‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 320 sur 503 · MICH · texte numérisé non relu

MICH

J*3a quelconque de ces projets. Et pourtant, *"il est une ville qui réclame impérieusement !ê création de voies rapides de communication dans son enceinte, c'est assurément Paris. Un relevé qui a élé fait en 188i, a cons- Uté que le mouvement des véhicules au carrefour du boulevard Montmartre el de la rueMonlmarlre, vulgairement ubmméleCarrefour des écrasés, est de plus de 100,000 par jour. La circulation devient chaque jour plus difficile dans les rues de la capitale. Les voitures occasionnent des encombrements au milieu desquels le piéton ne peut s'engager sans risquer sa vie. Les omnibus et les tramways sont toujours pleins quand tout le monde en a besoin. Le désencombrement de la voie publique s'impose donc à Paris, comme une nécessité de premier ordre et, pour y parvenir, il n'est d'autre moyen qu'un chemin de fer intérieur, à l'instar de ceux de Londres, de Berlin, de New-York et de Philadelphie.» Dès 1870, l'administration de la ville de Paris s'occupa de cettequestion. En novembre 1871, une commission spéciale fut nommée pour étudier les différents projets de chemin de fer intérieur. Celte commission décida, en 1872, la création d'une ligne traversant Paris de la Bastille au bois de Boulogne, par les boulevards intérieurs, avec une ligne transversale allant à Monlrouge, en passant per les Halles centrales et par Cluny. Ce beau projet fut enfoui dans les cartons, et l'on n'en parla plus. En 1875, la question fut reprise sur un nouveau plan. 1! s'agissait d'établir sous le Palais- Royal, une gaie centrale, d'où partiraient des rayons souterrains dirigés sur chacune des grandes gares Ce projet, dû à l'initiative du préfet de la Seine, fut repoussé par le conseil municipal, et alla rejoindre son prédécesseur. Depuis cette époque, vingt projets ont étépropos'S et ont subi le même sort. Cependant, en 1887, le 30 juin, la commission du budget approuva l'idée d'un métropolitain et la soumit a la Chambre des députés, qui n'y vit aucun inconvénient et lui donna son approbation par un vote, le 21 juillet. On crut que, cette fois, les travaux allaient commencer. Il n'en fut rien. 11 futaussilôt décidé deremanier le plan originel ; et l'on nomma des ingénieurs pour visiter le chemin de fer souterrain de Londres. C'était une manière d'enterrer l'affaire. Le 17 mai 1888, à la Chambre des députés, M. Deluns-Montaiid, ministre des travaux publics, répondant à une question, dit que tout Paris est favorable à celte entreprise. 11 avait pris l'initiative de négociations avec le conseil municipal et avec les diflérentes compagnies de chemin de fer ; et il promit de présenter sous peu un projet de loi. Mais les ministres changent et la paperasserie reste. La question des métropolitains n'est pas plus avancée aujourd'hui qu'il y a vingt ans. 11 est probable que l'on commencera à s'en occuper sérieusement quand les autres peuples auront déjà trouvé autre chose de mieux.

MICHEL-BONNEFARE (Saint-), commune du canton de Vélines (Dordogne), à 41 kilom. O. de Bergerac; 500 bah. Château de Montaigne, où l'on visite l'appartement habité par le célèbre moraliste de ce nom.

MICHEL-DE C0NEX (Saint-), hameau de la commune de Champ, cant. de Gosselin, arrond. et à 22 kil. de Grenoble (Isère) ; 20 hab. Ruines d'un ancien prieuré, appelé le couvent des Moines-Rouges (xie siècle).

MICHEL-DE-CUXA (Saint-), hameau de la commune de Codalet, cant. et à 3 kil. de Prades (Pyrénées-Orientales), 10 hab. Ruines intéressantes d'une église abbatiale con-truite en 974 et détruite pendant la Révolution.

MICHEL-EN-LHERME (Saint-), port et commune du cant. de Luçon, arrond. et à 43 kil. S.-O. ds Fontenay-le-Comte (Vendée), sur le

MTLO

canal de Fontenell», qui afflue dans la baie d'Aiguillon; 2,750 hab. Fabrication de soude; commerce de grains.

MICROMILLIMÈTREs. m. (gr. mrtros.petit:

franc., millimètre). Millième de millimètre.

MICROSCOPE. On n'a pas toujours de microscope à sa disposition lorsque l'on veut examiner un très petit objet. Voici deux petits joujoux faciles à fabriquer et qui peuvent être d'une certaine utilité. On prend une vieille carte de visite ou un morceau de carton quelconque que l'on noircit en le trempant dans l'encre: Quand il est séché, on y perce un tout petit trou, à l'aide d'uneaiguille fine. En regardantpar ce petit trou, appliqué en face de la prunelle, on voit, avec un grossissement considérable, tout objet placé à 2 ou 3 centimètres au delà 'lu carton, sur le prolongement de la ligne formée par la prunelle et le trou. L'objet ainsi regardé est grossi de 3 à 10 fois, suivant le degré de petitesse du trou. Le microscope dont la description suit, peut grossir de 100 à 150 fois. On a une mince lame de plomb ou de laiton ; on y perce un trou à l'aide d'une fine alêne ou d'une grosse aiguille ; on laisse tomber sur ce trou une goutte d'eau limpide, juste assez volumineuse pour l'emplir complètement.

L'objet à examiner doit être placé immédiatement au-dessous du globule formé par la goutte d'eau.

MILLET (Aimé), sculpteur et dessinateur, né à Paris vers 1816, mort en janvier 1891. Elève de David d'Angers, il se fit connaître, jeune encore, par de remarquables dessins: mais il finit par s'adonner exclusivement à la sculpture. 11 exposa plusieurs œuvres, à partir de 1845. Son Ariane (1*57) fonda sa réputation, el lui valut une première médaille. Il envoya au Salon de 1805 Vcrcingétorix, colossale statue de cuivre repoussé, destinée àcouronner le plateau d'Alise. Il fit, pour la mairie du lor arrondissement, une statue de la Justice civile; pour le couronnement de l'Opéra, un Apollon d'un grand caractère; pour le cimetière du Père-Lachaise, un Tombeau de Baudin et pour le monument élevé aux jeunes gens de l'Eure, morts pour la patrie en 1871, un Garde mobile, le sac au dos, 1p. fusil au pied. 11 a laissé plusieurs bustes de contemporains célèbres.

M1L0RAD0VITSCH ou Milovatovitch (Michel) , comte, général russe, né à Saint- Pétersbourg en 1770, mort dans la même ville le 25 décembre 1825. Entré au service dès l'âge de dix ans, il eut un rapide avancement, fit toutes les campagnes contre les Turcs (1789), les Polonais (1792) et les Français (1805-12-13-14 .). Son courage et son défaut de tactique militaire lui avaient valu le surnom de Murât de l'armée russe. Pendant l'invasion de la Russie, en 181.2, il se mit a la tête de l'arrièregarde de l'armée russe, après la bataille de la Moscova, et protégea la retraite jusqu'à Moscou. Il reçut le titre de comte en 1814„ Lors de l'émeute militaire qui éclata à Saint-Pétersbourg à l'avènement de Nicolas 1er, il fut tué d'uncoup de pistolet par les révoltés qu'il essayait de ramener au devoir. Aussi courageux que Murât, aussi patriote que Souvarovv, il possédait la rude franchise de Lefebvre. C'est lui qui osa reprocher au tzar la préférence que ce souverain manifestait pour les Allemands. Celait pendant la retraite de 1812 ; il venait de sauver un corps de l'armée russe; l'empereur Alexandre le fit appeler sous sa tente, lui tendit les deux mains, ce qui est une faveur insigne en Russie, et lui dit : c Je te fais chevalier de Saint-André ; que veux-tu encore ? demande. » Le regard du général fit le tour des courtisans, et parmi ces favoris chamarrés, il ne vit que des visages étrangers; pas un Russe, tous Allemands. Alors d'un ton

Page 1