LIMO
naire dans ies u'ivers établissements pénitentiaires, en vue de favoriser l'amendement des condamnés et de les préparer à la libération conditionnelle. — Tout condamné privé de ta liberté peut obtenir cette libération, en raison desa conduite et de son travail, lorsque la moitié de sa peine est accomplie. Mais, si cette peine est inférieure à six mois d'emprieonnement, le condamné devra en avoir subi in ûit/ins trois. S'il y a eu récidive légale, la durée minima de l'emprisonnement elfectif est portée à six mois, lorsque la peine prononcée est inférieure à neuf mois; cette durée devra être des deux tiers de la peine prononcée, si cette peine est supérieure à neuf mois. Il résulte des déclarations faites par le gouveruement, au moment de la discussion de la loi, que la libération conditionnelle s'applique aux colonies comme en France, à la peine des travaux forcés à temps, comme à celle de la réclusion et de l'emprisonnement. Les arrêtés de mise en liberté conditionnelle sont pris par le ministre de l'intérieur, après avis du préfet, dudirecteuretdelacommissionde surveillance de l'établissement pénitentiaire, et du parquet du tribunalou delacour qui a prononcé la condamnation. La mise enliberté peut être révoquée en cas d'inconduite habituelle et publique, dûment constatée ou en cas d'infraction aux conditions spéciales exprimées dans le permis de libération. Si la révocation n'est pas intervenue avant l'expiration de la durée de la peine, la libération est définitive. En cas de révocation du permis, le condamné doit être réintégré dans un établissement pénitentiaire pour toute la durée de la peine qui restait à subir au moment de la libération conditionnelle. Des sociétés de patronage peuvent être chargées par l'administration de veiller sur la conduite des libérés; et il est alors alloué à ces sociétés 50 centimes par jour et pour chaque libéré conditionnel, pendant un temps égal à la durée de la peine restant à courir, et sans que cette allocation puisse excéder 100 fr. — Ce régime de libération anticipée était déjà depuis longtemps pratiqué en France par l'administration elle-même a l'égarddesjeunes détenus. Il était aussi appliqué aux condamnés qui ont été transportés dans les colonies. Dans les divers pays où ce système a été introduit : Angleterre, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, etc., il a produit d'excellents résultats et l'on a surtout constaté une notable diminution dans les cas de récidive. Au 1er janvier 1870, le nombre des condamnés ayant bénéficié de la libération conditionnelle, en vertu de la loi de 1885, s'élevait à 3,776. Nous
fiersislons à penser que les avantages de la ibération conditionnelle ne seront pas suffisamment assurés jusqu'à ce que l'on ait établi dans les prisons une complète séparation eutre les prévenus et les condamnés, entre les mineurs et les adultes. Le régime cellulaire prescrit pour les prisons départementales par la loi du 5 juin 1875, nous parait devoir être, lorsqu'il sera installé, le moyen le plus efficace pours' opposer àla contagion du vice, et pour préparer les détenus à profiter de la libération conditionnelle. Nous devons encore ajouter qu'une loi postérieure, celle du 26 mars 1891, et qui est due, comme l'autre, à l'initiative de M.Bérenger, est venue ajouter un complément utile à la loi sur la libération. Nous rendons compte, plus loin, au mot Récidive de cette nouvelle loi sur l'atténuation et l'aggravation des p,eines. Ce. Y.
LIÈVRE. — Lièvre et levraut rôtis. On choisit ordinairement le râble et les cuisses du lièvre pour la bru he, le devant étant préférable en civet. Piquez de lard fin toutes les parties charnues de votre râble et failcs-le mariner comme le chevreuil. Faites-le cuire à la broche pendant une heure, en l'arrosant de la marinade. Servez avec une sauce ainsi composée : faites revenir le foie de votre lièvre avec un morCMS de beurre et quelquos
échalottes hachées menu; écrasez-le, mouillez avec du bouillon et du vin blanc; ajoutez sel, poivre, un peu de vinaigre et le sang que vous aurez recueilli. — Civet de lièvre. Coupez un lièvre — ou seulement le devant, si vrus avez réservé le râble pour la broche — en morceaux; faites-les revenir dans une casserole; ajoutez de petits lardonsque vous aurez préalablement fait revenir, bouquet garni, sel et poivre, muscade râpée; mouillez d'un peu de bouillon et d'un verre de vin (rouge ou blanc). Faites cuire à petit feu au moins deux heures et demie. Au moment de servir, liez votre sauce avec le sang du lièvre que- vous devez avoir mi3 de côté. — Pdlê de lièvre. Désossez votre lièvre et hachez-en les chairs avec une livre de rouelle de veau et quantité égale de porc frais entrelardé, persil, ciboule, ail, girofle, thym et laurier, sel et poivre. Doublez de bardes de lard une terrine ; placez-y votre hachis versez-y un petit verre de bonne eau-de-vie, et couvrez-le d'une couche de bardes de lard. Fermez hermétiquement en collant le couvercle avec de la pâte. Faites cuire au four pendant quatre heures. Servez froid.
LIGNICOLE adjfgn. mil.] (lat. lignum, bois; cols, j'habite). Hist. nat. Qui vit sur le bois, qui croit dans le bois. Se dit surto ut des parasites du bois. \
LIGUE. — Législ. La Ligue française de l'Enseignement, dont nous avons parlé au Dictionnaire (t. III, p. 607), a organisé à Paris, au mois d'août 1889, un congrès international des œuvres d'instruction populaire fondées par l'initiative privée. Un grand nombre de sociétés étrangères se sont fait représenter à ce congrès par des délégués dont les rapports forment un ensemble plein d'intérêt. Parmi ces rapports, les plus instructifs sonteeux qui résument la situation de l'instruction populaire en Allemagne, en Angleterre, en Autriche-Hongrie, en Belgique, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Suède, en Norwège, en Suisse, en Chine, au Japon, dans l'Amérique du Nord etdans les divers Etats del'Amérique latine. Quelques-unes des treize cents sociétés qui font partie de la Ligue française avaient aussi envoyé des rapports; mais faute de temps ils ont dû être résumés très succinctement. Une Ligue internationale de l'Enseignement a été formée par le congrès, afin de réunir en un faisceau toutes les sociétés ayant pour but l'enseignement populaireparl'initiative privée, et afin que les nommes dévoués aux progrès de l'instruction puissent lutter avec ensemble contre l'ignorance. — Nous avons parlé plus haut de la Ligue nationale de l'Éducation physique. (Voy. Education.) Ch. Y.
LIGULE, ÉE adj. Bot. Qui est transformé en ligule.
LIGULIFLORE adj. Bot. Se dit des plantes composées dont la corolle est ligulée.
LIMONADE. — Limonade commune. La vraie limonade, la limonade élémentaire se prépare en exprimant du jus de citron dans un verre d'eau sucrée. Cette simple préparation constitue un breuvage agréable à prendre par un temps chaud, et salutaire si on peut se résoudre à en boire avec une grande modération, ce qui est quelquefois une question hérissée de difficultés. — Autre. Prenez : sucre en poudre, 1 kilogr. 750 grammes; acide citrique ou tat trique, 30 grammes; essence de citron, 7 grammes et demi. Mêlez intimement. Deux ou trois cuillerées à café dans un verre d'eau donnent immédiatement une douce et très agréable limonade. — Limonade laiteuse. Faites dissoudre dans un demi-litre d'eau bouillante environ 340 grammes de sucre; ajoutez un huitième de litre de jus de citron, 35 à 40 centilitres de lait froid; remuez bien pour opérer le mélange et passez. — Limonade à l'eau d'orge. Préparez un sirop de sucre en faisant bouillir dix minutes 120 grammes de
sucre dans 3 décilitres d'eau. Ajoutez le zeste d'un citron râpé et le jus de deux citrons, et laissez bouillir le tout une minute ou deux au plus. Ajoutez deux litres de décoction d'orge; faites bouillir de nouveau 5 minutes; puis passez au tamis en laissant tomber la liqueur dans une cruche que vous couvrirez d'une feuille de papier trouée au milieu pour laisser passage à la vapeur. Quand votre limonade sera suffisamment refroidie, vous pourrez en faire usage, illise froide en bouteilles, elle peut se conserver plusieurs jours. — Limonade minérale. Mêlez, quantité suivant besoins : 1 partie (en volume) d'dcide sulfuriqueà 66 degrès et 4 parties d'alcool de bon goût à 90 degrès. Ajouter une cuillerée de ce mélange à un verre d'eau sucrée avec un sirop de fruits quelconque, par exemple à un verre de sirop de groseilles. Cette limonade possède l'heureuse propriété de ne point pousser à la transpiration, et est, par celte raison, d'un usage très répandu dans les pays chauds. — Limonade sulfurique. La limonade sulfurique des pharmacopées se compose de 100 grammes de sucre dissous dans 1 kilogr. d'eau, avec addition d'un gramme d'acide sulfurique. C'est à peu près la proportion que j'ai à indiquer. Faites un verre d'eau sucrée et y ajoutez une goutte d'acide sulfurique, vous aurez une limonade excellente, ne poussant point à la transpiration comme la précédente. — Limonade de menthe. Prenez quelques sommités de menthe fraîche, mettez-les dans une grande timbale ou un grand verre, avec une forte cuillerée de sucre en poudre. Ajoutez deux petits verres d'eau-de-vie, ou mieux un petit verre d'eau-de-vie et un de noyau. Ce mélange devra occuper à peu près le tiers de la capacité de votre timbale. Remplissez avec de la glace en poudre ; laissez reposer quelques minutes, filtrez et servez, ou buvez. On peut ajouter une tranche très mince d'ananas ou de pêche, ou encore un brin de cannelle. — Orangeade effervescente. Exprimez le jus d'une orange dans un verre d'eau sucrée à votre goût, et en raison surtout de l'aciditc de l'orange. Ajoutez une demi-cuillerée à café de bicarbonate desoude; remuez; l'effervescence se produit aussitôt — et vous pouvez boire. — Autre breuvage effervescent . Faites bouillir dans 2 litres d'eau 1 kilogramme de beau sucre blanc, pendant dix minutes. Ajoutez 30 grammes d'acide tartrique. D'autre part, battez bien les blancs de deux œufs frais, ajoutez-les au mélange encore chaud; mêlez bien et aromatisez avec citron.
LIM0UXIN. INE s. et adj. De Limoux ; quiappartient à celte ville ou à ses habitants.
LIN (Toile de). La fabrication de la toile de lin est très ancienne, mais il ne nous est parvenu aucun détail sur son origine. Au temps d'Hérodote, elle remonlait déjà à une époque reculée. Les anciens Egyptiens, célèbres pour leurs produits textiles, l'employaient non seulement en grande quantité pour leur usage personnel, mais ils en fournissaient aussi les marchés étrangers. Son emploi s'appliquait particulièrement à leurs services religieux et funéraires, Il était défendu aux prêtres d'entrer dans les temples sans en être complètetement vêtus, et les morts étaient toujours ensevelis dans ce tissu. L'Ancien et le Nouveau Testament font souvent allusion à l'usage de vêtements en toile de lin, particulièrement pour les prêtres ; et la fibre, nous dit-on, était employée à la manufacture de cordes, de mèches de lampes, etc. Plus tard, quand on connut le procédé de filage et de tissage du coton, dos améliorations furent appliquées à la fabrication de la toile de lin. Le rouet à filer elle métier de tisserand furentemployés. Pour la qualité des tissus, les Fiançais et les Flamands obtinrent une grande réputation, qu'ils ont conservée. Les premières filatures anglaises furent construites à Darlington, vers la fin