (I839-'10) pa>sa heiitenanl de vaisseau en 1845 et capitaine de Irégaleen 1856, se signala a la prise de Rinburn, où il Dommandait la canonnière la Grenade, reçut le grade de capitaine de vaisseau en 1860 et prit une part brillante à la campagne de Chine (Tourane, Saïron, Pékin, etc.), remplaça le général Faidh rhe, comme gouverneur du Sénégal (oct. I8GI), fut rappelé en 1863 et nommé major de la flotte à Toulon, Ie24 mai 1869. avec le grade de contre-amiral, puis commandant en second de l'escadre d'évolution. Au début de la guerre avec la Prusse, il commanda l'une des divisions de l'escadre de la mer du Nord. Rentré en France, il fut chargé de détendre les lignes de Charenton (sept. 1870j. Appelé ensuite au commandement de la Indivision du 16° corps d'armée, il prit une part vigoureuse à la défense nationale, sous les ordres du général Clianzv. 1 contribua au succès de la bataille de Patay (1er déc.) et fut mis à l'ordre <iu jour de l'armée. Le 6 déc, il remplaça, à la tête du 16e corps, le général Chatizy, appelé au commandement en chel de l'armée de la Loire, et le 9 déc, il reçut son brevet de vice-amiral. Pendant ia retraite vers Laval, il se distingua par son énergie et sa ténacité, notamment à la bataille du Mans (11 janv. 1871), après laquelle il réussit à couvrir la retraite de l'armée dans son mouvement vers la Mayenne (15 janv-. Après la signature de l'armistice, il fut envoyé a l'Assemblée nationale par les électeurs do Basses- Pyrénées, et alla à Bordeaux où il siégea au centre droit. Nommé préfet maritime de Toulon, le 29 mai, il se rendit à son poste et du. ensuite, en vertu de la loi sur le cumul, résigner son mandat de représentant (4 dec). Après avoir été commandanten chef de l'escadre d'évolution dan- la Méditerranée, l'amiral fut appelé au portefeuille de la marine, dans le ministère Waddinglon (14 fév. 1879); le 27 mai 1879, il fui élu sénateur inamovible, prit place à la gauche républicaine du Sénat, quitta le ministère le 23 sent. 1880, et v rentra le xO jauv. 1882, pour l'abandon- . ■■nient à la chute du premiei cabinet de Freycinet.

JAURES I. Mann, né à Castres en 1808, morlàPa isen 1870. Il débuta comme aspirant n 1S27 et devint vice-amiral eu 1864. Il commanda l'escadre des mers de Chine et du Japon. — II. (Constant Louis-Jean Baptiste, marin, parent du précédent, né en 1823, mort ie 12 mars 1889. li sortit de l'école de Brest en 1841 et gagna -es grades en Crimée, en ne, .'n lu n m b U< z que. La ré-

tolution du 4 ."septembre le trouva capilaini je vaisseau. Gambetla lui confia le commandement du 21e curps, avec le grade de général de brigade 20 nov. 1870). Il assista aux combats de Mamers, de Marchenoir, de Venaôn.e, de Bonnétable, de Pont-de-Gennes, de

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