‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 299 sur 503 · LYRE · texte numérisé non relu

LYRE

Lui elfes a foyer tilccluquc.

mis à la lampe par deux fils qui se fixent à deux petites bornes. Les luncltesà foyer électrique sont utiles pour les opérations chirurgicales, lorsqu'il est nécessaire d'éclairer vivement le patient, sans que l'opérateur soit aveuglé par la lumière.

LUTTE. — Lutte a mains plates. Cet exercice de gymnastique est peu pratiqué; il mériterait pourtant de l'être beaucoup, en raison du développement qu'il donne à tous les muscles du corps, à ceux des jambes, de la poitrine et du cou, tout autant qu'à ceux des bras. A quoi tient donc la sorte d'indifférence dans laquelle les professeurs de gymnastique paraissent tenir la lutte à mains plates? A une seule et unique cause : la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, d'établir, sinon certaines règles de cet exercice, du moins les instructions techniques qui doivent y présider. Dans la lutte à mains plates, on ne peut dire à l'élève : en telle circonstance., vous

jjrnnmmn^

Lutte à mains-plaies.

placerez la jambe de telle manière, vous tournerez le pied à droite ou à gauche, vous appuierez ou vous lèverez le bras. Tout cela dépend de la force et de l'adresse du lutteur; et le professeur ne peut fournir que des indications générales, dont nous allons établir ici

les principes. Dans la lutte à mains plates, les deux adversaires se placent en face l'un de l'autre, à un mètre de distance, la droite du corps un peu en avant. Ils se penchent l'un vers l'autre et se saisissent à bras-le-corps, le bras gauche passé sur le bras droit'de l'adversaire et font rejoindre leurs mains sur les reins de l'antagoniste en enlaçant solidement les doigls. Dans cette position, les lutteurs ont la tête l'une contre l'autre, oreille droite près de l'oreille droite, poitrine contre poitrine. Il s'agit de renverser l'adversaire. Pour cela, tous les moyens sont licites ; il est seulement défendu dedonner des coups de pied. Mais il est permis d'employer le crocen-jambe, afin de faire perdre l'équilibre.

LYDDITE s. f. Nouvelle poudre de guerre admise en Angleterre. En oct. 1888, le ministère anglais de la guerre commanda la fabrication d'une grande quantité de lyddile, substance explosive que l'on suppose être identique à la mélinite. C'est d'ailleurs le Français Turpin, inventeur de la mélinite, qui dirigea la fabrication de ce nouveau produit.

LYMPHE s. f. Nom donné, en 1890, à un remède imaginé par le médecin allemand Koch, pour le traitement, par inoculation, des maladies tuberculeuses et particulièrement du lupus. Des expériences furent faites à Bénin et dans les principales villes de l'Europe. Le nom de l'inventeur inspira d'abord une confiance presque illimitée en son remède. Au mois de novembre 1890, l'empereur d'Allemagne promit une dotation au célèbre médecin et les fonds nécessaires pour la fondation d'un institut antituberculeux, à la condition que la formule de sa lymphe ne serait pas divulguée. Mais ce fut beaucoup de mystère pour rien. La lymphe de Koch ne produisit aucun des résultats espérés. Il fut, au contraire démontré, par l'expérience, qu'elle était d'un usage dangereux et qu'au lieu d'enrayer la maladie, elle en précipitait la marche.

LY0NS (Richard-Bickerton-Pemell, lord) [laï'-eunss], second lord Lyons, fils d'Edmund Lyons, né àLymington, le 26 avril 1817, mort au château d'Arandel, chez son beau-frère, le duc de Norfolk, le 3 déc. 1887. Il fit ses études à Oxford et débuta dans la diplomatie, en 1839, comme attaché d'ambassade à Athènes; il passa à Dresde en 1852, à Florence en 1853, fut secrétaire de légation dans la même ville en 1856, puis envoyé extraordinaire aux Etats-Unis, de 1859 à 1864. L'affaire du Trent attira sur lui l'attention et quand la guerre civile éclata aux Etats-Unis, ce fut lui qui déclara nul le blocus des ports confédérés, si ce blocus n'était pas effectif. Son attitude ayant rendu sa situation presque intenable à Washington, il rentra en Angleterre, sous prétexte de santé, et fut nommé ambassadeur à Constantinople en 1865. Deux ans plus tard, il prit possession de l'ambassade de Paris, où il resta pendant vingt années. Lors du siège de Paris par les Allemands, il servit plus d'une fois, avec M. Washburne, ambassadeur américain, d'intermédiaire entre assiégeants et assiégés. Frappé de paralysie et sans espoir de rétablissement, il quitta l'ambassade de France, deux mois avant de mourir et fut converti au catholicisme en vertu d'un vœu de sa sœur, la d~^hesse de Norfolk, dont la mort l'avait douloureusement frappé.

LYRE, ÉE adj. (rad. lyre). Bot. Se dit des feuilles découpées dont les divisions supérieures sont plus amples que les inférieures.

MAC MACR

MABOUL OULE s. Mot arabe qui signifie! (16 et 17 sept.); mais ses perles étaient si I fou folle et que nos soldats ont emprunté au fortes qu'il necrutpas pouvoir les poursuivre. vocabulaire des Algériens. Son inaction causa un désappointement un -

MACAO s. m. (Jeux). C'est une variante du vingt et un, dans laquelle le banquier ne donne qu'une carte à chaque joueur. Les figures et les dix ne comptent pas ; l'as ne vaut qu'un point et, pour gagner, il faut avoir 9 points ou approcher de ce point plus que les autres joueurs. On demande une carte ou on s'y tient, suivant ce que l'on a en main, et quand on dupasse neuf, on crève. Quand un joueur a 9 d'emblée, il reçoit du banquier trois fois sa mise; celui qui a 8 d'emblée reçoit deux fois sa mise; celui qui a 7 d'emblée gagne une fois sa mise. Quand il y a égalité de point entre le banquier et un ou plusieurs pontes, ce point annule celui des pontes qui le possèdent. Quand le banquier compte d'emblée 9, 8 ou 7 points, il reçoit une mise triple, double ou simple de tous les joueurs qui ne lui sonl pas égaux ou supérieurs en point.

MAC CLELLAN (George-Brinton) [mâk-clèllenn], général américain du nord, né à Philadelphie le 3 déc. 1826, mort en oct. 1885. 11 fit ses études à West-Point, servit pendant la campagne du Mexique, devint capitaine, dirigea d'importants travaux de fortification et fut nommé membre de la commission militaire chargée d'assister à la campagne de Crimée (1835-56) . Ayant pris sa retraite en 1857, il entra dans la compagnie du chemins de fer central de l'Illinois, comme ingénieur en chef, ensuitecommeprésident(!858); 11 était président depuis 1860, du chemin de fer de Saint-Louis et Cincimati, lorsque la guerre civile éclata. 11 fut alors commissionné major-général des volontaires de l'Ohio, ensuite, lel4mai 1861, major-général dans l'armée régulière et reçut un commandement dans la Virginie occidentale. Il passa successivement général de la division duPotomac, et général en chef de l'année du Potomac; enfin, lors de la retraite du général Scott (1er nov.), pénéral en chef des armées des Etats-Unis. Au commencement du printemps de 1862, il transporta l'armée du Potomac dans lapéninsule du Saint-James et s'empara de Yorktown. Il poursuivit son adversaire Johnston à Williamsburg etjusqu'aux environsde Richmond, apitale de la Virginie et siège du gouvernement des confédérés. Arrivé sur les bords de la Chickahominy, le 20 mai, il se trouva en présence desdeuxarmées de Lee et Je Johnson. Il livra une série de batailles gigantesques, qui se terminèrent d'une manière indécise à Malvern-Hill, le lw juillet. Abandonnant l'idée de prendre Richmond, Mac-Clellan se retira à Harrison'sLanding, où il selretrancha; ensuite, sur l'ordre du général Halleck, devenu général en chef, il dut revenir, avec toute son armée à Monroe et à Yorktown. Après la défaite de Pope, à Bull Run, (29-30 août) Mac- Clellan reçut le commandement des troupes réunies à Washington et dans les environsde celte capitale menacée. Les confédérés, commandés par le général Lee, enlreprirent l'invasion du Maryland. Mac-Clellan marcha à leur [encontre et les repoussa à Autietam

versel; et le 7 nov., il fut remplacé dans le commandement par le général Burnside. Il ne prit plus aucune part à la guerre. En 1864, il fut candidat des démocrates pour la présidence desEtats-Unis, etnefutpas élu.Enl870, on le nomma ingénieur en chef des docks et desjeléesdeNew-York;ildémissionnaen 1873.

Au moment de sa mort, il était gouverneur de New-Jersey. Il a laissé plusieurs ouvrages : Manuel de l'exercice à la baïonnette (1852;. traduit du français); Les Armées d'Europe (1861), et Rapport sur l'organisation et les campagnes de l'armée du Potomac (1864).

MAC CLOSKEY (John), cardinal archevêque de New-York, né à Brooklyn, le 20 mars 1810, mort à New-York, le 10 oct. 1885. Il appartenait à une famille d'émigrants irlandais et fut élevé au collège d'Emmettsburg. Ayant été ordonné prêtre en 1834, il vint à Rome pour finir ses études et.subséquemment, vécut une année en France. Il commença ses fonctions spirituelles à l'église Saint-Joseph de New-York (1838), et se distingua tellement par son énergie et par son habileté, qu'en 1841, il fut nommé premier président au collège Saint-John (Fordham). Il abandonna ce poste peu de temps après et reprit sa cliarge au collège de Saint-Joseph, jusqu'en 1843; puis, avec le titre d'évêque d'Auxerre, il devint coadjuteur de l'évêque Hughes. Son habileté administrative attira tellement l'attention, que lors de la division du diocèse de New-York (1847) l'évêque Mac Closkey fut nommé premier évêque d'Albany. Dans ce nouveau poste, son zèle, son activité et son éloquence le rendirent très populaire et lui firent obtenir les moyens de construire des églises dans presque chaque ville. Il introduisit dans son diocèse un grand nombre d'organisations religieuses et charitables; il commença et termina la cathédrale d'Albany et fonda un collège théologique pour le diocèse, formant la province ecclésiastique de New- York. L'archevêché de New-York élantdevenu vacant en 1864 par la mort de l'archevêque Hughes, l'évêque Mac Closkey fut élevé à ce siège. 11 créa des communautés de dominicains, de franciscains, de capucins, de petites sœurs des pauvres et de soeurs franciscaines allemandes. En 1875, il fut créé cardinal de l'ordre des prêtres; il fut le premier cardinal nommé aux Etals-Unis. A la mort du pape, qui survint eu 1878, il fut convoqué au conclave des cardinaux pour l'élection d'un successeur à Pie IX; et ce fut grâce à celte visite, que peu de temps après l'élection du pape Léon XIII, le droit canon fut introduit dans les Etals-Unis, qui cessèrent alors de n'être considérées que comme une mission catholique de l'Eglise romaine. L'archevêque Mac Closkey fut l'ecclésiastique et le prélat catholique romain le plus éminent des Etats- Unis; il se distiugua par son éloquence, son zèle religieux, et la pratique de la philanthropie

MADA

MACULÉ. ÉE adj. Bot. Qui a des taches irrégulières tranchant surle fond.

MADAGASCAR, en langue indigène Nossi- Dambo. Celle grande lie est aujourd'hui placée sous le protectorat de la France. Capitale : Antananarive, ville bien bâtie, qui renferme environ 80,000 habitants, et qui est située sur unemontagne escarpée. Ports principaux : Tamatave, 3, 0;i0 hab.,àrE., et Mojanga. au N.-O. — La reine Ranavalonalll, en arrivant au gouvernement, le 13 juillet 1883, trouva son pays en guerre avec la France. Déjà l'amiral Pierre s'était présenté devant Tamatave et avait fait connaître son intention d'imposer le protectorat français. N'ayant pas reçu de réponse favorable, il bombarda la ville et l'occupa. Il fit arrêter un missionnaire anglais, M. Shaw, qui prêchait la révolte aux indigènes; mais il dût bienlôl le relâcher et même lui donner une indemnité. Sur de vagues promesses de secours faites par les missionnaires anglais, la nouvelle reine se décida à continuer la guerre. Devant les mesures de résistance qu'elle prit, le gouvernement français, alors dirigé par M. Ferry, se vit forcé d'envoyer de nouvelles troupes et des navires de guerre. Les Français débarquèrent au nord de l'île, dont ils entreprirent la conquête. Les Hovas défendirent le terrain pied à pied et une lutte d'escarmouches se continua pendant près de deux ans, sans amener de résultats. Pendant ce temps, le ministère Ferry était tombé; le ministère Brisson, beaucoup plus pacifique, se montra d'autant moins exigeant dans ses prétentions que pendant, le mois de sept. 1885, les troupes françaises avaient subi un échec en attaquant les Hovas non loin de Tamatave. De leur côté, les indigènes, quoique en état de résister à une tentative de conquête complète, ne pouvaient empêcher les Français d'occuper une partie de leur territoire; et, d'ailleurs, ils avaient acquis la certitude qu'aucune nation européenne ne viendrait les secourir. L'Angleterre elle-même semblait se désintéresser de la question et c'est tout au plus si quelques centaines d'aventuriers anglais avaient répondu à l'appel qui leur avait été fait de secourir les Madécasses et de coopérer à l'instruction des 50,000 hommes mobilisés pour la défense. Des deux côtés on désirait donc un accommodement; et voici celui qui intervint le 19 déc. 1885. La reine Ranavalona III et son époux Rainilaiarivony, qui est en même temps son premier ministre, doivent accepter à leur cour un résident français avec une escorte militaire. Ce résident reste seul chargé des relations du gouvernement hova avec les nations étrangères; les Français conservent en toute propriété la baie de Diégo-Suarez, pour y établir une station navale ; enfin, le peuple hova s'engage à payer vingt millions de fr. a titre d'indemnité de guerre. Ce traité ayant été ratifié le 6 mars 1886, le gouvernement de la reine put réduire ses troupes à 20,000 hommes. Mais il ne se soumit pas, sans de vives protestations, à la clause du contrôle sur ses relations extérieures. C'est ainsi que, peu après la ratification du traité, la reine crut

NTHE, adj. 1er. macros, grand, an- pouvoir charger le général anglais Willoughby thos, Heur). Rot. Qui a de grandes fleurs. I de plaider sa cause auprès du président de la

Page 1