‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 283 sur 503 · KARR · texte numérisé non relu

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fesseur; mais ne tarda pas à suivre la vocation des lettres, entra au Figaro et y publia plusieurs romans qui le tirent remarquer, entre autres Vendredi soir el la spirituelle au tobiographie intitulée L Chemin le plus court. Il devint bientôt l'un des écrivains romantiques les plus en vue, avec ses amis Théophile Gautier et Gérard de .Nerval. Son Voyage autour de mon jardin et la Famille Allain furent traduits dans toutes les langues. Ln 1839, il fonda le pamphlet satirique mensuel les Guêpes, dont les critiques lui attirèrent l'animosité de plusieurs écrivains, particulièrement de Louise Colet. (Voy. Colkt dans le Dictionnaire.) La liste complète de ses œuvres remplirait entièrement une de nos colonnes. Nous ne citerons que les principales, celles qui mé-

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ritèrent le mieux la vogue immense qu'elles eurent dans leur temps : Sous les Tilt, uls (1832), le meilleur et le plus connu J -es livres; Une heure trop tard, Fa Dièze, G neviève, Cl'itille, le pamphlet: les Guêpes, etc. Vers 1855, Karr alla se fixer a Nice. Il avait été batelier à Trouville; à Nice, il entreprit le commerce des fleurs, des roses, notamment. Plus tard, il s'établit à Saint-Raphaël (Var) et tout en demeurant jardinier-fleuriste, se signala comme un mirepide pêcheur.

KATK0FF ou Katkow (Michel Nikiphorowitsch).] uirnali.-le russe, nea Moscou en 1820, mort le 4 aoûl I 87. Api es avoir termui études à l'université de sa ville natale, il -uivit des cours de plnlosupli e à Kœuigsherg c\ à Berlin, fut uu instant professeur à J'uuiver-

site de Moscou, mais embrassa ensuite la carrière du journalisme. En 1S56, il prit la direction du journal Russkij Wiestnik, où il soutint les idées libérales et passa, en 1861, à la direction de la Gazette de Moscou, organe rétrograde du parti vieux-russe. Son journal, inspiré par le gouvernement, obint une grande influence. Outre la Gaz lie de Moscou, Katkoiï dirigeait la plus ancienne et la plus importante des revues mensuelles russes : le Messager, où les meilleurs écrivains, tels que Tourgueneff, Tolstoï, Dostoïevski, Moskewitch et tant d'autres publièrent leurs principaux ouvrages. Sa mort fit naître des soupçons d'empoisonnement; mais l'autopsie démontra qu'elle était le résultat des progrès d'un cancer de l'estomac et d'une lésion du cœur. 11 fut enterré avec une pompe solennelle au couvent de Saint-Alexis, à Moscou.

KELLER (Jean-Balthazar), fondeur, né à Zurich en 1638, mort en 1702. Il fut, avec son frère, Jean-Jacques, l'auteur de la majorité des bronzes, vases, statues et groupes qui ornent Versailles, Marly, Saint-Cloud et les Tuileries. Il fut le premier qui coulât de grands ouvrages d'une seule pièce. Son chefd'œuvre était la statue équestre de Louis XIV, qui ornait la place Vendôme et qui fut détruite en 1792.

KENTIA s. m. [kénn-ti-a] (de Kent, n. pr.). Bot. Genre de palmiers, tribu des arécinées, comprenant plusieurs espèces à feuilles en palmes, originaires de l'archipel Indien. Depuis quelques années, on cultive chez nous, comme plantes d'ornement pour les appartements et les serres froides, le kenlia sapida ou areca sapida, le kenlia Cantorbvryana, des lies de Lord-Howe et des îles Salomon, le kniia australis, le kentia balmoreana, le kentia forsteriana, etc. Le kienta balmoreana, qui obtient la vogue en ce moment, est originaire

Keutia balmoreana (palmier d'appartement)

des Iles de Lord-Howe, où il a été découvert par le baron F. von Muller, directeur du jardin botanique de Sidney. Sa place dans le genre kentia lui a été disputée par MM. Wendland et Drude, qui l'ont classé dans uu genre nouveau, celui des gnsebackia. C'est une belle p ante à frondes gracieusement arquées, à folioles d'un vert brillant Robuste et d'une culture facile, le kentia prospère dans un mélange par parties égales de terre franche de jardin, de terre de bruyère et de terreau; on le dépote au commencement de mars ; on

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l'arrose fréquemment et abondamment pendant les chaleurs de l'été.

KHÉDIVAL, ALE, ALS, adj. qui appart. au khédive : pouvoir khcdival ; droits khédivals.

KHOJENT ou Khodjend, ville du Turkestan, alternativement gouvernée par le khan du Khokand et par la Boukharie, jusqu'au moment où le le général Romanoski s'en empara le 5 juin 1866. Elle renfermait alors plus de 50,000 hab.

et faisait un commerce très considérable. Elle se révolta en même temps que le Khokand, en 1875, et fut le théâtre d'un sérieux soulèvement. Depuis celte époque, son importance commerciale a décru et sa population est tombée au chiffre de 30,000 habitants.

KILIMANDJARO. — Le massif montagneux qui porte ce nom a été annexé à l'empire d'Allemagne en 1885, et fait partie du territoire de la compagnie allemande de l'Afrique orientale. Il a été exploré dans tous les sens et comprend plusieurs pics perpétuellement revêtus de neige ;25,000kil.carr.; 10,0 10 hab. Le climat y est très sain pour les Européens, qui peuvent s'établir sans danger sur les plateaux et dans les vallées, où l'on cultive le café et d'autres plantes précieuses. Les explorateurs nous dépeignent ce territoire comme une sorte de Suisse africaine, habitée par un peuple doui et civilisable.

KIMBERLEF. Capitale de la province de Griqualaud occidental (colonie du Cap), et centre principal des mines de diamants. Cette ville, quoique nouvelle, est grande et importante, bien pourvue d'institutions et des accessoires de la vie civilisée; elle a une population de 14,000 hab. La valeur déclarée des diamants exportés, était en 1885 de 62,318.875 fr.

KINATIQUE, adj. (gr. kinatizô, j'amasse peu à peu, je thésaurise.) Phys. Se dit de la chaleur ou d'un fluide qui s'est amassé dans un corps.

KIRCHHOFF (Gustav-Robert) [kirch'-hof], célèbre physicien, créateur de l'analyse spectrale, né à Kœnigsberg le 12 mars 1824, mort en octobre 1887. Au sortir de l'université de Kœnigsberg, il se fit recevoir agrégé à celle de Berlin et fut nommé professeur de physique à Breslau (1850), puis à Heidelberg (1854) et enfin à Berlin (1873). Il s'occupa de galvanisme, d'électricité, d'optique, de la force d'expansion de la vapeur et des propriétés des corps. C'est en 1869 qu'il fit la découverte de la cause des lignes de Fraunhofer dans le spectre solaire; et cette découverte, qui a immortalisé son nom, fut la base de l'invention qu'il fit l'année suivante, en conjonction avec W. Bunsen, de la nouvelle méthode d'analyse qualificative chimique appelée analyse spectrale. (Voy. Spectral et Si'KcrRE, dans le Dictionnaire.) Il a écrit sur les mathématiques, sur la physique et sur la constitution physique du soleil. Ses principaux ouvrages sont : Chemische Analyse durch Spcclralbeobachtung ou Reclierches sur leSpectre solaire et sur les spectres des éléments chimiques (Vienne et Berlin, 1861), œavre importante, composée avec la collaboration d' l'illustre Bunsen ; Untersucltunyen ùber das Sonnenspektrum (1861 et 1863; 3e édi-l

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