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tll
Ingénieux de deux leviers, la flamme s'éteint en cas de chute. Dans mitre figure, A. représente une espace de tube à mèche allongé, destiné à empêcher le feu de la lampe de se communiquer au pétrole du réservoir. En C D est le capuchon qui basculera en cas d'accident et étouffera la flamme; G est la chambre à air située au-dessus du réservoir; l'air entre par une série de trous H percés dans les parois de la lampe. En F est le cylindre sur lequel est vissé le bec. La plus grande partie du pétrole passe derrière ce cylindre quand la lampe prend une position horizontale, comme dans les encriers inversables ordinaires. — Lampe de sûreté de Snelgrove.
Lampe qui s éteint elle-même automatiquement, inventée par l'anglais Snelgrove. Notre gravure montre le bec de l'appareil. Le mécanisme se compose d'un levier retenu par
Lampe <ie sûreté de Snelgrove.
une tringle de détente, laquelle est dégagée par les oscillations d'une balle'suspendue au moyen d'un anneau à l'extrémité de la tringle. Les vibrations de la balle la rapprochent de l'eanneau, font mouvoir la détente et dégagent le levier. Grâce à une «droite combinaison, ce mouvement a pour effet d'intercepter toute communication entre la mèche de la lampe et son réservoir d'alimentation. — Lampes électriques. On n'i> oas encore tro"vé û . •■: 'aie de lampe électrique véritablement portative; mais les travaux auxquels se livrent les électriciens font espérer que ce problème ne tardera pas à être résolu.
La gravure ci-jointe représente un modèle perfectionné de lampe à incandescence pour tes expériences d'optique, l.e perfectionnement consiste en ce que le filament lumineux se trouve au loyer. Ce filament présente la forme d'une spirale, ce quhrend, pour ainsi dire, la masse lumineuse plus compacte, presque semblable à un point lumineux, et permet de la placer, presque en entier, au foyer du réflecteur, ce qui était à peu près impossible avec l'ancienne forme du filament. — Lampe électrique de Schanschieff. Lampe électrique portative nouvellement inventée en Angleterre par M. Schanschieff. L'électricité est produite par une batterie voltaïque liquide, formée de plaques en zinc et en charbon, qui plongent dans une solution de sulfate basique de mercure préparée d une façon
Lamue électrique & incandescence pour les expériences d'optique.
particulière. Pendant l'action de la batteiie,
il ne se dégage aucune vapeur nuisible et le mercure se dépose au fond de l'appareil. La fig. 1 représente une lampe d'établi donnant une lumière de 11) lioupies pendant 0 ou 7 heures sans qu'il soit nécessaire de renouveler la solutionjelle coûte de 75 à 125 fr.
Notre fig. 2 montre une lampe de mineur, donnant la lumièred'unebougie pendant 8 heures, avec une dépense de 10 cent.; elle coûte 30 fr.
La fig. 3 représente une batterie destinée au service de pouvoir de 4 bougies
modèles le lampes électriques actionnées pat
des piles portatives. Le type de lampe adopté pour les sapeurs-pompiei - possède une pile composée de crayons de zinc et de charboDs
Lampe électrique de Schanschieff.
Fig. S.
transports; elle a un ant 8 heures et
Lampe électrique de Schanschieff. — Fig. 3
, ûte de 150 à 160 fr. — Lampes électriques Tiniii't'.L'élp.'.tiicieii Trouvé a ... n»divei
Lampe électrique de Schanschieff. — Fig.
T.ampe de sûreté le Trou»* 'modèle los «so'urj pon ;.: ri),
Lampe électrique nous-marine de Trouve.
formant six éléments groupés en tension et immergés à volonté dans une solution acide de
bichromate de potasse. Cette pile actionne une petite lampe à incandescence qui brûle dans le vide p1 qui est protégée contre ls« ehnes ".r im' i mâture 'elaiion Le même électricien a imaginé une lampe sousmarine enfermée dans une enveloppe d'épais cristal. Cet appareil rend de grands services aux scaphandriers pour les travaux subaquatiques. Sa lampe universelle se compose d'une batterie transporlable, de forme ronde, qui actionne une lampe garantie par des fils de laiton.
<;et appareil est automatique.
L'une de nos figures montre la disposition intérieure des éléments.
LANGUE de boeuf. — Prenez une langue de bœuf dont vous enlèverez le cornet, et faites blanchir 7 à 8 minutes dans l'eau bouillante; mettez-la ensuite cuire dans le pot-au-feu jusqu'à ce que la peau puisse s'enlever ; vous enlevez alors cette peau tandis que la langue est chaude; fendez celle-ci dans sa longueur sans la séparer entièrement et servez-la sur un plat long en versant dessus une sauce piquante ou toute autre sauce relevée. — Langue rôtie.
Faites blanchir; cuisez avec bouquet garni, épices et tranches I de lard; piquez, embrochez une '. heure et servez avec sauce pi- I quante comme ci-dessus. — Lani gw à l'écarlate. Faites-la griller sur la braise ardente, pour enlever la peau ; frottez-la de poivre eL de salpêtre purifié, roulez la dans le sel. Placez-la dans t.n vaisseau avec clous de girofle, thvm etla"cier. Laissez-
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Lampe universelle, automatique et à parachute de 1 domestiqua. (Coupée pour faire voir la distribution
la douze jours dans celle saumure, en renouvelant le sel de temps en temps. Faites sécher. Faites-la cuire pendant six à sept heures dans une marmite pleins d'eau, avec oignons, girofle, thym, laurier (ni poivre ni sel). Faites égoutter el refroidir. La culotte de bœuf peutêtre traitée de même.
LANNEAU de Marey (Pierre-Antoine- Victor de), célèbre professeur, né à Bard (Côte- d'Or) en 1758, mort à Paris en 1830. Il appartenait à l'ordre des Théalins, fut professeur au collège de Tulle, vicaire épiscopalà Autun (1791), quitta l'habit ecclésiastique, devint maire d'Autun, député suppléant à l'Assemblée législative, se flxa à Paris et fonda, en 1798, dans les bâtiments de l'ancien collège Sainte- Barbe, une institution d'abord appelée collège des sciences el des arts et ensuite collège Sainte-Barbe, titre qui lui resta.
LANSQUENET. (Jeux.) — Ce jeu est allemand, comme le whist est anglais, comme le piquet est français, comme l'hombre est espagnol. Il date du moyen âge, et se répandit chez nous à l'époque "des guerres de religion, alors que les mercenaires allemands, nommés lansquenets, louaient leurs services au plus offrant et, bandits plutôt que soldats, se rendaient célèbres par leur soif de pillage et par leur férocité bien plus que par leur courage. Le jeu de pur hasard qui porle le nom de ces aventuriers reflète leur caractère; nul autre ne prête à plus de tricheries, ni ne peut donner lieu à autant de querelles. Vingt fois proscrit par les divers gouvernements français qui ont prohibé les jeux de hasard, il a survécu à toutes les persécutions et il est probable qu'on le pratiquera dans les tripots tant qu il y aura des fripons et des dupes. On
se sert, pour y joner. de plnsieursjeux entiers de :•- carte», et même d'un sixain entiet ; plus il y a de jeux, plus la parlie est animée. Ces jeux doivent être mélangés et battus ensemble à plusieurs reprise?.
Le nombre des joueurs est illimité. On tire pour décider lequel sera banquier le premier.
Etre banquier, c'est tenir les caries et donner; les auli es reçoivent le nom rie pontrs. Le banquier, ayant mêlé et fail couper à sa gauche, annonce la somme qu'il veut jouer. Le joueur placé à sa droite a la 9 parole; il peut tenir toute la la somme proposée par le banj. quier, n'en tenir qu 'une parlie, ion passer. Quand il déclare : tenir tout, le jeu est l'ail ; ! quand il ne tient qu'une | arlic, .§ le second joueur peut le relan- I cer en tenant toul; et lant que ! tout n'est pas tenu, le joueur 1 qui parle à son tour peut reïS lancer les joueurs précédenls 'en n tirant de tenir tout : el si nul ne tenait tout, le premier, dans le cas où il aurait passé la première fois, pourrait reprendre la parole pour relancer. Après quoi, les jeux sont faits, soit qu'un ponte ail tenu la somme entière, soit que la somme ait été tenue en détail par plusieurs pontes. Le banquier retourne une carte: c'est la sienne. 11 la place à sa gauche et en retourne une seconde, qui appartient aux pontes et u'il met à sa droite. Entre •s deux cartes, il en abat une troisième, puis une quatrième, une cinquième, etc. Jusqu'à ce qu'il en amène une semblable à la sienne où à celle des pontes. Quand il amène une carte semblable à la sienne, il gagne ; dans le casconlraire, il perd, et les pontes se partagent sa mise en raison de la portion dont ils ont tenu; si l'un d'eux a tenu tout, il gagne tout à lui seul. Après chaque coup, la banque passe au voisin de droite du banquier précédent. Quand la carie du banquier et celle des pontes se trouve, par hasard, être la même, c'est un refait, et le banquier gagne sans qu'il soit nécessaire de pousser plus loin. Tant que le banquier passe, c'est-à-dire gagne, il peut, s'il le désire, rester banquier pour le coup suivant; et il a le droit, après le gain d'une partie, de vendre cette prérogative à l'un des joueurs, au lieu de la conserver ou de laisser passer la banque à son voisin de droite. L'acquéreur conserve, lui aussi, la banque tant qu'il gagne, et il peut la vendre, après un coup heureux; mais dès qu'il perd, la banque revient à celui qui y aurait eu droit si elle n'avait pas été vendue; elle revient au même joueur, si l'acquéreur la quille volontairement sans la vendre. Une banque achetée trois fois de suite ne peut être vendue une quatrième fois, et revient à celui qui devait la tenir si elle n'ont t as été vendue.
LANTERNE électrique de voyage. — Celte sorte de lanterne ou de lampe permet délire en wagon. Le foyer est fixé dans une enveloppe à réflecteur que l'on peut tenir à la fnain, si on ne préfère la suspendre. Le courant est alimenté par des conducteurs flexibles, et la batterie de l'accumulateur est dans le sac de voyage du lecteur. Cet appareil peut aussi être utilisé pour les cabines des navires. — Lanterne magique. La lanterne magique est un instrument d optique au moyen duquel on fait paraître, plus ou moins
Trouvé pour l'usr»ge utérieure des éléments.)
Lanterne électrique de
agrandies, des images qui sont peintes, avec des couleurs transparentes, sur des lames de verre, et que des lentilles projettent sur un mur blanc, sur un écran ou sur un linge. L'art de produire des ell'ets étranges au moyen des rayons lumineux et des ombres était sans doule connu des anciens prêtres égyptiens, qui s'en servaient pour effrayer le peuple et le rendre docile. On a découvert des réflecteurs de mêlai et des lentilles de veire dans les ruinés de plusieurs temples; d'où l'on a conclu que les hommes relativement savants qui composaient le clergé, avaient recours aux illusions causées par l'opiique pour produire des apparitions surnaturelles et perpétuer leur influence à l'aide de la superstition. L'intense pouvoir lumineux d'un soleil méridional suppléait à l'insuffisance des appareils. Pendant le moyen âge, ces antiques impostures, formellement interdites au clergé chrétien, furent souvent reproduites par les prétendus sorciers pour abuser de la crédulité des ignorants. On raconte que le moine Bacon, qui fut enfermé pendant plus de vingt ans comme magicien, émerveilla un jour les habitants d'Oxford en voyageant dans l'air, depuis la pointe d'un clocher jusqu'à la cime d'un autre. « On pensa, racontent les vieux historiens, qu'il se servait de miroirs réfléchissant son image pendant qu'il marchait sur le sol ». Mais cette explication ne parut pas suffisante à beaucoup de gens qui dénoncèrent Bacon comme un redoutable sorcier digne du bûcher. Quelques auteurs attribuent la découverte des principes de la lanterne magique à ce moine célèbre, qui les aurait trouvés en 1260. Quoi qu'il eu^oit, on ne découvre nulle pari la description de cet instru-
Fip. 1. — Fac-snuile d'une ancienne gravure.
ment avant le xvu6 siècle. Dans la première édition de l'Ara magna lucis et umbrx (grand art de la lumière et des ombres), d'Anasta-
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sias Kircher, publiée à Rome en 1640, on rencontre une grossière gravure, dont nous donnons ici le fac-similé (fig. I), représentant une lanterne en forme de baril, avec une extrémité fermée par un miroir concave, A B, ayant pour objet de réunir les rayons produits par une chandelle de cire, F, et de les projeter à travers une lentille biconvexe, D, fixée en avant de l'autre extrémité, qui était ouverte. Entre cette ouverture et la lentille, était ménagé un espace pour l'insertion d'un verre noirci sur lequel on avait dessiné l'objet à représenter. On obtenait ainsi de simples effets de lumière et d'ombre sur une muraille placée à quelques pieds en avant de l'appareil. La fumée de la chandelle s'échappait dans une double cheminée concentrique, C; on transportait l'appareil au moyen d'une poignée, E, fixée sur le côté. Doit-on conclure de cette description que le jésuite Kircher est l'inventeur de la lanterne magique? Il est permis d'en douter quand on lit, dans les mémoires de Benvenuto Cellini, le récit circonstancié d'un irrangement optique au moyen duquel un prêtre sicilien produisit, au Colisée de Home, des effets merveilleux attribués à la nécromancie. L'incrédule Cellini eut beaucoup de peine à rassurer les assistants effrayés, en leur disant : € Ces démons qui vous glacent d'horreur et d'effroi ne sont pas réellement devant vos yeux; ils se trouvent soûle plancher; et ce que vos yeux voient n'e.-t en réalité que de la fumée et de l'ombre. » Cellini mourut en 1570, et sa description a fait penser que la découverte de la lanterne magique doit dater de la première partie du xvie siècle. Dans la seconde édition de l'ouvrage de Kircher, publiée à Amsterdam, en 1671, l'auteur reconnaît devoir la connaissance de l'appareil qu'il décrit à un mathématicien danois appelé Thomas Walgenstenius, qui fabriquait des lanternes magiques et les vendait comme des curiosités aux princes italiens et aux riches habilanls de Rome. Dans cette nouvelle édition, Kircher donne une grande et belle gravure de l'appareil dont il se servait lui-même pour les représentations de magie qui avaient lieu dans sa propre chambre, au collège des Jésuites à Rome, et qui attiraient une foule de prêtres et de riches personnages. Une grosse lampe était suspendue dans le fond d'une grande caisse, muni'" d'une espèce de cheminée par
où s'échappait la fumée Dans un tube à rallonge passait la lumière qui avait à traverser une lentille de condensation et probablement aussi une lentille grossissante Une lame de verre traversait le tube et portait les images dessinées en noir.
C'était bien une lanterne magique; mais elle ne produisait,sur l'écran placé en face d'ell e, que des rayons lumineux et des ombres noires,
loriés date de beaucoup plus" tard. De perfectionnement en perfectionnement, on en arriva à l'instrument dont on se sert de nos
jours. Notrs fig. 2 montre la forme extérieure de l'appareil le plus simple, dont la fig. 3 donne la section. Une lanterne magique se compose d'une boite de fer-blanc, B, dont la grandeur et la forme peuvent varier et dont la partie postérieure est munie d'une porte par où l'or, introduit une petite lampe à laquelle s'adapte un réflecteur concave, L. Audessus de la lampe se trouve une cheminée, et dans le bas de la boite sont percés des trous pour le passage de l'air indispensable à la combustion. A la parlie antérieure de la lanterne est adapté un tube à rallonge, renfer-
Fig. i.
niant deux lentilles convergentes, C, P, dont la première, appelée demi-boule, est un verreplan convexe; l'autre est l'objectif. La demiboule condense les rayons que réunit et que renvoie le réflecteur; ces rayons passent à travers un dessin colorié que l'on a peint sur une lame de verre qui glisse dans la rainure S; et l'objectif amplifie le dessin en projetant des rayons divergents vers un écran convenablement éloigné. Le dessin arrive à l'écran dans une position renversée, ce qui fait que l'on doit avoir l'attention de pousser, dans la rainure, le verre renversé pour que l'image apparaisse dans sa situation naturelle. Presque toujours, l'écran est représenté par une toile blanche tendue sur le mur, en face de l'appareil posé sur une table. La salle où se trouvent lesspectalciirsdoit être parfaitement
l'usage des verrei co-
Fig. 5 — Lampe sciopticon.
obscure. La grandeur de l'image est à celle de l'objet, cornue la distance de l'objectif à l'image est à la distance dt l'objectif à l'objet. Quand la distance est trop grande, l'image devient moins distincte et moins éclairée; il faui donc '/dopter une distance convenable et disposer le tube de manière que l'image soit projetée d'une façon très nette. On peut obtenir île très grandes images avec un objectif à court foyer, comme le représente notre fig. 4. L intensité de la lumière n'est pas indifférente pour le grossissement. Un dessin éclairé par une petite lampe ou par une bougie ne dépasse guère un grossissement linéa've de 20 à 25 fois. Quand on emploie la lumière Drummond, obtenue par l'oxyhydrogène, on produit des résultats merveilleux d'agrandissement et de netteté. Dans certaines salles de spectacle, ou a recours aujourd'hui à l'électricité, qui parait être le der-
nier progrès que la science puisse accomplir. Mais ces procédés savnnt= ne sont pas encore près de devenir populaires. On a aussi essayé l'éclairage au moyen de la lampe sciopticon (fig. 5).
dans laquelle il y a, en A, un triple arrangementde mèches, qui plongent dans le pétrole ou sont imbibées d'essence minérale.
D'autres perfectionnements non moins importants ont été admis. En superposant deux appareils ou en les plaçant côte à côte, de façon que les cercles de lumièreprojetés par chacun des deux objectifs soient concentriques et du même diamètre, on peut faire apparaître une image mobile au milieu d'une autre qui est immobile; par exemple, un navire voguant à pleines voiles vers une tour; un chemin de fer traversant un pont ; un ballon (fig. 6) qui
s'élève peu à peu vers les nuages; une apothéose, et une foule d'autres objets.
LAPALLICE, nom d'un nouveau port de commerce, creusé à environ 4 kilom. 0.-N.-0. de la Rochelle, et inauguré par M. Carnot. présidents de la République, le 19 août 1890. Déclaré d'utilité publique en vertu de la loi du 2 avril 1880, il fut commencé en avril 1881. Les travaux, dirigés au début par MM. de Beauci, ingénieur en chef, et Thurminger, ingénieur ordinaire, furent ensuite continués par les ingénieurs Potel et Coustole. On y employa une moyenne de800 ouvriers chaque jour. Le port de La Palliée se compose d'un avant-port de 13 hectares de superficie, circonscrit par deux jetées. La jetée du sud, longue de 727 mètres et reliée par une passerelle aux quais de l'écluse, est prolongée par une digue d'épanouissement de 650 mètres. La jetée du nord mesure 433 mètres. La passe entre les deux musoirs n'a pas moins de 60 mètres de large. L'avant-port est d'une profondeur telle, qu'il y reste 5 mètres d'eau aux plus basses mers. A marée haute, il otfre des tirants de 9 à 12 mètres. Une écluse à sas, longue de 165 mètres et large de 22 mètres relie l'avaut-porl au bassin à flot, dont la su perficie est de 12 hectares, avec des quais loius de 1,600 mètres et une profondeur d'eau de 8 m. 50. Ce bassin se compose de deux parties : un rectangle de 400 mètres de long sur 200 de large; un second rectangle de 300 mètres sur 120. Dans le quai du sud du premier rectangle s'ouvrent deux formes de radoub, l'une de 180 mètres sur 22; l'autre de 111 mètressurl4. Le port de LaPailice est,pense-t-on, appelé à un grand avenir; il doit rendre sou ancienne importance à la ville de la Rochelle, ^i malheureusement déchue. Précédé d'une rade absolument sûre, qu'abritent et défendent les lies de Ré, d'Aix etd'Oléron, il peut être destinée rendre d'inappréciables services pour le ravitaillement d'une flotte en cas de guerre maritime.
LAPIN. De toutes les variétés de fantaisie, i i plus ancienne et la plus estimée, est le tapin à longues oreilles pendantes (fig. I) que l'on
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s perfectionnée dans ces derniers temps. Autrefois, on ne prenait guère en considération que la longueur des oreilles; ensuite on re-
Fig. 1. — Lapin à longues oreilles pendantes.
chercha ceux qui étaient tachetés régulièrement de différenles couleurs tranchantes sur fond noir ou bianc. Aujourd'hui on préfère ceux qui atteignent une taille volumineuse, avec de belles proportions. Les producteurs ont obtenu des sujets ayant jusqu'à 75 centimètres d'une extrémité de l'oreille à l'autre. Aux yeux des amateurs, une protubérance à la gorge donne une grande valeur au lapin. Jl arrive que les oreilles, quoique d'une certaine longueur, ne sont pas tombantes et restent horizontales; ont dit alors qu'elles sont en aviron (fig. 2). C'est un signe de force, et l'on conseille d'employer à la reproduction les
Fig. 2. — Lanin à oreille? en aviron.
animaux ainsi conformés, surtout si cesont des mâirfs et s'ils sont de grande taille. Pour conserver et pour accroître la longueur artificielle des oreilles, on entretient les animaux dans une atmosphère chaude. Quelques éleveurs anglais chauffent leurs clapiers jusqu'à 40°. Mais un pareil traitement ne tarde pas à ruiner la constitution des animaux qui y sont soumis; il est prouvé par l'expérience que 25° sont suffisants. On obtient même de bons résultats à 15°, ce qui n'exige aucune chaleur artificielle en été, sauf pendant la nuit. Quoi qu'il en soit, on ne doit pas négliger d'entretenir, dans l'habitation des lapins à longues oreilles, une chaleur uniforme, nuit et jour, hiver comme été, sinon ils perdront, eu peu de générations, la longueur des appendices qui constituent leur plus bel ornement. Pour le chauffage du clapier, on fait usage d'un petit poêle à gaz, bien ventilé, économique et maniable. On donne des soins particuliers aux oreilles des jeunes sujets, l'éleveur les rabat chaque jour a plusieurs reprises, les place sur ses genoux pour les étaler doucement, sans les tirer; il surveille leur chute et corrige à la main leurs défauts; quelques-uns, même, pour obtenir une chute plusgracieuse, placent dans l'oreille ui?e forme, comme pour nu soulier, ou coiflen' les lapins d'un chapeau de cuir ad hoc. Les lapins à longues oreilles pendantes sont d autant plus recherchés que leurs couleurs sont plus singulières. 11 y en a de
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fauves, de gris fauve, de jaunes, de noirs, de gris cendré, de bleuâtres ou couleur ardoise. On accouple généralement les noirs avec les blancs. Par d'habiles mélanges, on obtient de nouvelles couleurs, de nouvelles teintes; mais le résultat n'est pas assuré. En Angleterre, des lapins à grandes oreilles ont éie vendus jusqu'à 500 fr.; le prix moyen de la variété sans mélange est de 125 fr.Le lapin de l'Himalaya (fig. 3), aujourd'hui répandii chez les amateurs anglais, est une jolie variétéde grosseur moyenne, pesant de 7 à 8 livres. Sa forme est svelte ; son œil est rose ou rouge, son corps est blanc, mais ses extrémités, appelées pointes (nez, oreilles, pattes et queue), présentent cette singularité qu'ellessont toujuu rsd'unecouleursombre.Quelques-unsontlespoilsd'unnoir jais; c'est la minorité ; d'autres les ont chocolat foncé ou noirâtre; enfin le plus grand nombre offrent différentes couleurs àchacune de s extrémités : ce sont lesmoins recherchés. Il
Fig. 3. — Lapin de l'Himalaya.
est assez difficile de se procurer un couple d'hymalayens de premier choix, et encore plus difficile de conserver leur beauté à leurs descendants L'angora (fig. 4) est une belle variété à peine plus grosse que l'hvmalayen, mais paraissant beaucoup plus volumineuse à cause de son épaisse fourrure, qui ressemble, au toucher, à de la laine bien peignée. Ce lapin est presque toujours blanc, mais on trouve par exception, des sujets de diverses couleurs : les yeux sont roses, comme chez la plupart des animaux blancs. Les oreilles sont droites; mais une température modérée, tout en allongeant le poil et en le rendant pi us fin, donne aux oreilles une tendance à s'allongeret à retomber. Cette variété exige beaucoup de soins de propreté; les éleveurs se voient souvent forcés de brosser et de peigner la fourrure pour la débarrasser de toute souillure et pour l'empêcher de se nouer. Quand il se forme des nœuds, on les lave à l'eau chaude et on les étiie doucement et patiemment jusqu'à ce qu'ils soient
Fig. 4. — Lapin angora.
défaits ; si on ne peut les réduire de cette façon, il faut les couper, sinon ils produiraient un feutre nuisible à laperspiration et, par conséquent, malsain. Pour peigner les angoras, on préfère-les brosses en fils de métal. Le lapin sibérien parait provenir d'un croisement de l'angora et de l'himalayen. C'est un angora ayant les extrémités noires. Le polonais estun albinos petit et faible, avec une fourrure très blanche et les yeux d'un rose pâle. Le hollandais (lig. 5) est une variété également de petite taille, mais robuste et prolifique. Comme