‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 322 sur 503 · MONN · texte numérisé non relu

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tiqae en particulier et des moyens de transport, il s'était étndié à faire manœuvrer à distance d'énormes masses de troupes, afin de les amener, au moment décisif, sur un point déterminé, où il était nécessaire de se trouver en nombre supérieur et d'écraser l'ennemi. Nul mieux que lui ne sut profiter des voies ferrées pour les mouvements de concentration, et sa bonne étoile voulut qu'il se trouva toujours en face de généraux qui ne s'étaient pas livrés aui mêmes études. C'est à son habile tactique que fut due la victoire de Sadowa. En récompense de ses services, de Moltke fut nommé généraldïnfanterieetreçut une dotation de 200.000 florins, qui lui permit d'acquérir le magnifique domaine de Kreislau, en Silésie, où il alla ensuite passer, chaque année, la belle saison. Quand éclata la guerre franco-allemande de 1870, il avait, depuis longtemps, préparé un plan habile et scientifique, qu'il appliqua d'une manière presque mathématique et qui consistait particulièrement à faire avancer séparément plusieurs corps d'armée qui opéraient simultanément contre l'ennemi. Créé comte à Versailles, le 28 octobre 1870, nommé feld-maréchal en 1875, de Moltke entra à la Chambre des seigneurs de Prusse en 1872, et devint l'âme damnée du parti militaire allemand. En janvier 1874, il fut élu au Reichstag, et fut réélu en 1877. Le 3 août 1888, il abandonna la direction de l'état-major à sou élève, le général de Waldersee. L'empereur Guillaume II le nomma président de la commission nationale de défense. Le 8 mars 1889, le vieux vétéran célébra le 70" anniversaire de son entrée dans l'armée, et reçut des présents et des congratulations de tous les souverains allemands. Le 90e anniversaire de sa naissance fut proclamé une fête scolaire, par l'empereur le 26 oct. 1890. — De Moltke s'était marié en IS42; il resta veuf sans entants, en 18>2. De Moltke a publié les ouvrages suivants: Dtr Rustiikische feldiug (Campagne des Russes contre les Turcs ; Berlin, 1835; 2° édit. 1877) ; Srief'e ûber Zustxnde und Begebenheiten in der Turkei, 1835-39 (Lettres sur la situation de la Turquie d'Europe et ce qui s'y est passé de 1835 a 1839 ; Berlin, 1841 ; nouv. édit. 1876) ; cet ouvrage a été traduit en français sous le titre de : Lettres du maréchal de Moltke sur l'Orient; liriefe aus Russland (1877) ; la Campagne d'Italie en 1859 (Berlin, 1863, 2° édit.); l'Armée allemande, par un général prussien (1871). Son œuvre principale est Deutschfranzœsitsche hicg (Guerre franco-allemande, 1873 et suiv.), livre extrêmement instructif et du plus haut intérêt pour le public français.

MONACO. Laprincipauté de Alonaco achangé de souverain par suite de la mort du prince Charles, décédé le 11 sept 1889, au château de Marchain, près de Laon (Aisne), et remplacé par son tlls, le prince Albert.

MONEGASQUE s. et adj. Habitant de la ville ou de la principauté de Monaco ; qui appartient, qui se rapporte à ce pays ou à ses habitants.

M0NIL1F0RME adj.(lat.nw»7e,collier; franc.

. Bot. En forme de chapelet, de collier.

MONNAIE. — Législ. La convention conclue en 1865, formant l'Union monétaire entre la France, la Belgique, l'Italie et la Suisse, et à laquelle la Grèce a ensuite adhéré, a été renouvelée en 1878, aux conditions que nous avons déjà exposées au Dictionnaire (t. IV, p. 118). Elle a encore été renouvelée par deux actes eu date des 6 tt 12 décembre 1885, lesquels actes ont été approuvés par le Parlement ei. ont été rendus exécutoires en France par un décret du 31 décembre suivant. La durée de cette dernière prorogation est seulement de cinq années, et échoir le 1er janvier 1891. Mais a défaut de dé faite un an à l'avance par l'une des parties contractantes, il y a eu tacite reconduction,

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