‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 326 sur 503 · MONT · texte numérisé non relu

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MONU

MORM

MONTBRUN (Charles Dupuy, seigneur de), chef protestant suromraé le Brave, né au château de Montbrun (Drôme), vers 1530, décapité à Grenoble en 1575. Converti au calvinisme par Théodore de Bèze, il répandit la religion nouvelle parmi ses vassaux, leva des troupes, remporta plusieurs avantages sur les catholiques, succéda au baron des Adrets, comme chef des calvinistes dans le Dauphiné, combattit à Jarnac et à Montcontour, pillaen 1574, au siège de Livron , les bagages du roi Henri 111, mais finit par être écrasé par dos forces supérieures, capturé et mis à mort, après un simulacre de jugement, qui fut déclare nul par le traité de paix de 1576.

MONT-LOUIS, commune du cant. sud et à 12kil. E. de Tours (Indre-et-Loire), sur le flanc d'un rocher qui domine la rive gauche de la Loire et dans lequel sont creusées la plupart des habitations, 1,000 hab. Traité de 1174 entre Louis VII de France et Henri II d'Angleterre. Patrie du célèbre imprimeur Planun.

M0NTPENSIER ( Antoine - Marie - Philippe - Louis d'Orléans, duc de), cinquième fils du roi Louis-Philippe, né à Versailles le 31 juill. 1824, mort le 4 l'évr. 1890. Lieutenant au 3e régiment d'artillerie, en 1842, il devint capitaine en 1844, fut envoyé en Afrique, prit part aux expéditions de Biskra et du Ziban, fut légèrement blessé a la tête dans cette dernière campagne et fut promu chef d'escadron, puis lieutenant-colonel en 1845, ensuite colonel du 5" régiment d'artillerie et enfin général de brigade. Le 10 oct. 1846, il épousa à Madrid la princesse Marie-Louise-Fernande de Bourbon, sœur de la reine Isabelle II. Celte alliance, connue sous le nom de « Mariage espagnol », donna naissance à de sérieuses complications avec l'Angleterre et fut sur le point d'amener une rupture avec cette puissance \près la révolution de 1848, le duc de Montpensier vécut un instant en Angleterre; mais il ne tarda pas à se rendre à Séville.II se fit naturaliser Espagnol et accepta, en 1859, le grade de capitaine général de l'artillerie espagnole. Quand Isabelle fut chassée, en 1868, sa candidature au trône fut appuyée par le parti libéral. Grossièrement injurié dans une Lettre aux Montpensiéristes, datée de Madrid, 7 mars 1870, il provoqua en duel son cousin et rival, don Enrique de Bourbon, frère du mari d'Isabelle. Il eut la main malheureuse et le frappa d'une balle dans la région du crâne. Don Enrique tomba mortellement blessé. Cet événement irrita l'orgueil castillan, qui ne put supporter l'idée qu'un Français pût tuer un Espagnol, et le duc de Montpensier perdit, avec le plus grand nombre de ses partisans, toute chance de succès. Il fut condamné, le 12 avril, par une cour martiale, à un mois de bannissement de la capitale, et à payer une indemnité de 30,000 fr. à la famille du défunt. En 1871, il refusa de prêter serment au roi Amédée et fut exilé; mais il lie tarda pas à rentrer à Madrid. Sa fille aînée, Isabelle, a épousé le comte de Paris en 1864.

MONTRE-RÉVEIL, montre nouvellement inventée en Angleterre et destinée à marquer l'heure et à faire sonner une clochette de réveil. La petite aiguille est en contact avec un bouton de platine fixé sur un cercle isolé, et un circuit électrique passe à travers une batterie voltaique et la clochette de réveil.

MONTRE-THERMO- MÈTRE s. f. Thermomètre de poche en forme de montre, dont le principe consiste dans le mouvement d'une volute creuse remplie de liquide dilatable. La Montre-lUerniom être.

volute s'écarte ou se resserre, selon que la température s'élève ou s'abaisse; elle agit sur une aiguille qui tourne sur le cadran de la montre. Le bouton et la poignée permettent de fixer l'aiguille à volonté.

M0NTREU1L (à la) , se dit de toute culture d'arbres fruitiers faite le long d'un mur, comme cela se pratique à Montreuil.

MONUMENT. — Législ. Il y a, depuis longtemps, au budget de l'Etat, un crédit affecté à la conservation des monuments historiques. Une commission spéciale est chargée d'établir la liste de ces monuments et de répartir, selon les besoins, la subvention qui leur est attribuée. Les travaux de réfection ou de consolidation reconnus nécessaires sont exécutés sous la direction des architectes de l'Etat, alors même que la dépense desdits travaux est payée en majeure partie par les départements, les communes ou les établissements publics qui sont propriétaires de ces monuments. Mais aucune disposition législative n'assurait la conservation des objets, meubles ou immeubles, qui sont considérés comme des monuments historiques. La loi du 30 mars 18S7 est venue combler celle lacune Elle décide que les immeubles appartenant, soit à l'Etat, soit à des départements, soit à des communes, soit à des fabriques ou autres établissements publics, soit même à des particuliers, et dont la conservation peut avoir un intérêt national, au point de vue de l'histoire ou de l'art, sont classés par les soins du ministre de l'instruction publique et des beauxarts. — Sont également classés les objets mobiliers, présentant le même intérêt, et appartenant à l'Etat, aux départements, aux communes, aux fabriques ou autres établissements publics. Le classement d'un immeuble est fait par le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, avec le consentement, soit du ministre dans les attributions duquel cet immeuble est placé, soit du département, de la commune, de la fabrique, ou de tout autre établissement public qui en est propriétaire, et après avis conforme du ministre sous l'autorité duquel se trouve l'établissement. En cas de désaccord, le classement doit être prononcé par un décret rendu dans la forme des règlements d'administration publique. Si l'immeuble appartient à un particulier, il ne peut être classé qu'avec le consentement du propriétaire. Le déclassement s'opère dans les mêmes formes que le classement. La loi dont il s'agit a été, par exception, pourvue d'un effet rétroactif, c'est-à-dire qu'elle est applicable aux monuments historiques déjà classés comme tels avant sa promulgation, et dont la liste est annexée à la loi. Un immeuble classé ne peut être détruit, même en partie, ni être l'objet d'un travail de restauration, de réparation ou de modification quelconque, sans le consentement du ministre de l'instruction publique et des beaux-arts. Il ne peut être exproprié pour cause d'utilité publique qu'après que ce ministre a été appelé à présenter ses observations. Les servitudes d'alignement et autres qui pourraient causer la dégradation des monuments ne sont pas applicables aux immeubles classés. Le classement des objets mobiliers appartenant aux départements, aux communes, aux fabriques et autres établissements publics, devient définitif si l'établissement propriétaire n'a pas réclamé contre ce classement, dans le délai de six mois, à dater de la notification qui leur en a été faite. En cas de réclamation, il est statué par décret. Le déclassement a lieu dans les mêmes formes. — Un exemplaire de la liste des objets classés est déposé au ministère de l'instruction publique et à la préfecture de chaque département, où le public peut en prendre connaissance. Les objets mobiliers classés et appartenant à l'Etat sont inaliénables et imprescriptibles. Ceux qui appartiennent aux départements, aux com-

munes, aux fabriques ou autres établissements publics ne peuvent être restaurés, réparés, ni aliénés qu'avec l'autorisation du ministre de l'instruction publique, et toute aliénation faite sans cette autorisation est nulle. Ch. Y.

M0RET (Antoine de Bourbon, comte de) , né à Fontainebleau en 1607, mort vers 1632. Fils naturel de Henri IV et de Jacqueline de Breuil, comtesse de Moret, il fut légitimé en 1607. Ayant pris parti pour Gaston d'Orléans contre Richelieu, il disparut après le combat de Castelnaudary (1632). On pense qu'il fut tué pendant la bataille; mais quelques historiens prétendent qu'il survécut et se retira, sous le nom de frère Jean-Baptiste, dans une solitude de l'Anjou.

M0RIN (Arthur- Jules), général et mathématicien, né à Paris le 17 octobre 1795, mort le 17 mars 18S9. Il termina ses études à l'école Polytechnique (1813) et à l'école d'application de Metz (1817), devint capitaine de pontonniers en 1829, fit à Metz un cours de mécanique appliquée aux machines et fut nommé professeur de mécanique industrielle au Conservatoire des Arts et Métiers de Paris, puis directeur de ce Conservatoire en 1852. Presque en même temps, il reçut le grade de général de brigade et ensuite celui de général de division le 7 avril 1855. Il a inventé plusieurs ingénieux instruments de mécanique expérimentale, tels que la manivelle dynamométrique, pour mesurer la force des moteurs animés ; et l'appareil à indications continues, qui sert à indiquer la loi de la chute des corps. (Voy. Mécanique, dans le Dictionnaire.) Par ses expériences et ses découvertes aussi bien que par son enseignement, M. le général Morin est l'un des savants de son temps qui ont le plus contribué aux progrès relativement très rapide de la mécanique. On lui doit notamment : Nouvelles expériences sur le frottetement (1833, 35 vol.) ; Notice sur divers appareils dynamométriques (1836), ouvrage honoré du prix Montyon l'année suivante ; Expériences sur les roues hydrauliques à augets (1837) ; Expériences sur les roues hydrauliques appelées turbines ; Nouvelles expériences sur C adhérence des briques et des pierres posées en bain de mortier ou scellées en plâtre, etc. ; Mémoire sur la pénétration des projectiles et sur la rupture des corps solides par le choc, avec le général Piobert ; Aide-mémoire de mécanique pratique (1838) ; Mémoires sur tes pendules balistiques, avec le général Piobert (1839); Mémoire sur la résistance de l'air (1842) ; Expert) nces sur le tirage des voitures (1848-49) ; Leçons de mécanique pratique (1850, 5 vol.); Catalogue des collections du Conservatoire des Arts et Métiers; Résistance des matériaux (1853) ; Notions fondamentales de mécanique et données d'expériences (1855) : Hydraulique (1858); Rapport de la commission sur le chauffage et la ventilation du Théâtre lyrique et du Châtelet (1861) ; Machines et appareils destinés à l'élévation des eaux; Eludes sur la ventilation (2 vol.); Des Machines à vapeur, avec M. Tresca, (1863) ; Enquête sur l'enseignement professionnel, avec M. Perdonnet (1865. 2 vol. in-4°, cartes et pi.) ; Salubrité des habitations (1869); Notice sur le général Piobert (1871) ; Notions géométriques sur les mouvements et leurs transforma- (1872. 4° édit.) ; Manuel pratique du chauffage et de la ventilation (1873), etc.. etc.; outre une foule de mémoires insérés aux Comptes i-endus de l'Académie des sciences ou au Recueil des Savants étrangers.

M0RM0NÉNE s. f. Nom donné par les pêcheurs à une espèce de congre ou anguille de mer, que l'on trouve en abondance sur les côtes d'Afrique, du Brésil, des Indes et d'Italie. Ce poisson carnassier se distingue des murènes par deux nageoires qui sont atlachées à la tête et qui ressemblent à deux mains d'enfant. La gueule est garnie de plusieurs

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