‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 314 sur 503 · MEIS · texte numérisé non relu

MEIS

pour effet de faire monter l'eau d'une quantité constante, on corrige l'échelle de la sonde d'une valeur bien facile à déterminer. Plusieurs médimarémètres sont aujourd'hui installés en France, notamment à Boulogne, à Cherbourg. à Bre^t. au Camaret, àQuiberon, aux Sablesd'Olonnes, à Biarritz, à Saint-Jean-de-Luz, à Port-Vendres, à Cette et à Nice, ainsi que dans plusieurs ports maritimes de l'étranger.

MEDIUM, s. m. fmé-di-omm] (lat. médium, moyen, intermédiaire). Bot. Se dit des individus ou des espèces mixtes entre deux autres; se dit aussi d'une greffe faite en vue de servir de sujet.

MEISSONIER (Jean-Louis-Ernest) [mé-soni-é]. célèbre peintre français, né à Lyon le 21 février 1811, mort à Paris à son domicile, boulevard Malesherbes, d'une rechute de pneumonie congestive, vers la fin du mois de janvier 1891. Fils d'un commissionnaire en marchandises sans fortune, il connut, dans sa jeunesse, la misère et les déboires. Il se rendit à Paris, en 1830, pour y étudier la peinture. Il passa par l'atelier de Cogniet, où ses progrès furent rapide-, lit un court séjour en Suisse et à Rome, et débuta au Salon de 1834, par les Bourgeois flamands, qui furent peu remarqués. Il adopta une branche particulière de l'art, pour laquelle il était doué d'un talent particulier : celle des peintures minuscules. Il y apporta une vérité, une exactitude, une linesse de touche et une précision de détail qui le mirent hors de pair. Sa V irlie d'Echecs (1835) et son Petit Messager (I83G) lui valurent l'admiration des connaisseurs et les encouragements de la critique. Il se distinguait par une rare habiiclè de conception, par un dessin d'une scrupuleuse exactitude et surtout par un penchant marqué pour la mise en relief des détails. Depuis cette époque jusqu'en 1855, période de sa première manière, Meissonier ne cessa d'exposer des toiles de petites dimensions, s'attachant à donner à ses figures tant de mouvement et de vérité qu'elles semblent vivre et agir. A cette première manière appartiennent les toiles suivantes : Religieux consolant un malade (1838); le Docteur anglais (1839); le Liseur (1840); le Peintre clans son atelier (1843); le Corps de garde*; la Partie de •piquet (lS4a ; Trois Amis; la Partie de boule; les Soldats (1848); le Fumeur (1849); le Dimanche; le Jiaieur de luth (1850), les Bravi (1852); A l'ombre des bosquets; Jeune homme lisant en déjeunant (1853). — Dans sa seconde manière, Meissonier appliqua son fin et spirituel talent à rendre des sujets et des types isolés. A cette période appartiennent: la Lecture, la Bi.ie (aujourd'hui à la reine Victoria), les Bravi (1855); la Confidence, un Peintre, l' Attente, un Homme en armes; un Homme à safenélre; l' Amateur de tableaux; Jeune homme du temps de la Régence; le Violoncelliste, le Fumeur. ['Incroyable. Cette dernière toile fut le joyau de l'exposition de 18;iS. L'un de ses chefs-d'œuvre -.Napoléon III à S<df'érino( Luxembourg), caractérise son genre et rend, dans un petit cadre, non seulement les traits et la physionomie de chaque personnage, mais encore les nuances du modelé. Citons encore le Graveur (1SG2), où l'on admire un style vivant et préeis, sacuant allier la perfection du dessin à la variété et à l'harmonie des couleurs. L'épopée impériale inspira vivement Meissonier, qui fut tenté par la peinture militaire et qui devint, à partir de 1 N G 4 , l'un de nos p ix peintres de bataille. Un ta-

bleau de petite dimension, Napoléon et son état-major, iH li, résume, à ce point de vue, l'admirable talent de l'artiste et fut | 850,000 :. par M. Chauchard. Une aulre toile du m m i, 4807, fut payée un prix fou par

un m llionnaire américain. A l'Exposition de 1867, quatorze tableaux, parmi lesquels : Chez Diderot, Cavaliers buveurs, Corps de garde, le Général Desaix, Un hsmme d'armes,

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