‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 311 sur 503 · MASS · texte numérisé non relu

MASS

MAUB

la pression de l'atmosphère. Le marteau pneumatique est utile pour les industriels qui

Marteau pneumatique.

ne disposent pas de beaucoup de place. Suivant sa grandeur, il faut, pour le faire mouvoir, de 1 à 4 chevaux-vapeur.

MARTIN (Eman), philologue et grammairien, Ce à Illiers (Eure-et-Loir) en 1821, mort le 27 nov. 1882. Ancien élève de l'école normale de Chartres, il fut nommé professeur au collège de Dieppe, après avoir, sans l'aide d'aucun professeur, fait ses études latines et grecques. Il a laissé plusieurs volumes de grammaire et de philologie : La langue française enseignée aux étrangers (4 vol. in-8°) : ire partie, prononciation (1859); 2° partie, orthographe (1860); 3e partie (1867) ; 4e partie, syliexie (1866). En 1869, il fonda le Courrier de Yaugelas, journal grammatical, où il entreprit d'expliquer et de résoudre les difficultés et les singularités de la langue française. Cette publication lui valut le prix académique Lambert en 1875.

MASON (Gsorge-Hemming), peintre anglais, né à Witley (ïtafi'ordshire) en 1818, mort en 1872. Il étudia d'abord la médecine et finit par embrasser la profession de peintre. Après avoir habité Rome pendant quelques années, il retourna dans son pays et y devint le chef de l'école réaliste moderne. Il a laissé environ 200 toiles, qui ont soulevé l'admiration d'un petit nombre de connaisseurs, par leur beauté idyllique et par le charme que l'artiste a su répandre sur des scènes de la vie de famille. Mais leur simplicité et la négligence de leur composition déplaisent à la niasse du public et les ont empêchées de devenir populaires. Parmi les tableaux les plus connus de Mason, on cite : Only a Shower; Girls dancing by the tea; the Harvest iloon ; Staffordshire Mill Girls; the Evening Hymn, et Blackberry Gathering.

MASSIVA. — I, prince numide, petit-fils de Gala, roi des Massyliens, et neveu de Masinissa, qu'il accompagna en Espagne. — II, prince numide, fils de Gulussa et petit-fils de Masinissa. Il prit parti pour Adherbal contre Jugurtha, et, après la reddition de Cirta, il se réfugia à Rome, où il sollicita du Sénat le trône de Numidie. Jugurtha, venu à Rome pour y expliquer sa conduite, eut l'audace de le faire assassiner par son confident Bomilcar.

MASSODAH ou Massaouah, ville de la côte orientale d'Afrique, sur une baie formée par la mer Rouge et dans la petite île corailleuse du même nom, par 15° 35'lat. N. el 37° 47'

de long. E. La vaste baie de Massouah, longue de 64 kil. et large de 60 kil., renferme les iles Debal, Dahalac, Damanil, Medud et Mas- -ouah. On y parvient par quatre entrées d'un accès difficile, en raison des rochers et des bancs de sable qui les obstruent. L'Ile de Massouah, située à 16 kil. N.-E. d'Arkeko ou Dohona, et à 500 kil. du détroit de Bab-el- Mandob, forme l'un des meilleurs ports de la mer Bouge; sa hauteur est de 6 à 9 mètres audessus du niveau de la mer, sa longueur atteint à peine 1 kil. et sa largeur deux tiers de kil. La ville en occupe la partie occidentale; le reste de l'île est couvert de tombeaux musulmans et de citernes en ruines. La plupart des habitations sont des huttes en paille; on n'a construit en pierre que la mosquée, l'église catholique romaine, les bâtiments du irouvernement, la douane et la résidence de quelques marchands. L'eau, jadis très rare, était en grande partie amenée du continent, Mais, en 1872, on restaura le vieil aqueduc de Mokoulou. Outre les Ethiopiens d'origine, qui parlent le dialecte du Tigré, corrompu d'arabe, la population, évaluée à 6.000 hab., comprend des Arabes du Yémen et d'Hadramaut, des Gallas, des Somaulis et des lndous de Surate. Le commerce, qui consiste surtout dans l'exportation de peaux, de beurre, de café abyssin, etc., et dans l'importation de cotonnades et de soieries, augmente avec une merveilleuse rapidité ; il était de 1 million et demi de fr. en 1865 et de 6 millions en 1881. — L'Ile de Massouah a probablement été habitée à une époque très reculée ; c'était la MaUua où les Portugais débarquèrent en 1542, sous'les ordres de Chrislovào da Gama. Prise par les Turcs en 1557, elle resta presque perpétuellement en leur pouvoir, tomba un instant entre les mains du chérif de la Mecque, au siècle dernier, passa à Méhémet-Ali, fut rendue aux Turcs en 1840 et ensuite cédée à l'Egypte en 1865, moyennant un tribut annuel de 2 millions et demi de piastres. Sa grande inportance commerciale, qui rivalise avec celle de Souakim et qui est due à son admirable position en face du Tigré et de la côte septentrionale d'Abyssinie, dont elle est le point de débouché, avait fixé l'attention des peuples européens, qui se disputent depuis quelques années les côtes africaines. Le gouverne ment italien, déçu en Tunisie, résolut de prendre une compensation vers les rivages abyssins; il fit occuper le port de Massouah, le 5 fév. 1885, et y laissa un corps d'occupation, mais sans faire disparaître le drapeau égyptien et dans le seul but avoué de faite de la police internationale. La Turquie protesta contre l'occupation italienne, mais l'Egj-pte, plus directement intéressée, ne fit aucune réclamation parce que l'Angleterre, désireuse de développer les motifs d'antagonisme entre l'Italie et la France, avait résolu de tolérer la prise de possession de Massouah. Lorsque le gouvernement italien occupa Massouah, le 5 février 1885, il eut soin de faire ressortir que cette occupation, toute provisoire, n'avait d'autre but que d'assurer la police internationale, ainsi qui; l'ordre et la sécurité commerciale dans ce district, et qu'elle ne cachait aucune arrière-pensée de prise de possession. Mais cette déclaration n'était faite que pour apaiser les réclamations de la Porte. Peu après le drapeau ottoman fut enlevé par tes Italiens, les troupes égyptiennes furent renvoyées et l'Italie resta seule à Massouah. Elle prit même des mesures pour étendre son pouvoir sur la terre ferme du voisinage (fév. 1887). Le roi d'Abyssinie, déjà irrité de l'occupation italienne, n'hésita pas à envoyer une armée, commandée par Ras-Aloula, pour opposer la force à toute tentative d'envahissement de la terre ferme. Les Italiens subirent d'abord à Sahati un revers qui mit en danger leur domination dans ces parages; ensuite, ayant porté leur armée à 3.:i,(it)0 hommes, ils parvinrent à se

maintenir sur la terre ferme, malgré les attaques incessantes de Ras-Aoula. Massouah, for tifiée à l'européenne, devint une place iropor tante, en état de soutenir un siège en règle

MATABILI (Terre de). Immense contrée da l'Afrique méridionale, entre les cours d'eau Limpopo et Zambèze moyen, au nord du Transvaal et du Bechuanaland. C'est un pays très montagneux, qui est depuis longtemps fameux comme contenant de l'or. D'anciennes ruines, d'origine inconnue, y ont été vues par Mauch, qui visita ce pays. La terre de Malabili fut conquise, il y a cinquante ans, par le roi Mosélékatsi et une armée de Zoulous ; les tribus indigènes Mashoma et Makalaka furent subjuguées et incorporées ; et un despotisme militaire fut établi, sur le modèle de celui de Chaka dans le Zoulouland. Ce système continua sous le règne de Lo Benguela, successeur de Mosélékatsi. La proximité de ce pays et des protectorats anglais, jointe à sa richesse aurifère, attira l'attention du gouvernement britanique, qui est déjà en pourparlers avec Lo Benguela, et qui, tout en le comblant de promesses et de carresses, étudie ses forces avant de l'attaquer. Les Matabilis, forment un peuple énergique et guerrier, ayant des troupes enrégimentées et bien disciplinées; tout fait supposer qu'ils opposeront une énergique résistance aux envahisseurs.

MATADOR, s. m. (Jeux). (Voy. Doamos, dan» ce Supplément.)

MATICINE s. f. (rad. Matico). Chim. Alcaloïde renfermé dans les feuilles du matico. C'est une huile essentielle d'un jaune brun, d'une saveur amère. Elle est soluble dans l'eau et dans l'alcool.

MATICO s. m. (de Matico, nom d'un soldat qui fut le premier Européen ayant employé les feuilles de cette plante pour arrêter une hémorrhagie). Bot. Genre de pipéracées, comprenant plusieurs espèces d'arbrisseaux noueux rameux, à feuilles alternes, allongées, lancéolées, verruqueuses et rudes en dessus, pubescentes en dessous. Ces arbrisseaux croissent dans l'Amérique du Sud. Le matico proprement dit (piper angustifolium) est une espèce très astringente, appelée au Pérou moho-moho, et employée contre les hémorraragies des petits vaisseaux, les piqûres de sangsues, les coupures, etc., en feuilles ou en poudre fine. On l'administre aussi à l'intérieur, dans le même but, sous forme d'infusion : 16 gr. pour un litre d'eau bouillante. On s'en sert, au Pérou, pour les mêmes usages que le cubèbe, dont il se rapproche par son odeur. Les feuilles sèches du matico sont apportées en Europe pour les usages médicaux. Elles renferment le principe amer nommé maticine. C'est vers 1830 que l'on commença à les connaître en France et à étudier leurs effets astringents. Les Péruviens les préconisent contre une foule de maladies : catarrhes pulmonaires, phtisie, ménorrhagie, hémorroïdes, dyspepsie, etc. Mais leurs effets hémostatiques et stimulants ont seuls été bien constatés.

MAT0DT (Louis), peintre d'histoire, né à Charieville en 1813, mort en janvier 1888. Il eut une grande notoriété, à la fin du règne de Louis-Philippe et au commencement de celui de Napoléon III. Ses peintures, qui sont très nombreuses, ornent, en général, les musées de l'Etat. La plus remarquable est le Plafond de la salle des empereurs romains au Louvre. On en trouve d'autres au Luxembourg, à la chapelle de l'hôpital Lariboisière, à la clinique (Paris), etc.

MAUBERT de Goovest (Jean-Henri), Iillerateur, né à Rouen en 1721, mort en 1767. D'abord entré dans l'ordre des Capucins, il ne tarda pas à jeter lo froc (1745), courut la Hollande, l'Angleterre et l'Allemagne, tour à

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