LEU
par l'image du soleil sur l'écran est appelé foyer principal, parce que tous les rayons parallèles tombant suruuelentillebiconvexe sont conduits à ce principal foyer pour former une image. La première remarque que nous faisons est celle-ci : l'image se trouve renversée. Nous avons expliqué ce curieux phénomène à notre article Optique, dans le Dictionnaire. On se demande alors si la lentille cristalline de l'œil ne renvoie pas à la rétine des images renversées, et l'on en arrive à la conclusion que l'homme devrait voir les objets en sens inverse. Mais il s'habitue dès son bas âge, avant même d'avoir acquis l'usage du moindre raisonnement, à replacer, par expérience, les objets dans leur position naturelle; peut-être, même, existe-t-il, dans notre système visuel, un correctif que les savants n'ont pas encore découvert. Nous remarquons deux défauts dans les lentilles : 1° elles décomposent la lumière qui les traverse, de sorte que si l'on place l'écran sur le chemin de celleci avant que le foyer soit atteint, ou au delà de ce foyer, la lumière solaire se trouvera entourée d'une sorte de halo coloré ; 2° l'image formée n'est pas parfaite dans sa forme, puisqu'elle est terne, décolorée, dans son contour. — On peut corriger, jusqu'à r.L certain point, ces défauts, en faisant u*<>ge d'un second écran de carton placé près de la lentille, devant la lumière, et percé d'un petit trou circulaire en son centre (II). De cette façon, les rayons lumineux extérieurs sont retranchés avant d'entrer dans la lentille (III), et l'image se reproduira avec beaucoup plus de netteté. On suppose que l'iris de l'œil est un écran de cette sorte, destiné à perfectionner le contour général de l'image envoyée à la rétine.
LÉPICÈNE s. f. (Lepis, écaille ; Kenos, vide). Bot. Nom donné par Richard aux glumes de l'épillet et étendu aux glumes des graminées.
LEPTIS [lé-ptiss] (gr. leptos, mince, chétif), nom de deux anciennes villesd'Afriquc. I.Leptis Magna ou Néapolis, ancienne ville de la côte septentrionale d'Afrique, entre lesSyrtes, à l'E. d'Abrotonum et à l'O. de l'embouchure de la petite rivière appelé Cinyps. C'était une colonie phénicienne dont le commerce était florissant, bien qu'elle ne possédât pas de port. Avec Abrotonum et Oea, elle formait la Tripolis d'Afrique (aujourd'hui Tripoli). Devenue colonie romaine, elle donna le jour à l'empereur Septime Sévère. Elle continua d'être florissante jusqu'en l'on 366 après J. - C, époque Où elle fut presque entièrement anéantie par les attaques d'une tribu libyenne. Justinien la restaura en partie ; mais l'invasion arabe compléta sa destruction. Ses ruines sont encore considérables. — II. Leptis Minor ou Parva {Lamta), ordinairement nommée simplement Leptis, sans autre qualification. Colonie phénicienne de la côte de Byzacium, Afrique septentrionale, entre Hadrumetum et Thapsus. C'était une place importante sous les Carthaginois et sous les Romains.
LESAGE (Georges-Louis), physicien, né à Genève en 1724, mort en 1803. Il appartenait à une famille française et étudia la médecine à Paris. Il fut précepteur, puis professeur. Ses idées sur la gravitation sont développées dans un mémoire publié dans le recueil de l'Acad. de Berlin, Lucrèce newtonien (1782). Il établit à Genève un télégraphe électrique composé d'autant de fils qu'il y a de lettres et écrivit, sur ce sujet, un manuscrit intitulé : Dissertation sur l'électricité appliquée à la transmission des nouvelles.
LESPARRAIS, AISE s. et adj. De Lesparre ; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
LEU-D'ESSERENT (Saint-), commune du canton deCreil, arrond. et à 12 kilom. N.-O. de Senlis fOise), à 48 kil. de Paris, par le chemin de fer d'Ermont à Pontoise et à Creil ; sur un coteau, près de la rive droite de l'Oise;
LIDË
1,700 hab. Carrière de belle pierre de taille. Curieuse église, en grande partie du xir» siècle, avec 3 tours, do'nl 'a principale esl du style roman.
LEU-TAVERNY (SAINT-); Claire-Fontaine, pendant la Révolution : Napoléon-Saint-Leu pendant le second Empire; commune du canton et à 5 kilom. N.-O. de Montmorency, arrond. et à 15 kilom. S.-E. de Pontoise (Ssiueel-Oise), à 5 kilom. d'Ermont, près de la forêt de Montmorency, 1,700 hab. Il y avait, avant 1831, un château avec un magnifique parc, embelli surtout par le roi Louis-Bonaparte, qui, après son abdication, prit le titre de comte de Saint-Leu. Eu 1815, la reine Hortense prit celui de duchesse de Saint-Leu. Ce domaine fut ensuite possédé par le dernier prince de Condé,qui y fut trouvé pendu à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre à coucher, le 27 août 1830. Le parc et le château ne tardèrent pas à disparaître. Sur l'emplacement du château on a élevé un modeste monument au prince de Condé. L'église de Saint-Leu renferme les tombes de Charles Bonaparte, père de Napoléon 1er, du roi Louis Bonaparte et de deux de ses fils.
LÉVIZAG (Jean -Pons -Victor Lecoutz, abbé de), littérateur et grammairien, né à Albi, mort à Londresen 1813. Au moment où éclata la Révolution, il était prêtre; il émigra et se fit professeur de français à Londres. On a de lui : Discours sur l'article (1797, in-8°), Gramm. franc. (Londres, 1797, 2 vol.in-8°;6°éd. revue par Drevet, en 1818); Theorical and practical grammar of the french tangue (Londres, puis Paris, 1815); Dictionn. français-anglais (1808, i vol. in-8"); Dictionn. des synonymes (1809, 1 vol. in-12); Essai sur la vie et les écrits de Boileau (1809, in-12).
LEVRAUT (Cuis.). — Levraut sauté. Coupe; votre levraut par morceaux ; faites-le sauter au beurre sur un bon feu et laissez prendre une belle couleur. Ajoutez champignons, ciboule et persil hachés, poivre et sel, un peu de farine; mouillez avec bouillon et vin blanc. Laissez bouillir jusqu'à cuisson parfaite. Servez avec la sauce réduite. — Les restes de lièvre rôti, coupés en tranches, se servent réchauffés dans une sauce piquante.
LEX NON SCRIPTA [lèkss-nonn-scrip-ta].
Loc. lat. qui signifie loi non écrite, loi commune, coutume, par opposition à code écrit.
L'HOSTE (François), célèbre aéronaute, né à Paris, le 2 août 1859, mort en mer, près de l'Ile de Wight, le 13 nov. 1887. Fils d'un grand industriel parisien, il abandonna, à dix-huit ans, les ateliers paternels pour se consacrer tout entier aux études aéronautiques qui le passionnaient. Après avoir fait son service militaire dans un régiment de zouaves, il reprit ses études favorites, imagina différents perfectionnements et des appareils nouveaux qui firent naître de grandes espérances. Une ascension à travers la Manche, faite le 29 juillet 1886, en compagnie de son jeune associé Mangot, mit leurs noms en relief (voy. Aérostation, dans ce Supplément) et augmenta leur audace au point qu'ils résolurent d'entreprendre un voyage de Paris en Angleterre. Ils partirent de la Villette le 13 nov. 1887, et ou ne les revit plus. Nous avons raconté plus haut, à notre article Aérostation, les péripéties du drame affreux qui leur coûta la vie. François L'Hoste n'avait pas accompli moins de 200 ascensions, dont plusieurs extrêmsment périlleuses; il avait déjà traversé trois fois la Manche en ballon.
LIBÉRATION.— Législ. Lorsque nous avoni parlé de la libération conditionnelle (voy, au Dictionnaire, t. III, p. 596), la loi du 14 août 1885, était encore à*I'état de projet. Cette loi, dont l'initiative est due à M. Bérengtr, séna* teur, a institué un nouveau régime liscipli
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