AMAN
AMBU
AMMO
qu'elle ne vaut pas le coup de fusil ; on trouve 1 alouPlte commune, ou mauviette, dans le? guérels; l'alouette huppée ou eochevis, -ur le bord de la route où elle va prendre de copieux bains de pous-ière et scruter les tas de crottin ; enfin l'alouette pinit ou ruj>Her, au vol pesant et entrecoupé, se trouve principalement dans les champs de navets, les colzas, elc. La méthode la plus répandue pour la chasse aux allouettes, c'est la chasse au miroir. Le miroir est un instrument que nous croyons superflu de détailler; d'ailleurs il n'y a pas d'exemple qu'un chasseur se soit avisé d'en fabriquer un lui-même. — Le chasseur plante donc son miroir dans une plaine découverte, bien ensoleillée, non lorsque le soleil est au zénith, mais lorsqu'il s'élève de l'horizon ou se penche vers lui, afin que ses rayons frappent les fragments de miroir insérés dans I engin. Nous conseillerons toutefois de choisir le matin. Le miroir placé et en mouvement, le chasseur se place à une vingtaine de pas et attend. Il n'attend pas longtemps. Les petits miroirs réfléchissant les rayons solaires ne tardent pas à attirer des quatre points du ciel les alouettes imprudentes et curieuses. Le chasseur les tire alors à loisir, car, fascinées, elles planent au-dessus du miroir sans pouvoir, semble-t-il, se résoudre à le quitter, au point que le bruit du coup qui vient d'abattre une de leurs compagnes est impuissant à les effrayer. — Cuis. Les allouettes se font cuire à la broche, bardées; on ne les vide point; on les prépare également en gibelote comme le lapin. — Alouettes à la casserole, Faites-les cuire dans vue casserole avec un peu de beurre, et servezles avec des croûtons arrosés de leur jus.
ALOYAU. Cuis. — L'aloyau se fait cuire comme le rosbif. On le met encore à la oroche et on le sert dans son jus; ou bien on lève le filet; on le coupe alors en tranches minces dans 'une casserole, avec câpres ou cornichons, anchois, champignon, pointe d'ail hachés. On passe sur le feu avec un peu de beurre; on mouille de bouillon. Dégraissez, ajoutez sel et poivre, puis le filet et le jus de l'aloyau. Faites chautfer et servez sur l'aloyau.
ALRIEN, ienne ou Alréen, éenne.s. et adj. D'Auray, qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
ALSTONIE s. f. (de Alston, nom d'un botaniste écossais du xvur3 siècle). Genre d'apocynées, renfermant un petit nombre d'espèces d'arbres élevés, lactescents, originaires des régions tropicales de l'Asie et de l'Océanie. VAlstonia conslricla, d'Australie, fournit une écorce dont les propriétés rivalisent avec celles du quinquina.
ALTUM DOMINIUM [al-tomm-do-mi-niomm](lat. altum, haut ; dominium, pouvoir). Pouvoir souverain : « Déjà on parle de reprendre un ancien projet de Cavour et d'Antonelli, d'après lequel l'Europe reconnaîtrait au pape Y altum dominium, le pouvoir souverain sur Rouie et les Etats pontificaux. » (Lérins.)
AMANDE, Pdte d'amandes pour blanchir, et acoueir la peau, prévenir les crevasses aux mains, etc. Prenez : amandes douces et amandes amères, de chaque, 50 grammes ; blanc de baleine, 3 grammes; huile d'amandes, I2grammes; savon de Windsor, 12 grammes; essence de roses et huile de bergamolte, de chaque, 12 gouttes. Ecrasez bien les amandes dans un mortier, nattez et mêlez bien avec, les autres ingrédients. — Autre. Prenez : amandes amères, blanchies et séchées au fnur, 500 grammes ; pilez-les bien dans u.i mortier et formez-en une pâte légère en les mouillant d'eau de lavanue en quantité suffisaule. Ajouiez-y alors: niiej de première qualité, 125 grammes; huile de jasmin, 16 •.'ranimes ; poudre d'amandes, 64 grammes ; iris de Florence réduit en poudre fine, 3(
des
grammes. Battez et mêlez exactement, en | premier cas, il suffit pour allumer la lampe,
de presser le boulon placé sur le côté de la boite. Dans le second cas. on retourne simplement la boite qui porte la lampe.
AMICDS HUMANI GENERIS [a-mi-kuss-u-
ma-ni-iie-né-ii-s]. Lue. lat. qui signifie : Ami du genre humain; ami de tout le monde.
vous y prenanl à plusieurs fois, lais'Ot intervalles de repos raisonnables.
AMATONGAS. Peuple indi-ène indépendant qui habite l'Afrique méridionale, au nord du Zoul uland, et qui est limité par la baie de Delaeoa, le Swazila' d et le Transvaal. Les Amatongas, sont d'o.isine zon'oue : ils occupent un territoire d'environ fi, 000 kilomètres carr., et sont gouvernés par une reine qui a comme vassaux 17 chefs de districts. Les Portugais au nord et les Boers à l'ouest ne cessent d'attaquer ce petit peuple, les Boers surtout, dans le but de conquérir un chemin jusqu'à la mer. En 1887. la reine des Amatongas envoya une députai ion à Londres pour obtenir la protection du îuiivernemenl britannique contre les entreprises de ses voisins. L'Angleterre, ayant un traité avec le Portugal, ne put intervenir, de sorte que la reine des Amatongas dut, pn 1888, reconnaître la souveraineté du Portugal sur une partie de son territoire ; et en juin 1889, elle sollicita l'établissement du protectorat portugais sur le reste de ses Etats.
AMBACIEN. ienne, s. et adj. (d'Ambacia, nom lat. d'Amboise). D'Amboise ; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
AMBITIOSA RECIDET ORNAMENTA [an-bisi-o-za-ré-si-dett-or-na-main-ta] Inc. lat. qui signifie : il (le critique juste et sévère) retranchera les ornements ambitieux. Précepte d'Horace : Art poétique, v. 447.
AMBULANCE. On a fait a Londres, en 1889,
Auiuulauces pendant la nuit. — Fig. 1 . Rei n. relie .1
des exp';->ences extrêmement intéressantes sur l'emploi de la lumière électrique dans la recherche des blessés et sur leui pansement pendant la nuit. Le- lampes èlecl ri ques possèdent l'immense avantage de pouvoir être approchées trè- pès du patient sans l'iticonimo !der. Celle qui ont servi a ces expériences sont de deux sortes. Dans la II-'. 1 , a lampe, accrochée a la loutonnière de l'ambuaueiei , correspond, pai eux (ils isole- i i ordu> einhle. avec une bai 1 1 électrique, uutenue dans mie boite, La lig. 2
Fie 2. Lampe elei trique. . c
B F représente une lauipt
directement portée par la batterie. Dans \b
AMEDÉE (le prince Amédée), Amedeo-Ferdinando Maria, duc d'Aoste, ancien roi d Espagne, second fils de Victor-Emmanuel, né le 20 mai 1845, mort d'une pneumonie à Turin le 18 janvier 1890. Entré dans un régiment d'infanterie, en qualité de capitaine, il devint rapidement général de brigade de cavalerie et vice-amiral à 21 ans. En 1870. pendant la guerre franco-allemande, le général Prim offrit au jeune prince italien la couronne d'Espagne qui avait été le brandon de discorde enlre la France et l'Allemagne. Le duc d'Aoste accepta la candidature le 19 octobre 1870 Le 16 du mois suivant, les cortès le proclamèrent roi par 191 voix contre 170. Il débarqua à Carthagène le 30 décembre, le jour même où le maréchal Prim mourait de deux coups de feu reçus le 28. Le règne d'Amédée fut court mais très agité. Les carlistes prirent les armes et la position du souverain devint si difficile que le 11 février 1873. il annonça aux Cortès son intention d'abdiquer. Le lendemain, il quitta Madrid et retourna à Florence. Il avait épousé, le 30 mai 1867, la princesseMarie, fille du prince Charles-Emmanuel del Pozzo délia Cisterna ; cette princesse étant morte le 7 novembre 18"6, Amédée se maria, en septembre 188S, vec sa nièce, la princese Laetitia, fille
du prince Napoléon et de lu i>> i,, -,,e
Clotilde.
AMIENS. La ville d'Ainien- fui occupée par les Allemands au-silût après la bataille de Vuier.-- Breiouneux (2i novembre 1870); mais la citadelle, défendue par quelques centaines de mobiles du iNord et de la Somme, sous les ordres du capitaine Vogel, essaya de résister. Le capitaine fut mortellement frappé au côté droit par une balle ennemie, le 29 novembre, pendant qu'il repoussait une attaque. U.his la nuit qui suivit, les Allemands, renonçant a une attaque de vive force, firent dresser des Dallenes .-ur les bailleurs environnantes, et la cnadelie, incapable de résister, dut capituler. En commémoration de cesevéuenieuts, un monument, inauguré le 23 septembre 1888, a été érige au capnaine Vogel.
fi. se compose d'un pylône en pierre S* rmonté du buste en bronze de cet 6'. licier.
AMIGUES (Michel Jules Emile Laurent), journaliste ei homme politique, né à Perpignan le 10 août 1829, mort en l»8i.
i IS60, il donna une traduction de YHisto re l'Italie, de Césai Ba bo (2 vol. in- 8»), fui chargé le la correspondance politique au Moniteur Universel, en 1864, collabora a plusieurs jouriaux libéraux, acclama la Commune et la uulint par différents écrits, publia les œuvres le Rossel, =e mit à la tête d'une manilesaiion ayant pour objet de demander la •race de ce général de la Commune (nov. 1871). fonda I Espérance Nationale, pour y lévelopper l'agitation en laveur de l'amnistie, et fut dénoncé par Savary comme I agent -ec.ret du parti bonapartiste. Démasqué, il se
i , itra nettement le par i-an .le I appel au leuple et écrivit dans différents journaux i-esariens
AMMuNlAPHONE s. m. (du franc, ammoniac
el du gr. pkàne. voix, son). Instruinelll invente en 1885, par l'Anglais Carter Moilat, pour augmenter la puissance de la voix, au moyen d'inhalations ammoniacales contenues
AMOG
dans un tube spécialement construit pour cet nbiel.
AMMOTHÉE s. f. (nom mylhol.) Arachn.
Gei.iv ue trachéennes pycnngonides, dont on ne connaît qu'une seule espèce, de la Caroline.
AMOL ou AMOD. ville de Perse, dans la prouuce dé Vlaz.mderan,à environ lOOkilom. N -E de Téhéran et a 18 kilom. de l'embouchure de l'Heraz. De va-les ruines lénioignenl de l'ancienne importance de celle ville : mausolées, u.and palais, temples d anciens guelnes. La population en hiver peut s élever à 40.HOII habitants.
AMORPHISME s. m. (gr. et, sons ; morphê. forme). Cuim. et miner. Absence de tonne crislalluie dans un corps. -Géol. Absence de structure chez les roches non stratifiées qui cisénl en dessous des roches stratifiées. " AMORPHOPHALLE s. m. [a-mor-fo-fa-le] Orphns, dilforme ; phall'iS,
AMYL
ANAR
(gr ma1
organe
Amorpnophalle titan (Amorphophallus tltanuin)
dées, voisin de ['arum et comprenant différentes espèces de plantes vivaces à racine tubéreuse. Dans presque toule l'Inde, on cultive \' amorphophallus campunulatvm, à qui l'on donne vulgairement le nom de pomme de terre des Télingas. Le même pays produit Yiimorphophallus orixensis, dont la racine fraîche est extrêmement acre. Les indigènes l'emploient en cataplasmes sur les tumeurs pour les exciter et les mener à maturité. On trouve dans les jungles de Sumatra, une espèce bien curieuse, Vamorphophalle titan (itmorphti phallus lituiuni), que l'on cultive aujourd'hui dans les serres de Victoria-House, a Kew. L'inliorescence ne mesure pas moins de 2ra,50 de haut sur l^O de diamètre, au moment de l'épanouissement. Malheureusement elle dure quelques heures à peine, après quoi les bords de la spathe, d'une belle couleur pourpre, se relèvent pour envelopper le spadice en l'orme de cône. La lige n'est pas moins remarquable que 1 iullo rescence.
AMUUROUX .Charles), membre de la commun.' de Paris, ne a Chalabra (Aude), en 184-i, mort en mai 1885 II eiaii ouvrier chapelier, v.nt à Paris en 1865, se mêla 1res activement à l'au.lauon qui précéda la chuie
au second Empire, l'ut plusieurs fois condamne à la prisi . s'enfuit en Belgique s'affilia à l'Internationale, revint à Paris. après la révolution du 4 Septembre, servit dans l'artillerie Je la garde nationale, essaya ralliement de so ilever les bataillons des grandes villes en iveur de la Commune <l Paris, visita Lyon, Saint-Etienne, Marseille et Toulouse, fut élu membre de la Commun. dans le IVe arrondissement le 26 mars.devinl secrétaire de la commune le 12 avril, se fit remarquer par la violence de ses motions, fut arrêté et transport -or les pontons de Brest. Reconnu, âpre une tentative d'évasion, H fut condamné à la déportation dans une
encei fortifiée pai le conseil de guerre de
Lyon '31 octobre IS7P. aux travaux forcés à perpétuité par la coin- d'assises de Riom (S décembre), et aux travaux forcés à perpétuité par le 3" conseil de guerre de Versailles (2W2 mars 1872). Il fut embarqué à Toulon le 19 juin 1872 et fui transporté parmi les gai.'r'fn li Nouvelle-Calédonie.
AMPELOS, favori de Bacchus m, aprè- sa mort, se métamorphosa eu vigne.
AMPÉLUSIE gr. Ampelousia ; lat. Ampe'usia; aujourd'hui le .•ap Spartel ; promontoire situe à l'extrémité 0. du Fretum Gaditanum (détroit de Gibraltar), sur
:ôle d'Afrique.
AMPH1GAME adj. [an-fi-ga-me] (gr. amphi, des deux côtes; ijamos, fécondation). Bot. Se dit, suivant de Candolle et plusieurs autres botanistes, des plantes cellulaires. — s. f. pi. Quatrième classe du règne végétal, d'après . - -\ tème de Candolle. Le* ampbigames ou plantes cellulaires forment les trois familles suivantes : Lichens, Champignons et Aigu.1-.
AMPOULES. Il est ici question seulement des ampoules aux pieds par un excès de marche ou aux mains par le maniement d'instruments trop rudes ou un excès de travail, et qu'il est inutile de désigner autrement. Pour s'en débarrasser, ou les ouvre, on fait évacuer la sérosité qu'elles contiennent, et l'on met sur la plaie des compresses trempées dans la solution suivante :
Eau 50 grammes.
Alcool camphré 5(1 gramme».
Sous-acétate de plomb soluble. 2 gouttes.
On mêle bien avanl de préparer les cornpresses.
AMYLOBACTER s. m. [a-mi-lo-bak-lér] (gr.
amukm, amidon, parce que cet animal possède, comme l'amidon, la propriété d'être bleui par l'iode ; bokteria, bàlon, d'où l'on a •ait bactérie). Micro-organisme, signalé en 1850 par Mitscherlich, étudie en 1865 par Tr.cul et qui a reçu depuis le nom de bacillus amylobacUr. Cet infiniment petit, qui mesure a peine de 2 à 3 millièmes de mill. de long., vit en nombre immense sur les plantes aquatiques, donl il corrode la cellulose, partie la plus tendre, la décompose, la transforme et met en liberté les éléments qu'elle renferme parbune et hydrogène), ne laissant qu'un squeletie de matières dures qui, en s'anioncelanl, finissent par constituer la tourbe. L'aniylobacter est donc l'un des plus actifs parmi les travailleurs invisibles qui vont, sans i lève ni repos, transformante la longue la surface du globe. Le ^az qu'il met en liberté dans la vase des mai ais e* dans la bourbe des . goûts n'est unie chose que le protocarbure d'hvdrogeue appelé gaz des marais ou grisou;
on le voit arriver en grosses bulles à la sur-
face de l'eau, dès qu'on agite avec un bâton la bourbe d'une mare ; enflammé par une cause quelconque, il devient feu follet.
ANACI1ARIS s. m. [a-na-ka-riss] (gr. ana, augmentatif ; charis, grâce). Bot. Genre de plantes aquatiques hydroebaridées, dont une espèce, Vanacharis alsinastrum, originaire de l'Amérique du Nord, fui introduite dans les iaos d'Anglelerre en 1842.
ANAMORPHOSE. Encycl. L'un des agents anamorptiiques les plus curieux et aussi les plus connus consiste simplement en un miroir conique : qu'on place sur un dessin régulier ce miroir, les traits du dessin, se réfléchissant, ne présenteront plus qu'un amas confus de lignes insensées, ne laissant absolument rien soupçonner de ce qu'il peut être dans la simple réalité. On a imaginé, en conséquence, de renfermer dans les limites d'un cercle, géométriquement calculées, un fouillis de lignes éparses en apparence au hasard : qu'un place alors sur ce gribouillage le miroir conique, et un dessin régulier sera réfléchi, auquel on ne pouvait s'attendre. — Cette anamorphose n'est pas sinudemenl curieuse, elle esl instructive, car il faut ici se rappeler que sans la connaissance de la loi d'égalité des angles d'incidence et de réflexion il était impossible de la construire.
ANAPLOTHERIOM^.m.[a-na-plo-té-ri-omm] (prêt, an pi iv.; gr. aploos, simple; therion, animal). Zool. G -nie de mammiières fossiles.
ANARCHISTES, groupe socialiste dont la devise est « ni Dieu ni mailre » et qui part de ce principe, que l'homme libre, faisant appel à sa raison pour diriger tous ses actes, ne doit reconnaître d'autres lois que celles de sa propre nature. Ce nom d'anarchiste, employé pour la première fois par Proudhon dans le sens d'homme en révolte contre toute loi dElat, ue s'applique à toule une école, socialiste que depuis l'ardente propagande de liakounine dans les groupes de V Inttrnationale. « Lorsque au sein de l' Internationale, nous apprend BaKouuine, dans ses Paroles d'un Révolté, il surgit un parti qui niait l'aulorile dans l'Association et qui se révoltait contre l'autorité sous toutes ses formes, ce parti se donna d'abord le nom de parti fédéraliste, puis celui d'anti-étàtiste ou atiti autoritaire ; c'est pour jeier de la confusion que les adversaires se plurent à faire usage du nom li'an-archie (c'est ainsi qu'on l'écrivait alors); ce mot permettait de dire que le nom même des anarchistes prouve que leur seule ambition est de créer le désordre et le chaos, sans penser au résultat. — Le parti anarchiste s'empressa d'accepter le nom qu'on lui donnait. 11 insi.-lad ab'.rdsur le iie.it trait d'union entre cmet archie, en expliquant que, sous cette tonne, le mol an-arckie, d'origine grecque, signifiait pas de pouvoir, et non pas désordre ; mais bientôt il l'accepta tel quel, sans donner de besogne inutile aux correcteurs d'épreuves ni de leçons de grec a ses lecteurs. — Le mot est donc revenu à sa signification primitive, ordinaire, commune. L'anarchiste nie, non seulement les lois existantes, mais tout pouvoir établi, toute autorité; il se révolte, — et c'est par cela qu'il commence, — contre le pouvoir, l'aulonte, sous n'importe quelle forme. > Pour l'anarchiste, la coercition de l'homme par l'homme, d'où résulte le gouvernement, est eu eile-mèiue immorale et nuisible; elle n'a, dans la phase industrielle que traverse en ce moment le développement social de notre civilisation, d'autre but que de maintenir le monopole, c'est-à-dire l'esploila.ion et la misère du plus grand no.: C'est pourquoi l'anarchie se propose d'ouvrir la voie a l'association volontaire pour la duction et pour la consommation, en détruisant l'Etat et toutes les garanties que ce der-