OCTO
mais voici déjà le moment de la préparer. On se hâte de rentrer les plantes de serre, les plus délicates dès les premiers jours du mois, les plus rustiques seulement dans la seconde quinzaine. — Bien entendu, pour quiconque n'a ni serres ni orangerie, il faut, quand nous parlons de ces luxueux abris, entendre l'appartement. Ajoutons, ceci entendu, a ce que nous avons dit relativement à la rentrée des plantes, qu'il ne faut jamais perdre de vue que l'air libre est toujours bien plus salutaire aux végétaux que l'atmosphère artificielle la mieux combinée, tant que la température ne s'est pas trop abaissée. Si donc vous n'avez qu'une petite quantité de ces plantes qui craignent la gelée, attendez au dernier moment pour les claquemurer. Une fois enfermées, placez vos plantes de manière qu'elles reçoivent le plus directement possible la lumière du jour, et donnez-leur de l'air toutes les fcis que vous le pourrez sans danger. Arrosements modérés, le matin, et soins de propreté constants, voilà pour le reste. Au jardin, on lève les marcottes d'oeillet et on les empote; on empaille les plantes délicates qui doivent passer toutefois l'hiver en pleine terre et on couvre les semis ; on sépare les oignons des plantes bulbeuses; on coupe les tiges des plantes défleuries. Bien qu'il reste encore quelques fleurs dans les parterres, telles que les dahlias, les phlox, les astères, les roses de Bengaie, etc., on commence à labourer et à fumer ceux qui sont entièrement dépouillés;
OGTR
cela, et les soins d'entretien de propreté, que la chute des feuilles commence à rendre laborieux, suffisent amplement à occuper l'amateur de jardinage dans ce mois. La plantation des narcisses, jacinthes, crocus et tulipes se poursuit régulièrement. Choisir toujours des oignons bien fermes à la main, de formes régulières, et ayant bien saine leur partie inférieure d'où surgissent les racines. Au jar-; din, on peut planter à cette époque le buis, le myrte, le romarin, et autres arbrisseaux. On sème en place l'adonide d'été, la centaurée bluet, le coquelicot, le pavot, le cynoglosse à feuilles de lin, la giroflée de Manon, les nigelles, les pieds-d'alouetle, etc.
OCTROI. — Législ. La suppression des octrois des villes est certainement difficile à réaliser en France. Une proposition très étudiée a été présentée, sur ce sujet, à la Chambre des députés par M, Yves Guyot et par un grand nombre d'autres députés, le 22 juin 1886. Ce projet consiste à autoriser les conseils municipaux des communes soumises à l'octroi à remplacer cette source de revenus par des taxes directes, et à donner à ces communes la faculté de se rédimer des droits d'entrée perçus par l'Etat, au moyen de centimes additionnels ajoutés au principal de leurs taxes locales. Ce système aurait pour résultat d'écraser, dans ces villes, la propriété immobilière, succombant déjà sous le poids des contributions directes et des centim,