Encore et j'arrose l'une des péninsules de l'Europe
to traversant deux royaumes et en baignant
une capitale Tage.
Les questions gagnent toujours à être mises en vers, et nous engageons les amateurs a adopter ce genre de jeu, qui est encore si peu connu qu'il obtiendra dans toute société le piquant de l'inattendu et du nouveau. Voici une liste de quelques mots sur lesquels on peut B'exercer :
Aar, Bar, car, jar, Lar, par, Var.
Bas. cas, las. pas, ras, sas, tas, vas.
Riable, liahle. niable, viable.
Cable. ■ . rJble, hâble.
Fabre, glabre, labre, sabre, :âbre, etc.
Dort, fort, moi : port
Ces. des. les, i tes.
Au, hu, du. eu, lu, mu, nu, ou, pu, ru, su, tu.
Ais, bis, dis, Gs, gis, lis, mis, ois. pis, ris, sis, Tig.
MÊTALLISATION des cadavres. Procédé de galvanoplastie, appliquée pai le docteur Variot, à la conservation des cadavres. Depuis quelque temps, les progrès de la galvanoplastie ont permis de jeter d sur les objets les plus délicats, tels que papillons, oiseaux; feuillages, fient. s plantes. Le
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docteur Variotatenté la métallisalion ducorps humain par le même procédé, et ses expériences ont réussi. 11 a présenté à l'Académie de médecinele cadavre d'un enfant nouveauné entièrement métallisé. C'est un procédé de momification infiniment supérieur à tous ceui qui ontété déjà employés. L'opération ne dure pa- plus de huit jours, et le corps ne subi aucune modificalion de forme. Le visage reste très facilement reconnaissable.
MÉTALLOGHROMIE. s f. [mé-tal-lo-kro-ml] (gr. metallon, métal; chroma, couleur). Phys. Nom donné à un phénomène observé pour la première fois par Nobili, vers 1826. Si, dans un vase plat empli d'une soJulion d'acélatede plomb, on place une plaque d'acier poli en communication avec une pile de Daniell, et, par-dessus l'acier, mais sans le toucher, une plaque de cuivre reliée à l'autre pôle de la pile, on voit au bout de quelques instants la surface de l'acier se couvrirde toutes les teintes du prisme. Ce phénomène appelé mêtallochromie, est dû au peroxyde de plomb qui se précipite en couches de différentes épaisseurs, à travers lesquelles l'acier poli, réfléchissant la lumière, produit les teintes les plus variées.
METCHNIKOFF (Léon). Géographe et ethnographe, né à Kharkow (Russie), le 30 mai 1838, mort à Clarens (Suisse), le 30 juin 18s8. — En 1860, il lit partie de l'armée deGaribaldi pendant la campagne des Deux-Siciles, qui renversa le trône des Bourbons de Naples, et fut blessé à la bataille de Vulturne devant Capoue ; ensuite il prit part au mouvement polonais, et, comme internationaliste, il se trouva mêlé aux principaux événements révolutionnaires d'Europe. Puis il partit pour le Japon. où il fut aitaché au ministère de l'instruction publique. Polyglotte distingué et savant de mérite, il fit plusieurs cours à l'Université de Genève, devint le collaborateur et le secrétaire d'Elisée Reclus et accepla la chaire de géographie comparée à l'académie deNeufchâtel. Ses œuvres principales sont : des mémoires et desarttclcs divers publiés dans des revues russes; âne Histoire du Japon et un ouvrage en coûts de publication : les Grands Fleuves historiques, en langue française.
METHILAL, s. m.(va.à.mélhyle). .Produit delà décomposition du formai parles alcalis: C3 H8 Q-. Le mélhylal a été isolé, en 1839, par Malaguli, en distillant un mélange d'alcool méthylique, d'acide sulfuriquc et de peroxyde de manganèse. 11 est liquide, incolore, d'une saveur douce et aromatique, d'une odeur rappelant celle de l'éther acétique. Il est volatil et produit une sensation de froid quand il s'évapore sur la peau. 11 est solnble dans trois fois son volume d'eau, dans l'alcool, l'éther, les huiles fixes et volatiles. Il bouta 42°. Densité 0,8551 . — On l'emploie en médecine comme hypnotique, llproduitimmédialement le sommeil, mais son action est de courte durée et il ne donne lieu à aucun trouble organique.
MÈTHYLE, s. m. Voy. ce mot dans le Dictionnaire; voy. aussi Chlorure de métiiyle, dans ce Supplément.
METRA (Jules-Louis- Hyacinthe- Olivier), compositeur Je musique et chef d'orchestre, né à Reims en 1831, mort le 21 octobre 1880. Son père, avocat au barreau de Lyon, avait quitté sa profession pour se faire acteur. Le jeune. Olivier monta de bonne heure sur les planches, el remplit le rôle de Joas, dans la tragédie d'Athalie. Il entra ensuite au théâtre desJeunes Élèves, deCoiute, étudiala musique et fut admis au Conservatoire, où il remporta le premier prix d'harmonie en 1853. Il w un instant, se fit copiste de musique et courut le cache . Ensuite, ayant été chef d'orba Robert, dans la banlieue, il y lit ex> ques-unes deses compositions
qui devinrent rapidement populaires, el qui
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se jouent encore partout; qu'il noussuffisede citer la valse délicieuse des Roses, la Vague, les Violettes, {'Etincelle, etc. En peu de temps le nom de Métra fut connu de tous les directeurs de bals ; et il obtint bientôt la direction de l'orchestre de Mabille et du Château-desl'ieurs. Il y fit jouer des valses, des polkas et plusieurs autres compositions légères. Il conduisit ensuite l'orchestre des bais du Châtelet (1807-'6S): celui du Casino-Cadet (1869), celui des Folies-Bergères (1872-'77) et fit entendre sur cette scène de charmantes mélodies. Il a composé de nombreux ballets, dont l'un des plus connus est Yedda(1879),eldeuxopérettesbouffes : le Valet de chambre de Madame et Un Soir d'orage. Il a dirigé l'orchestre des bals de l'Opéra, concurremment avec Strauss, de 1875 à 1878 ; ensuite il resta seul chef d'orchestre de ces bals.
MÉTROPOLITAIN s. m. Nom donné, depuis quelques années, aux chemins de fer qui franchissent de grandes distances à l'intérieur des capitales et des villes très étendues, soit en passant par des souterrains, soit en suivant des rails placés simplement à niveau du sol, soit enfin en courant sur des arcades élevées à une certaine hauteur au-dessus de la voie publique. C'est à cette dernière catégorie qu'appartient le métropolitain de New- York (Elevated rail-Road) dont la construction, reconnue d'utilité publique en 1875, fut commencée l'année suivante et poussée ensuite avec activité. Ce chemin de fer est aérien et supporté, de loin en loin par des colonnes de fonte élevées sur la chaussée des rues et des avenues. Le 25 avril 1878, on mit en circulation 20 voitures sur la ligne de Broad-Way et de la 6e avenue. Le réseau ne fut complété qu'en 1882; il embrasse toute l'île, et se compose de deux voies ferrées parallèles, l'une montante, l'autre descendante, à une hauteur moyenne de 6 mètres au-dessus de la chaussée. La longueur totale des quatre lignes aériennes est de plus de 70 milles (107 kilomètres) de voie simple, etleur construction a coûté 43 millions de dollars (215 millions de francs), soit environ 2 millions de francs par kilomètre. La moyenne des voyageurs transportés chaque jour est d'environ 250,000. Le prix du transport varieentre 5 et 40 cents, suivant la longueur du parcours et l'heure de la journée où il a lieu. Les dépenses moyennes annuelles étant de 15 millions de francs et les recettes brutes de 32 millions, il en résulte un revenu net de 17 millions, soit 7,45 p. 100 du capital engagé. — La ville de Londres possède aussi nn rnétropolitain ; mais il est souterrain, dans la plus grande partie de son trajet. Il forme une courbe presque entièrement fermée; ce qui l'a fait comparer au chemin de fer deceinture de Paris; mais il diffère du chemin de fer de ceinture en ce qu'il pénètre au cœur de la ville et dessert les quartiers les plus populeux. La première section de cette voie ferrée fut ouverte le 10 janvier 1863; mais le métropolitain ne fut terminé qu'en 1868; et depuis cette époque, l'on n'a cessé de creuser de nouveaux prolongements dans différents sens. La moyenne des voyageurs est de 65 millions par an; la moyenne des recettes brutes, tant pour les voyageurs que pour les marchandises, est de 13 millions de francs.— Le métropolitain de Berlin, projeté dès 1872, fut commencé en 1875 seulement et ouvert le 7 février 1832. Il traverse la ville de l'est à l'ouest, en se rapprochant le plus possible du centre; il est à quatre voies et complètement aérien. — Paris possédera peut-être un jour son métropolitain, comme les autres grandes villes, c Depuis bien des années, dit Louis Figuier, les projets de railways à créer dans la capitale se multiplient, les études se succèdent et les solutions sont annoncées, sans que le question paraisse faireunpas, clsansque l'on puisse prévoir encore l'époque probable d»