‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 294 sur 503 · LOMB · texte numérisé non relu

LOMB

carpêe près de la Moselle et du canal de la Marne au Rhin; 1,500 hab. Eglise du xui6 siècle, renfermant le tombeau de saint Eueaire ; vestiges d'un antique château féodal ; .unnel long de 500 m. pour le passage du canal de la Marne au Rhin.

LIVRET. — Législ. Les lois et décrets concernant les livrets d'ouvriers étaient tombés en désuétude, ainsi que nous l'avons déjà dit au Dictionnaire (t. III, p. 626). Ils ont été expressément abrogés par la loi du 2 juillet 1890. Sont seules maintenues, les dispositions légales concernant les livrets d'acquit de la fabrique de Lyon et les livrets décompte pour le lissage et le bobinage, ainsi que l'article 10 de la loi du 19 mai 1874, relatif aux livrets des enfants et des filles mineures employés dans l'industrie. En outre, ce dernier article est rendu applicable à tous les enfants et filles mineures employés comme apprentis ou autrement. (Voy., ci-après, le mot Louage). — Un décret du 29 septembre 1890 oblige tout .ibéré des travaux forcés, résidant dans les colonies pénitentiaires, à être porteur d'un iivret qui lui est remis au moment de sa libération et qu'il est tenu de représenter à toute réquisition de l'administration. Ch. Y.

LOCOMOTIVE de montagne , locomotive construite pour entraîner un train sur des rampes fortement inclinées. La première de ce genre fut imaginée par l'ingénieur autrichien Maffei; mais elle ne produisit pas les résultats espérés ; c'est à l'ingénieur autrichien Engerth que revient l'honneur d'avoir construit le premier de puissantes locomotives capablesde remonter de fortes rampes, reliées 'par des courbes de petits rayons. — Locomotive Compound. Le mot anglais compound [kômm'-paounnd], signifie composé, et a été appliqué à une machine à vapeur qui réunit plusieurs perfectionnements , entre autre l'emploi de deux ou trois cylindres successifs, au lieu d'un seul, pour faire agir la force élastique de la vapeur. Dans les anciennes machines, un courant continu de vapeur s'échappe, en panache, du tuyau qui surmonte la machine ; mais cette vapeur possède encore une énorme puissance. Au lieu de la laisser perdre, on a imaginé de la diriger dans un second cylindre plus grand que le premier et pourvu d'un piston. Au moyen de ce premier perfectionnement, on a obtenu un nouvel efort mécanique. La vapeur, au sortir de ce second cylindre est détendue, pour nous servir du terme technique, mais elle n'a pas épuisé son énergie. C'est pourquoi on la reçoit dans un troisième cylindre, égalementpourvud'un piston moteur. Après quoi, on considère la vapeurcomme ayant rendu tout l'effort qu'elle pouvait fournir. Il faut donc ajouter aux cylindres de détente des dispositions particulières, destinées à faire agir chaque piston sur l'arbre moteur, et l'on a les machines composées ou compound, qui donnent une énorme économie de charbon, tout en produisant le même eiret, dans le même temps. Ce perfectionnement fut appliqué d'abord aux machines fixes et aux machines marines. Pour les locomotives, on pensa, pendant quelque lumps, que la dilficuilè d'installer quatre cylindres serait un obstacle insurmontable, à cause de l'espace exigu dont on dispose. Pourtant, un ingénieur français résolut le problème, et les machines composées de cet inventeur entrèrent en service sur les lignes de Biarritz à Bayonue, en 1878. Elles n'ont que deux paires de cylindres à vapeur. En s'inspirantde l'idée denotre compatriote, l'Anglais Welib imagina la ma iiine à' 3 cylindres, dont notre lig. 1 donne la coupe transversale. Cette locemotive comporte deux petits cylindres a, o et un troisième 6, dans lequel la vapeur agita basse pression. Les cylindres à haute pression a, b sont placés à l'intérieur du châssis et reçoivent la vapeur sortant de

la chaudière. Cette vapeur, sortant du cylindre de haute pression, passe dans les tuyaux /*, f, placés dans la boîte à fumée, dans laquelle

Locomotive Compound- Webb. — Fig. 1 (coupe transversale)

elle se dessèche avant d'entrer dans les cylindres à basse pression. Notre fig. 2, qui donne le détail du tiroir, fera comprendre

Distributeur de vapeur de la locomotive Coropoud-VVebb Fig. 2 (détail du tiroir).

comment la vapeur peut agir à volonté, en marche simple, avec admission directe! de- la vapeur dans les trois cylindres. Le cylindre a basse pression 6 porte deux tiroirs, V et t". Dans la position indiquée par f, la vapeur d'échappement des cylindres de haute pression arrive par a, au tiroir 6' et par a" au tiroir 6.

LOCULICIDE, adj. (lat. leculus, petite cavité, cxdo, je coupe). Bot., se dit de la déhiscence, quand chaque loge se fend parle dos.

L0CUM TENENS [lo-kumm-té-nainss], loc.

lat. que l'on emploie quelquefois pour désigner une personnetenant la place d une autre ou agissant coMme son représentant.

L0CUS IN QfJO [lo-kuss-inn-kuo], loc. lat. qui signifie la place dans laquelle, le lieu désigné.

LOGEMENT. — Législ. Les conditions auxquelles lesh«\ljiï«nts sont soumis pour le logement militaire, et que nous avons énoncées au Dictionnaire (t. III, p. 631), ont été en partie modifiées par un décret du 23 novembre 1886. En vertu de ce décret, le taux des indemnités de logement ou de cantonnement qui sont attribuées dans certaines circonstances est aujourd'hui fixé comme ci-après : pour le logement, il est attribué, savoir : par lit d'officier et par nuit, 1 fr. ; par lit de sous-officier ou soldat et par nuit, 20 centimes; par place de cheval ou mulet et par nuit, 5 centimes, plus le fumier. Pour le cantonnement, il est accordé, savoir : par homme et par nuit,

5 centimes; pour les chevaux et mulets, le fumier seulement. — D'autres modifications ont été apportées au décret du 2 août 1877 par celui du 23 novembre 1886. — Les officiers et les fonctionnaires militaires qui sont logés à leurs frais dans leur garnison ou résidence, ne sont tenus de fournir le logement aux troupes qu'autant que le logement qu'ils occupent excède, quant au nombre de pièces, celui qui serait affecté à leur grade ou à leur emploi, dans les bâtiments de l'Etat. — Les détenteurs de caisses publiques déposées dans leur domicile, les veuves et les filles vivant seules et les communautés religieuses de femmes, les officiers et fonctionnaires militaires, logés à leurs frais dans leur garnison ou résidence, ne sont tenus de fournir le cantonnement que dans les dépendances de leur domicile, qui peuvent être complètement séparées des locaux occu pés pour l'habitation. Cb. Y.

L0G0GRIPHE. Sorte d'énigme dans laquelle on compose, avec les lettres d'un mot, qu'il faut deviner, divers autres mots qu'il faut également deviner. Le logogriphe tient le milieu entre le rébus et l'énigme proprement dite; il se divise en décapitations, réductions, anagrammes, etc, Il dilfère de la charade en ce qu'il ne se contente pas de diviser le mot en plusieurs parties ayant chacune un sens particulier; il recherche toutes les combinaisons que peuvent former les lettres du mot, en en supprimant quelques-unes au besoin. Ainsi dans le mot corbeau, la charade ne considère que cor, puis beau et ensuite le tout; le logogriphe y voit, outre le mot principal, son anagramme caroube et ses composés par réduction : beau, bar, bac, bu, bure, bore, broc, bru, cour, courbe, eau, orbe, robe, etc. Presque toujours la question se pose sous une forme versifiée comme dans nos exemples de décapitations et de réductions. On peut aussi la poser en prose et faciliter les réponses en numérotant les lettres du mot principal. En supposant que ce mot est imugiriation, on pourrait poser la question comme ci-dessous:

Je vais sur onie pieds, et vous me trouverez facilement quand je vous aurait dit que je suis la faculté d'inventer, jointe au talent de rendre vivement ses conceptions.

Mes 1er, 2°, 3° et 6° pieds forment le nom d'un prêtre mulsulman.

Sur mes 2°. 3°, 4*, 6°, 7* et 8° pieds, je deviens un grand seigneur hongrois.

Sur mes 4e, 3e, 28, 1" et 6° pieds, je suis un petit garçon.

Mes 6e, 7", 9e et 11e pieds donnent un pygmée.

Mes 6e, 10° et 1 18 pieds expriment le refus.

Mes 2°, 3° et 8e pieds tuent un roi.

Mes 8°, 7e et 6* pieds servent à la fabrication du cuir.

Mes 2e, 10" et 8° pieds servent à exprimer la pensée.

Mes 2°, 3°, 5e et 6" pieds, ce qui se trouve au bout du bras.

Hé mes 3°, 5° et 6e pieds, on fait le nom d'une rivière qui. donne son nom à un département.

Mes 3» et 6" pieds donnent le total des quatre saisons.

Avec mes 2e, 3% 4°, 10e et 11e pieds, on trouve un amiral carthaginois.

Mes 2°, 5°, 4', 6'. 10" et 1 1° pieds, ce qui est délicat, joli, gentil.

Mes 3° 1er, 2°, 7°, 6° et 8° pieds, morceau de fer ningnétisé.

Mes 2°, 3°, 8°, 9° et 11* pieds, les premières heures du jour.

Mes 6°, 7°, 8e. 96, I0°et 11° pieds, totalité d'un même peuple.

Réponse IMA GINAT10N

Imagination; iman, magnat, gamin, nain, non, mat, tan, mot, main, Ain, an, Magon, mignon, aimant, matin, nation.

L0KE, nom donné, dans lamythologie Scandinave, au génie du mal qui présidait a la discorde. Il avait artificieusement causé la mort de Balder (voy. ce mot dans le Dictionnaire).Ce démon fut'ensuite attaché avec douze chaînes et enfermé dans le sein de la terre. Ses douloureux tressaillements produisent les tremblements de terre. Quand il brisera ses fers, ce sera la fin du monde. Les cieux éclateront; la terre sera submergée par les eaux, les éléments seront consumés par le feu. Odin lui-même périra, ainsi que toutes les divinités bienfaisantes.

L0MBRIVES, nom de la plus remarquable des célèbres grottes qui se trouvent aux envi-

LORG

rons d'Ussat (Ariège).EIle forme un immense couloir, long de près de 400 mètres et présentant une succession de chambres spacieuses. Elle est partagée en plusieurs parties entièrement distinctes par cinq ressauts escarpés. Un étang occupe le fond. On a découvert dans cette grotte un ossuaire où les restes des Vommes primitifs sont mélangés à ceux de l'ours, du renard et de plusieurs autres animaux. De récentes découvertes ont donné lieu au rapport suivant présenté au congrès de Pamiers, par M. F. Regnault : e Là, rapportent les docteurs Garrigou ctNoulet, sous une vaste crypte naturelle, spacieuse et doucement éclairée, reposent sur un fin gravier tout un amas d'ossements humains et animaliers, qu'aucun bruit n'avait jusqu'alors tirés de l'éternel sommeil, dans lequel ils reposaient de siècle en siècle 1 Les auteurs de ces recherches ont classé en deux époques : préhistorique et ancienne, les nombreux débris de cette nécropole séculaire, dénommée depuis cimetière de Lombrives : l'une attestant l'existence, le séjour et la fin d'une peuplade ou tout au moins d'une famille de gens qui, contemporainsde leurs compatriotesdeChampigny, avec lesquels ils eurent peut être quelques relations, ne connurent, eux aussi, que les haches en pierre et en diorites polies, que les meules de granit et autres objets des temps anciens. Dans un autre endroit de la nécropole de Lombrives se trouvent d'autres foyers patriarcaux édifiés par des êtres humains d'une civilisation plus raffinée, comme l'atteste la présence d'ornements en verre, d'objets en bronze et en fer. Dans un autre endroit encore, quantité de squelettes, enchevêtrés dans une promiscuité funéraire, font supposer qu'à l'époque de l'invasion romaine, nombre de patriotes gaulois, confinés dans cette grotte, leur primitif berceau, devenue leur tombeau, préférèrent se laisser mourir de faim que de servir de trophée sanglant aux chars des triomphateurs romains. »

LOMÉCHUSE, s. f. [lo-mé-ku-ze] (gr; lama, frange; chusis, action de répandre). Entom. Genre de coléoptères pentamères, dont une espèce, la loméchuse paradoxe (loinechusa paradoxa), se trouve en France dans l'habitation delà fourmi rousse. C'est l'un des insectes qui, avec le clavigère et le puceron, constituent le bétail des fourmis. La loméchuse atteint cinq millim.Elle est pourvue d'ailes; elle entre dans la fourmilière et en soit quand elle veut. Les fourmis sont bien sûres de la voir revenir, puisqu'elle ne sait pas manger seule et qu'elle mourrait de faim si elle ne rentrait au logis pour s'y faire gaver.

LORGERIL (Hippolyte-Louis, vicomte de), poète et homme politique, né à Trébédan (Côtes-du Nord) le 28 mai 181 1, mort au même lieu le 6 juillet 1888. Au sortir du collège de Rennes, il visita une partie du midi de l'Europe. Il prit, en 1842, la direction de l'Impartial de Bretayne, feuille légitimiste nantaise qu'il quitta l'année suivante, après y avoir surtout inséré des vers. 11 ne s'occupa plus que d'agriculture et de poésie, et publia bientôt un recueil de vers sous le titre A' Une Etincelle. L'indifférence du public, sans le décourager, l'irrita contre les poètes à la mode, particulièrement contre Victor Hugo, auquel il ne pardonna jamais son immense popularité. Sa haine jalouse, longtemps concentrée, finit par trouver l'occasion de s'épancher. M. de Lorgeril, élu député le 8 février 1871, se trouva enfin, à Bordeaux, en face de son heureux rival. Dès que Victor Hugo prit la parole, il se leva en lui montrant le poing : € Parlez français », s'écria-t-il, et chaque phrase de l'orateur fut interrompue par ce cri rageur : « Vous ne parlez pas français. » Pour le coup, M. de Lorgeril était arrivé à la célébrité ; le public tira de la poussière ses poésies ignorées la

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