‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 334 sur 503 · MUSA · texte numérisé non relu

MUSA

MYRM

la principale porte de leur cité. A la longue, le temps ou quelque accident oblitéra le mot du milieu et les deux mots restants, moult tarde, furent imprimés sur les étiquettes que les marchands dijonnais collent sur les pois dans lesquels ils expédient aux quatre coins du monde le principal produit de leur industrie.

MUCRON s. m. (lat. mucro , pointe). Bot. Pointe fine sans résistance qui termine souvent un organe foliacé : feuille, stipule, sépale, etc.

MUCRONNÉ, ÉE adj. Bot. Se dit des plantes ou des parties de plantes pourvues de muerons.

MDLTIFIDE adj. (lat. multifidus, fendu en plusieurs parties). Bot. Découpé un grand nombre de fois.

MULTILOCULAIRE adj. (pref. mtlti, beaucoup; lat. loculatus, divisé en compartiments). Bot. Qui a beaucoup de loges, de carpelles, en parlant d'un fruit.

MULTIOVDLÉ adj. Se dit d'un ovaire qui a

beaucoup d'ovules.

MULT1PARTITE adj. (lat. mullipartitus, divise en plusieurs parties). Bot. Se dit d'une feuille dont les découpures nombreuses vont presque jusqu'à la nervure médiane, ainsi

qu'aux nerveurs secondaires, tertiaires, etc.

MDRIQUÉ, ÉE adj. (adj. murex, pointe).

Bot. Muni de saillies en formé d'épines.

MUSA (Antonius), célèbre médecin du règne d'Auguste. 11 était frère d'Euphorbe, médecin du roi Juba, et fut d'abord esclave. L'empereur Auguste atteint d'une grave maladie, était sur le point de mourir, en l'an 23 av. J.-C; ses médecins, en le soumettant à un régime échautfant, ne faisaient qu'empirer sa situation. Antonius Musa réussit à le ramener à la santé au moyen de bains frais et de boissons rafraîchissantes. 11 fut récompensé par de fortes sommes; une statue lui fut érigée près de celle d Esculape, à l'aide d'une souscription publique. 11 paraît avoir établi en système son mode de traitement, auquel Horace fait allusion (Epist. i, 15, 3), mais le remède, qui avait si bien réussi à l'empereur, ne fut pas bon pour son neveu Marcellus, qui expira à Baise, entreles bras du médecin, peu de mois après la guérison d'Auguste. Musa avait écrit, sur la pharmacie , plusieurs ouvrages qui sont fréquemment cités parGalien; mais il ne nous en est parvenu que des fragments et 2 petits ouvrages de médecine qui lui sont attribués, quoique beaucoup les considèrent comme apocryphes. Les fragments ont été publiés par Caldiani (Rassano, 1800, iu-8°). (Voy. Acquermann : de A. Musa,

et libns qui illi adscribuntur. Altdorf, 1786, in-4°). — Le nom de Musa été donné à un genre botanique (bananier), type de la famille des musacées.

MYRMÊDONIE s. f. (gr. murméx, fourmi).

En tom.Genredecoléoptères hétéro tarses (ayant 4 articles aux tarses des quatre pattes antérieures), voisin des aléochares, el comprenant unequarantained'espèces, les unes aptères, les antres ailées. Les insectes de ce genre pénétrent chez les fourmis quand celles-ci sont engourdies par le froid. Pendant la saison chaude, les myrraédonies se tiennent embusquées au bord des chemins que suivent les fourmis et quand l'une d'elles vient à passer, d'un coup de dent, la mvrmédonie lui tranche l'abdomen et se régale du liquide sucré dont l'estomac est plein.

MYRMICINE s. f. (gr. murmex, fourrai).

Genre de fourmis dont l'abdomen est réuni au thorax par deux sortes de nœuds ou d'articulations. La femelle est beaucoup plus grosse que le mâle et surtout que l'ouvrière. Mâles et femelles sont ailés, mais pendant peu de temps. Dès leur première promenade hors de l'habitation, les mâles meurent; et les femelles s'arrachent les ailes avant de rentrer à la fourmillière pour y effectuer la ponte. Les ouvrières ont la tête grosse et les mandibules très fortes.

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