MOUT
faire faire par là des mouches à ceux qui joueraient et ne feraient point de levées. Celui qui i énonce fait la mouche d'autant de jetons qu il y en a sur le jeu; de même celui qui pouvant prendre sur une cai joui i, en mettant plu? haut de la même couleur, en coupant ou en surcoupant, ne le fait pas, fait aussi la mouche. Celui qui est surpris à tricher au jeu ou à reprendre des cartes pour accommoder son jeu, fait la mouche et ne joue plus. Celui qui maldonne remêle. Lorsque le jeu est faux, il ne vaut rien pour le coup, mais les précédents sont bons. On ne remêle pas pour une carte retournée. — Vocabulaire de la mouche. Abattre le jeu, avertir qu'on ne veut pas jouer sur le coup. Cartes entières (demander), écarter tout son jeu et demandée cinq autres cartes. tJem'y tiens, » paroi lesquelles un joueur annonce que, satisfait le son jeu, ou craignant d'en relever un plus mauvais, il n'écarte pas. Mouche, cinq cartes d'une même couleur réunies clans une seule main.— Peineàlaquelle estassujeti le joueur qui, ayant joué sur le coup, n'a fait aucune levée, ou qut a renoncé, ou qui s'est rendu coupable de quelque autre faute punissable de la même peine, qui consiste à mettre au jeu un nombre de jetons égal à celui des joueurs. Mouche piquante, réunion de plusieurs mol ches payées en même temps. Mouche (faire la), se dit quand le donneur met, dans une pelite corbeille, autant de jetons qu'il y a de joueurs. Se dit égalemeut quand un joueur qui n'a pas fait de levées ou qui subit une punition, verse à la corbeille autant de jetons qu'il y a de joueurs. Mouche (sauver la), la garder pour l'annoncer quand son tour de jouer sera venu. Primauté, avantage par lequel le joueur placé le plus près de la dioite du donneur pagne le coup, quand il est en concurrence avec un ou plusieurs joueurs dont les points sont égaux aux siens. Triomphe ou atout, couleur de la carte qui retourne; Tatou prime toutes les cartes d'une autre couleur.
MOULE. — Législ. La pêche des moule était interdite pendant plusieurs mois de l'an née, en vertu, savoir : pour les quatre premiers arrondissements maritimes, du décret du 4juillet 1853(art. 52 et 53), et, pour le cinquième arrondissement, en vertu du décret du 19 juillet 1859 (art. 60). Cette interdiction avait pour but de favoriser la reproduction de; moules, et surtout d'empêcher que ces mollusques ne fussent livrés à la consommation, a 1 époque du frai, pendant laquelle elles étaient réputées dangereuses pour la santé pu. blique. Le comité consultatif des pèches ma. ritimes, dans un rapport publié au Journal officiel le 26 mai 1889, a reconnu que l'ingestion des moules ne peut causer aucun accident toxique à l'époque du fraietqu'elles ne peuvent être nuisibles que si elles ont séjourné dans les eaux stagnantes ou souillées des ports. En conséquence, un décret du 26 décembre 1890 autorise la pêche des moules toute l'année, sur les moulières dont l'exploitation a été autorisée par le préfet maritime. Mais cette exploitation est toujours interdite avant le lever et après le coucher du soleil. La vente, l'achat, le transport et le colportage des moules sont autorisés toute Tannée, sans qu'il y ait, comme cela existe pour les huîtres, aucune reserve relativement aux di; sions. Ch. Y.
MOUTARD". Voici Tétymologie que donne aujourd'hui au mot moutarde : En 1 Philippe le Hardi, de Bourgogne, ace à la ville de Dijon le privilège de porter ses insignes armonaux, avec la devise Moult mt tarde (je veux ardemment) en retour d'un contingent de t. 000 hommes que s'engaj à lui fournir la capitale bourguignonne, mais qu'il devait entretenir, armer el nourrir.Heureux et Tiers de la condescendance ducale, les autorités ordonnèrent de graver la devise sur