KRAK
t:on, 1880); Vorlesungon ùber mathemat. P/»ysi> KOH-LNOHOR, nom d'un cé'èbre diamant, dont le nom indou signifié Montagne de lumière. Il provient des mines dj Golconde et
Le Koh-i-Noor.
appartient aujourd'hui à la couronne d'Angleterre. Pour d'autres détails, voy. Diamant, dans le Dictionnaire.
K0LB-BERNARD (Charles - Louis -Henri), homme poluiqne, né à Dunkerque, en 1798, mort le 6 mai 1888. Associé d'une fabrique de sucre, dans sa ville natale, il fut élu à l'Assemblée législative (1849) et siégea dans le groupe de Montalembert, rentra dans la vie privée après le coup d'Etat et fut réélu comme candidat officiel en 1859 et en 1863, puis comme candidat indépendant, en 1869; enfin en 1874; et sénaleur inamovible en 1875. Il soutint le gouvernement du maréchal i\e Mac-.Mahon et fut l'un des adversaires les plus acharnés de la République libérale.
KRAAL, s. m. [krâlj. Nom que les indigènes de l'Afrique méridionale appliquent à leurs villages ou à leurs villes. Un kraal se compose ordinairement d'un certain nombre de huttes entourées d'une palissade.
KRABS ou Creps (Jeux). Ce jeu, d'origine anglaise, a été prohibé en France. Voici ses règles les plus ordinaires. On tire à qui jouera le premier, jusqu'à ce que l'un des joueurs amène un nombre pair et l'autre un nombre impair; celui qui a le nombre pair est le premier.llannonceà hautevoix quel poinlil délire prendre et quel'onappelle point de chance; il ne peut choisir que l'un des nombres 5, 6,
7, 8 ou 9. Si, du premier coup, il amène le point de chance, il gagne la partie; mais s'il amène un krabs, il perd. Les krabs changent suivant le nombre choisi; s'il a pris 5 ou 6, les crabs sont 2, 3, H et 12; s'il a pris 6 ou
8. les krabs sont 2, 3 et 11. Si, au premier coup, il n'amène ni le point de chance ni un krabs, il passe les dés a son adversaire et, à partir de ce moment les krabs ne comptent plus. Le second joueur jette les dés; s'il amène le point de chance, il a gagné; s'il amène un autre nombre, il passe les dés et ainsi de suite jusqn'à ce que l'arrivée du point de chance décide la partie.
KRAKATCA, lie volcanique du détroit de la Sonde, entre Sumatra et Java, par 6° 6' lai. S. et 103° long. E. Après un sommeil de deux siècles, son volcan donna, le 20 mai 1883, quelques signes d'activité, qui dégénérèrent en une violente éruption le 26 août. Pendant le paroxysme, la plus grande partie de l'île, qui mesure 16 kil. de circuit, fut bouleversée et sa physionomie fut changée. La mer, repoussée de ce rivage, se forma en une vague gigantesque, qui couvrit les côtes des îles voisines, détruisant sur son passage les villages et les plantations et faisant périr plus do 35,000 hab. Peu après l'éruption, on observa dans toutes les parties du monde, une succès-
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sion de très brillants couchers de soleil et d'autres phénomènes atmosphériques. Quelques savants supposèrent que ces effets étaient liés à la présence d'une poussière volcanique extrêmement nue qui flottait dans les hautes régions .le l'atmosphère.
KRUPP (Alfred) [kroup], célèbre manufacturier allemand, né à Essen le H avril 1812, mort dans la même ville le 14 juillet 1887. Son père, Frédéric Krupp (mort en 1826), dirigeait à Essen une usine métallurgique, et Alfred hérita de cette direction. Grâce à son activité, l'établissement prit uneextension considérable. En 1848, Krupp désintéressa les actionnaires et devint seul propriétaire de l'usine. Les progrès de la science métallurgique lui ayant permis d'obtenir l'acier fondu en grandes masses, il entreprit de fabriquer des canons d'acier, innovation qui fera époque dans l'histoire de l'artillerie. Il débuta par des pièces de petit calibre, et, quand leur supé-
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riorité fut démontrée par l'expérience, il arriva à en fondre de toutes les dimensions. On se rappelle l'énorme canon qui figui i . l'Exposition universelle de Paris en 1807 ut qui pesait 15 tonnes (50 tonnes avec l'affût). H avait coûté un demi-million de francs à établir et chaque coup qu'il tirait revenait au prix de 4,000 francs. Ce canon colossal, destiné au poitde Kiel, éveillavivement la curiosité un peu trop dédaigneuse des visiteurs français. Trois ans plus tard, les engins sortis de la même usine jetaient la désolation dans nos vil les bombardées. 1,'établissementd'Essen, considéré désormais comme le premier de l'univers, prit un prodigieux développement; il occupa 16,000 ouvriers et posséda en Allemagne 420 mines dont les produits ne lui suffirent même pas, si bien qu'il fallut demander à l'Espagne un supplément de minerai de fer. Une flottille de vaisseaux;à vapeur en fer, jaugeant chacun 1,700 tonnes, fut construite
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lans l'usine même pour le transport des minerais venus d'Espagne, et pour l'envoi, iux quatre coins du monde, d'énormes masses de métal sous forme de roues, d'essieux de rails, de canons, de projectiles, d'affûts, de machines à vapeur, de locomotives, et, ei général de tous les produits que l'on peut obtenir du fer et de l'acier. En 1874, Krupp) reçutun tel nombre de commandes des divers gouvernements, qu'il se vit obligé, pour n.\ pas en refuser, de négocier un emprunt de' 12 millions de thalers, afin de donner encore plus d'extension à son usine, qui prit alors l'aspect et l'étendue d'une ville, couvrant 400 hectares de terrain, dont 100 hectares en bâtiments. 30 lui. de chemins de fer, 30 kil. de fils télégraphiques, et 3,30) maisons pour le lo-rement des employés et des ouvriers. En 1864, le'gouvernement prussien avait ollert à Krupp des titres de noblesse, qu'il avait refuses.
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LABELLE s. m. [la-bè-le] (lat. labdlum, petite lèvre; diminutif de labium, lèvre). Ilot. Division inférieure et interne du périanfhe de certaines plantes monocotylédones, surtout df s orchidées. Le labelle, par sa forme et son développement souvent très grand, se distingue des autres divisions de l'enveloppe florale; sa forme, plus ou moins étrange, donne un aspect particulier aux fleurs des orchidées.
LABICHE (Eugène-Martin), auteur dramatique, né à Pans le 5 mai 1815, mort le 23 jauv. 1888. Il fit ses études au collège Bourbon, suivit un instant les cours de l'Ecole de droit, mais ne tarda pas à les abandonner pour s'occuper exclusivement de littérature, en 1835. Il débuta dans la petite presse, collabora à la Revue de France et publia, en 1838, un roman intitulé la Clef des Champs. Déjà il avait formé avec Marc Michel, Lefranc et Edouard Martin, cette association de talents qui devait doter notre théâtre d'une longue série d'œuvresoù le cocasse tient souvent lieu de véritable comique. Une Femme tombée du ciel (1836, avec Lefranc), fut suivie de M. de Coyllin , ou l'homme infiniment poli (1838, avec Marc Michel et Lefranc). Dans celte comédie exhilarante et invraisemblable, les auteurs établirent le type de la manière extravagante dans laquelle Labiche devait persévérer et se rendre populaire, en dépit du peu de succès de ses premiers efforts. Grassot y remplissait le principal rôle, et il est à remarquer que les vaudevilles suivants de Labiche eurent pour but de s'adapter au genre particulier de tel ou tel comédien. Créés pour Grassot, Ravel et Sainville et supérieurement interprétés par ces acteurs, ils fournirent, pendant des années, un aliment assuré pour l'amusement des joyeui amis du rire, qui composent le public ordinaire des théâtres du Palais-Royal, du Vaudeville, du Gymuase, etc. — Remplis d'impossibilités et même d'absurdités, ils rachètent ce défaut par un intérêt qui ne se ralentit jamais, par des situations extraordinaires et par une intrigue qui parait
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inextricable jusqu'au dernier moment. Les titres en étaient toujours choisis de manière à piquer la curiosité par leur humoristique singularité. Sous le rapport de l'invention comique, Labiche possédait un fonds inépuisable, et ses comédies sérieuses ne furent pas moins appréciées queses boutl'onneries. Parmi ses pièces les plus populaires, nous citerons : l'Article 960(1839, avec Ancelot et Lefranc); Pascal et Chambard, le Fin mot (1840); un grand Criminel (1841); une Femme compromise (1843); Deux Papas très bien (1845); Frisette (1840); l'Enfant de quelqu'un, une Existence décolorée (1847) ; Madame Larifla, un Tigre du Bengale (1849); Embrassons-nous, Folleville, (1850) ; En manches de chemise, les Petits Moyens, le Chapeau de paille d'Italie, une Femme qui perd ses jarretières (1851); Rdgard et sa Bonne, le Misanthrope et l'Auvergnat, Maman Sabouleux (1852); Un Ut de poitrine (1853); Otez votre fille, s. v. p. (1854); Si jamais je te pince (1855) ; la Perle de la Cannebière (1850) ; l'Affaire de la rue de Lourcine (1857) ; En avant, les Chinois (1858); l'Omelette à la Follembûche, les petites Mains, (1859); le Voyage de M. Perrichon (comédie écrite pour le Gymnase, en collaboration avec Martin, et considérée comme l'un des chefs-d'œuvre de notre théâtre contemporain, 1860) ; la Poudre aux yeux, les Vivacités du capitaine Tic (1861), avec Martin); la station de Champbaupet (avec Marc Michel): les petits Oiseaux (1862); Célimare le bien-aimé, les Trente-ieptsous de Montaudouin, les Finesses de Bouchavannes (1863); Moi (coin. 3 a., avec Ë. Martin, Comédie-Française, 1864 ; Un Mari qui lance sa femme, le Point de mire, la Cagnotte (1804); l'Homme qui manque le coche (avec Delacour); le premier Prix de piano (1865); Un Pied dans le m'me(1866); le Fils du 6ri;/urfi'er(opera-comique,3 a., avec Delacour, 1 867) ; le Pai>a du prix d'honneur (avec Th. Barrière, 1868); /« Roi d'Amatibou (1808) ; le Choix d'un Gendre (théâtre du Vaudeville, 1869); te plus Heureux des trois (avec Gondinet, Palais-Royal, 1870); le petit Voyage,
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l'Ennemie (avec Delacour, théâtre du Vaude» ville); Un Mouton à l'entresol, Vingt-neuf degrés à l'ombre. Doit-on le dire ? le Cachemire X. B. T., la Pièce de Chambertin, Madame est trop belle, pièces écrites de 1871 à 1874, avec la collaboration de Duru; les Trente millions de Gladiateur (avec Gille, 1875); la Guigne (aux Variétés, avec Leterrier et Vanloo, 1875); la Grammaire, Un jeune Homme pressé, le Prix Martin (Palais-Royal, avec Emile Augier); le Roi dort (avec Delacour, 1876); la Clef (avec Duru, 1877). Labiche fut élu à l'Académie française le 26 févr. 1880, en remplacement de Saint-René Taillandier.
LABOUR. — Le labour a pour objet d'amener en contact avec l'air et la lumière la couche inférieure du sol dont la surface seule a subi les effets bienfaisants. Quand la charrue a creusé ses sillons, on se sert de la herse et du rouleau pour briser les mottes de terre, par la même raison, car autrement l'air n'y pourrait pénétrer et son influence s'arrêterait à la surface de la motte comme elle s'arrête à la surface du sol non défoncé. Maintenant, il est indispensable de se faire à cette idée que l'action atmosphérique ne produit pas ses effets instantanément : — les plus savants agriculteurs estiment qu'il faut, en conséquence, laisser au moins deux mois d'intervalle entre deux labours légers et cincj entre deux labours profonds. — Nous avons indiqué ailleurs l'influence de la gelée sur le sol, la division des mottes de terre, que la gelée produit sur celles-ci les mêmes effets que la poudre enflammée dans une mine; c'est dire qu'un labour d'automne peut à la rigueur dispenser du coup de herse complémentaire et qu'il y a avantage à lui substituer ce « coup de mine » naturel quand les mottes sont trop dures. 11 importe beaucoup que le laboureur sonde son terrain avant d'agir et se garde d'amener à la surface l'argile ou la marne du sous-sol, qui rendraient son terrai., stérile pour des années. Il peuttoutefois remuer son sous-sol à l'aide d'une fouilleuse marchant à
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la suite de sa charrue à versoir et évitera ainsi de l'amener à la surface.
LACAZE, commune du canton de Vabre.
irrond. et à 35 Ml. N.-E. de Castres (Tarn). sur le Gijon; 2,400 hah.; fahr. de draps. Rentes d'un ancien château féodal.
LACÉRÉE, ÉE part, passé de lacérer. Bot. Découpé sans ordre et comme déchiré.
LACHÉSIS, s. f. [la-ké-ziss] (nom de l'une des trois Parques). Erpétol. Genre de reptileophidiens, famille des crotalides. L'une des espaces, le lachesis mutus, l'un des plus dangereux habitants de Surinam, de la Guyane et du Brésil, atteint une longueur de 6 pieds. Ses mœurssont celles du serpent à sonnettes ; il possède un appendice caudal comme celuici. 11 vit près des torrents et ne grimpe pas aux arbres. Sa morsure est très venimeuse.
LACRIM0S0 adv. (mol ital.) mus. Sur un ton plaintif; tristement.
LACROIX (Jules), littérateur français, né à Paris le 7 mai 1809. mort dans la même ville le 10 nov. 1887. Il était frère du célèbre bibliophile Jacob. Il débuta en 1833 dans le roman par Une Grossesse, et donna en dix ans une trentaine de productions du même genre. Mais sa réputation repose sur ses œuvres dramatiques, qui ont presque toutes obtenu du succès. Nuus citerons : Macbeth (traduction do Shakspeare, 1830); le Testament de César, drame en 5 a., vers, Comédie-Française (1849) ; Valéria, drame en 5 a., vers, Comédie-Française (185t ), en collaboration avec M. Maquet; la Fronde, opéra en 5 a., musique de Niedermayer, Académie de musique (1853 ; Œdipe roi, version littérale de la tragédie de Sophocle, 5 a.. vers, Comédie- Française il 858), pièce qui obtint les suffrages de tous les lettrés et mérita, en 1852, le grand prix académique de 10,000 fr. ; la Jeunesse de Louis XI. drame en 5 a., vers, Porte-Saint- Martin ; 1859); une excellente traduction métrique du Roi Lear de Shakspeare, 5 a., Odéon (1868). Esprit cultivé, joignant à une imagination vive un goût très pur et délicat, Jules Lacroix a laissé des poésies originales et des traductions en vers pleines de couleur et d'énergie : Pervenches (recueil de sonnets, 1838); satires de Juvénal et de Perse (1846), couronnées par l'Académie française; Odes d'Horace (1848); l'Armée infâme (1872, 1 vol. in-18). Frappé de cécité, vers la fin de sa vie, il ne put revoir différents manuscrits qui restèrent inédits.
LAFERRIÈRE (Louis-Marie, comte de), général, né à Redon en 1776, mort à Vallery (Yonne) en 1834. Il fit, en qualité d'officier, les campagnes de laRévolution et de l'Empire, fut blessé à Iéna et à Miranda-de-Coi vo et fut nommé général de brigade en 1811. Sa belle conduite pendant la campagne de 1813, lui valut le titre de comte et le grade de général de division. A Craohne, un boulet lui enleva la jambe gauche. 11 fut pair de France pendant lesCent-Jourset sous Louis-Philippe. Son nom, qui figure sur l'arc de triomphe de l'Etoile, a été donné à la rue de Paris dans laquelle se trouvait une maison qu'il avait habitée.
LAHIRE (Philippe de), mathématicien, fils du peintre Laurent de Lahire, né, à Paris en 1640, mort en 1719. Il fut professeur d'astronomie et de mathématiques au collège de France, puis fut employé à dresser la carte de France et exécuta des nivellements pour amener les eaui à Versailles. C'est lui qui proposa la fameuse théorie botanique en vertu quelle les bourgeons doivent être comparés à autant d'embryons. Il s'occupa aussi des sections coniques, d'astronomie, de physique et de mécanique avec assez de succès pourqui Fontenelle pûldire de lui, qu'il était à lui seul une académie descienres. Il entraa l'Aca en 1678. Fontenelle a prononcé son éloge. Nous citerons parmi ses œuvres : Nouvelle tné-