‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 281 sur 503 · JUST · texte numérisé non relu

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des crépides roses, des œnothères, des giroflées ou juliennes de Mahon, des Hémophiles, des ploi, des phacélies, du réséda, du souci de Trianon, du thlaspi blanc, etc.

JUIN. (Calendrier horticole.) — Juin est le mois des roses; c'est aussi dans ce mois que fleurissent les lis, les pensées, les géranium-, les giroflées et bien d'autres. On met en place dans le parterre les reines-marguerites, lebalsamines, les pétunias et autres plantes annuelles semées en pépinière dans ce but, à mesure que le jeune plant montre a-sez de rigueur pour ne rien craindre de l'opération. On sème en pépinière pour l'année suivante : ancolies, campanules, coquelourdes, corbeilles d'or, croix de Jérusalem, digitales, girofléegrosse espèce et cocardpau, lin vivace, lunaire annuelle, œillet de poète, piedd'aloueltes. primevères, roses trémières, trachèle bleue. valériane rouge et violette des quatre saisons. Nous avons constaté la floraison des rosiers; disons un mot des soins qu'ils réclament. Ces soins doivent être minutieux et constants si Ion veut jouir pleinement du plaisir, je dirais volontiers du bonheur de respirer leur délicieux parfum le plus long temps possible. Il importe d'abord de les visiter chaque jour, chaque matin pour mieux dire, et de les débarrasser des liges qui ont passé fleur, ce qu'on fait en les coupant nettement avec des ciseaux ; de faire la guerre, une guerre acharnée, impitoyable, aui pucerons verts si prolifiques, dont on peut toutefois se débarrasser promptement, soit avec des fumigations abondantes de tabac, soit avec des lotions de dissolution d'aloès. Il faut également couper partout les liges des plantes herbacées qui ont passé fleur, et ne conserver que les tiges porte-graines. Arrosements abondants, surtout aux nouvelles plantations; fauchage des gazons; ratissage, binage, etc. — C'est aussi le moment de relever les oignons de jacinthes et des tulipes et les pattes des renoncules et des anémones, à mesure que leurs feuilles se fa-nent. Lorsqu'on achète des plantes, soit en pots, soit en mottes — en mottes surtout, — dans le but de les transplanter, il est bon de choisir le mafia

pour cet achat. On dépose alors ses plantes tans un lieu frais, ayant pris soin de les bassiner légèrement, et on les plante le soir; — -i le temps est couvert et laterre déjà mouil ée par la pluie, on peut les planter dans la journée: — on peut encore les planter dans le jour, par un temps sec, pourvu que ce ne soit pas en plein soleil, à la condition de verser de l'eau au fond du trou avant de planter. En tout cas, arroser les plantes au pied aussitôt après qu'elles ont été plantées. Si les plantes qu'on achète en été sont destinées à être conservées en pots, on les placera à l'ombre, on les garantira en tout cas contre les rayons du soleil et, pour le mieux, on enfoncera les pots dans la terre; dans des va-es ou dans une jardinière, on les carnira de mousse tenue toujours humide. Arrosenients au pied et bassioage des feuilles avec la nomme de l'arrosoir, sur une fenêire ou un balcon garantis contre les rayon- du soleil ; placer chaque pot sur une assiette remplie d'eau, afin de conserver une humidité constante à la terre contenue dans le pot. On greffe sur églantier toute espèce de ro-iers pendant le mois de juin. C'est, en fait, l'époque de l'année où cette sorte d'opération réussit le mieux.

JUSTICE. — Législ. Aucun changement important n'a été apporté, depuis la publication du Dictionnaire, dans l'organisation de» cours et des tribunaux L'extension de la compétence civile des juges de paix est, depuis longtemps, réclamée par l'opinion publique; mais ce progrès n'est pas encore réalise1. Diverses propositions ont été émises sur ce su, jet, notamment en 1877, en 1881, en 1883 et en 1885. Le projet présenté à la Chambre dedéputés par le Gouvernement, le 26 novembre 1885, reproduit en partie les dispositionde- projets antérieurs. Il propose d'étendre la compétence des juges de paix, en matièrepersonnelle et mobilière, ju-qu'à 150 fr. (au lieu de 100 fr.) en dernier res.-ort, et jusqu'à i;500 fr. (au lieu de 200 fr.), à charge d'appel, et d'ajouter à celte compétence certaines aftaues qui en sont aujourd'hui exclues. Les traitements des juges de paix seraient sensi-

blement relevés; mais on exigerait des candidats à ces fonctions des conditions d'aptit.ide qui ne sont pas actuellement demandées. La commission chargée de l'examen de ce projet, et d'une autre proposition, pre-entée par M. Labus-ièie le 19 novembre 1880, déposa deux rapports, le 2 février et lo 22 mais 1888. Le premier s'occupe exclusivemi nt de la compétence, que la commission propose d'élever à 300 fr, en dernier ressort pour les actions mobilières ou purement per sonnelles. Le second rapport a trait au pei. sonnel des juges de paix, aux conditions d'admission ainsi qu'au tarif des traitements dont le minimum serait porté à 2,500 fr. Nous espérons qu'il ne se pas-era pas beaucoup d'années avant que la loi du 25 mai 1838, qui régit aujourd'hui la compétence des jus-es de paix, soit modifiée selon le vœu général (Voy. au Dictionnaire, t. III, p. 491). — Il faut s'attendre à ce que ces modifications amènent une nouvelle diminution dans le nombre des affaires soumises aux tribunaux de première instance; mais les justiciables ne s'en plaindront [ias. — Les frais de justice sont depuis longtemps reconnus excessifs; et l'on cherche les moyens de les réduire dans des bornes équitables. Une proposition de loi, due à l'initiative de M. Henri Brisson, député, ei présentéea la Chambre le 27 janvier I8'JI, lend à obtenir le résultat désiré au moyen de la suppression des droits d'enregistrement, de sîretfe et de timbre frappant sur les acles de procédure, et de leur remplacement par un droit proportionnel perçu ,-ur le jugement. Au lieu des droits fixe-, qui frappent aujourd'hui indifféremment sur toutes les instances, quelle que soit l'importance du litige, il sérail perçu un droit unique d'enregistrement, appelé droit de condamnation, tant sur les procès-verbaux de conciliation, d'ordre et de contribution, sur les sentences d'arbitres, sur les adjudications d'immeubles et les partages, que sur tous jugements et arrêts définitifs. Le droit proportionnel serait lixé à 0 fr. 25, t fr., 3 fr. ou 5 fr. par 100 fr. du capital, selon la nature de t'allaire terminée. Ch. Y

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