ALCA
Ce signal se compose d'une boîte en fer coutenant un appareil télégaphique, un téléphone et une sonnette d appel. Des boites portant chacune un numéro sont placées à
électrique (fi?. 5). on place la spirale au milieu ue la tive et on la l'ait ensuite marcher ver- l'une des extrémité;,, puis vers l'autre; enlin ou la tamène au milieu, on interrompt le romani et on retire la lige. S'il s'agit d'un aimant en fer à cheval, on met les extrémités eu contact avec les pôles d'un electro-aimant; on lance le courant, puis on l'interrompt; l'acier se trouve aimanté (fig. 6). On peut aus<i mellre en contact, pendant quelques instants, les extrémités du fer à cheval avec un électro-aimant en activité.
AIME dk Varknne, poète français du xiii" siècle, h visita l'Orient et se lixa dans le Lyonnais. Le manuscrit de son Romande Florimont et de Philippe de Macédoine se trouve à la Bibliothèque nationale et a été analysé par Paulin Paris.
AÏN-CHARIN fa-inn-ka-rinn], village des environs Je Jéru-alein, très fréquente parles pèlerins, comme étant le lieu où vécut Zachane. Dans un couvent qui se trouve près du village, on remarque un autel construit, du-on, sur le lieu même ou naquit saint Jean Baptiste.
AILLOLI. Voici comment se fait l'ailloli : Pilez des gousses d ail jusqu'à en faire une sorte de pâle; ve^ez de I huile d'olive sur celle pâte, goutte a goutte, et en remuant toujours, jusqu'à ce quelle ait pris une certaine consi-lance; a;ou ez-y alors un peu de jus 'ic citron, et continuez à tourner. L'ailloli doit avoir une consistance presque égale a celle du heurre Irais. Ou remploie soit en la mélangeant à d'auties sauces qu'elle a mission de relever, soit isolément, en la délayant avec une addition d'huile suivant le besoin, principalement avec le poisson bouilli, surioul avec le poisson de la bouillabaisse.
AJACCÉEN, ÉENNE s. et adj. [a-ja-ksé-ain]. D'Ajaecio; qui appartient à cette ville ou à ses liabit.ints.
ALAIN de Flandre, évêque d'Auxerre, né en Flandre, mort en 1182. Il a laissé une Vie de saint Bernard et cinq Lettres adressées à Louis le Jeune et insérées dans le Recueil des historiens de Fiance.
ALARME. Notre figure réprésente un signal 4'alarme qui est employé depuis quelques années en Amérique pour lelier les postes de police d'une ville aux principaux quartiers.
Alarme. — buue
différents points du parcours d'un policeman et se trouvent en communication électrique avec le po-te de police.
ALBERT N'YANZA, voy. N'yanza dans le Dictionnaire.
ALCATRAS (Les), groupe de récifs qui se trouve a 40 milles environ de l'embouchure du Uio-Nunez, par 10° 37' lat. N. et 17" 43' long. 0., en lace de notre frontière méridionale du Sénégal (Afrique occidentale). Le principal de ces récifs est un petit îlot de 200 mètres sur 100 mètres, élevé de 5 à 6 pieds au-dessus du niveau de l'eau; il est rocailleux. d'un dilficile abord et sans aucun abri ; il est couvert d'une couche de guano de peu de valeur, les pluies tropicales noyant le sol pendant une partie de l'année. En 1887, l'auminislration de?, colonies, ayant etc avertie qu'un gouvernement étranger songeait a s'emparer de ce rocher pour en exploiter le yuano, envoya à M. Genouille, alors gouverneur du Sénégal, l'ordre d'en prendre possession, eu y faisant hisser le pavillon français. Le 19 octobre 1887, l'aviso le Héron, sous les ordres du lieutenant de vaisseau Lecomte, appareilla de Saint-Louis et hissa le pavillon français le 22 octobre. Puis le lieutenant de vaisseau Leeomle alla demander au roi Umah- Salilou, qui règne sur les bords du Rio-N'uuez, quatre noirs qui acceptèrent de s'installer dans l'île et d'y garder le pavillon pendant quelques mois. Le 26 octobre, ces gardiens lurent débarqués sur le récif, avec une lente, des ustensiles de cuisine, des vivres pour un mois et 1.300 litres d'eau. Le 12 novembre, ou t-nvova aux noirs des vivres pour un mois et 280 litres d'eau. Ensuite, on ne s'en occupa plus. Le y janvier 1888, M. Largeau, récemment nomme admiui.-lraleur du cercle de Rio- Nunez, reçut la visite du roi Dinaa, qui craignait que ses sujets ne fussent oubliés et qui lui lit part de ses craintes. M. Largeau télégraphia au gouverneur, qui ne répondit pas. Le 17 mai 1888, l'aviso colonial le bukai passant en vue des îles Alcatras, le capitaine lit stopper pour prendre des échantillons de guano. En débarquant, on trouva les cadavres des noirs au pied du drapeau français. Ils étaient morts de soif. A la suite d'une interpellation faite au Sénat, le gouverneur lut rappelé et relevé de ses fonctions. Une instruction ouverte sur les faits déplorables qui lui étaient imputés, aboutit à son renvoi, pour homicide par imprudence, devant la 9° chambre du tribunal correctionnel de la Seine (oéc. 1888;. Déclare cuupable de meurtre par imprudence, M. Genouille fut d'abord
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condamné à 600 fr. d'amende, le 8 janvier 1889; mais la cour d'appel, beaucoup plus sévère, porta sa peine à six mois de prison, le 22 février.
ALCOOL. — Econ., polit, et législ.
La législation relaiive aux bois.-ous alcooliques a eu, jr.squ à nn« jours, un but presque exclusivement fi «cal, et l'on ne s'est pas préoccupé suffisamment de l'hygiène publique, à j laquelle se trouventici rattachées une question de morale et celle de la criminalité. Nous avons été devancés, sur ce dernier point, par les lé^'i-lations de plusieurs pays d'Europe. — En France, le premier impAt établi sur l'alcool, dale de ledit royal du 28 mai 16S9, qui assujettit IVatt ardente à une aide portant sur la labrical ion. A Paris, en 1719. les droits établis sur l'eau-de-vie s'élevaient à 38 livres nar heclolilre, y compris les diverses taxes locales. Tous ces droits furent abolis en 1791 ; mais l'alcool a été imposé de nouveau sous le premier Empi e. Le droit de consommation, après avoir élé élevé jusqu'à 50 fr. par hectolitre d'alcool pur. fut abaissé à 37 fr. en 1830, puis relevé successivement à 50, r 25. décimes compris, taux
60, 90 enfin alS6fr 25
actuel. Nous avou- parle de- divers droits dont l'alcool est frappé, a l'article Boissons, dans le «ecund volume de ce Dictioonairr- . — En 1886, le •senai avaii donné mandat a l'une de ses coiniii ssions de procéder à une vaste empiète -ur la consommation de l'alcool en France. Le rapporl fut dépose le 7 février 1887, par le regretté Claude (des Vosges); et c'est là une œuvre très renia quable, qui a fait la lumière sur tous les points Ce rapport concluait a ce que le gouvernement étuuiât les moyens de placer le monopole des alcools entre les mains de l'Etat, dans le double but de réfréner la fraude qui réduit considérablement ia recette de l'impôt, el d'empêcher la mise en vente de buissons toxiques. Le rapport établit surabondamment que la criminalité, la folie, le ,-uicide, la déchéance physique et morale de la race suivent partout une marche corrélative à celle de la consommation de l'alcool. Un professeur de l'école de droit de Pans, M. Aglave, a proposé l'adoption d'un svsteme très compliqué qui semblât! répondre aux vues de la commission sénatoriale. D un autre côte, la Sui.-ge a adopté un système particulier de monopole pour le commerce de l'alcool. (Loi fédérale du 23 décembre 18s6, confirmée par vote du peuple le 15 mai 1887.) Mais le législateur français a cru devoir se borner provisoirement à la recherche des moyens de protéger la santé publique; et il a décidé, par la loi du 10 décembre 1887, qu'un prix, dont il n'a pas déterminé la valeur et qui devra être décerné par l'Académie des -cieuces, serait attribue « à la personne « qui découvrirait un procédé simple et usuel « pouvant être mis en pratique parles agents « de l'administration, pou r déterminer, dans « les spiritueux du commerce et les boissons « alcooliques, la présence el la quantité des c substances autres que l'alcool chimiquement t pur ou alcool éthylique. • Ce procédé simple et usuel n'a pas encore été soumis à l'Académie. — Un congrès international pour 1 étude des questions relatives a l'alcoolisme, s est tenu a Pari.-, au mors d'août 1889, pendant la durée de l'Exposition universelle; mais il ne semble pas avoir l'ait avancer vers une solution prochaine les questions qui lui étalent, soumises. La révision complète Ou système d'impôt appliqué en France sur les boissons permettra, il faut l'espérer, de satisfaire a la fois aux ju-tes réclamations, des hygiénistes et à celles d'' commerce qui se trouve encore entravé, uuinme il l'était sous l'Ancien Regime„r«ir les formalités les plus
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gênantes et les plus rigoureuses. Enfin, la fabrication de l'alcool ne devrait plu« être exempte, chez les bouilleurs de cru. du contrôle de la régie : car c? privilège exorbitant, établi par loi du 14 décembre 1875, donne lieu à de- fraudes énormes dont les résultat* les plus déplorab es ne sont pas ceus dont soull're le revenu public, mais bien ceux qui compromettent la santé, l'intelligence et jusqu'à la reproduction chez les races humain''. Les alcools produits par les bouilleur- de cru ne sont pas convenablement rectifiés; ceux provenant de la distillation du cidre, du poiré, des prunes et des cerises, renferment des substances toxiqm s dont l'eau-de-vie de pur vin est seule exempte. « Loin de se contenter « de brû.er leurs propres récolles, les bouil-
< leurs de cru, dit M. Claude dans son rapc port, achètent des fruits, quelquefois même i des graine- et des racines, pour les faire t lu ûler, à l'abri de l'immunité qui leur a ete c octruvée. Le.- produits de celle distillation t hâtive et incomplète, ohtenue au moyen « d'appareils imparfaits, sont jelés clandes-
< tiuement, affranchis de tous droits, dans la « consommation, où ils font une concurrence c redoutable aux eaux-de-vie du commerce t soumises à l'impôt. » La suppression du privilège des bouilleurs de cru pourrait être accompagnée d'un accroissement de l'impôt -ur l'alcool. « La France, disait encore « M. Claude, ne peut pas rester étrangère au « mouvement qui emporte tous les peuples
< vers la réiorme de leur législation sur l'al- « cool. Elle n'est que la septième des puis- « sauces au point de vue de l'élévation du e taux de l'impôt. Avant eile, passent l'Ansrle- « terre, les Pays-Bas, les Eiais-Unis, le Ca- « nada, la Norwège et la Kns.-ie. Presque tous « ces Etats poursuivent a la lois un but fiscal « et un but hygiénique. • — Le droit de douane sur les alcool- de provenance étrangère a été porte de 30 à 70 fr. par hectolitre. (Lois des5 juillet 1887 et30mai 1888.) (Ch. Y.)
ALDRIC (Saint), évêque du Mans, né en Allemagne, mort en 856. Ses Capitulaires sont perdus.
ALEXANDRE (Archipel), groupe d'Iles qui s'étend le ong de la côte iN.-O. d'Amérique, entre 54° 40' et 59° lat. iN.
AL FP.ESCO. Luc. ital. qui signifie en plein air.
ALGERIE— Législ La loi du 26 juillet 1873 a piociame ce principe : que t l'établisse- « meiiL de la propriété en Algérie, sa con- « servation et la transmission contractuelle
< île- immeubles et droit.- immobiliers, quels « que soient les propriétaires, sont régis par
< la loi française. » Mais cette lui ayant abrogé complètement le décret du 29 mai 1863, qui réglait les formes relatives à la reconnaissance de la propriété col.ective des tribus et des familles, il était devenu difficile d'établir légalement la propriété individuelle du soi autrelois commun, et par suite son alienabilile. La lui du 28 avril 1887 est venue mettre un terme a ces uiflirïiltés, en traçant la procédure a suivre pour arriver prompierueul à la délimitation et a la répartition des territoires des inbus algériennes. — Les lois, décrets, arrêtes, etc., concernant l 'administration de l'Algérie sont eu tre.- grand nombre, et, quelle que soit l'importance de la colonie, ils ne présentent qu'un intérêt local : c est pourquoi il ne peut y avoir place ici pour une analyse détaillée des règlements qui sont particuliers au territoire algérien. — La loi du 5 avril 1884 a été ueclaree applicable, en Algérie, aux communes de plein exercice ^Decr. 7 avril), sous la reserve de certau,e5 dispositions ; quant aux communes mixtes et aux communes indigènes, elles sont administrées suivant des formes spéciales. L'assimilation avec la métropole s'ac-
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centue de plus en plus; mais il restera, pendant longtemps encore, sur plusieurs point île la législation, des règles particulière- à certaine» parties de l'Akène. La loi du 15 nillet 1889 sur le recrulemenl de l'armée esi applicable en Algérie, sous certaines rés Tves. (Vov. ci-après Recrutement.) Les Français et le.- naluraiisé- Franc, us, résidant en Algérie, sont incorporés dan- les corps stationnés en Algérie; et, après une année de présence effective sous le- drapeaux, ils sont envoyés dans la disponibilité, si sontsatisfait aux conditions de conduite et d'instruction militaire, déterminées par le ministre de la guerre. Ils passent ensuite dans les différentes calégories de l'année, en même temps que les hommes résidant en Fiance. Mas, en cas de mobilisation générale, Us sont, même après hurs Vingt-cinq année- de service, réincorporés avec la réserve de l'année territoriale, San- pouvoir être appelés à servir hors du territoire de I Algérie. - Ajoutons à ce qui précède quelques renseignements de statistique. On sait que l'Algérie est divisé perpendiculairement à la Méditerranée, en trois départements. Chacun d'eux est divisé en trois bandes ou territoires, parallèmentà la mer, savoir : 1° sur le littoral, le territoire de plein exercice, lequel comprend pour les trois départements, 1.900 000 hectares et 900,000 habitants ; 2° dans la région montagneuse, le lerritoire mixte, comprenant 10,000.000 d'hectares et 2,200,000 habitants; 3° le territoire milita ire, qui s'élend au sud jusqu'au désert, et qui comprend 33,000,000 d'hectares et 500,000 habitants. Le territoire de plein exercice esl administré dan- des condition- analogues à celle- de la métropole. Le territoire mixte esl divisé en 77 cireou.-eriplious, a la lêie de chacune desquelles e-t un administrateur et un ou deux adjoint- français. Le territoire militaire est, dans chaque département, place sous 1 autorité d'un général. (Ch. Y.)
ALIÉNÉ.— Législ. S'il est vrai que le gouvernement parlementaire olfre aux citoyens les plus sérieuses garanties contre l'arbiti aire il faut avouer que, sous ce régime, la production des lois est souvent trop lente et marche assez loin derrièie les aspirations impatientes ne l'opiuiun publique. Il en est ainsi en ce qui concerne la législation sur les aliénés. La loi du 30 juin 18(8 a été un grand progrès; mais -es imperfections, aujourd'hui reconnues, eu ont lait, plus d'une fois demander la revision. Une proposition a eié présentée par le gouvernement, le 25 novembre 1882, et le pro,el de révision a été vole par le Sénat, le 11 mars 1887. Depuis cette époque, ce projet attend encore le vote de la Chambre des députes. Bien que les modifications q<^ il doit apportera la loi de 1838, ne soient pas encore exécutoires, nous croyons d.voir en dire quelques mots. Il ne sérail plus permis, comme il l'est aujuurd'hui, a luute personne d en laire tenir une autre enfermée dans un établissement d'aneués sur la seule pioduclion du certilicat d'un médecin quelconque. Aussitôt après son admission, le malade serait visite, sur l'invitation du préfet, par le médecin-inspecteur des aliènes. Ensuite, le tribunal civil de l'arrondissement, après avoir pris connaissance des divers rapports médicaux, devrait statuer d urgence, en chambre du cou-eil, sur la maintenue ou la -ortie de la personne placée. Les asiles publics et les établissements prives, consacres aux aliénés, seraient soumis à une surveillance assez eileclive pour que les graves abus que l'on a eu trop souvent a constater ue pussent pas se reproduire.
(Ch. Y.)
ALLEMAGNE. La population des 26 États qui composent l'Allemagne ne dépassait pas 23 millions d'hab. en 1816 ; elle est aujour-
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d'bui de 46 millions d'hab.; c'est-à-dire qu'elle a doublé en 70 ans, indépendamment de ce qu une émigration très cons dérable lui a enlevé. — Depuis la proclamation de l'Empire et la signature de la paix de Francfort, la politique de l'Allemagne s'esl d oour but : à l'extérieur, I isolement de la France et la Formation d'un empire colonial; a l'intérieur, la germanisation de- Polonais, des Français et des Danois, enfin, l'écrasement du parti républicain ou socialiste. — En 1872, I empereur Guillaume reçut à Berlin la visite du tzar et de l'empereur d'Autriche, qui conclurent, avec lui, l'Alliance des trois empereurs, dirigée contre la France En 1875. lorsque la question d'Orient se réveilla, le cabinet de Berlin, d'accord avec l'Angleterre et avec plusieurs antre- puissances, mit des entraves à la marche de la Russie: et par le traité de Berlin (1878), ce fut l'Autriche qui lut placée comme nalion prépondérante parmi les S'aves. La Russie abandonna donc l'alliance allemande et se rapprocha du gouvernement français. Pour se mettre en défense, en cas de danger, les deux empereurs d'Allemagne et d'Autriche conclurent une nouvelle alliance en 1879. M. de Bismarck, qui avait expulsé les jésuites pendant qu'i.s elaient tout-puissants en France, lors du septennat de M ac-Mahon, fit sa soumission a Borne et protégea les ullramoutains, dès que la France eut établi, avec M. Oèvy, un gouvernement indépendant du cléricalisme. Les élections de 1879 fortifièrent sa politique en augmentant le nombre de- députés conservateurs et ullramoutains. Il obtint facilement une loi qui lui permit de fortifier i'arrnée, et la prolongation insquYu 1886 des lois contre les socialiste- (1880) En 1X81, le cabinet de Berlin s'opposa à une occupation auglo-lia çai.-e de I Egypte et se montra partisan de la conquête anglaise; son attitude guida la conduite du gouvernement français. Les raisons de M. de Bismarck étaient spécieuses : une occupation par les deux puissances, disait- il, serait de nature à amener une guerre comme celle qui suivit le coiidominium austro-prussien dans le Sleswig-Holstein ; mais son but secret, qu: n'échappa à personne, était de brouiller ia France et l'Angleterre, et de favoriser cette dernière pour acquérir -on amitié. En même temps, le chancelier avait I adresse de nous aliéner l'Italie en poussant le ministère. Ferry a la conquête de la l'unisie. H ue tar ia pas a recueillir les bénéfices de son adroite politique, en faisant entrer l'Italie dans l'alliance de I Allemagne et de l'Autriche (1883) el en oi tenant de I Angleterre un tacite acquiescement a la fondation u'uu empire colonial allemand (1884). Les débuts de celte entreprise furent modestes: le drapeau allemand fut d'abord plante sur la côte déso ee d'Angra Pequena, dont aucune puissance européenne n'avait voulu. L'Angleterre protesta pour la forme; son opposition lut a peine plus vive lorsque l'Allemagne acquit la côte iN.-E. de la Nouvelle-Guinée, puis la Nouvelle-Bretagne, la Mouvede-lrlaude el le iNouieau-Hauovre, en Océauie. Un accord pour le maintien d i statu </«o dans l'Europe orientale fui conclu, eu sept 1884. à Skiernievice (Pologne) entre les empereurs de Russie, d Allemagne el d'Autriche. L année suivante, 1 empereur d'Allemagne reçut la visite du roi d'Espagne, avec qui une a.nauce secrète fut conclue: mais la licite espagnole lit avorter les plans des deux souverain-, au sujet de l'île d'Yap (Vov. ee mot dan- le Die.tionnaire), que le gouvernement de lierii avait résolu d'englober dans -un empire C lonial avec les autres ile- Carullnes. M u Bismarck donna, dans celle circonstance, un nouvelle preuve d'habileie, eu proposant o soumettre l'allaire a l'arbitrage Ju pape Léoa XUL et en acquiesçai!- ensuite au juge-
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ment du pape qui reconnaissait le droit de suzeraineté de l'Espagne sur les îles Carolines. D'ailleurs, la politique coloniale reçut une compensation dans le protectorat établi sur une portion de Zanzibar (oct. 1885). En janv. 1885, des mesures furent prises par le chancelier pour coloniser d'Allemands les provinces polonaises. Le 9 juin, le roi Léopold de Bavière, devenu fou, fut déposé, et le prince Luitpold fut nommé régent; quatre jours plus tard on trouva le corps du roi et celui de son médecin dans un lac, où ils s'étaient noyés. Othon, frère du défunt, devint roi ; mais comme il est fou, la régence fut conservée à Luitpold. Le 11 janvier 1887, s'ouvrirent les débats relatifs à une demande de 23 millions de marksadditionnels pour les dépenses annuelles de l'armée et de 24 millions pour l'équipement et le casernement des 41,000 hommes que M. de Moltke voulait ajouter à ses troupes actives. Dans un discours qui jeta la panique en France, M. de Bismarck se désintéressa de la politique orientale, toute la Bulgarie ne valant pas, dit-il, les os d'un simple grenadier poméranien ; mais il insista sur le danger d'une guerre inévitable avec la France. Le Reichstag, sans refuser les crédits, les vota pour trois ans seulement au lieu de sept ans qu'exigeait le chancelier, et celui-ci tirant immédiatement de sa poche un message de l'empereur en donna lecture séance tenante ; ce message dissolvait le parlement. C'est au milieu des bruits de guerre qu'eurent lieu de nouvelles électionsle 21 lévrier; le résultat fut une majorité pour le chancelier; la loi de sept ans fut adoptée le H mars et la panique commençait à s'apaiser, lorsque le commissaire de police français Sehnaebelé, de Pagny -sur-Moselle, attire dans un guet-apens, passa la frontière et fut arrêté par les autorités allemandes qui l'emprisonnèrent et le mirent au secret. A cette nouvelle, il y eut en France une explosion décolère; mais bientôt les conseils de la sagesse prévalurent des deux côtés de la frontière, et après une courte détention, le commissaire lut relâché. L'émotion causée par cet incident était à peine calmée, lorsqu'il en survint un autre encore plus irritant. Le 24 septembre des chasseurs se trouvant sur le sol français servirent de cible à un soldat allemand qui en tua un et qui en blessa grièvement us autre. La surexcitation était à son comble en France, lorsque le gouvernement allemand universellement accusé de vouloir la guerre quand même, fit des excuses et indemnisa la veuve du Français assassiné ; mais i) ne châtia pas l'assassin, sous prétexte qu'il avait pris les chasseurs pour des contrebandiers. — Un événement mémorable de l'année 1887, fut l entrevue du prince de Bismarck et de Signor Crispi, ministre italien. Les deux personnages se remontrèrent à Friedrichsruhe, au commencement d'octobre et conclurent un traité d'alliance dirigé contre la France. Peu après, le Izar visila Berlin et reprocha au chancelier ses intrigues contre la Russie: le prince de Bismarck se disculpa en niant l'authenticité de certaines pièces diplomati- |ues tombées entre les mains de l'empereur ae Russie et en les attribuant à un faussaire. (Voy. Russie.) En 1888, l'attention de l'univers fut vivement éveillée, par les événements de l'Allemagne, où se sont déroulés des faits presque sans précédent : la mort de deux empereurs et l'accession d'un troisième. Le vieil empereur Guillaume, qui conserva jusqu au dernier moment la merveilleuse vigueur caracienslique de sa longue carrière, lut atteint d'un malaise alarmant vers les premiers jour» du mois de mars; il s'éteignit doucement le lJ mars, et l'Allemagne entière considéra sou deces comme une cause de deuil. Sou fils et successeur, Frédéric 111 était un prince libéral, sous le règne duquel
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l'Europe espéra respirer; mais il était atteint d'une terrible affection dont il mourut aprètrois mois d'un règne qui ne donna que des espérances. Sa proclamation et son rescrii au prince de Bismarck causèrent une satisfaction générale, dans les capitales européennes : une amnistie politique fut signée le 31 mars. Les derniers moments de l'empereur se passèrent au milieu des disputes de ses médecins, du mauvais vouloir du chancelier d'Allemagne et de l'attitude hostile delà presse officieuse, inspirée par M. de Bismarck, contre l'impératrice Vctoria.qui dut après des incidents orageux abandonner un projet d'union entre sa fille Victoria et le prince Alexandre de Battenberg. Le 15 juin, l'Allemagne apprit que le martyre de son empereur était terminé. Il eut pour successeur son fils Guillaume II, jeune souverain, que l'on représentait comme ambitieux et avide de gloire militaire. Les mesures pour la germanisation de l'Alsace-Lorraine fuient appliquées avec une rigueur, qui rappelle les jours les plus tristes de la féodalité. Il devint presque impossible aux Français de passer lafronlière alsacienne-lorraine et l'on put se croire en plein moyen âge. Les liens de la triple alliance furent resserrés par une visite que le nouvel empereur rendit à l'empereur d Autriche, au Pape et au roi d'Italie. Lors de l'ouverture de la diète prussienne, le 14 janvier 1889, l'empereur exprima la conviction que la paix serait maintenue en Europe Cette espérance pacifique n'empêcha pas le gouvernement de demander de nouveaux crédits pour la construction de navires de guerre. Les événements les plus mémorables de l'année 1890, ont été la disgrâce du prince de Bismarck et l'acquisition de 1 île d'Héligoland, cédée par l'Angleterre, qui entra décidément dans l'alliance antifrançaise.
Allemagne (colonies de l'). 11 est à considérer que le peuple allemand, éminemment migrateur, fournit, chaque année, un contingent de 50,000 a 100,000 emigrants, qui se répandent dans tous les pays; on rencontre des Allemands partout. Les Etats-Unis sont, en réalité, une immense colonie allemande; certaines parties de la Russie pourraient un jour ou l'autre, être réclamées par le gouvernement de Berlin comme possédant une majorité d'habitants d'origine germanique. Al de Bismarck s'est donné pour mission de faire flotter le drapeau impérial sur certaines contrées que les puissances européennes avaient négligées ou méprisées. Des explorateurs ont été lancés dans toutes les directions; l'Afrique a été fouillée ; l'Oceanie a été visitée lie par lie. Des négociants se sont établis sur tous les points, et peu à peu, sans guerres et sans dépenses exagérées, l'empire colonial allemand a été fondé. Il y a bien eu quelques déboires dans l'accomplissement de cette œuvre délicate. L'Angleterre s est opposée a la prise de possession des Les Samoa; I Espagne s'est soulevée au sujet des iles Garnîmes et il fallut reculer prudemment. Aujourd'hui l'empire colonial allemand comprend environ 1,500,000 kil. carr., avec une population de 1,400.000 hab., savoir :
EN AHUQUE
LepavsdeTogo 250ltil.c. lOO.OOOhab.
Cameroons... Î5.000 - 100.000-
Daroara et Luderit» 500.000 - Î50.000 -
Territoire de la Compagnie
de l'Afrique orientale 250.000
Somahs 500.000
ÏOO.000 ■ 20.000
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à la potence par le tribunal de Troyes. Sur ces entreraites, le bourreau de cette ville lomba malade, et il fallut remettre de jour en jour l'exécution du criminel. Après bien des délais, on chercha une personne qui con- -entit à faire l'office d'execuleur, mais il fut mpossible d'en trouver. Alors, les magistrats de la ville s'assemblèrent en conseil, pour délibérer à ce sujet. Au milieu de la discussion, un bon Champenois se leva et demanda combien, au bout du compte, coûterait cette pendaison. — Il faut bien calculer que cela reviendra à une. vingtaine de livres, au moins, lui fut-il répondu. — Eh bien, |e propose, s'éciia-t-il, que nous lui donnions ces vingt livres pour qu'il aille se faire pendre ailleurs, sans que nous ayons la peine de nous en occuper. L'histoire ne dit pas si les bons Champenois acceptèrent cette proposition, et si le condamné fut chargé d'aller dans une autre localité, portera un bourreau bien portant le prix de sa pendaison. Mais l'expression aller se faire pendre ailleurs passa immédiatement dans le langage populaire.
ALLÔ! (and. halloo, holà! attention!). Interjection dont on fait u-age, au début d'une conversation à l'aide du téléphone, pour appeler l'attention de la personne à qui l'on s'adresse, ou pour annoncer que l'on écoute. On redouble ordinairement l'interjection et l'on crie : Allô! Allô!
ALLUME -GAZ s. m. Appareil qui sert à allumer les becs de gaz. — Plur. des allumegaz. — L'allurne-gaz électrique, invente par A.-R. Molison, est représenté par la gravure qui accompagne cet article. Il se cumpose d'une boîte plate en caoutchouc A, où se trouve l'appareil producteur de l'électricité, et d'un long tube B, qui permet de faire partir l'étincelle au-dessus du bec de sraz. Le générateur ou appareil producteur de l'éleclriciié, consiste en une petite machine à influence mise eu mouvement par la pression du >ouoe
KN OCEANIE Archipel Bismarck 50 000
Ikl Salomon 15.000
Terre de l'empereur Guillaume
(Nouvelle-Guii.ee) 175.000 — 110.000 —
Archipel Marshall 100 — 10.000-
ALLER se faire pendre ailleurs. Voici une
expression proverbiale dont bien peu de gens connaissent l'origine et qui date de la liu du moyen âge. Un meurtrier avait été condamné
Allume-gaz électrique.
sur le taquet C. A l'intérieur de la boite tourne entre deux coussins un petit disque en verre ou en caoutchouc, actionné par le taquet, d'où production d* l'ébetricité. C'est, en petit, une machine de Ramsden, dans laquelle on a isolé les coussinets. L'armature de cette machine minuscule communique avec le tube B, et les coussinets sont reliés à un lîl passant à l'intérieur du tube, dont il est isole. Ces deux conducteurs se chargent d'électricité de nom contraire, et l'étincelle jaillit à leurs extrémités. C'est une des plus curieuses applications de l'électricité statique.
ALLUMETTES problème des). On taille en biseau l'extrémité non soufrée d'une allumette; on pratique une petite fente dans l'extrémité d'une autre allumette, on enfonct
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.e biseau dans la fente, de manière à faire former aux allumettes un angie d'environ 60°. On les pose sur une table, le sommet de l'angle en haut et on les fait tenir en équilibre en les appuyant contre une tr jisième, de ïianiè'-e a If n r faire former nnp «orte de
Allumettes. — Problème des allumettes.
faisceau. — Le problème consiste à enlever le tout avec une quatrième allumette tenue à la main. Four y réussir, il suffit de redresser légèrement les deux premières allumettes pour permettre à la troisième dp tomber sur celle que l'on tient à la main. On baisse ensuite l'extrémité de cette dernière, jusqu'à ce que l'extrémité de la troisième soit passée dans l'angle formé par les deux premières : on peut alors enlever le tout, les allumettes 1 et 2 d'un côté et 3 de l'autre, se tenant à cheval sur celle que l'on tient à la main.
— Législ. Tout le monde est d'accord pour reconnaître que les monopoles de fabrication réservés à l'Etat devraient être restreints auxobjetsquiintéressenllasûretéde l'Etat luimême. Néanmoins, le monopole de la fabrication des allumettes a été attribué a l'Etat par la loi du 2 août 1872, el a été concédé, par voie d'adjudication, à une société commerciale. Ce traité, dont nous avons déjà parlé dans le premier supplément de ce Dictionnaire, a été dénoncé pour prendre fin au 31 décembre 1889. Par suite, le monopole est, depuis le letjanvier 1890, exploité directement par l'Etat; et l'on espère que le produit net qui s'élevait, pour le trésor public à dix-sept millons par an, pendant la durée de la dernière adjudication, pourra s'élever, peu à peu, à un chitïre supérieur, sous la régie administrative. La loi du 23 décembre 1889, en allouant les crédits nécessaires à la prise de possession par l'Etat, des usines et du matériel servant à l'exploitation, a consacré implicitement le nouveau régime adopté, et la fabrication des allumettes a été confiée à la direction qui est déjà chargée du monopole des tabacs. — Nous faisons des vœux pour que le phosphore amorphe, dont l'innocuité est reconnue, soit exclusivement employé dans la fabrication des allumettes, afin d'éviter les nombreux dangers que le phosphore ordinaire présente, surtout à l'égard des ouvriers qui le manipulent. — Par suite delà mise en régie du monopole de la fabrication des allumettes, un décret en date du 30 décembre (889 a déterminé les conditions auxquelles ce produit doit être vendu par l'administration, les prix à payer par le public restant les mêmes que précédemment. Les livraisons en gros, d'un poids brut total de 5,000 kilog. au moins sont faites avec réduction de 16 p. 100, sur les prix de la vente au public et celles d'un poids de 500 kilog. (minimum des livraisons) à 5,000 kilog. profitent d'une atténuation de 14 p. 100. Tout commerçant patenté peut être admis, sur sa demande à exercer le commerce eu gros des allumettes, et à s'approvisionner directement aux manufactures de l'Etat. En remettant une demande d'expédition, le commerçant doit souscrire devant le comptable, et faire garantii par unecaution, l'engagement d'acquitter le prix de la fourniture dans les huit jours qui suivront la date de l'envoi. Les expéditions sont faites aux
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risques et périls du d 1 1 nataire. Les détaillants d'allumetl ut être patentés et avoir fait la déclai tion prescrite par la loi du 16 mars I87:j. I "lit aujourd'hui la faculté de s'approvisionner chez tels négociants en gros commissi nui is qu'ils jugent convenable, et ceux-ci sont tenus d'assurer aux détaillants une remise de 10 p. 100 au minimum sur les prix fixés pour la vente aux consommateurs. (Ch. Y.)
ALLUM0IR s. m. Tout instrument qui sert à allumer. Ou réserve ordinairement ce nom
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Alluwoir automatique. Fig. 1.
aux appareils qui permettent d'allumer instantanément un feu quelconque ou de produire de la lumière à volonté. Il y a deux
Allumoir automatique. — Fig. 2, Charge de la pile.
sortes de ces appareils : les allumoirs à gaz et les allumoirs électriques. Les premiers ne sont autre chose que des modifications du briquet à gaz hydrogène inventé par Gay- Lussac ; les seconds empruntent à l'électricité lâchaient- nécessaire pour produire l'allumage.
— L'électricien Radiguet a donné le nom d'allumoir automatique à un appareil assez simple qui se compose, comme tous les instruments du même genre, d'une pile et d'une lampe. La pile se compose d'une bouteille de verre dans laquelle on place le bichromate rie potasse et l'eau. Deux lames de charbon C, entre lesquelles pend une lame de zinc Z. constituent les pôles positifs de la pile (fig. 2). Ces lames sont supportées par le couvercle P, du vase. La pile étant chargée de bichromate et d'eau, on revisse le bouchon. La lampe se compose d'un récipient métallique L, surmonté d'un couvercle que traversent 2 mèches imbibées d'essence minérale. Quand on veut allumer, on enlève les éteiguoirs E, on presse le bouton de la tige T: le zinc plonge dans la dissolution, la pile se met en marche le courant passe dans une spirale de platiné qui traverse la mèche la [dus petite et la plus inférieure; cette spirale, portée à l'incandescence, enflamme la petite mèche qui, a son tour, allume la grande.
ALMA-MATER. Loc. lat. qui signifie mère nourricière.
ALPENST0CK s. m. (mot ail. qui signifie : bâton pour les Alpes). Long bâton employé dans les Alpes, pour gravir les montagnes. L'alpenstock a été donné aux troupes spéciales de montagnes créées en 1887. Sa forme permet aux hommes de le planter en terre et de s'en servir d'appui pour tirer.
ALOSE (pèche). — La pêche de l'alose ne se fait qu'au filet, attendu que ce poisson, qui pourtant se nourrit d'insectes, devers, de larves, de petits poissons, mord peu, pour ne pas dire pas du tout, a la ligne. — Cuis. Alose mi bleu. Faites-la cuire, sans l'écailler, dans le court-bouillon, et servez-la enlière ou par moitié avec sauce à l'huile et au vinaigre. Si vous devez la servir comme entrée, écaillez-la et servez-la avec une sauce à l'huile, aux câpres, à l'italienne, ou une mayonnaise. — Alose grillée. Ecaillez-la, videz-la, faites-la mariner quelques heures dans I huile assaisonnée de persil, ciboule, sel el poivre. Faites cuire à feu doux. Servez avec sauce aux câpres, ou sur une purée d'oseille.
ALOUETTE. En liberté, les alouettes se nourrissent d'insectes; c'est dire qu aulant que possible il est bon de leur donner de cette nourriture préférée, lorsqu'elles sont en cage. Prises jeunes dans le nid, on peut les nourrir, au début, de la même manière que les jeunes rossignols, ou avec partie égale de mie de pain et de viande finement hachée, y ajoutant un peu de jaune d'oeuf durci formant pàtee, et avec de la graine de pavot mouillée. Lorsqu'elles commencent à manger seules, on peut leur laisser quelque temps encore la pâtée ci-dessus, ou mieux leur serait de la mie de pain légèrement humectée; puis, des qu'on les entend s'essayer à gazouiller, on leur donne un mélange de coeur de veau ou de mouton bouilli, haché et mêlé avec de I œuf durci, auquel on substitue, peu a peu, diverses sortes de graines : les graines de lin, de pavot, de millet, de chènevis écrasées, le blé et l'avoine mondés. Le millet et le blé en épis suspendus dans leur cage leur fournissent, en même temps qu'une nourriture convenable, une distraction qui parait être de leur goût.
— Chasse. L'alouette n'est pas considérée comme un gibier véritable ; loutefois, comme sans l'alouette les neuf dixièmes des eba-seurs parisiens pourraient déposer leur tusii devenu inutile, il n'est san- doute pa- supeillu de consacrer quelques lignes a ce gibier qui n'ei pas un. — D'abord le rapide départ de l'alouette en rend le tir assez difficile, et tel qui y réussit s'eu tirera toujours honorablement avec touts autre espèce de gibier de plume. Ce a donc point parce que l'alouette est facile à atteindre qu'elle est dédaignée, .oui- yarce