‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 300 sur 503 · MAGN · texte numérisé non relu

MAGN

République, gai refusa de le recevoir parce que cet officier ne présentait pas de lettre d'introduction du résident de Madagascar. Les troupes françaises évacuèrent bientôt Tamatave (3 janv. 1887), mais elles se maintinrent en observation sur tous les points du territoire, car les relations avec le gouvernement hova restèrent plus hostiles que cordiales. Nous avions à Antananarive un résident, M. Le Myre de Viliers; et à Tamatave, un vicerésident, M. Campan. Mais le gouvernement hova affectait d'entretenir un ambassadeur à l.ondres,le général Wilioughby; et la Grande- Bretagne avait des consuls à Tamatave et à Antananarive. Notre protectorat avait quelque chose de factice et cette grande Ile paraissait être une annexe anglaise. En 1889, le colonel anglais Colville et sa femme entreprirent de traverser l'Ile de l'E. à 10., en partant de Tamatave pour se rendre à Majonga, par Antananarive; il réussit, et ce fut la première fois qu'une femme européenne accomplit ce voyage. En 1890, le 5 août, fut signée à Londres par M. Waddinglon et lord Salisbury, une convention aux termes dû laquelle la République française reconnaît le protectorat de la Grande-Bretagne sur les Uns de Zanzibar et de Pemba; et l'Angleterre reconnaît le protecrat de la France sur Madagascar et admet, qu'à l'avenir, les exequaturs des consuls et des agents brilanniques seront donnés par l'intermédiaire du résident général français. Les missionnaires des deux pays jouiront de la même protection. La tolérance religieuse et la liberté pour toutes les formes de culte et d'enseignement religieux seront garanties; enfin les sujets anglais conserveront leurs droits et leurs immunités dans l'Ile. — Bibliogr. Voy. Sibrce, Great african Island; Shaw, Madagascar and France; Leroy, les Français à Madagascar; et VAntana'narivo Annual. — Législ. L'organisai ion judiciaire des colonies françaises a été récemment refondue par décrets, ainsi que nous l'avons énoncé en plusieurs endroits de ce Supj limait. (Voy. notamment le mot Colonie.) C'e.-l une loi du 2 avril i SOI qui a institué des tribunaux français a Madagascar, pays de protectorat, et qui a ouvert à cet effet un crédit de 243,500 fr. au budget ordinaire de 1891; mais l'organisation, la compétence de ces tribunaux, la procédure à suivre devant eux en matière civile et en matière criminelle ont été déterminés par des décrets postérieurs. Déjà auparavant, des tribunaux résidentiels avaient été créés dans cette île par un décret du président de la République, en date, du 8 mars 188G; mais le gouvernement a jugé nécessaire qu'une juridiction définitive y fut établie. Ch. Y.

MAGNÉSIUM. Nous avons dit, dans le Dictionnaire, que la lumière produite par le magnésium est assez vive pour donner de bonnes épreuves photographiques. Malheureusement,

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