MOLT
d'ironique supplication, il osa dire au tzar : ■■Batouchka (petit père), faites-moi Allemande
MIRE s. f. Nom donné par les champignonnistes aux portions de fumier envahies par la blanc de champignon.
MIROTON (Cuis.). Coupez 'votre bouilli en tranches minces. Émincez quelques ois-nons que vous faites roussir avec un morceau de beurre. Placez vos tranches de bœuf dans ce roux, ajoutez une pincée de farine et remuez; ajoutez sel, poivre, bouquet de persil : mouille/. avec un peu de bouillon; faites bouillir trois quarts d'heure, à petit feu. Un filet de vinaigre au moment de servir.
MOLTKE [ail. môl-tke] iHellmuth-Karl- Bernhard, Graf von), général allemand, né a Parchim (Mecklembourg), le 26 oct. IsOO, mort d'apoplexie cardiaque, au palais de l'état-major général à Berlin, le 25 avril 1891. Son père, d'une vieille famille mecklembourgeoise, et ancien officier du régiment de Mollendorf, possédait près de Mecklembourg le domaine de Gnewitz ; mais peu de temps après la naissance de Hellmuth, il se retira à Lûbeck. C'est dans cette ville que le futur général allemand assista, à l'âge de six ans, à une lutte effroyable entre Français et Prussiens, le 7 nov. 1806, et qu'à la suite de la brutalité d'une prise d'assaut par les soldats de Napoléon, il jura à la France une haine qui ne devait s'éteindre qu'à la mort. Son père, ruiné par la guerre et d'ailleurs accablé d'enfants, confia son éducation à un prêtre protestant, qui l'entoura de soins ; plus tard, il obtint une bourse à l'école militaire des Cadets, de Copenhague (1811), où il se fit remarquer comme un élève acharné au travail et silencieux, et d'où il sortit officier. Il quitta le service du Danemark en 1822 et entra dans l'armée prussienne, où il devint officier u'élat-major en 1832. Trois ans plus tard il fil un voyage en Orient, passa au service de la Turquie, et fut employé par le sultan Mahmoud H, à perfectionner les fortifications de l'empire et à initier les troupes ottomanes à la tactique européenne. Lors delà révolte de la Syrie, en 1839, il accompagna l'armée destinée à réduire les Kurdes et les Egyptiens. La première bataille à laquelle assista de Moltke fut une déroule. Les Turcs, ses élèves, furent écrasés à Nisib, le 24 juin 1836, et l'officier allemand donna lui-même l'exemple d'une fuite effarée avant la fin de l'action. Il avait tellement perdu la tête que, pendant onze jours, devançant le flot des fuyards, il courut, éperdu, sous l'obsession d'une poursuite à laquelle les Egyptiens ne songeaient pas, et ne prit d'autre repos que celui qu'exigeait le soin de son cheval, exténué. Celte victoire d'Ibrahim-Pacha, c'était encore le triomphe de la France, son alliée, et de Moltke sentit fermenter en son cœur un vieux levain de haine rageuse. Le 5 août, le capitaine de Moltke et deux ou trois de ses compatriotes, aussi pressés que lui, arrivèrent à Buyakdéré, où leur frayeur se calma uu peu à la vue de la mer et des navires qui allaient les transi porter en Europe. Rentré dans l'armée prussienne, il fut nommé aide de camp du prince Henri de Prusse, et finit par être placé, en 1858, à la tête du grand état-major général de l'armée. Prévoyant, dès cette époque, une guerre avec la France, ij -..nliqua surtout à étudier les avantages ;•' .es défauts de notre stratégie. Ses travaux sur la topographie et la stratégie lui valurent le grade de lieutenant général en 1859. Il prépara un nouveau fè me de défense des côtes allemandes. En 1864, il dressa, sans aucun scrupule, le plan d'invasion de sa patrie, le Danemark. Plus tard, en 1866, la guerre d'Autriche lui permit d'i quer en grand ses théories sur le terrain. Reprenant les idées de Carnot et de Napoléon., avec les modifications nécessitées par les progrès de l'art militaire en général, de labalis-